NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 39 Mars/Avril 2018

LES USAGERS ET LES CHEMINOTS BLOQUÉS !

En effet, la direction SNCF a décidé d’afficher un plan de transport fortement dégradé sur certaines lignes et régions. Elle a visé en priorité les trains dans lesquels les manifestants ont fait des réservations, mais a bloqué avec eux des milliers d’usagers. Dégrader volontairement les conditions de transport alors qu’il est possible de faire autrement, relève d’une manipulation scandaleuse qui prend à partie les usagers et les citoyens en général. C’est irresponsable et dangereux ! Comment la direction justifie-t-elle, par exemple, que sur l’axe Lyon Paris, et alors que les ressources étaient disponibles, elle fasse le choix de laisser les trains à quai ? Des éléments similaires nous remontent de toute la France.  De plus, l’annonce de la fermeture des réservations sur les jours de grève prévus en avril interroge. Cela signifie que la direction SNCF s’apprête à refuser la négociation et donc à provoquer le conflit. Pour rappel, le 8 février dernier, la CGT avait reporté sa manifestation nationale en raison de conditions climatiques qui compromettaient le bon déroulement de cette initiative, et qui aurait pu provoquer la pagaille dans les gares et dans les trains. Nous constatons que face à des organisations syndicales responsables, la direction choisit de jeter de l’huile sur le feu. Les cheminots et leurs organisations syndicales, ne sauraient être les boucs émissaires d’un gouvernement et d’une direction qui refusent d’entendre les propositions formulées notamment par la CGT, à travers un rapport sur l’avenir du service public ferroviaire, remis récemment au Premier ministre.  Ils ne pourraient être tenus comme responsables de faits, de propos, ou d’absence de décisions qui ne viseraient qu’à ternir leur image alors même que l’exigence d’un débat public sur la SNCF est plus que jamais nécessaire et d’actualité.


22 MARS 2018, LES CHEMINOTS MOBILISÉS ET DÉTERMINÉS !

Le cortège a été rejoint par d’importantes délégations de cheminots européens, des associations d’usagers ainsi que des collègues de la restauration ferroviaire, des entreprises ferroviaires privées, de la RATP, d’EDF/GDF, etc. L’ampleur du rapport de force doit conduire le gouvernement à ouvrir de réelles négociations. La Fédération CGT des Cheminots a remis au Premier ministre un projet complet nommé « Ensemble pour le Fer ».  Aussi, les fédérations syndicales représentatives ont établi une plateforme commune sur les 8 points suivants : la dette et le financement du système ferroviaire, la relance du transport ferroviaire de marchandises, le statut juridique de l’entreprise, l’organisation de la production, la ré-internalisation de charges de travail, l’ouverture à la concurrence, les droits sociaux des cheminots et les garanties sociales.  La CGT a déposé à la direction 41 924 signatures de cheminots portant sur la défense et l’amélioration de nos droits ainsi que 84 cahiers revendicatifs locaux pour exiger en proximité des moyens pour le service public ferroviaire.  La mobilisation des cheminot-e-s ne doit pas faiblir et au contraire s’élargir à un maximum de cheminot-e-s quels que soient leur collège et métier.  Les 03 et 04 avril 2018 doivent être deux très fortes journées de mobilisation par la grève pour imposer l’ouverture de réelles négociations allant dans le sens d’une autre réforme du système ferroviaire.


UNE SNCF EFFICACE,  DES CHEMINOTS FIERS DE LEUR TRAVAIL C’EST POSSIBLE !

La réforme qu’on nous propose est constituée de mesures technocratiques, déconnectées des besoins des usagers et des cheminots pour travailler correctement.  Les organisations syndicales CGT –  UNSA ferroviaire – SUDRail – CFDT exigent d’autres mesures, assises sur leurs propositions et leurs revendications. La dette du système ferroviaire doit être reprise par l’Etat sans contrepartie car ce n’est qu’un rappel de factures pour les décisions qu’il a prises et qu’il doit assumer. Des financements pérennes doivent être apportés pour assurer le développement du service public ferroviaire, notamment pour garantir ses missions d’aménagement du territoire et de continuité territoriale, par la préservation des lignes de proximité, leur régénération, leur développement. La relance du transport de marchandises par fer Le Fret ferroviaire SNCF ne doit pas être filialisé. Une véritable politique de relance et de report modal doit être décidée, appuyée par des moyens, notamment pour répondre aux enjeux environnementaux et ne pas laisser dépérir l’activité à petit feu. La SNCF doit rester sous statut d’EPIC, propriété de la Nation et non objet de tractation et de spéculation financière. Une réorganisation complète de la production doit mettre fin au cloisonnement par activités, réactiver une véritable coopération opérationnelle entre les cheminots, et assurer le retour à la qualité de service qu’exigent les usagers. Les activités externalisées doivent être réintégrées dans le triple objectif de mettre fin au surcoût de la sous-traitance, d’améliorer leur statut social avec les personnels qui en ont la charge, et de regagner la maîtrise complète de la production pour en assurer la qualité et la sécurité. La concurrence est un mauvais système qui se base uniquement sur le dumping social, qui n’est pas adapté aux contraintes techniques de l’exploitation ferroviaire et qui ne permettra pas de développer le service public ferroviaire. Pour cela, le gouvernement doit s’appuyer sur les exceptions prévues dans la règlementation européenne.  Le statut doit être confirmé comme la règle, y compris pour les futures embauches. Il doit être amélioré ainsi que les droits des contractuels.


STOP AU HARCÈLEMENT DES AGENTS D’ENCADREMENT ! LE DROIT DE GRÈVE APPARTIENT À TOUS LES SALARIÉS !

Dans un contexte de pression gouvernementale maximale pour réformer le Statut des cheminots, diabolisé pour camoufler l’ineptie de choix politiques et économiques successifs néfastes pour la pérennité de l’entreprise historique de transport ferroviaire en France, la DIRECTION du GPF SNCF cherche à organiser sa riposte en mobilisant son encadrement pour le préparer à assurer les programmes minimums de circulation, en lieu et place des agents grévistes. Ceci n’est pas nouveau et n’est pas de nature à nous étonner ! Ce procédé par INJONCTION, CHANTAGE, PRESSIONS par envois répétés de SMS et autres pratiques violentes est INSUPPORTABLE et REVOLTE les Organisations Syndicales CGT, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT ! Les agents d’encadrement, comme tous les autres agents, revendiquent le droit dévolu à tout salarié de prendre position librement, hors de toutes contraintes, sur le fait de s’inscrire ou pas dans la contestation ! Que vous soyez cadres de tous niveaux, agents de maîtrise managers opérationnels ou pas, vous êtes capables tous les jours d’assumer vos responsabilités pour assurer le service rendu aux usagers et aux chargeurs, souvent dans des conditions précaires et complexes. Vous saurez donc prendre les bonnes décisions pour votre avenir et, si vous le souhaitez, manifester votre volonté d’action pour sauvegarder votre Statut, rien n’y personne ne doit vous en empêcher ! Cadres, Agents de maîtrise de tous niveaux, vous êtes LIBRES, AUTONOMES, RESPONSABLES et les Organisations Syndicales représentatives sont à vos côtés pour le revendiquer. 

Pour dire « NON ! » : à la casse du mode ferroviaire,  à la réduction du service public,  au démantèlement de l’entreprise publique,  à la régression sociale impactant l’ensemble des salariés actifs et retraités du GPF SNCF et de la branche ferroviaire. 


UNE DIRECTION AUX ABOIS

La direction sent monter une lame de mécontentement des cheminots face au projet de réforme du ferroviaire visant à détruire leur entreprise. Elle sonde les cheminots via l’encadrement mais également via les officines de sondages. Le résultat est sans appel, les cheminots sont déterminés à défendre leur entreprise et le service public ferroviaire. Face à cette mobilisation qui s’annonce forte et sur une longue période, la direction perd tout sens commun et multiplie les attaques en tout genre envers les cheminots. Toutes les idées les plus farfelues y passent dès lors qu’elles peuvent potentiellement entraver la mobilisation des cheminots (atteinte au droit de grève, entrave à la distribution des tracts, …). La direction n’a pas pris l’ampleur du ras le bol dans l’entreprise. Depuis des mois, par son arrogance elle a maltraité les cheminots à coup de conseils de discipline, de sanctions. Elle a précarisé financièrement de nombreux cheminots par le gel des salaires qu’elle impose depuis déjà 3 années. Elle a dans le même temps freiné les déroulements de carrière. Aujourd’hui, toutes ces brimades viennent se conjuguer avec le projet de réforme du gouvernement qui vise à la casse du service public ferroviaire, à la privatisation de leur entreprise et à la casse de leur statut. Face à une direction aux abois, les cheminots sont sereins et prêts à passer à l’action sur la durée. C’est l’inscription dans la durée de la mobilisation qui agite la direction et le gouvernement.


TOUS LES COUPS SONT PERMIS ?

