LA FILIALISATION ?

Depuis plus d’une
décennie, la direction de la
SNCF n’a eu de cesse de
restructurer Fret SNCF
en présentant à chaque
fois ces restructurations
comme des plans de
développement.

10 ans après le constat est édifiant : un appareil de production fortement amoindri par la fermeture de triages et de gares, des effectifs divisés par 2 entre 2009 et 2016, l’abandon du wagon isolé en 2010 et une dette qui ne cesse de croître. De plus, la direction a privilégié dans le cadre de l’ouverture à la concurrence le développement des filiales de logistique, de messagerie et de transport routier avec Geodis sans oublier sa filiale ferroviaire VFLI.
Sans retenir les leçons du passé et sans qu’aucun retour d’expérience n’ait été réalisé, la direction veut poursuivre sa stratégie de casse comme elle l’a laissé entendre lors du séminaire de Rotterdam et lors d’une conférence téléphonée.
Afin de clarifier sur la déclinaison du plan stratégique annoncé, sur la fermeture du triage de Nîmes et sur l’avenir de Fret SNCF en général, la fédération CGT a fait une demande d’audience auprès de la direction de Fret SNCF. Nous avons été reçus le 23 octobre.
Concernant les 3000 suppressions d’emplois envisagées, le directeur de Fret dément !
Le nouveau plan stratégique est en préparation pour une mise en application courant 2018, pour une durée de 10 ans en insistant sur la nécessité d’une recapitalisation. Pour la réaliser, il nous a annoncé qu’il y aura des contreparties sans donner plus de précisions.
Il ne faut pas être un expert pour comprendre que par ce message subliminal c’est bien une filialisation qui se prépare avec tous les dangers que cela comporte tant au niveau économique que social et du devenir des cheminots.
Déjà les nombreuses restructurations imposées aux cheminots du Fret ont amené souffrance psychologique, mal être au travail, détresse sans que la direction ne s’en préoccupe.
Ce énième plan montre que la privatisation de FRET SNCF est la priorité de la direction de l’entreprise abandonnant de fait toute orientation de développement du transport ferroviaire de marchandises.
Pourtant les mêmes recettes appliquées depuis 10 ans au Fret sont resservies désormais pour le « Voyageurs » avec à terme le même désastre.

Pour la relance et le développement de FRET SNCF d’autres solutions existent et la CGT réitère ses propositions :
✓ Reconnaissance de l’activité fret au sein de la SNCF comme un véritable service public.
✓ L’arrêt des restructurations et la réouverture des gares Fret, des triages et pour certains un retour au tri par gravité du wagon isolé et de la messagerie.
✓ L’arrêt des suppressions d’emplois et le décloisonnement de la production en mutualisant les moyens humains et matériels dans une SNCF intégrée.
✓ Une politique technico-commerciale volontariste au plus près des chargeurs et des
organisations du travail en multi-activités et multi-produits.
✓ Des IRP ayant un pouvoir décisionnel dans la proximité.

Cheminots, déclenchons ensemble un plan d’urgence ferroviaire de grande ampleur sur : l’emploi, l’organisation de la production, le financement du système ferroviaire, le dialogue social, les droits des cheminots et l’impérieuse nécessité d’une entreprise publique, unique et intégrée :

la SNCF !
NE NOUS LAISSONS PAS FAIRE, AGISSONS
ENSEMBLE !
Plusieurs métiers, une seule profession :
CHEMINOT !

COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU 26 OCTOBRE 2017

La CMPN (Commission
Mixte Paritaire Nationale)
s’est tenue le 26 Octobre
2017.
Il s’agit de la 2ème réunion
de négociation dans le
cadre du volet de la
classification des métiers
et de la rémunération de
la CCN (Convention
Collective Nationale).
A l’ordre du jour,
figuraient la présentation
par l’UTP (Union des
Transports Publics),
patronat de la branche
ferroviaire, deux méthodes
de classifications, le
dictionnaire des filières
(RH 0263) pour les
cheminots au statut au
sein du GPF (Groupe
Public Ferroviaire) et
l’accord Fret de 2010.

En préambule, la CGT a rappelé l’importance des mobilisations qui ont eu lieu et celles
à venir contre la casse du code du travail, notamment dans le cadre des négociations
de branche. En effet, l’article 1er de l’ordonnance n°2017-1385 du 22 septembre 2017 stipule que les négociations sur la classification et les minimas de rémunération relèvent de la seule branche, sans possibilité d’y déroger.
Une position dogmatique et sans surprise de l’UTP :
Après une rapide présentation, sans même soigner la forme, du dictionnaire des
filières, l’UTP s’est étendue longuement sur l’accord Fret de 2010, vantant les
mérites d’une classification malléable et modelable selon les vélléités économiques.
Il est évident que le mandat de l’UTP est de tenter d’imposer dans les négociations
de branche un système dit « de critères classants » comme celui de l’accord Fret de
2010 afin d’ouvrir de nouveaux champs de polyvalence. D’ailleurs, l’accord autorise
même la création de nouveaux métiers, mettant en relief la polyvalence. Bref, il s’agit,
pour l’UTP de favoriser le dumping social. Ce système à points permet aux entreprises
du secteur d’avoir une classification à la carte. Au passage, à noter les déclarations
des représentants de la CFDT vantant les « vertus » de cet accord, alors que la CFDT
ne l’a pourtant pas signé en son temps.
La CGT exige un système protecteur et émancipateur !
La CGT a rappelé que l’insistance de l’UTP à vouloir décliner sur le périmètre de la branche ferroviaire, un accord Fret de 2010 signé par seulement 2 organisations syndicales qui ne sont, dans les faits, même plus représentatives, voue à l’échec toute négociation sur cette base.
Le dictionnaire des filières, couplé aux dispositions statutaires et complété par la nomenclature des métiers et des emplois est, par opposition à l’accord Fret, un système normatif.
Celui-ci doit servir de base documentaire dans le cadre des négociations tout en le complétant afin d’interdire les pratiques en matière de polyvalence comme par exemple, celles réalisées sur le Transilien ou sur le périmètre « voyage ».
La définition des métiers selon les activités ou les « produits » est inacceptable car
elle pèse sur la transversalité nécessaire des métiers dans un système ferroviaire
cohérent et homogène, intégrant les fonctions supports.
Pour la CGT, seul un système normatif fixant clairement le contenu des métiers est de nature à éviter le dumping social dans la branche.
Pour conclure, la CGT a réaffirmé qu’avant même de définir une méthode de classification, il fallait réaliser un état des lieux exhaustif des métiers au sein de la branche.
Lors de la prochaine réunion de la CMPN, le 19 Décembre 2017, la CGT présentera les travaux réalisés par ses collectifs métier sur le dictionnaire des filières tel que nous l’entendons.