Elle reconnaît être incapable d’établir un plan de transport correct en dehors des périodes de grève annoncées par l’intersyndicale du fait de la désorganisation des services que ses restructurations ont provoquée ces dernières années. Les cheminots avaient été habitués à la violence de la Direction SNCF lors des conflits : refus de négociation, huissiers sur les piquets de grève pour pousser les grévistes à la faute, prélèvement des jours de grève concentrés au maximum pour casser économiquement les agents et leur famille, etc… Mais cette fois-ci, il semble que la Direction ne se fixe plus aucune limite : lock out des bâtiments de direction pour imposer aux cadres d’aller remplacer les grévistes ; appel à la main d’œuvre étrangère des filiales pour venir travailler dans les sites français pendant la grève (des cheminots anglais de Leyton ont été sollicités pour travailler au Landy, en région parisienne) ; directive aux établissements de considérer les préavis indépendants de 2 jours comme un seul préavis afin de procéder à des retenues supplémentaires au titre des repos. La CGT va donc également interpeller les pouvoirs publics sur leur soutien aux démarches scandaleuses d’une Direction qui a perdu tout sens de la mesure et des réalités. Si le gouvernement cautionne ces pratiques, alors il prendra la responsabilité de la montée des tensions qui en résultera. Nous pouvons constater que les cheminots ne sont pas les seuls à en être victimes : la semaine dernière, l’administration de la faculté de Montpellier a laissé des milices ultra-violentes pénétrer l’université pour tabasser les étudiants qui se réunissaient en Assemblée Générale ! Le doyen a été contraint à la démission grâce à la réaction collective des personnels et des étudiants. La CGT appelle le Gouvernement à se ressaisir et, s’agissant de la SNCF, à ouvrir dans les plus brefs délais des négociations sur les 8 thèmes revendicatifs identifiés par l’intersyndicale pour l’avenir du service public ferroviaire.


  LA BATAILLE EST LANCÉE !  

Le débat parlementaire sur le projet de loi d’habilitation qui fixe les grands axes sur lesquels le gouvernement est autorisé à légiférer par ordonnances, débute le 9 avril prochain. La loi d’habilitation pourrait être votée le 12 avril. Préalablement, un débat doit avoir lieu du 3 au 5 avril en commission du développement durable et des affaires économiques de l’Assemblée Nationale. Les amendements des différents groupes parlementaires seront également examinés. Ensuite, le Gouvernement publiera les ordonnances qui n’auront la force de loi que si elles sont ratifiées par le Parlement; Même si les ordonnances sont publiées, l’intervention des cheminots reste légitime et nécessaire pour en faire modifier le contenu. Le Conseil d’Etat a dix jours pour valider la légalité du contenu des ordonnances.  En dernier lieu le Parlement aura à voter une loi de ratification.  Si cette dernière n’est pas votée, les ordonnances n’ont plus aucune valeur légale.  Le calendrier gouvernemental est prévu de s’étendre sur trois mois avant qu’une éventuelle loi de ratification soit adoptée. C’est la raison pour laquelle la mobilisation des cheminots doit s’inscrire dans la durée. La dette du système ferroviaire doit être reprise par l’Etat sans contrepartie. Des financements pérennes doivent être apportés pour assurer le développement du service public ferroviaire. Ce que la CGT propose : • Création d’un pôle financier public pour donner la priorité à l’emploi, à la création de richesses dans les territoires et à la préservation de l’environnement, et non plus à la recherche de la rentabilité des capitaux. • Création d’une Caisse d’Amortissement de la Dette Ferroviaire de l’Etat (CADEFE) afin de libérer le système ferroviaire de ce poids (1,7 Md€ d’intérêts par an).  • Nationalisation des autoroutes et utilisation des profits pour alimenter la CADEFE.  • Mise en œuvre de l’Eco Taxe poids lourds. Ces nouvelles ressources financières permettraient également d’apurer la dette. • L’utilisation de la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques (TICPE) pour le financement des infrastructures de tous les transports. • La création d’un Versement Transport Régional (VTR) additionnel qui permettrait de doter les régions d’une ressource provenant du secteur économique, principal bénéficiaire du système des transports régionaux. • Arrêt des Partenariats Public-Privé (PPP) qui ne servent que l’intérêt de groupes du BTP (Vinci, Bouygues, Eiffage). La Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à entrer dans l’action et à élargir la mobilisation. Nous engageons une grève de 2 jours sur 5 à compter des 3 et 4 avril 2018. Chaque séquence de grève sera couverte par un préavis distinct. A chaque séquence, une nouvelle D2I devra être déposée pour les cheminots qui y sont soumis. L’ensemble des cheminots devra signifier sa remise à disposition à l’issue de la période de grève.  Ils peuvent saisir cette occasion de négocier avant chaque période de grève. Mais pour l’instant ils s’y refusent.  C’est une attitude irresponsable ! Ne nous laissons pas intimider par des manœuvres illégales ! Le droit de grève est un droit constitutionnel, qui est certes encadré par la loi scélérate de 2007 sur le service minimum, mais qui ne remet pas en cause le libre choix des modalités pour l’exercer. (pour en savoir plus sur les propositions CGT voir tract du 2 avril 2018).

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NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 38 Février/Mars 2018

RENCONTRE MINISTÈRE  JEUDI 01 MARS 2018

La Fédération CGT a réaffirmé son opposition sur le contenu et le sens de la réforme, notamment :  affaiblissement du ferroviaire, fin du Service Public affichés par le gouvernement; volonté de privatisation (changement de statut juridique des EPIC Mobilités et Réseau); la cession envisagée de Géodis, Ermewa et ICF; la casse sociale envisagée et particulièrement les menaces contre le Statut des cheminots; le passage en force (recours aux ordonnances); le fait de privilégier la concertation plutôt que la négociation; la volonté de renvoyer certains sujets à des négociations d’entreprise; le contenu d’un sac à dos social, plan de départs volontaires envisagé.  Le gouvernement, par la voix de la Ministre des Transports, a voulu afficher une posture de fermeté à l’occasion de ce premier échange, tout en vantant les orientations et la méthode proposée par le Premier ministre. La Ministre considère que les concertations qui s’engagent sont « importantes, tant l’état de dégradation de la SNCF est avancé ». Cette situation génère du mécontentement chez les usagers, dans les Régions et des tensions chez les cheminots.  Nous devons donc nous « battre ensemble » nous a-t-elle dit. Elle ne souhaite pas que s’instaure un climat de défiance et a précisé que la réforme à venir n’est pas celle des retraites, des « petites lignes », qu’il n’y a pas de « sujets cachés », tout est sur la table. La Ministre a précisé le contenu et la durée des concertations à venir. Elles sont divisées en 4 grands thèmes: amélioration du Service Public ferroviaire en format Multilatérales intégrant les Organisations Syndicales, les Régions, les usagers; ouverture à la concurrence en bilatérales; organisation de la SNCF en bilatérales;   modernisation sociale du secteur en Bilatérales. La première séquence de concertation est prévue lundi 05 mars sur l’amélioration du Service Public ferroviaire. L’ensemble de la concertation durera 2 mois. (pour en savoir plus voir C.R. du 2 mars 2018)


ANNIVERSAIRE ?

OU COMMÉMORATION ?

 

Fondée le 1er janvier 1938, après la faillite des compagnies ferroviaires privées, la SNCF et les cheminot-e-s sont, au fil des décennies, des acteurs majeurs du développement du pays et d’aménagement du territoire. L’engagement sans faille des cheminots dans l’entreprise publique a permis l’électrification du territoire dans les années 50 et l’avènement de la grande vitesse fin des années 80. Ce sont ces innovations réalisées sur ordre de l’Etat qui sont à l’origine de la dette du ferroviaire. Dette que les différents gouvernements ont toujours refusé de prendre en compte. Au-delà de la défaillance de l’Etat en matière de financement, la gestion opérée par la direction relève du plus classique des libéralismes. La direction de la SNCF préfère investir dans l’acquisition de filiales de toutes sortes au détriment du service public ferroviaire sur le territoire. Pour nos dirigeants, seules comptent rentabilité et croissance internationale. Et pour cela, tous les moyens sont bons : recours accru à la sous-traitance, précarisation et suppressions d’emplois, déshumanisation des gares et des trains. La future réforme envisagée par le gouvernement n’apporte aucune solution pour régler la problématique du financement du système ferroviaire. Pire, en transformant les Epics en sociétés nationales à capitaux publics, elle ouvre la porte de la privatisation de la SNCF. Remettre en cause les conditions sociales des cheminot-e-s par l’arrêt du recrutement au statut ne règlera pas le sujet de la dette, ni celui des dysfonctionnements. La CGT n’est pas favorable au statu quo car la situation actuelle n’est pas satisfaisante tant du point de vue de la réponse aux besoins de transport que des conditions de vie et de travail des cheminots. C’est tout le sens du rapport CGT sur l’avenir du service public ferroviaire et contre le statu quo libéral. (pour en savoir plus voir tract du 9 mars 2018)


DE LA CONTINUITÉ DANS LA CASSE

Les annonces du Gouvernement reprennent l’intégralité du rapport Spinetta. En cela, cette réforme s’inscrit dans la continuité des précédentes. Le Gouvernement est donc dans le statu quo. Nous réaffirmons que l’ouverture à la concurrence n’est pas gage d’efficacité et de développement pour le mode ferroviaire. Les exemples multiples dans d’autres pays le démontrent. L’ouverture à la concurrence n’est pas obligatoire. Le Règlement OSP européen cité à maintes reprises par le Gouvernement prévoit, art. 5 § 4 bis :  « L’autorité compétente peut décider d’attribuer directement des contrats de Service Public relatifs à des services publics de transport de voyageurs par chemin de fer : Lorsqu’elle considère que l’attribution directe est justifiée par les caractéristiques structurelles et géographiques pertinentes du marché et du réseau concernés (…) et lorsqu’un tel contrat aurait pour effet d’améliorer la qualité des services ou le rapport coût – efficacité, ou les deux, par rapport au précédent contrat de Service Public attribué. »  Pour la CGT, le Gouvernement doit reprendre intégralement la dette et apporter des sources de financement pérennes pour le développement du Service Public ferroviaire fret et voyageurs. Le Gouvernement ment en affirmant que ce n’est pas une réforme des « petites lignes ». En ne finançant pas les régénérations et en ouvrant à la concurrence, il met fin à la péréquation, se désengage et laisse la responsabilité aux Régions de décider du maintien ou non des lignes régionales du Réseau Ferré National. Les restrictions budgétaires dans les Régions augurent mal de leur capacité à financer ces lignes. autour des métropoles. Le Gouvernement préconise le passage du Statut d’EPIC, où l’État est propriétaire, à celui de « Société Nationale à Capitaux Publics », où l’État est actionnaire.  En clair, le Gouvernement s’offre la possibilité d’ouvrir le capital et de privatiser la SNCF à court terme.  Le Gouvernement annonce la fin des recrutements à Statut pour les futurs embauchés.  Le Statut des cheminots permet une continuité et une stabilité dans le fonctionnement du Service Public. Il permet également un niveau de qualification, de formation initiale et continue pour assurer un haut niveau de technicité et de sécurité.  La Fédération CGT des cheminots réaffirme qu’elle n’acceptera pas la fin du Statut pour les futurs embauchés, de même qu’elle exige une amélioration de la situation des cheminots contractuels.