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 35 Novembre 2017

LA CONDUITE D’UN AUTRE CHANGEMENT !

Aujourd’hui, les projets de réduction de personnel touchent les contrôleurs, les conducteurs de trains, la filialisation du Fret SNCF avec ses 6083 cheminots, la fermeture de postes d’aiguillage du réseau secondaire, le recours à des prestataires privés tant à l’équipement qu’au matériel, l’avenir incertain de plus de 2800 cheminots de la SUGE au sein du GPF,… Aussi, cette politique anachronique, si nous laissons faire, pourrait avoir raison des métiers des Services Communs présents dans l’ensemble du GPF. D’ores et déjà, l’orientation de transformer l’EPIC SNCF en une cellule de pilotage met en danger l’emploi dans tous collèges et les fondamentaux métiers qui vont avec. Chaque jour, les cheminots des Services Communs constatent les conséquences des choix de l’Entreprise et notamment la détérioration de leurs métiers et de leurs conditions de travail. La transformation digitale, imposée à la hâte, se traduit par une déferlante de nouveaux outils. L’absence de réelle formation et l’insuffisance de temps nécessaire pour s’y adapter, désorganisent et compliquent le travail de chacun. L’encadrement, également, se retrouve dans des situations de plus en plus complexes, sans véritable droit à la déconnexion. Ces derniers mois, la mobilisation des cheminots des Services Communs ne cesse de s’élever. Les cheminots de tous collèges se rassemblent. Ils n’acceptent plus d’absorber toujours plus de tâches, de missions. La CGT dénonce une extrême polyvalence et un rythme de travail qui épuisent physiquement et moralement les cheminots et exige la reconnaissance des compétences ainsi qu’une véritable politique de recrutement, se traduisant par des embauches au cadre permanent. et de la charge de travail. (pour en savoir plus voir tract du 14/11/17)


COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU 26 OCTOBRE 2017

La CMPN (Commission Mixte Paritaire Nationale) s’est tenue le 26 Octobre 2017. Il s’agit de la 2ème réunion de négociation dans le cadre du volet de la classification des métiers et de la rémunération de la CCN (Convention Collective Nationale). A l’ordre du jour, figuraient la présentation par l’UTP (Union des Transports Publics), patronat de la branche ferroviaire, deux méthodes de classifications, le dictionnaire des filières (RH 0263) pour les cheminots au statut au sein du GPF (Groupe Public Ferroviaire) et l’accord Fret de 2010. La définition des métiers selon les activités ou les « produits » est inacceptable car elle pèse sur la transversalité nécessaire des métiers dans un système ferroviaire cohérent et homogène, intégrant les fonctions supports. Pour la CGT, seul un système normatif fixant clairement le contenu des métiers est de nature à éviter le dumping social dans la branche. (pour en savoir plus voir compte rendu du 10/11/2017)


L’enterrement du système de retraite

MORTS SUR ORDONNANCES

Ces dernières semaines, tous les indicateurs sont passés au rouge écarlate ! Les suicides ou tentatives de suicide se sont multipliés (8 en deux mois !). Si les causes de ces drames sont parfois multiples, comment ne pas s’interroger sur le lien avec le quotidien des cheminots sur leur lieu de travail ? Déjà en avril dernier, un courrier unitaire avait été adressé à M. AMBROSINI (DRH du Groupe Public Ferroviaire) l’alertant de la situation, suivi d’une DCI en juin dernier. Quelles réponses a apporté la Direction ? Aucune ! Elle a refusé la Table Ronde pour ne pas reconnaître qu’il y avait un problème. Et elle s’est contentée d’annoncer la création d’une commission du CNHSCT sur les risques psycho-sociaux. Comme si ergoter sans fin sur les « causes multiples » ou les « situations personnelles complexes » des cheminots pouvait améliorer la situation. La CGT regrette que les trois autres organisations syndicales aient validé cette mascarade. Six mois plus tard, nous sommes revenus à la case départ et le bilan s’alourdit ! La vérité, c’est que la Direction organise partout un véritable plan social. Comme à France Télécom, elle compte sur la peur de voir son poste supprimé pour imposer aux cheminots un ensemble de régressions sociales. Et si cela ne suffit pas, elle réprime férocement. La CGT exige l’ouverture de véritables négociations par l’organisation de la Table Ronde demandée en avril et des mesures concrètes dans le quotidien des cheminots, ou encore de se doter d’indicateurs pour mesurer l’ampleur de la catastrophe. Les conditions de travail se détériorent et la sécurité se délite. Des accidents graves surviennent et des cheminots sont gravement blessés ou tués. C’est pourquoi, la CGT exige un véritable plan d’urgence : l’arrêt des restructurations en cours ; un retour d’expérience partagé sur les EIM et l’arrêt du détachement des cheminots dans ces structures et leur maintien dans leur établissement d’origine le temps que leur reclassement soit assuré ; le renforcement des prérogatives des CHSCT sur les cas de souffrance au travail et le retour à des périmètres géographiques de proximité pour ces instances de manière à ce que les cheminots en détresse puissent interpeller leurs représentants; un retour d’expérience partagé sur le rôle et le fonctionnement de l’éthique ; l’arrêt des sanctions disciplinaires comme outil de management, notamment les révocations et l’abrogation des modifications du fonctionnement des conseils de discipline, décidées unilatéralement par la Direction. Une DCI va être déposée par la CGT sur ces sujets.


LA DIRECTION SNCF NUIT GRAVEMENT AUX RETRAITE(E)S !

0,8 % seulement d’augmentation des pensions au 1er octobre ! C’est la proposition indécente du gouvernement aux retraités du Régime Spécial après 54 mois de gel des pensions. Il ne s’agit pas d’ailleurs d’un coup de pouce, mais de l’application de la règle de l’indexation des pensions sur l’inflation calculée sur les 12 derniers mois. La CGT conteste l’indexation sur les prix plutôt que sur l’évolution moyenne des salaires qui conduit à un décrochage de l’évolution moyenne des pensions par rapport à celle des salaires moyens (qui progressent en fonction des augmentations générales de salaire et de l’évolution des qualifications). Par ailleurs, l’indice INSEE, basé sur la consommation de l’ensemble de la population, ne correspond pas à la consommation réelle des retraités et ne tient pas compte de leurs dépenses contraintes (CSG, CRDS, CASA, suppression de la demi-part fiscale, fiscalisation de la majoration enfants, création des forfaits et franchises médicales…). Avec l’augmentation de la CSG, le président de « ceux qui ont réussi leur vie », perpétue la sinistre tradition de mise en opposition des catégories sociales de notre pays en épargnant généreusement les entreprises. Il s’agit d’une nouvelle étape de fiscalisation de la protection sociale pour satisfaire le patronat car la cotisation sociale, donc le salaire socialisé, est la seule part de richesses créées qui va directement du cotisant vers la réponse aux besoins de la collectivité des travailleurs sans passer par la poche des actionnaires. Après avoir gelé les salaires pour la 3ème année consécutive, tout en accordant des rémunérations dépassant les 50 000€ mensuels à certains dirigeants avant de les reclasser dans les ministères, la direction SNCF s’attaque aujourd’hui aux retraités en leur refusant le droit de vivre dignement leur retraite. A travers son vote contre délibération proposée par la CGT et votée par l’ensemble des Organisations Syndicales, le patronat à la tête de l’entreprise s’oppose à la demande d’audience des représentants des cheminots au Ministère au sujet de l’indispensable revalorisation des pensions. La CGT poursuivra la lutte pour de véritables augmentations des salaires et des pensions.


LE F.A.S.S. APPARTIENT AUX CHEMINOTS !

Le Fonds d’Action Sanitaire Sociale est financé par 1,1% du salaire socialisé des cheminots, en contrepartie de leur force de travail. Il est donc leur propriété, dont la Direction est chargée de la gestion. Le FASS doit servir tous les cheminots (actifs, retraités, ayants droit, contractuels) et les aider dans chaque moment difficile tout au long de leur vie. La Commission du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (COFASS), créée en 1986 par accord d’entreprise, donne un droit de regard aux cheminots au travers leurs organisations syndicales sur l’utilisation du FASS. Censé répondre aux besoins d’accompagnement sociaux de tous les cheminots actifs, pensionnés et ouvrants droits, pour les aider à passer les moments difficiles de la vie sous forme de prestation (accompagnement, financiers et logement), il devient aujourd’hui l’outil de caution sociale aux restructurations continuelles de l’entreprise. En noyant le financement du FASS dans celui du GPF, la direction nous vole cette partie de notre salaire socialisé pour l’utiliser à ses besoins d’auto-financement imposés par la loi portant réforme ferroviaire de 2014. Par un tour de passe-passe, le budget du FASS se retrouve entre les mains de la direction et de Bercy, et ainsi exposé à toutes coupes budgétaires. Pour la CGT, le FASS appartient aux cheminots et il doit correspondre à leurs besoins afin de passer les moments difficiles et non pas à accompagner la politique de casse l’entreprise publique ! (pour en savoir plus voir tract du 17/11/2017)


Changement de logiciel…

FRET : LA FILIALISATION ?

Dix ans après le constat est édifiant : un appareil de production fortement amoindri par la fermeture de triages et de gares, des effectifs divisés par 2 entre 2009 et 2016, l’abandon du wagon isolé en 2010 et une dette qui ne cesse de croître. De plus, la direction a privilégié dans le cadre de l’ouverture à la concurrence le développement des filiales de logistique, de messagerie et de transport routier avec Geodis sans oublier sa filiale ferroviaire VFLI. Sans retenir les leçons du passé et sans qu’aucun retour d’expérience n’ait été réalisé, la direction veut poursuivre sa stratégie de casse comme elle l’a laissé entendre lors du séminaire de Rotterdam. Afin de clarifier sur la déclinaison du plan stratégique annoncé, sur la fermeture du triage de Nîmes et sur l’avenir de Fret SNCF, la CGT a fait une demande d’audience auprès de la direction de Fret SNCF. Nous avons été reçus le 23 octobre. Concernant les 3000 suppressions d’emplois envisagées, le directeur de Fret dément ! Le nouveau plan stratégique est en préparation pour une mise en application courant 2018, pour une durée de 10 ans en insistant sur la nécessité d’une recapitalisation. Pour la réaliser, il nous a annoncé qu’il y aura des contreparties sans donner plus de précisions. Il ne faut pas être un expert pour comprendre que par ce message subliminal c’est bien une filialisation qui se prépare avec tous les dangers que cela comporte. Déjà les nombreuses restructurations imposées aux cheminots du Fret ont amené souffrance psychologique, mal être au travail, détresse sans que la direction ne s’en préoccupe. Ce énième plan montre que la privatisation de FRET SNCF est la priorité de la direction de l’entreprise. Pour la relance et le développement de FRET SNCF d’autres solutions existent et la CGT réitère ses propositions : reconnaissance de l’activité fret au sein de la SNCF comme un véritable service public; arrêt des restructurations et la réouverture des gares Fret, des triages et pour certains un retour au tri par gravité du wagon isolé et de la messagerie; arrêt des suppressions d’emplois et le décloisonnement de la production en mutualisant les moyens humains et matériels dans une SNCF intégrée. Une politique technico-commerciale volontariste au plus près des chargeurs et des organisations du travail en multi-activités et multi-produits; des IRP ayant un pouvoir décisionnel dans la proximité. (pour en savoir plus voir tract du 25 octobre 2017)


 Au travail comme dans la vie sexisme et violence : ça suffit !