La DRH du GPF: entre storytelling et fébrilité

Dans un document interne, la DRH « vend » son activité avec la mise en avant des
« succès 2017 ». On y apprend que « nos salariés et nos managers » ont obtenu des avancées : forfait-jours et télétravail…Outre cette étonnante excentricité qui consiste à dissocier salariés et managers (de quoi vivent donc ces derniers ?), l’art de raconter des histoires pour amuser la galerie (en français familier storytelling s’appellerait simplement de l’intox) est décidément un réflexe compulsif de nos dirigeants. Ainsi, « le forfait-jours et le télétravail, deux accords qui favorisent l’autonomie, la confiance et l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle ». Si le télétravail peut séduire des collègues qui vivent loin de leur lieu de travail (incompatibilité de salaires modestes et du prix de l’immobilier dans les centres-villes), une grande vigilance s’impose sur les atteintes à la vie privée qu’il peut occasionner. Quant à l’éloge du forfaitjours dont un des objectifs est d’augmenter la durée des journées de travail sans la rémunérer, il mériterait la réponse du berger à la bergère dans le genre « fini/parti » ou pourrait donner lieu à tous aménagements susceptibles d’intégrer la sphère du personnel dans le monde de l’entreprise (aller à son cours de poney, de japonais, ou sarcler son jardin du cheminot en milieu de journée par ex.).  Nul doute que les réactions, inspirées par la confiance réciproque, seraient d’un grand intérêt ! Nous ne nous attarderons pas sur « les initiatives pour libérer le management… (ex. élargissement des D2I) » bel exemple de novlangue et de malhonnêteté… Mais derrière le « fake », d’autres signes ne trompent pas sur la nervosité certaine de « nos » directions. Ainsi, dans les quatre chantiers prioritaires pour 2018, figure EN PREMIER la nécessité d’«expliquer le sens des évolutions aux salariés et (d’) embarquer le management »…Dans quelle galère ?.. Et pour finir, dans ce document hautement édifiant, une partie, figurant au sommaire, a été retirée du document : le contenu des enquêtes Tempo dont il n’est un secret pour personne qu’il est désespérément calamiteux. (issu de perspectives syndicales de février 2018)


LE RAPPORT CGT REMIS À MATIGNON

 

Ce mardi 13 mars à 18h00, une délégation de la Fédération CGT des Cheminots, accompagnée de Philippe MARTINEZ remettra à Edouard PHILIPPE, son rapport sur l’avenir du service public ferroviaire et contre le statu quo libéral.

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme avec force et conviction que d’autres solutions sont possibles afin de maintenir et développer le service public ferroviaire. Le rapport « ENSEMBLE POUR LE FER » constitue une alternative sérieuse aux mauvaises « recommandations » du rapport Spinetta. La CGT portera donc l’ensemble de ses propositions notamment sur : le financement et la dette du ferroviaire ; son refus de l’ouverture à la concurrence ; le statut juridique de l’entreprise SNCF ; des objectifs ambitieux de développement des trafics ; la relance et la pérennisation du transport public de marchandises ; le développement du réseau capillaire et des lignes de proximité ; les conditions sociales des cheminots. La CGT réaffirmera la nécessité d’un débat public d’envergure quant à l’avenir d’une entreprise qui concourt chaque jour à l’économie du pays.

Enfin, la CGT redira toute la détermination et la lucidité dont feront preuve les cheminots si d’aventure le gouvernement et la direction SNCF devaient persister dans une réforme qui vise à en finir avec le train public.


POUR UNE INGÉNIERIE UTILE AU CHEMIN DE FER !

Pour la CGT, l’Ingénierie intégrée est une composante essentielle de la sécurité, de nos savoir-faire au service du système ferroviaire.  L’ingénierie dans son histoire intervient dans quatre grands domaines. L’ingénierie technique et de système, par l’optimisation des performances du système ferroviaire et de son coût de cycle de vie. L’ingénierie de projet qui conçoit des solutions techniques et la réalisation d’ouvrages sur mesures par exemple. L’ingénierie d’exploitation et de maintenance qui conçoit des principes d’exploitation, les règles techniques de maintenance et les missions de surveillance du réseau. La recherche et le développement avec la création de solutions, d’outils de méthodes et de produits innovants. Mais, à force de restructurations et de choix dogmatiques, la réalité est toute autre ! L’externalisation des études inquiète majoritairement les agents. Celle ci, source de souffrance, crée également du surtravail. Alors que les agents d’étude s’épanouissent dans leur travail, ils voient partir celui ci. Pire, il leur est demandé de « gérer » et d’« accompagner » cette externalisation. Les cheminots savent faire des études beaucoup moins chères que le privé. L’externalisation est donc un choix dogmatique de la direction pour sortir la production de l’Ingénierie et la confier à des entreprises dont les règles sociales sont moins favorables aux salariés.  Dans de nombreux PRI, les chefs de groupe et chefs de pôle ont essayé de freiner l’externalisation, mais aujourd’hui ils y sont contraints. Le manque d’effectif dans les groupes Programme (agents de la filière 27) a des impacts sur toute la production d’étude signalisation, les programmes sont retardés alors que les dates de mise en service ne changent pas.  Les postes de chef de groupe sont soumis à une pression importante. Peu d’agents acceptent d’accéder à ce poste. On ne compte plus les démissions ou arrêts maladies. La connaissance du système ferroviaire et l’expertise technique des agents de l’Ingénierie sont un atout considérable pour la sécurité et l’efficacité du système ferroviaire.

 Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.  (pour en savoir plus voir tract du 2 mars 2018)


LE DÉFERLEMENT ANTI-CHEMINOTS DOIT CESSER !

Depuis quelques jours, les cheminots et leurs familles subissent des attaques inacceptables. La Fédération CGT des cheminots et le Syndicat National des Journalistes CGT (SNJ-CGT) dénoncent avec force cette campagne de dénigrement sans précédent. Rarement une profession aura fait l’objet d’un tel déferlement tous azimuts. Depuis les annonces du Premier ministre concernant la casse de l’entreprise SNCF, les cheminots essuient les tirs croisés de celles et ceux qui militent pour la casse du service public ferroviaire. Les cheminots ne sont pas responsables des décisions, des errances de la direction SNCF et des gouvernements successifs qui, depuis des années, s’attachent à déboulonner l’entreprise publique. Le Statut des cheminots n’est pas un « boulet » pour la SNCF et la Nation. Il est au contraire une force. Il permet d’assurer la continuité, la pérennité et la stabilité du service public. Il est gage d’une formation professionnelle initiale et continue de haut niveau permettant d’assurer la sécurité des circulations et le fonctionnement du chemin de fer public 24h/24, 365 jours par an. Les cheminots ne sont pas responsables de la dette du système ferroviaire pas plus qu’ils ne sont responsables de l’éclatement de la SNCF décidé lors de la réforme de 2014 qui préfigurait la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Les comptes 2017 de la SNCF présentés récemment démontrent, une nouvelle fois, que les cheminots participent avec force et conviction au maintien et au développement du service public ferroviaire : le résultat net a triplé, la fréquentation est en progression sur les TGV comme sur les TER, tout comme les chiffres d’affaires de SNCF Mobilités et du groupe, pour ne citer que ces items. Ces résultats viennent percuter de plein fouet les propos du Premier ministre sur la situation à la SNCF. L’emballement anti-cheminots, savamment orchestré, vise en fait à détourner l’opinion publique et à opposer les salariés de la SNCF au reste de la population. C’est scandaleux ! Les cheminots ne se détourneront pas de l’essentiel. La réforme engagée vise, à terme, à réduire drastiquement le réseau ferroviaire, à ouvrir à la concurrence, à privatiser la SNCF et à porter un coup sérieux à leurs conditions sociales. En Europe, là où les mêmes réformes ont été introduites, le prix des transports a explosé et leur qualité s’est effondrée. En France, le bilan de la privatisation des autoroutes est sans appel : hausse continue des péages et dégradation du service rendu. De France Inter à Europe 1 en passant par TF1 ou les grands quotidiens, l’hostilité envers les mobilisations sociales est sans égal ! Le but de la CGT serait de « bloquer la France » ou d’obliger « le contribuable à payer encore davantage pour le fonctionnement de la SNCF » ; le statut de cheminot ne serait « plus justifié aujourd’hui » et il faudrait le « faire évoluer au minimum ». Le SNJ-CGT et la Fédération CGT des Cheminots appellent les journalistes à enquêter et à confronter les points de vue sur les réelles causes des dysfonctionnements de la SNCF et les effets que pourrait avoir « le nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement. Nous réaffirmons par ailleurs que si le gouvernement et la direction SNCF devaient choisir le passage en force, les cheminots répliqueraient avec lucidité et détermination.

La Fédération CGT appelle les cheminots, les usagers, leurs associations ainsi que toutes celles et ceux qui sont attachés au service public ferroviaire, à participer à la manifestation nationale unitaire le 22 mars 2018, à Paris.

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NATIONALISER LES PERTES ET PRIVATISER LES PROFITS !

Le rapport Spinetta sur
l’avenir du ferroviaire a
été remis au Premier
Ministre le 15 février
2018.

Il contient 43 propositions qui confirment la politique anti-ferroviaire du Gouvernement.
1 Réduction du mode ferroviaire
Les petites lignes devront être fermées, après une étude socio-économique histoire de laisser l’espoir à chaque élu qu’il conservera sa ligne.
Le FRET sera filialisé.
2 Hausse du coût pour la collectivité et les usagers
Les TER devront couvrir leur coût complet et pour cela il y aura une hausse de la redevance des Régions…
Après modification de la tarification des péages du TGV (qui sera partiellement indexée sur le chiffre d’affaires), les lignes qui seront toujours déficitaires devront faire l’objet de compensation de l’Etat ou des Régions (puisque la péréquation ne peut plus s’appliquer dans un système concurrentiel).
Il y aura suppression de la régulation tarifaire (c’est-à-dire du prix maximum qui peut être appliqué pour une place).
3 Casse du Groupe Public Ferroviaire
Les fonctions transverses de l’EPIC de tête seront externalisées.
Les fonctions système seront transférées à l’EPSF ou autre.
La gestion de crise sera transférée à SNCF Réseau.
La SUGE deviendra indépendante.
Bref : l’EPIC SNCF, dit « de tête », disparaît comme la CGT l’avait prédit en 2014 !
Transfert de Gares & Connexions à SNCF Réseau et à terme, transfert des gares aux Régions.
L’ARAFER définira le niveau de productivité à atteindre chaque année. Autrement dit, SNCF Réseau sera dirigé par l’ARAFER. Une infrastructure neuve financée par le public, utilisée par les entreprises privées
• L’investissement de régénération supporté par SNCF Réseau devra être accru progressivement de 500 millions par an et financé par la productivité.

L’indexation des péages devra être revue à la baisse pour favoriser le modèle économique (profits…) des nouveaux entrants.
Ces mesures seront partiellement financées par une hausse du dividende versé à SNCF Réseau par SNCF Mobilités. Les autres entreprises ferroviaires qui gagneraient des marchés ne seront pas soumises à une taxation pour financer également la régénération…
La dette ne serait que partiellement reprise.
5 Privatisation
SNCF Mobilités et SNCF Réseau seront transformés en Sociétés Anonymes,
première étape de la privatisation.
ERMEWA, GEODIS et ICF HABITAT seront vendus.
6 Casse sociale
Transfert obligatoire des cheminots en cas de perte d’appel d’offres. Pour les
contractuels, un refus vaudra démission. Pour les agents au statut, il leur sera
fait une proposition de mobilité nationale et un refus vaudra démission.
Les nouveaux embauchés seront en contrat de droit privé.
Pour les cheminots qui bénéficient actuellement du Statut, il faudra engager une
négociation sur son contenu pour s’aligner sur les concurrents : CPR, RH0077,
dictionnaire des filières, notations et frais de structure.
Mise en place d’un plan de départs volontaires pendant 2 ans.
Les « engagements » de 2014, que l’UNSA et la CFDT avaient mis en avant pour accepter la réforme ferroviaire, sont définitivement enterrés (notamment le caractère indissociable et solidaire du GPF soi-disant garanti par la loi). La CGT avait raison. Espérons que cela serve de leçon pour les « promesses » actuelles…
Le rapport confirme que la concurrence n’est pas obligatoire à partir de 2023 puisque pour la région parisienne elle s’étalera de 2023 à 2039 au motif de la complexité du réseau et du caractère sensible de sa gestion. C’est la confirmation de l’argumentation
CGT sur l’application du règlement européen OSP.
Il confirme également que la concurrence est dangereuse. Les inconvénients sont listés :
moindre coordination de l’offre, risque d’instabilité de l’offre, risque de moindre efficacité,
risque d’écrémage des trafics sur la base de la rentabilité. On ne dirait pas mieux !
Ce qui manque dans le rapport :
Le rapport enterre le « Grenelle de l’Environnement » puisqu’il n’y a plus aucun
objectif de développement du mode ferroviaire. Les petites lignes sont supprimées
« si la route offre une alternative », donc priorité à la route !
La filialisation du Fret n’apporte aucune perspective. Aucune mesure concrète de
relance n’est évoquée. On laisse donc mourir l’activité, mais cela se verra moins si
c’est une filiale.
Le rapport ne contient rien sur les questions réelles que posent les usagers :
comment faire en sorte que le train soit accessible à tous et à l’heure ? Aucune
analyse sur le fonctionnement interne de la SNCF et notamment la gestion par
activité/produit/axe. Les besoins des usagers ne sont pas la priorité du
Gouvernement.
Concernant le modèle économique, aucune étude sur le surcoût des PPP ou de la
sous-traitance. Le dogme libéral fonctionne à plein régime.
Comme elle le fait depuis plus d’un an, la CGT exige un véritable débat public autour des propositions syndicales et des attentes des usagers. Le Gouvernement semble vouloir passer en force sur sa politique de libéralisation. Pour arracher un développement du service public et la préservation de nos droits sociaux, nous allons devoir nous défendre !

La CGT appelle les cheminots à participer en masse

à la manifestation nationale du 22 mars à Paris !

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 37 Janvier/Février 2018

THÉÂTRE AU MINISTÈRE DES TRANSPORTS : LA MAUVAISE FARCE A ASSEZ DURÉ !

La ministre des Transports, ex-directrice de la stratégie à la SNCF, feint d’ignorer les véritables raisons de la situation liées aux mauvais choix opérés depuis des années, y compris lorsqu’elle était membre du Comité Exécutif de la SNCF. Les agitations médiatiques de la direction SNCF avec la complicité du gouvernement ne nous détourneront pas de l’urgence : maintenir le train public. La réforme ferroviaire a éclaté la SNCF en trois EPIC distincts, elle a rendu plus complexe les relations entre les différents services de l’entreprise séparés dans 3 entités et n’a pas réunifié le gestionnaire de l’infrastructure (ex RFF) et le transporteur (la SNCF). En définitif, elle a accentué les difficultés qui existaient déjà au préalable. En outre, elle n’a pas réglé la question du financement et de la dette. Pourtant, en juin 2014, lorsque les cheminots ont cessé le travail afin d’imposer une autre réforme, ils étaient qualifiés d’irresponsables par le gouvernement d’alors. Les investissements de ces dernières décennies, notamment dans les LGV au détriment du réseau classique, ont été imposés par l’Etat à la SNCF. Il est inconcevable de vouloir faire supporter cette dette aux usagers et aux cheminots. Il convient cependant de ne pas opposer le réseau à grande vitesse au réseau classique, ils doivent être complémentaires. Le poids de la dette est prétexte à la fermeture de gares, de lignes, de guichets, à la suppression massive d’emploi cheminot (+ de 2000 prévus ). En attendant, elle génère chaque année 1,7 milliards d’euros d’intérêts qui part directement dans la poche des banquiers. Les conclusions de la mission confiée à l’ex-PDG d’Air France seront sans surprise. Elles auront vocation à justifier une nouvelle réforme en stigmatisant au passage les cheminots, leur statut. C’est pourtant ce statut qui, malgré des contraintes fortes acceptées par les cheminots, garantit la continuité du service public, un haut niveau de formation et de technicité, une approche de la sécurité des circulations placée au-dessus de tout le reste. La CGT n’acceptera pas que les cheminotes et les cheminots soient les boucs émissaires de ceux qui ont décidé d’en finir avec la SNCF. (pour en savoir plus voir tract du 08/01)


Alors que le rapport Spinetta a été remis au Premier Ministre et que celui-ci a reçu les représentants des collectivités, des usagers, et les Présidents des EPIC SNCF, Edouard Philippe n’a pas daigné recevoir les organisations syndicales. C’est un signe de mépris évident pour les cheminots. C’est donc la Ministre des Transports qui a reçu la délégation CGT le 19 février 2018. La Ministre a tenté de déminer le sujet des petites lignes sur lequel le Gouvernement est attaqué de toutes parts. Elle affirme que la proposition du rapport qui prévoit de ne plus financer les Contrats de Plan Etat Région (CPER) ne sera pas retenue. Pour autant, lorsque la CGT l’interroge sur les moyens qu’elle va attribuer à leur régénération, elle affirme que les subventions publiques seront concentrées uniquement sur les travaux des nœuds ferroviaires des métropoles. Les petites lignes sont donc bien toujours menacées de fermeture ou de chantage aux collectivités pour leur reprise. La délégation CGT a voulu débuter son intervention sur les manques du rapport Spinetta : à aucun moment il n’est fait référence à des mesures concrètes pour répondre aux attentes des usagers sur une meilleure accessibilité au train et sur une meilleure qualité ou régularité du service public. Sur l’ouverture à la concurrence, la CGT a prouvé qu’il s’agit uniquement d’un choix politique du Gouvernement et qu’il pourrait tout aussi bien décider de ne pas la mettre en œuvre, ce qui est confirmé implicitement par le rapport Spinetta qui propose de la repousser jusqu’à 2039 pour certaines lignes de région parisienne. Au final, il n’y a eu aucune nouvelle information et le Gouvernement confirme sa politique anti-ferroviaire. Le Premier Ministre fera des annonces lundi 26 février 2018 concernant le futur projet de loi. La CGT appelle les cheminot-e-s à se mobiliser massivement le 22 mars 2018 lors de la manifestation nationale. A cette occasion, les cahiers revendicatifs locaux des syndicats seront déposés pour exiger une politique d’amélioration du service public, ainsi que la pétition « touches pas à mes droits ! ». La CGT appelle également les cheminot-e-s à se préparer à se défendre si le Gouvernement choisissait le passage en force.


Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions

Communiqué des Administrateurs CGT des conseils de surveillance et d’administration de la SNCF

SNCF : DYSFONCTIONNEMENTS, INCIDENTS… QUI PEUT ENCORE ÊTRE SURPRIS ?

Le mois de décembre 2017 a été à nouveau marqué par plusieurs incidents impactant fortement la circulation des trains de Paris Montparnasse et Paris St Lazare. Tous les jours, pourtant, les cheminot-e-s, quel que soit leur collège et fonction, font leur maximum, dans des conditions bien souvent dégradées, pour assurer la production qui, au fil des ans et des politiques menées, s’est éloignée du niveau de qualité et de ponctualité qui faisait la réputation de la SNCF. Depuis 2002 et la mise en oeuvre du plan de productivité « STARTER », tous les budgets de la SNCF se sont ressemblés : contraction de la masse salariale, augmentation de la productivité, développement de la sous traitance, … La mise en oeuvre de la réforme du système ferroviaire de 2014 n’a rien changé dans le scénario qui continue à s’appliquer malgré les difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les cheminot-e-s et les usagers. Le budget 2018 en est malheureusement la preuve concrète ! Alors que la direction de SNCF Réseau prévoyait d’augmenter les effectifs de 131 unités, les ministères et l’APE ont exigé de la direction, pour respecter les sacro-saints ratios et indicateurs financiers, qu’elle revoit sa copie. Résultat : le niveau des effectifs sera, au mieux équivalent à 2017, alors que le volume de travaux est en constante augmentation. Pour le budget de l’EPIC de tête, les suppressions d’emploi s’alourdissent de 30 soit un total de 252 sur un effectif global de 8685. Quant à SNCF Mobilités, après 2065 suppressions en 2017, ce ne sont pas moins de 2056 qui sont inscrites au budget. Dans ces conditions, comment la ministre Elisabeth BORNE peut-elle s’étonner du niveau d’incidents et de leurs conséquences sur les conditions de transports des usagers, sauf à penser que les représentants des ministères et de l’APE agissent depuis des années en toute autonomie ! Si l’on veut retrouver un système ferroviaire sûr, ponctuel et fiable, l’Etat doit pleinement jouer son rôle ! En premier lieu, il doit solutionner le problème de la dette liée au financement des infrastructures qui pèse lourdement sur la SNCF. En second lieu, il doit fixer une feuille de route ambitieuse et claire à la direction, au travers de nouveaux moyens et de nouvelles orientations afin de construire, de manière durable, le service public ferroviaire du XXIème siècle dont notre pays a besoin ! (pour en savoir plus voir tract du 04/01)


PLAN D’URGENCE AU SI

Les réorganisations à venir risque, d’avoir un impact considérable sur notre système d’informations (SI) et ses métiers. Comme chacun le sait, le SI doit sans cesse se transformer pour accompagner ces changements. Le travail de sape commencé lors de la réforme de 2014 risque donc de se poursuivre cette année encore. En fin d’année certains managers ont déjà fait écho à leurs équipes du projet de suppression de la DSI Voyageurs. Celui-ci devrait passer devant les Instances Représentatives du Personnel au premier trimestre. Ce projet vise à l’éclatement de la DSI par activité. Chaque direction déléguée qui compose l’actuelle DSI Voyageurs deviendrait une DSI indépendante rattachée à sa direction métier.  La possibilité de filialiser certains services, comme la distribution, a même été évoquée, avec le rapprochement d’autres filiales comme VSCT et Avancial. Interpellée par les élus CGT, la direction semble malgré tout faire marche arrière sur ce dernier point. L’éclatement du SI Voyageurs permettrait d’accompagner l’éclatement de l’entreprise en préparant l’ouverture à la concurrence et le transfert d’activités.  La CGT revendique une entreprise unique et intégrée ce qui passe par un SI unique et intégré. Cette réorganisation ne serait pas sans conséquence sur les fonctions transverses de la DSI comme les services RH, comptabilité et achats, où des suppressions de postes sont annoncées et les agents invités à se trouver un nouveau poste. En 2017, le volume d’emploi a encore baissé. Cependant la charge de travail reste la même. Les dysfonctionnements des centres de services, les incidents à répétition et les incessantes réorganisations ont même tendance à augmenter cette charge. 2017 aura vu une énième réorganisation des DSI de l’EPIC SNCF, réuni sous l’égide « d’ESNCF », ainsi que la présentation de la « Roadmap Technologique » ou le projet d’externalisation du Système d’informations du GPF.  Parmi les mesures phares de ce projet figure la fermeture de nos centres d’exploitation informatique et donc l’externalisation de notre infrastructure informatique. Les données de l’entreprise et des cheminots jusqu’ici hébergées en interne dans nos DATA CENTER pourraient se retrouver hébergées par une entreprise privée, voire même en ligne ! Ce qui pose en plus de la question de l’emploi, la problématique de la sécurité de nos données. maintenant une partie de son infrastructure. (pour en savoir plus voir tract du 18 janvier 2018)


IMPENSABLE

Le 30 novembre 2017, un agent travaillant dans les postes d’aiguillages du bassin Thouarsais a tenté de mettre fin à ses jours en gare de Luché, en s’intoxiquant à l’aide de bouteilles de gaz. Une explosion accidentelle l’a empêché d’aller au bout de cet acte désespéré, lui causant toutefois de graves brûlures aux mains et au visage. Loin de mesurer ou de prendre en considération la détresse de cet agent, la direction a rapidement envisagé de porter plainte pour destruction de matériel !  Face à la pression des militants CGT et à l’incompréhension qu’une telle décision aurait suscitée chez les cheminots, elle s’est ensuite ravisée. Les conséquences induites par la récente restructuration des postes du bassin Thouarsais, source du malaise psychologique de l’agent, dont les états de service sont excellents, ne peuvent être ignorées.  La direction a refusé l’expertise contradictoire demandée par les mandatés du CHSCT ! Craignait-elle de voir sa responsabilité explicitement engagée ? Cet évènement grave intervient dans un contexte de répression lourde et arbitraire au sein de l’Établissement Infra-Circulation des Pays de la Loire. La politique managériale du soi-disant « juste et équitable » s’est traduite en quelques mois par de nombreuses journées de mise à pied, une mutation disciplinaire et un licenciement à l’encontre d’agents pourtant tous reconnus pour leur professionnalisme ! En revanche, l’ensemble des propositions pragmatiques de la CGT, visant à améliorer la formation continue et le management de la sécurité, ont été balayées d’un revers de main, par une direction enfermée dans ses certitudes comme dans ses contradictions. En ce sens, non satisfaite de ne pouvoir porter plainte contre l’agent, elle a décidé d’engager une procédure disciplinaire interne ! La CGT considère cette décision inacceptable ! Si elle devait être maintenue, elle favoriserait de toute évidence un accroissement des risques psychosociaux.  Le 9 février, la CGT cheminots des Pays de la Loire assistera donc cet agent lors de son entretien disciplinaire et s’emploiera à faire valoir la Raison face à l’arbitraire, l’impensable, l’inacceptable. La Fédération des Cheminots réaffirme qu’elle ne lâchera rien face à une direction qui semble avoir perdu la tête.


Communiqué de presse

Mise en place des Comités Sociaux et Economiques à la SNCF Négociations suspendues !

Après une première table ronde avec la direction de l’entreprise en décembre 2017 qui avait pour objectif une lecture commune du contenu des ordonnances MACRON, les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT se sont réunies afin d’analyser la mise en place des CSE au sein de la SNCF. Un projet d’accord unitaire a été élaboré et remis à la direction de l’entreprise le 17 janvier 2018. Il tient compte de la réalité de la production du GPF et des impératifs du service public. Proposition qui vise notamment à maintenir des représentants du personnel en proximité, respectant le droit statutaire et la prise en charge des revendications individuelles et collectives, afin d’assurer une bonne représentativité des cheminots sur les lieux de travail. Le 30 janvier 2018, la direction de la SNCF a fait parvenir son projet de texte à l’ensemble des organisations syndicales représentatives. Texte qui ne reprenait aucune des propositions émises par les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT, certains passages étant même en deçà du contenu des ordonnances gouvernementales, une véritable provocation. Lors de la table ronde du 02 février 2018, les organisations syndicales unanimement, ont considéré les propositions de la direction comme étant un réel affront au dialogue social dans une entreprise publique de 150 000 cheminots, avec plus de 500 métiers, implantée sur l’ensemble du territoire et où les sujets de sécurité des circulations, du personnel et des usagers sont importants et doivent demeurer la priorité. Face à cette situation, les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont demandé à la direction d’ouvrir de véritables négociations permettant de prendre en compte leurs propositions sur la base de leur projet unitaire. Confrontées au refus de la direction, les organisations syndicales ont décidé d’ajourner la table ronde de négociations. Elles restent disponibles pour entamer une véritable négociation sérieuse et sincère permettant d’aboutir à un accord favorisant un dialogue social de qualité et en proximité.


NATIONALISER LES PERTES  ET PRIVATISER LES PROFITS !