Des milliers de femmes témoignent des violences sexuelles qu’elles ont subies. Ces témoignages ne doivent pas rester sans suite. Le projet de loi annoncé par le gouvernement doit contenir de vraies mesures pour lutter contre les violences, en particulier, celles qui se produisent au travail. Volontaires ou plus souvent issus de stéréotypes et préjugés véhiculés par les hommes comme par le femmes, les propos sexistes ont pour conséquence d’entretenir la différenciation et la hiérarchie des sexes. Ils conduisent à nier le professionnalisme des femmes en les considérant d’abord comme des femmes avant de les traiter comme des collègues. Les images dégradantes, calendriers, fond d’écran… qui font de la femme un objet sexuel n’ont rien à faire dans un cadre professionnel! De même, notamment dans les métiers qui comptent peu de femmes ou d’hommes, il est important de garantir à chacune et chacun des vestiaires et sanitaires qui assurent l’intimité. Chaque année, des milliers de femmes sont victimes de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle (comme une main aux fesses par exemple), ou encore de viol sur leur lieu de travail. L’employeur a l’obligation de garantir la santé et la sécurité des salarié-e-s, il est donc de sa responsabilité d’empêcher que des salarié-e-s en soient victimes sur leur lieu de travail. Les victimes ou témoins ne peuvent subir de représailles, les agresseurs doivent être sanctionnés. Commises sur le lieu de travail ou dans le cadre privé, les violences contre les femmes ont de graves conséquences physiques et psychiques et peuvent entraîner de l’absentéisme, des difficultés de concentration, des sautes d’humeur… Souvent, pour les femmes victimes, c’est la double peine : après les violences, la perte du boulot. Il est donc indispensable de les protéger pour garantir leur droit au travail.

LA CGT PROPOSE de protéger et d’accompagner les salariées victimes de violences conjugales ou de violences au travail, de garantir le maintien dans l’emploi et la mise hors danger (mutation, changement de poste, réduction ou réorganisation du travail, possibilité de démissionner sans préavis ou de suspendre leur contrat de travail en bénéficiant des allocations chômage), l’eviction du conjoint ou ex-conjoint violent s’il travaille sur le même lieu que la victime ;  de faciliter l’accès au logement et à l’emploi pour les femmes victimesde violences ; de renforcer les lieux d’accueil dans les commissariats et la formation des personnels, renforcer les moyens des associations.

LA CGT PROPOSE la mise en place d’un lieu d’accueil et d’une procédure de signalement garantissant la confidentialité et la rapidité de réponse ; pour les femmes victimes de violence de la part de personnes extérieures (clients, usagers, patients…), la prise en charge des frais de justice par l’employeur qui doit se porter partie intervenante, changement immédiat de poste pour ne plus être en contact avec l’agresseur ; la sanction des agresseurs ; la mise en place d’une éducation non sexiste et de campagnes contre les stéréotypes.

NON AUX ORDONNANCES ! Les ordonnances suppriment les CHSCT, outils essentiels, pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

(pour en savoir plus voir tract confédéral du 27 octobre 2017)

 

Nous contacter

Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux

14, rue Campra

93210 La Plaine St Denis

Tél. SNCF 38 64 14

Notre adresse mail

cgtchem.centraux@laposte.net

Notre site internet :  http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE PROJET DE LOI TRAVAIL ET LES CHEMINOTS

Si certaines communications laissent penser que des ordonnances Macron ne s’appliquent pas aux cheminots, la direction du Groupe Public Ferroviaire (GPF) se montre particulièrement « agile » à en intégrer les principales dispositions, épousant les positions les plus rétrogrades des employeurs, et restaurant ainsi un arbitraire patronal du début du siècle dernier.

Des licenciements plus faciles
et moins contestables…
Sujet récurrent depuis l’émergence du salariat, la
question de la séparation entre le patron et le subordonné
reste ancrée dans le paysage social à la faveur d’un
rapport de forces favorable au premier. L’objectif déclaré
de la présente réforme est de sécuriser le processus
de licenciement pour l’employeur, aux dépens de la
sécurité d’emploi du salarié. L’argument principal est que
faciliter les licenciements favoriserait les embauches ;
un argument jamais démontré par les faits. Une enquête
récente de l’INSEE fait d’ailleurs apparaître que la
principale raison du frein à l’embauche est la faiblesse
des carnets de commande et non le Code du Travail. Sur
ce point, les ordonnances Macron vont très loin. Elles
lèvent toutes les protections et réparations relatives
au licenciement ; réduction massive des montants
d’indemnités par le plafonnement de celles-ci très
partiellement compensé par l’augmentation de 25%
des indemnités légales de licenciement, réduction des
délais de prescription dans le cas d’une saisine des
Prud’hommes (1 an), plus d’obligation de motivation de
la lettre de licenciement. Cette demande de souplesse
est largement portée par les directions d’entreprises,
dont celle du GPF. L’intervention de Guillaume Pépy, lors
du colloque de l’ARAFER du 29 juin dernier, en apporte
une preuve éclatante (voir encadré 1).
De la précarisation
à tous les étages…
Afin de faire supporter les aléas de production aux
seuls salariés, les ordonnances engagent toute une
série « d’innovations sociales » que ne manqueront pas
d’utiliser les directions ferroviaires, notamment celle du
GPF. La possibilité d’allongement des durées de CDD, des
contrats intérim et des périodes d’essai, et de création
de contrats de chantier, à partir d’accords de branche,
entre dans cette catégorie de dispositifs permettant
ce report de risques. Une démarche déjà engagée par
l’UTP, qui représente le patronat du ferroviaire, lors de la
négociation sur la convention collective. Seule la fermeté
de la CGT avait permis à l’époque de faire reculer l’UTP
sur sa demande de création d’un contrat de chantier. Un
dispositif qu’utilisent avec gourmandise les secteurs
de l’industrie, de la construction et de l’ingénierie,
au prétexte de parer aux variations des carnets de
commande. Il s’agit surtout d’excuser l’inconséquence de certains dirigeants quant à leurs décisions stratégiques,
sur lesquelles les ordonnances visent à leur donner de
moins en moins de comptes à rendre. Tous les cheminots,
quelle que soit leur entreprise, qu’ils soient au Statut ou
de droit privé, sont concernés par ces dispositions. En ce
qui concerne la période d’essai, le GPF a déjà une période
plus longue pour les jeunes cadres qui doivent effectuer
un commissionnement de deux ans et demi, soit un an et
demi de plus que les autres catégories de cheminots. Nous
mesurons au quotidien les dérives arbitraires et injustes
de cet allongement, notamment par l’augmentation
des licenciements en fin de commissionnement des
jeunes cadres (au bout parfois de plusieurs années dans
l’entreprise car de nombreux jeunes cumulent stages,
CDD, intérim, alternance avant leur stage d’essai).
L’UFCM-CGT dénonce depuis de nombreuses années cette
injustice mais la direction refuse de nous entendre. Elle
a d’ailleurs réaffirmé son refus lors des discussions sur
les modifications statutaires consécutives à la Loi portant
réforme du ferroviaire, sans que nos partenaires syndicaux
y trouvent à redire. Pour la CGT, cette période d’essai,
imposée aux jeunes cadres, est anormalement longue et
ne respecte pas la convention n°158 de l’Organisation
Internationale du Travail (OIT) ; article qui avait motivé
le rejet juridique du Contrat Nouvelle Embauche (CNE)
en raison justement d’une période d’essai trop longue
prévue dans ce type de contrat. Gageons qu’à la faveur
des ordonnances, l’UTP se saisira de cet état de fait pour
tenter d’en étendre les dispositions à l’ensemble de la
branche, précarisant encore plus les jeunes diplômés
entrant dans le secteur ferroviaire.
Les premières victimes…
Si tous les salariés sont directement concernés par ces
ordonnances, les premières victimes en sont les jeunes
et les femmes. Pour les jeunes, les nouvelles dispositions
vont amplifier et prolonger leurs conditions précaires d’entrée
dans le monde du travail par l’utilisation des contrats
de chantier, et l’allongement des durées de CDD et de
contrats d’intérim. Par ailleurs, ces ordonnances risquent
de générer des conflits intergénérationnels avec des salariés
« âgés », jugés « trop chers », dont la séparation sera
financièrement revue à la baisse, et « budgétisable » par
la prévisibilité des montants d’indemnités à allouer. Faire
partir les séniors pour recruter des jeunes plus malléables
et moins chers c’est maintenant possible. Aujourd’hui,
une entreprise qui licencie dans le cadre d’un plan de
sauvegarde de l’emploi ou d’un plan de départ volontaire
ne peut recourir à l’embauche. Demain avec la rupture
conventionnelle collective, cette obligation disparaît ouvrant
la possibilité d’organiser la rupture conventionnelle
collective pour 50 séniors et dans le même temps recruter
des salariés moins expérimentés pour ainsi faire baisser
sa masse salariale. Pour les femmes, la limitation des
négociations sur l’égalité et la mixité va figer une situation
largement défavorable à nos collègues femmes, et engendrera
une limitation sur les dispositifs mis en place pour
abattre plafonds et parois de verre. L’opacité créée autour
des indicateurs mis en place ces dernières années contribuera
largement à cette politique rétrograde.
Avec ce projet d’ordonnances, c’est toute une architecture
économique et sociale qui est mise en place, qui pèsera
sur leurs conditions de vie et obèrera la construction des
projets de chacun d’entre nous. En l’espèce, le nouveau
Président de la République et sa majorité mettent en
œuvre un projet de transformation sociale à l’opposé de
celui construit par les salariés et les luttes, soutenu et
porté par la CGT. D’où la nécessité pour nos catégories de
débattre et construire des réponses et propositions revendicatives
à la hauteur des enjeux

Des demandes exaucées…
Intervenant lors du colloque de l’ARAFER du 29 juin 2017, Guillaume Pépy fait état de
différences majeures de traitement entre l’opérateur public et ses concurrents privés ;
cotisations retraite de 14% supérieures, fiscalité plus lourde, obligations de service
public non compensées, mais surtout, d’après lui, interdiction de licenciement pour
insuffisance professionnelle. Il y déclare également que le changement d’opérateur
doit entraîner le transfert des personnels affectés au service concédé, tout en
insistant sur le fait que celui-ci ne doit en aucun cas intéresser le management…
Notre Président résume d’ailleurs fort bien lui-même la situation qu’il projette : « Si
on veut de l’équité concurrentielle, il faut faire une adaptation résolue des conditions
d’exploitation de l’opérateur historique en même temps qu’on ouvre à la concurrence ».
Des demandes entendues par les Sénateurs Nègre et Maurey. Dans leur proposition
de Loi permettant l’ouverture à la concurrence des services voyageurs, s’exonérant de
tout débat politique relatif à cette libéralisation et de tout retour d’expérience dans les
secteurs ou pays où celle-ci a eu lieu, les deux parlementaires demandent le transfert
des cheminots volontaires qui assuraient le service, transférés avec leur statut. Ils
ajoutent que s’il n’y a pas suffisamment de volontaires, la direction de l’entreprise
désigne unilatéralement les cheminots transférés. Leur refus entraînera la rupture du
contrat de travail. Une disposition qui doit nous faire prendre la mesure d’une loyauté
exigée par nos directions, mais dont elles s’exonèrent à la première occasion.

Au sujet de la loyauté…
Si l’argument de l’obligation de loyauté du salarié vis-à-vis de son employeur est régulièrement opposé aux premiers et brandi par les directions d’entreprises, celles-ci font généralement peu de cas des obligations qui les concernent.
Car l’employeur est aussi soumis à l’obligation de loyauté vis-à-vis du salarié, dans des conditions établies par la Loi et une importante jurisprudence. Il en est ainsi de ses obligations de loyauté dans l’exécution du contrat de travail, d’adaptation au poste de travail, de maintien des capacités, de santé et de sécurité, de liberté d’expression,
d’habillement, d’opinion, de respect de la dignité… En fait, les ordonnances visent en premier lieu à limiter ou annuler toutes formes de contraintes fixées au donneur d’ordre qui compensent les effets du lien de subordination.
Ces donneurs d’ordres, et de leçons, sont donc mal placés pour nous la donner quand eux-mêmes prennent de sérieuses distances avec le respect de la dignité humaine.

CHEMINOTS : NOS DROITS MENACÉS !