Le rapport Spinetta sur l’avenir du ferroviaire a été remis au Premier Ministre le 15 février 2018. Il contient 43 propositions qui confirment la politique anti-ferroviaire du Gouvernement. Les petites lignes devront être fermées, après une étude socioéconomique histoire de laisser l’espoir à chaque élu qu’il conservera sa ligne.  Le FRET sera filialisé. Les TER devront couvrir leur coût complet et pour cela il y aura une hausse de la redevance des Régions… Après modification de la tarification des péages du TGV qui sera partiellement indexée sur le chiffre d’affaires, les lignes qui seront toujours déficitaires devront faire l’objet de compensation de l’Etat ou des Régions puisque la péréquation ne peut plus s’appliquer dans un système concurrentiel. Il y aura suppression de la régulation tarifaire, c’est-à-dire du prix maximum qui peut être appliqué pour une place. Les fonctions transverses de l’EPIC de tête seront externalisées. Les fonctions système seront transférées à l’EPSF ou autre.  La gestion de crise sera transférée à SNCF Réseau. La SUGE deviendra indépendante. Bref : l’EPIC SNCF, dit « de tête », disparaît comme la CGT l’avait prédit en 2014 ! L’ARAFER définira le niveau de productivité à atteindre chaque année. Autrement dit, SNCF Réseau sera dirigé par l’ARAFER. L’investissement de régénération supporté par SNCF Réseau devra être accru progressivement de 500 millions par an et financé par la productivité. L’indexation des péages devra être revue à la baisse pour favoriser le modèle économique des nouveaux entrants. Ces mesures seront partiellement financées par une hausse du dividende versé à SNCF Réseau par SNCF Mobilités. Les autres entreprises ferroviaires qui gagneraient des marchés ne seront pas soumises à une taxation pour financer également la régénération… La dette ne serait que partiellement reprise. SNCF Mobilités et SNCF Réseau seront transformés en Sociétés Anonymes, première étape de la privatisation. ERMEWA, GEODIS et ICF HABITAT seront vendus. Les nouveaux embauchés seront en contrat de droit privé. Pour les cheminots qui bénéficient actuellement du Statut, il faudra engager une négociation sur son contenu pour s’aligner sur les concurrents : CPR, RH0077, dictionnaire des filières, notations et frais de structure. Mise en place d’un plan de départs volontaires pendant 2 ans. Les « engagements » de 2014, que l’UNSA et la CFDT avaient mis en avant pour accepter la réforme ferroviaire, sont définitivement enterrés (notamment le caractère indissociable et solidaire du GPF soi-disant garanti par la loi). La CGT avait raison. Espérons que cela serve de leçon pour les « promesses » actuelles… Le rapport confirme que la concurrence n’est pas obligatoire à partir de 2023 puisque pour la région parisienne elle s’étalera de 2023 à 2039 au motif de la complexité du réseau et du caractère sensible de sa gestion. Les petites lignes sont supprimées « si la route offre une alternative », donc priorité à la route !  Aucune analyse sur le fonctionnement interne de la SNCF et notamment la gestion par activité/produit/axe. Les besoins des usagers ne sont pas la priorité du Gouvernement. (pour en savoir plus voir tract du 20 février 2018)

Nous contacter

Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux

14, rue Campra

93210 La Plaine St Denis

Tél. SNCF 38 64 14 / externe : 09 51 82 53 98

Notre adresse mail

cgtchem.centraux@laposte.net

Notre site internet :  http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 36 Décembre 2017/ Janvier 2018

NON AUX PLANS SOCIAUX À LA SNCF !

Dans un courrier daté du 26 octobre 2017 adressé aux représentants du personnel, le RH du Technicentre industriel Charente-Périgord annonce qu’il a fait appel à la DIRECCTE (inspection du travail) afin de pouvoir licencier les cheminots contractuels qui refuseraient une modification de leur contrat de travail liée à un reclassement. Face à cette situation, la Fédération CGT des Cheminots a déposé une DCI nationale sur les points suivants : la politique de l’emploi au sein du GPF et particulièrement la création d’emplois au Statut ; le rythme effréné des réorganisations ; les attaques contre les droits des cheminots ; la préfiguration de l’application des ordonnances gouvernementales à la SNCF. La direction considère que cela n’a rien d’un plan social ou de licenciement. La CGT réaffirme que cela à tous les contours d’un plan social qui ne dit pas son nom. En conséquence, la Fédération CGT prendrait ses responsabilités en appelant les cheminots à agir si, d’aventure, la direction s’embourbait dans ce type de pratique.  Depuis plusieurs années, la direction SNCF se positionne comme véritable inspiratrice des choix gouvernementaux afin de déboulonner consciencieusement l’entreprise publique. Face à une direction SNCF décomplexée, la Fédération CGT est convaincue que seul le rassemblement majoritaire des cheminots dans le cadre d’une action de haut niveau sera de nature à inverser durablement la stratégie patronale. Nous n’accepterons aucun plan social à la SNCF pas plus que nous n’accepterons la casse de nos métiers, de nos Instances Représentatives du Personnel, de nos droits et la casse de l’entreprise publique SNCF ! (Pour en savoir plus voir tract du 23 novembre 2017)

Meilleurs vœux pour cette année 2018, santé et bonheur à vous et vos proches.

 

Victoires pour nos luttes en cours et à venir.

Très fraternellement,

 

Le Secrétariat de Secteur.

 

Vive la CGT.


Nous aussi on t’aime ou  p’tet pas finallement

SANTÉ ET SÉCURITÉ : RESPONSABILITÉ PÉNALE DU CHEMINOT ENGAGÉE ?

Vous n’êtes pas sans savoir que la SNCF, devant les tragiques Accidents du Travail graves et mortels enregistrés depuis le début de l’année 2017, a mis en place les règles qui sauvent. Au-delà, du fait que ces règles qui sauvent sont issues des grandes théories patronales, elles n’ont pour but que de tenter de déresponsabiliser pénalement nos dirigeants. L’entreprise tente de s’affranchir de ses obligations d’employeur en matière de Santé et Sécurité au Travail et qui plus est, totalement décomplexée, voudrait mettre en responsabilité juridique les victimes d’accident du travail. Dans ses rapports d’enquête, suite à AT graves ou mortels, l’entreprise utilise la méthode FOH consistant à investiguer uniquement sur les Facteurs Organisationnels et Humains. Force est de constater que les conclusions de ces enquêtes mettent presque toujours en exergue la faute ou l’erreur humaine. En ce sens, c’est la double peine pour la victime qui est appliquée. Pendant ce temps-là, l’entreprise, inscrite dans sa politique du risque calculé, continue inexorablement à prioriser ses gains de productivité au détriment de la santé et la sécurité des salariés de l’entreprise, mais également ceux mis à sa disposition. Soucieuse de soigner son image de marque, l’entreprise a déjà entamé une présentation dans les CHSCT des « règles qui sauvent ». Pour aller plus loin dans sa tentative de déresponsabilisation pénale, l’entreprise tente de faire signer aux cheminots une charte qui ne porte pas son nom : (Extrait) Respectons les règles qui sauvent. Pour ma santé et ma sécurité, je m’engage à respecter les règles qui sauvent.  En signant cette « charte », le signataire pourrait se voir attribuer des responsabilités pénales face à l’Accident du Travail dont il serait victime, mais aussi dans le cas où il serait impliqué sans être victime. C’est inacceptable ! Les cheminots doivent refuser de signer cette charte. C’est bel et bien l’employeur qui a des obligations légales en matière de Santé et Sécurité au Travail*. Il lui appartient donc de respecter les textes en vigueur, dont le code du travail, et de les mettre concrètement en oeuvre. (* Art. L 4121-1 et suivants du code du travail) 


 AUDITION SAVARY du 04 DÉCEMBRE 2017

Lors de cette audition, la CGT a eu l’occasion de souligner l’impasse que suppose le système de financement actuel de la SUGE, à savoir la contractualisation. Les différents EPIC du GPF soumis aux exigences de productivité à outrance réduisent leurs commandes sûreté, au profit notamment de services de sécurité privée. Gares et Connexions, en pointe en la matière, a réduit de manière significative sa « commande ». La présence SUGE n’est plus assurée de manière satisfaisante dans les grandes Gares et les agents de sécurité fleurissent notamment dans les dispositifs d’accueil-embarquement. De nouvelles dispositions législatives sont venues renforcer les prérogatives des agents SUGE, et notamment la loi du 22 mars 2016 sur la sécurité et la lutte contre la fraude dans les transports mais personne ne veut payer ! Pour autant, les agents de sécurité n’ont pas les mêmes pouvoirs et attributions, et surtout, ils n’ont pas le même niveau de formation et de professionnalisme que l’agent SUGE. La « régionalisation de la SUGE » avec la contractualisation de prestations sûreté avec certaines régions comme PACA, Hauts de France ou Auvergne-Rhône-Alpes menacent le caractère national du service. G. SAVARY, grand fossoyeur du Ferroviaire, annonce avoir demandé à la ministre de sortir la sûreté des appels d’offres des conventions TER  dans l’optique de ne pas compliquer la « transférabilité » vers la concurrence… Pour la CGT, il est urgent de revoir le mode de financement de la SUGE, car la sûreté n’est pas une « marchandise ». Les effectifs doivent être positionnés là où le besoin est identifié et pas là où la prestation est payée ! Si les échanges ont pu démontrer une certaine compréhension du sujet, la piste esquissée par G. SAVARY est pour le moins déconcertante : transférer la SUGE à SNCF RESEAU, en vidant d’un coup l’EPIC SNCF d’un tiers de ses effectifs ! (pour en savoir plus voir tract du 05/12/17)


GRÈVE CHEZ COLAS RAIL

La CGT a décidé de ne pas laisser faire ce carnage et appelle à la mobilisation afin d’exiger d’une part l’amélioration des conditions de négociation du nouvel accord d’entreprise par un accord de méthodologie encadrant celle-ci et qu’il y ait enfin une réelle prise en compte des aspirations des salariés. Nous réaffirmons notre volonté d’un véritable accord d’entreprise qui concilie vie personnelle /professionnelle. Concernant notre rémunération nous exigeons : le maintien de notre 13ème mois, le paiement des heures de nuit à 50% comme dans tout le groupe, la rémunération des dimanches et des samedis en heures majorées, la prime des 30% des congés payés ainsi que les jours d’ancienneté. Nous exigeons en outre l’ouverture de négociations concernant la revalorisation de nos salaires. Par rapport à la CCN de la Branche du Ferroviaire nous exigeons a minima : le respect des dispositions de la CCN, le début et la fin des pauses sur les lieux de rattachement, le respect du droit à la déconnexion, le respect des temps de travail définis par la CCN, le respect des temps de repos à domicile et en RHR, ainsi que les prises de service comme définies sur la CCN, le refus de la disponibilité à domicile. La Direction porte la lourde responsabilité de la dégradation du dialogue social dans l’entreprise puisqu’elle ne prend pas en compte nos propositions. En conséquence, la CGT avise ce jour qu’une grève des agents sera déclenchée à partir du dimanche 10 décembre 00h00 et ce reconductible par période de 24 heures.