Les cheminots des agences Paie et Famille sont garants et compétents dans la gestion de nos droits, de notre rémunération et de notre situation administrative au sein de l’entreprise.
Pourtant, nos droits et emplois en tant que cheminots sont menacés ! : Digitalisation des Facilités de Circulation, externalisation et digitalisation de la gestion de nos dossiers agents, projets de nouvelles suppressions de postes en Agence Paie et Famille…

Expérimentation sur la gestion téléphonique des cheminots : Serveur AVAYA
La CGT a démontré que pour tenir le serveur téléphonique AVAYA, il fallait du personnel supplémentaire, puisqu’il était impossible de tenir son poste et dans le même temps tenir un serveur téléphonique.
La CGT et les cheminots des APF avaient également fait savoir que l’organisation du travail était bien plus efficace lorsque les gestionnaires géraient leur portefeuille d’agents et étaient en capacité de répondre à leurs collègues directement.
Si la Direction a reconnu l’incompatibilité entre AVAYA et la tenue du poste, elle a pour autant refusé le retour à la gestion téléphonique par portefeuille d’agents.
Elle n’a d’ailleurs pas mis en place l’effectif pour assurer AVAYA, détériorant ainsi les conditions de travail des cheminots de l’APF, la qualité du service rendu et les délais de réponse à l’ensemble des cheminots de l’Entreprise. Les gestionnaires ne veulent pas d’AVAYA !
Réponse de la Direction : Privatisation d’AVAYA et d’une partie des missions des gestionnaires.
Pour la CGT, c’est une attaque contre la pérennité de nos emplois cheminots !
Face au choix de la Direction d’externaliser, la CGT souligne que nous avons l’expertise et les compétences en interne pour ce type de plateforme et que nous savons faire avec des cheminots : Centre Ligne Directe, par exemple.
En termes de moyens humains cheminots, les EIM regorgent de cheminots sans poste.
La CGT exige sans délai la réinternalisation d’AVAYA
Impact des expérimentations et réorganisations successives sur vos droits
Les cheminots des APF ont pu constater à quel point les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles et que la qualité du service rendu et les délais de réponse s’en ressentent.
Les réorganisations, les restructurations opérationnelles ont largement détérioré le travail en lui-même et de fait, la capacité des agents à assurer le meilleur service possible aux cheminots.
La CGT exige des recrutements et des emplois en corrélation avec la charge de travail.
Les projets de la Direction visant à généraliser la spécialisation dans l’organisation de travail (« travail par thème ») n’améliorent en rien la qualité des prestations. Cela est comparable à un conducteur dédié à une ligne et un engin. La répétition est source d’erreur et totalement contraire à la professionnalisation des cheminots.
La CGT dénonce un retour en arrière digne du « travail à la chaîne ».

Fusion d’Agences ou de sites : isolement des cheminots
La Direction déclare qu’Il n’y a pas de fusion d’APF « en cours », ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de projet de fusion, voire de fermeture d’APF. Les orientations de la Direction nationale visant à alléger les frais en termes de patrimoine et de dépenses immobilières pèsent sur l’avenir des petites agences.
Les cheminots sont de moins en moins souvent gérés par des collègues en proximité, l’accueil physique est limité, voire fermé, ce qui rend encore plus compliqué la gestion de tout problème éventuel, que ce soit concernant la fiche de paie ou tout autre sujet personnel majeur.
La CGT exige un retour à la proximité entre les gestionnaires du personnel et leurs collègues cheminots.
Evolution du travail des gestionnaires et de leurs Dirigeants
La baisse des effectifs s’accentue, mais la charge de travail ne faiblit pas ! La Direction Nationale impose une extrême polyvalence et une poly-compétence aux gestionnaires comme aux dirigeants, qui détériorent gravement les conditions de vie et de travail des cheminots des APF tous collèges confondus, engendrant une explosion des RPS. Pour la CGT, le retour à la triple compétence du métier de gestionnaire du personnel doit s’accompagner du volume d’emploi nécessaire pour les collèges exécution, maîtrise et cadre, de manière à respecter les contours métiers et à permettre une organisation du travail efficace.
Les nouveaux outils imposés par la Direction nationale aux APF sont souvent inadaptés et rendent le travail moins précis, plus long, plus compliqué. Ces nouveaux outils entrainent de nouvelles sources d’erreurs et donc un travail supplémentaire de contrôle.
Le travail en APF évolue et exige de plus en plus de nouvelles compétences, mais la reconnaissance professionnelle n’y est pas, que ce soit pour les gestionnaires comme pour leurs Dirigeants.
La CGT demande une étude de requalification des postes tous collèges, en cohérence avec les nouvelles exigences métier. La juste rémunération du travail est un élément d’amélioration des conditions de travail et de fait, d’une meilleure qualité de service.

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 34 Octobre 2017

POURSUIVONS L’ANCRAGE !

A ce stade, les ordonnances ne sont pas encore force de loi tant qu’elles ne sont pas ratifiées par le parlement. L’heure est donc à l’ancrage des mobilisations dans les entreprises. La CGT a fait des propositions pour un Code du Travail simplifié, mais plus protecteur pour l’ensemble des salariés dans cet environnement socio-économique où les libéraux voudraient passer en force leur projet de régression sociale. Au sein du GPF, la CGT Cheminots fait, depuis le début du processus revendicatif entamé le 12 septembre dernier, le lien entre les sujets professionnels et interprofessionnels : contre les ordonnances du gouvernement et pour de nouveaux droits pour tous les salariés, pour des embauches au statut à la SNCF, pour des augmentations générales des salaires et la réévaluation des pensions, pour l’arrêt des restructurations qui démantèlent notre entreprise et séparent les cheminots des différents services, pour l’amélioration des conditions de travail de tous et pour un dialogue social de qualité.

Il faut donc continuer à travailler l’ancrage de l’action dans l’ensemble de nos chantiers SNCF. Pour l’heure, la Fédération CGT invite les cheminots à s’associer aux manifestations de la fonction publique organisées en territoire le 10 octobre prochain, bien que celles-ci ne constituent pas une suite directe au processus interprofessionnel engagé concernant les ordonnances. En effet, il convient de réaffirmer, par notre solidarité, l’attachement de toutes et de tous à des services publics (hôpitaux, écoles, administrations…) de qualité avec des agents correctement formés, rémunérés et dont les conditions de travail doivent être améliorées.


Pour la direction SNCF : « FRET SNCF doit devenir une entité juridique en dehors de l’EPIC pour favoriser sa recapitalisation. FRET SNCF doit connaître des ruptures organisationnelles pour sortir du financement public … ». Pour la CGT, le développement du Fret SNCF est essentiel à bien des égards. En effet, l’entretien de nombreuses lignes et donc le maintien du trafic voyageurs est intimement lié à celui du Fret. Alors que le réseau capillaire subit un défaut de financement de sa maintenance, le retrait du Fret SNCF condamnerait encore plus vite de nombreuses lignes. Supprimer 3 000 nouveaux emplois et considérer que la filialisation, voire la privatisation du Fret SNCF serait la solution, est une stratégie vouée à l’échec, comme celle de l’ouverture à la concurrence du transport de marchandises par voie ferrée lancée en 2006. (pour en savoir plus voir tract du 18 octobre 2017)

 


Quand il faudra pointer tous les jours à Pole Emploi…

SUPPRESSIONS ET EXTERNALISATIONS DES CAISSES PRINCIPALES !

Suppressions d’emplois et externalisations des caisses principales ; les conséquences du désengagement de l’Etat et de la mauvaise réforme du système ferroviaire n’en finissent plus de résonner dans tous les chantiers.  Lors de la réunion du 11 octobre 2017 (bilatérale CGT/Direction Voyages), la Direction a pour le moins été très claire. Les caisses de Bordeaux, Caen, Nantes, Orléans, Rennes, Toulouse, Nord Ile De France, Paris Austerlitz, Paris Est, Paris Lyon, Paris Montparnasse, Paris Nord, Amiens, Douai, Metz, Strasbourg, Annecy, Dijon, Lyon Perrache, Marseille, Montpellier et Nice, devront selon ses schémas, disparaitre d’ici 2021. Pourtant, depuis 2010, les cheminots des caisses ont subi de nombreuses réorganisations et les effectifs ont déjà fondu de 25%. A court terme, les 174 emplois ETP (Equivalents Temps Plein) des caisses principales sont menacés. D’ailleurs, les suppressions des caisses de Toulouse, Caen et Nice sont, d’ores et déjà, programmées pour le début de l’année 2018 ! La Direction s’est acharnée depuis de nombreuses années à supprimer les guichets des gares et des boutiques. Les files d’attente trop longues et l’absence de guichets en gare ont contraint peu à peu les usagers à se tourner vers le digital (internet et distributeurs automatiques). A présent, la Direction met en avant que les perspectives de baisse des transactions dans les guichets, conséquence directe de sa politique, entrainent une baisse de charge pour les caisses et condamnent leur avenir. Selon les estimations de la Direction, la baisse des transactions aux guichets correspond à la suppression de 70 emplois (ETP). Cet enchainement, suppressions des guichets/suppressions des caisses principales, est orchestré de longue date. D’ailleurs, elle encourage la poursuite de la destruction de la vente physique aussi bien au niveau de l’activité Voyageurs que dans le cadre des négociations autour des conventions TER, et se garde bien de ne pas prendre en compte une évolution des recettes des contrôleurs pour ne pas avoir à revoir son objectif. Pour la CGT, les modes de distribution ne s’opposent pas mais sont complémentaires. Il est donc nécessaire de développer le réseau de distribution physique (guichets et boutiques) afin de répondre aux besoins de tous les usagers.


AGENCES PAIE ET FAMILLE CHEMINOTS : NOS DROITS MENACÉS !

La Direction déclare qu’il n’y a pas de fusion d’APF « en cours », ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de projet de fusion, voire de fermeture d’APF. Les orientations de la Direction nationale visant à alléger les frais en termes de patrimoine et de dépenses immobilières pèsent sur l’avenir des petites agences. Les cheminots sont de moins en moins souvent gérés par des collègues en proximité, l’accueil physique est limité, voire fermé, ce qui rend encore plus compliqué la gestion de tout problème éventuel, que ce soit concernant la fiche de paie ou tout autre sujet personnel majeur. La baisse des effectifs s’accentue, mais la charge de travail ne faiblit pas ! La Direction Nationale impose une extrême polyvalence et une poly-compétence aux gestionnaires comme aux dirigeants, qui détériorent gravement les conditions de vie et de travail des cheminots des APF tous collèges confondus, engendrant une explosion des RPS. Pour la CGT, le retour à la triple compétence du métier de gestionnaire du personnel doit s’accompagner du volume d’emploi nécessaire pour les collèges exécution, maîtrise et cadre, de manière à respecter les contours métiers et à permettre une organisation du travail efficace. Les nouveaux outils imposés par la Direction nationale aux APF sont souvent inadaptés et rendent le travail moins précis, plus long, plus compliqué. Ces nouveaux outils entrainent de nouvelles sources d’erreurs et donc un travail supplémentaire de contrôle. Le travail en APF évolue et exige de plus en plus de nouvelles compétences, mais la reconnaissance professionnelle n’y est pas, que ce soit pour les gestionnaires comme pour leurs Dirigeants. La CGT demande une étude de requalification des postes tous collèges, en cohérence avec les nouvelles exigences métier. La juste rémunération du travail est un élément d’amélioration des conditions de travail et de fait, d’une meilleure qualité de service. (pour en savoir plus voir tract du 17 octobre 2017)


SÉCURITÉ, UN DÉLITEMENT INACCEPTABLE !