Tout dépend de la taille de l’os…

QUAND LE BUSINESS DÉRAILLE !

Les problématiques sur les installations, la dégradation des infrastructures en général, s’amplifient sur le territoire national à l’instar de ce qui s’est passé au poste de circulation de Vanves au mois de juillet 2017. La CGT des cheminots et ses représentants locaux dénoncent et font régulièrement remonter les informations de terrain dans les Instances de Représentation du Personnel internes, sans qu’il n’y ait de réaction de la part de la direction. Nous le constatons, les organisations du travail craquent, les cheminots aussi (nous déplorons 9 suicides et 1 tentative de suicide depuis le mois d’août dernier). Le gouvernement fait le choix d’un désengagement financier et stratégique qui dégrade le service public ferroviaire. La Fédération CGT des cheminots estime que cette situation démontre à quel point il est urgent que les pouvoirs publics reprennent la main sur la SNCF qui est une entreprise publique. Nous dénonçons depuis de nombreuses années une gestion « par activité », voire par axe, qui n’a eu comme effet que de désorganiser la production ferroviaire, ne permettant pas de travailler ensemble dans une logique de production globale. Les choix de gestion de la direction de l’entreprise d’externaliser des charges de travail à des entreprises privées, de faire appel de plus en plus à la sous-traitance, ne permettent plus à l’entreprise de maîtriser l’ensemble de la chaîne de production. La seule réponse apportée pour l’heure est la tenue des Assises de la Mobilité, dans lesquelles le sujet des trains est exclu, le rapport confié à Jean-Cyril SPINETTA qui doit statuer sur les questions ferroviaires ainsi que le Conseil d’Orientation des infrastructures présidé par M. Philippe DURON. Cette stratégie n’a pour seul objectif que de créer l’illusion d’un débat national sur l’avenir du ferroviaire alors que le futur projet de loi gouvernemental dit « d’orientation des mobilités » dans lequel sera fait état des modalités d’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire est certainement déjà écrit. (Pour en savoir plus voir tract du 4/12/17)


FIN DES DP, CHSCT ET CE À LA SNCF

Malgré un discours rassurant en septembre 2017 envers les cheminots sur la non-application des ordonnances dites « Macron » à la SNCF, le Directeur des Ressources Humaines de la SNCF a convoqué, le 19 décembre 2017, l’ensemble des Organisations Syndicales représentatives pour une lecture partagée de l’ordonnance n°2 (2017-1386) relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise.

Le premier constat est sans appel : les ordonnances, par leur champ d’application, sont transposées à la SNCF, c’est la disparition des Comités d’Entreprise tels que nous les connaissons aujourd’hui. Le deuxième constat : à l’heure où la SNCF est confrontée à de tragiques accidents ferroviaires, où nous subissons un nombre de suicides inacceptables, où les accidents de travail et de trajets sont quotidiens, les CHSCT sont supprimés. Troisième constat : les cheminots sont confrontés quotidiennement à de multiples restructurations telles que les fusions d’établissements, le découpage de la production, les suppressions d’emplois, la dégradation des conditions de travail, la mise en place du forfait-jours…, la direction met fin aux DP. La création des Comités Sociaux et Economiques (CSE) n’est pas une fusion des 3 instances représentatives existantes, mais bien la casse des DP, CHSCT, CE et des moyens temps et humains au détriment de la création d’une seule instance n’ayant pas les mêmes prérogatives, où ses attributions, son rôle et sa composition sont différentes. C’est bien un véritable recul historique, avec une volonté du gouvernement de construire un autre modèle social. La CGT a raison de combattre ce recul social en revendiquant un véritable code du travail du 21ème siècle plus protecteur pour les cheminots subissant la violence du monde du travail. Pour exemple, il est précisé dans l’ordonnance n°2 qu’à défaut d’accord, l’employeur pourra définir unilatéralement le périmètre des futurs CSE. Cette disposition inverse une nouvelle fois le sens des négociations et confie aux Organisations Syndicale une responsabilité particulière lors des négociations. La direction a annoncé, lors de cette première réunion, son choix d’ouvrir de réelles négociations sur l’ensemble des sujets.

La CGT abordera ces négociations en étant force de propositions pour sauvegarder une représentation de proximité répondant à la particularité du GPF, en maintenant le droit statutaire et le droit syndical pour porter les revendications collectives et individuelles du personnel au quotidien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 35 Novembre 2017

LA CONDUITE D’UN AUTRE CHANGEMENT !

Aujourd’hui, les projets de réduction de personnel touchent les contrôleurs, les conducteurs de trains, la filialisation du Fret SNCF avec ses 6083 cheminots, la fermeture de postes d’aiguillage du réseau secondaire, le recours à des prestataires privés tant à l’équipement qu’au matériel, l’avenir incertain de plus de 2800 cheminots de la SUGE au sein du GPF,… Aussi, cette politique anachronique, si nous laissons faire, pourrait avoir raison des métiers des Services Communs présents dans l’ensemble du GPF. D’ores et déjà, l’orientation de transformer l’EPIC SNCF en une cellule de pilotage met en danger l’emploi dans tous collèges et les fondamentaux métiers qui vont avec. Chaque jour, les cheminots des Services Communs constatent les conséquences des choix de l’Entreprise et notamment la détérioration de leurs métiers et de leurs conditions de travail. La transformation digitale, imposée à la hâte, se traduit par une déferlante de nouveaux outils. L’absence de réelle formation et l’insuffisance de temps nécessaire pour s’y adapter, désorganisent et compliquent le travail de chacun. L’encadrement, également, se retrouve dans des situations de plus en plus complexes, sans véritable droit à la déconnexion. Ces derniers mois, la mobilisation des cheminots des Services Communs ne cesse de s’élever. Les cheminots de tous collèges se rassemblent. Ils n’acceptent plus d’absorber toujours plus de tâches, de missions. La CGT dénonce une extrême polyvalence et un rythme de travail qui épuisent physiquement et moralement les cheminots et exige la reconnaissance des compétences ainsi qu’une véritable politique de recrutement, se traduisant par des embauches au cadre permanent. et de la charge de travail. (pour en savoir plus voir tract du 14/11/17)


COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU 26 OCTOBRE 2017

La CMPN (Commission Mixte Paritaire Nationale) s’est tenue le 26 Octobre 2017. Il s’agit de la 2ème réunion de négociation dans le cadre du volet de la classification des métiers et de la rémunération de la CCN (Convention Collective Nationale). A l’ordre du jour, figuraient la présentation par l’UTP (Union des Transports Publics), patronat de la branche ferroviaire, deux méthodes de classifications, le dictionnaire des filières (RH 0263) pour les cheminots au statut au sein du GPF (Groupe Public Ferroviaire) et l’accord Fret de 2010. La définition des métiers selon les activités ou les « produits » est inacceptable car elle pèse sur la transversalité nécessaire des métiers dans un système ferroviaire cohérent et homogène, intégrant les fonctions supports. Pour la CGT, seul un système normatif fixant clairement le contenu des métiers est de nature à éviter le dumping social dans la branche. (pour en savoir plus voir compte rendu du 10/11/2017)


L’enterrement du système de retraite

MORTS SUR ORDONNANCES

Ces dernières semaines, tous les indicateurs sont passés au rouge écarlate ! Les suicides ou tentatives de suicide se sont multipliés (8 en deux mois !). Si les causes de ces drames sont parfois multiples, comment ne pas s’interroger sur le lien avec le quotidien des cheminots sur leur lieu de travail ? Déjà en avril dernier, un courrier unitaire avait été adressé à M. AMBROSINI (DRH du Groupe Public Ferroviaire) l’alertant de la situation, suivi d’une DCI en juin dernier. Quelles réponses a apporté la Direction ? Aucune ! Elle a refusé la Table Ronde pour ne pas reconnaître qu’il y avait un problème. Et elle s’est contentée d’annoncer la création d’une commission du CNHSCT sur les risques psycho-sociaux. Comme si ergoter sans fin sur les « causes multiples » ou les « situations personnelles complexes » des cheminots pouvait améliorer la situation. La CGT regrette que les trois autres organisations syndicales aient validé cette mascarade. Six mois plus tard, nous sommes revenus à la case départ et le bilan s’alourdit ! La vérité, c’est que la Direction organise partout un véritable plan social. Comme à France Télécom, elle compte sur la peur de voir son poste supprimé pour imposer aux cheminots un ensemble de régressions sociales. Et si cela ne suffit pas, elle réprime férocement. La CGT exige l’ouverture de véritables négociations par l’organisation de la Table Ronde demandée en avril et des mesures concrètes dans le quotidien des cheminots, ou encore de se doter d’indicateurs pour mesurer l’ampleur de la catastrophe. Les conditions de travail se détériorent et la sécurité se délite. Des accidents graves surviennent et des cheminots sont gravement blessés ou tués. C’est pourquoi, la CGT exige un véritable plan d’urgence : l’arrêt des restructurations en cours ; un retour d’expérience partagé sur les EIM et l’arrêt du détachement des cheminots dans ces structures et leur maintien dans leur établissement d’origine le temps que leur reclassement soit assuré ; le renforcement des prérogatives des CHSCT sur les cas de souffrance au travail et le retour à des périmètres géographiques de proximité pour ces instances de manière à ce que les cheminots en détresse puissent interpeller leurs représentants; un retour d’expérience partagé sur le rôle et le fonctionnement de l’éthique ; l’arrêt des sanctions disciplinaires comme outil de management, notamment les révocations et l’abrogation des modifications du fonctionnement des conseils de discipline, décidées unilatéralement par la Direction. Une DCI va être déposée par la CGT sur ces sujets.