Le premier accident a concerné un salarié de l’entreprise ETF qui s’est fait sectionner le pied par son collègue lors d’un chantier de débroussaillage. Le deuxième est survenu en soirée du 10 octobre sur la ligne de Moret à Lyon : le train commercial 5919 Paris Nevers a heurté un engin de travaux d’une entreprise sous-traitante qui se trouvait aux abords de la voie sans avoir reçu les autorisations réglementaires de sécurité. Le conducteur de la pelle s’en est sorti sans trop de dommages apparents et aucun blessé parmi les voyageurs n’est à déplorer. La veille, sur ce même train commercial, un accident a été évité de peu. En l’espace de deux semaines, nous recensons pas moins de 5 incidents ou accidents importants sur notre réseau ferré dont un « déshuntage » sur la « Virgule de Sablé » (le train invisible pour les installations de sécurité). Les évènements graves en termes de sécurité ferroviaire se multiplient depuis de nombreux mois sans que la direction du Groupe Public Ferroviaire ne prenne véritablement la mesure de la gravité de la situation. Après avoir banalisé les retards et les suppressions de trains, la direction de la SNCF banalise l’abaissement du niveau de sécurité au nom de la réduction des coûts avec son lot de suppressions d’emplois et d’externalisations de la production. La réforme du ferroviaire en 2014 qui devait tout réunifier, creuse finalement un peu plus le fossé entre tous les cheminots de la SNCF. Les dirigeants l’ont bien compris : le management, les moyens, les textes et même la philosophie de la sécurité, sont différents d’un EPIC à un autre, d’une activité à une autre et d’une entreprise à une autre.


Maintenant s’il faut être mathématicien pour être député alors…

D.C.I. sur les Accords Sureté/Agressions

Le 04 janvier dernier, nous vous interpellions sur une des conséquences néfastes de la loi du 04 août 2014. Le sujet portait sur les accords régionaux Sûreté ou accords Agressions qui reprenaient le processus de prise en charge des cheminots victimes d’agression, qu’elle soit psychologique, physique, financière. Comme nous vous l’écrivions, l’éclatement en trois entreprises (EPIC) a fait que ces accords, sans qu’ils aient été dénoncés par l’entreprise, n’ont plus cours dans certaines régions et font place à des accords Sûreté EPIC Mobilités au mieux, ou à une absence d’accord, ce qui est encore plus grave. Dans tous les cas, les cheminots des EPIC Réseau et SNCF sont lésés. Comme nous vous l’avons dit, la sûreté ne peut être abordée que de manière transverse. En effet, la prévention des atteintes porte de façon large sur l’environnement global du service du transport. Nous ne pouvons accepter que des cheminots travaillant côte à côte ne soient pas tous traités et considérés de la même façon. De plus, nous ne pouvons accepter de traiter de la sûreté en écartant les cheminots possédant les compétences pour assurer la sûreté des cheminots, des usagers, des infrastructures. Enfin, récemment, suite à l’interpellation unitaire des syndicats sur l’Occitanie, le RH TER écrivait qu’il avait interpellé vos services pour trouver une solution rapide et qui permette de répondre à nos demandes. Notre courrier étant resté sans réponse, ainsi que nos relances, la Fédération CGT des cheminots vous dépose une Demande de Concertation Immédiate, afin que vous mettiez en place au niveau du GPF les dispositions pour créer les conditions d’élaboration d’un accord avec les Fédérations qui le souhaitent, et ensuite le décliner en région afin que tous les cheminots soient traités de la même façon lors d’une agression.


 LE PROJET DE LOI TRAVAIL ET LES CHEMINOTS

Afin de faire supporter les aléas de production aux seuls salariés, les ordonnances engagent toute une série « d’innovations sociales » que ne manqueront pas d’utiliser les directions ferroviaires, notamment celle du GPF. La possibilité d’allongement des durées de CDD, des contrats intérim et des périodes d’essai, et de création de contrats de chantier, à partir d’accords de branche, entrent dans cette catégorie de dispositifs permettant ce report de risques. Lors de la négociation sur la convention collective ferroviaire, seule la fermeté de la CGT avait permis à l’époque de faire reculer l’UTP sur sa demande de création d’un contrat de chantier. Tous les cheminots, quelle que soit leur entreprise, qu’ils soient au Statut ou de droit privé, sont concernés par ces dispositions. En ce qui concerne la période d’essai, le GPF a déjà une période plus longue pour les jeunes cadres qui doivent effectuer un commissionnement de deux ans et demi, soit un an et demi de plus que les autres catégories de cheminots. Nous mesurons au quotidien les dérives arbitraires et injustes de cet allongement, notamment par l’augmentation des licenciements en fin de commissionnement des jeunes cadres (au bout parfois de plusieurs années dans l’entreprise car de nombreux jeunes cumulent stages, CDD, intérim, alternance avant leur stage d’essai). L’UFCM-CGT dénonce depuis de nombreuses années cette injustice mais la direction refuse de nous entendre. Pour la CGT, cette période d’essai, imposée aux jeunes cadres, est anormalement longue et ne respecte pas la convention n°158 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Si tous les salariés sont directement concernés par ces ordonnances, les premières victimes en sont les jeunes et les femmes. Pour les jeunes, les nouvelles dispositions vont amplifier et prolonger leurs conditions précaires d’entrée dans le monde du travail. Par ailleurs, ces ordonnances risquent de générer des conflits intergénérationnels avec des salariés « âgés », jugés « trop chers », dont la séparation sera financièrement revue à la baisse, et « budgétisable » par la prévisibilité des montants d’indemnités de licenciement à allouer. Aujourd’hui, une entreprise qui licencie dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi ou d’un plan de départ volontaire ne peut recourir à l’embauche. Demain avec la rupture conventionnelle collective, cette obligation disparaît ouvrant la possibilité d’organiser la rupture conventionnelle collective pour 50 séniors et dans le même temps recruter des salariés moins expérimentés pour ainsi faire baisser sa masse salariale. Pour les femmes, la limitation des négociations sur l’égalité et la mixité va figer une situation largement défavorable à nos collègues femmes. L’opacité créée autour des indicateurs mis en place ces dernières années contribuera largement à cette politique rétrograde. Avec ce projet d’ordonnances, c’est toute une architecture économique et sociale qui est mise en place, qui pèsera sur leurs conditions de vie et obèrera la construction des projets de chacun d’entre nous. En l’espèce, le nouveau Président de la République et sa majorité mettent en œuvre un projet de transformation sociale à l’opposé de celui construit par les luttes des salariés soutenues par la CGT. D’où la nécessité pour nos catégories de débattre et construire des réponses et propositions revendicatives à la hauteur des enjeux. (pour en savoir plus voir Perspectives Syndicales n° 98)

Nous contacter

Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux

14, rue Campra

93210 La Plaine St Denis

Tél. SNCF 38 64 14

Notre adresse mail

cgtchem.centraux@laposte.net

Notre site internet :  http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/