LA DIRECTION SNCF NUIT GRAVEMENT AUX RETRAITE(E)S !

0,8 % seulement d’augmentation des pensions au 1er octobre ! C’est la proposition indécente du gouvernement aux retraités du Régime Spécial après 54 mois de gel des pensions. Il ne s’agit pas d’ailleurs d’un coup de pouce, mais de l’application de la règle de l’indexation des pensions sur l’inflation calculée sur les 12 derniers mois. La CGT conteste l’indexation sur les prix plutôt que sur l’évolution moyenne des salaires qui conduit à un décrochage de l’évolution moyenne des pensions par rapport à celle des salaires moyens (qui progressent en fonction des augmentations générales de salaire et de l’évolution des qualifications). Par ailleurs, l’indice INSEE, basé sur la consommation de l’ensemble de la population, ne correspond pas à la consommation réelle des retraités et ne tient pas compte de leurs dépenses contraintes (CSG, CRDS, CASA, suppression de la demi-part fiscale, fiscalisation de la majoration enfants, création des forfaits et franchises médicales…). Avec l’augmentation de la CSG, le président de « ceux qui ont réussi leur vie », perpétue la sinistre tradition de mise en opposition des catégories sociales de notre pays en épargnant généreusement les entreprises. Il s’agit d’une nouvelle étape de fiscalisation de la protection sociale pour satisfaire le patronat car la cotisation sociale, donc le salaire socialisé, est la seule part de richesses créées qui va directement du cotisant vers la réponse aux besoins de la collectivité des travailleurs sans passer par la poche des actionnaires. Après avoir gelé les salaires pour la 3ème année consécutive, tout en accordant des rémunérations dépassant les 50 000€ mensuels à certains dirigeants avant de les reclasser dans les ministères, la direction SNCF s’attaque aujourd’hui aux retraités en leur refusant le droit de vivre dignement leur retraite. A travers son vote contre délibération proposée par la CGT et votée par l’ensemble des Organisations Syndicales, le patronat à la tête de l’entreprise s’oppose à la demande d’audience des représentants des cheminots au Ministère au sujet de l’indispensable revalorisation des pensions. La CGT poursuivra la lutte pour de véritables augmentations des salaires et des pensions.


LE F.A.S.S. APPARTIENT AUX CHEMINOTS !

Le Fonds d’Action Sanitaire Sociale est financé par 1,1% du salaire socialisé des cheminots, en contrepartie de leur force de travail. Il est donc leur propriété, dont la Direction est chargée de la gestion. Le FASS doit servir tous les cheminots (actifs, retraités, ayants droit, contractuels) et les aider dans chaque moment difficile tout au long de leur vie. La Commission du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (COFASS), créée en 1986 par accord d’entreprise, donne un droit de regard aux cheminots au travers leurs organisations syndicales sur l’utilisation du FASS. Censé répondre aux besoins d’accompagnement sociaux de tous les cheminots actifs, pensionnés et ouvrants droits, pour les aider à passer les moments difficiles de la vie sous forme de prestation (accompagnement, financiers et logement), il devient aujourd’hui l’outil de caution sociale aux restructurations continuelles de l’entreprise. En noyant le financement du FASS dans celui du GPF, la direction nous vole cette partie de notre salaire socialisé pour l’utiliser à ses besoins d’auto-financement imposés par la loi portant réforme ferroviaire de 2014. Par un tour de passe-passe, le budget du FASS se retrouve entre les mains de la direction et de Bercy, et ainsi exposé à toutes coupes budgétaires. Pour la CGT, le FASS appartient aux cheminots et il doit correspondre à leurs besoins afin de passer les moments difficiles et non pas à accompagner la politique de casse l’entreprise publique ! (pour en savoir plus voir tract du 17/11/2017)


Changement de logiciel…

FRET : LA FILIALISATION ?

Dix ans après le constat est édifiant : un appareil de production fortement amoindri par la fermeture de triages et de gares, des effectifs divisés par 2 entre 2009 et 2016, l’abandon du wagon isolé en 2010 et une dette qui ne cesse de croître. De plus, la direction a privilégié dans le cadre de l’ouverture à la concurrence le développement des filiales de logistique, de messagerie et de transport routier avec Geodis sans oublier sa filiale ferroviaire VFLI. Sans retenir les leçons du passé et sans qu’aucun retour d’expérience n’ait été réalisé, la direction veut poursuivre sa stratégie de casse comme elle l’a laissé entendre lors du séminaire de Rotterdam. Afin de clarifier sur la déclinaison du plan stratégique annoncé, sur la fermeture du triage de Nîmes et sur l’avenir de Fret SNCF, la CGT a fait une demande d’audience auprès de la direction de Fret SNCF. Nous avons été reçus le 23 octobre. Concernant les 3000 suppressions d’emplois envisagées, le directeur de Fret dément ! Le nouveau plan stratégique est en préparation pour une mise en application courant 2018, pour une durée de 10 ans en insistant sur la nécessité d’une recapitalisation. Pour la réaliser, il nous a annoncé qu’il y aura des contreparties sans donner plus de précisions. Il ne faut pas être un expert pour comprendre que par ce message subliminal c’est bien une filialisation qui se prépare avec tous les dangers que cela comporte. Déjà les nombreuses restructurations imposées aux cheminots du Fret ont amené souffrance psychologique, mal être au travail, détresse sans que la direction ne s’en préoccupe. Ce énième plan montre que la privatisation de FRET SNCF est la priorité de la direction de l’entreprise. Pour la relance et le développement de FRET SNCF d’autres solutions existent et la CGT réitère ses propositions : reconnaissance de l’activité fret au sein de la SNCF comme un véritable service public; arrêt des restructurations et la réouverture des gares Fret, des triages et pour certains un retour au tri par gravité du wagon isolé et de la messagerie; arrêt des suppressions d’emplois et le décloisonnement de la production en mutualisant les moyens humains et matériels dans une SNCF intégrée. Une politique technico-commerciale volontariste au plus près des chargeurs et des organisations du travail en multi-activités et multi-produits; des IRP ayant un pouvoir décisionnel dans la proximité. (pour en savoir plus voir tract du 25 octobre 2017)


 Au travail comme dans la vie sexisme et violence : ça suffit !

Des milliers de femmes témoignent des violences sexuelles qu’elles ont subies. Ces témoignages ne doivent pas rester sans suite. Le projet de loi annoncé par le gouvernement doit contenir de vraies mesures pour lutter contre les violences, en particulier, celles qui se produisent au travail. Volontaires ou plus souvent issus de stéréotypes et préjugés véhiculés par les hommes comme par le femmes, les propos sexistes ont pour conséquence d’entretenir la différenciation et la hiérarchie des sexes. Ils conduisent à nier le professionnalisme des femmes en les considérant d’abord comme des femmes avant de les traiter comme des collègues. Les images dégradantes, calendriers, fond d’écran… qui font de la femme un objet sexuel n’ont rien à faire dans un cadre professionnel! De même, notamment dans les métiers qui comptent peu de femmes ou d’hommes, il est important de garantir à chacune et chacun des vestiaires et sanitaires qui assurent l’intimité. Chaque année, des milliers de femmes sont victimes de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle (comme une main aux fesses par exemple), ou encore de viol sur leur lieu de travail. L’employeur a l’obligation de garantir la santé et la sécurité des salarié-e-s, il est donc de sa responsabilité d’empêcher que des salarié-e-s en soient victimes sur leur lieu de travail. Les victimes ou témoins ne peuvent subir de représailles, les agresseurs doivent être sanctionnés. Commises sur le lieu de travail ou dans le cadre privé, les violences contre les femmes ont de graves conséquences physiques et psychiques et peuvent entraîner de l’absentéisme, des difficultés de concentration, des sautes d’humeur… Souvent, pour les femmes victimes, c’est la double peine : après les violences, la perte du boulot. Il est donc indispensable de les protéger pour garantir leur droit au travail.

LA CGT PROPOSE de protéger et d’accompagner les salariées victimes de violences conjugales ou de violences au travail, de garantir le maintien dans l’emploi et la mise hors danger (mutation, changement de poste, réduction ou réorganisation du travail, possibilité de démissionner sans préavis ou de suspendre leur contrat de travail en bénéficiant des allocations chômage), l’eviction du conjoint ou ex-conjoint violent s’il travaille sur le même lieu que la victime ;  de faciliter l’accès au logement et à l’emploi pour les femmes victimesde violences ; de renforcer les lieux d’accueil dans les commissariats et la formation des personnels, renforcer les moyens des associations.

LA CGT PROPOSE la mise en place d’un lieu d’accueil et d’une procédure de signalement garantissant la confidentialité et la rapidité de réponse ; pour les femmes victimes de violence de la part de personnes extérieures (clients, usagers, patients…), la prise en charge des frais de justice par l’employeur qui doit se porter partie intervenante, changement immédiat de poste pour ne plus être en contact avec l’agresseur ; la sanction des agresseurs ; la mise en place d’une éducation non sexiste et de campagnes contre les stéréotypes.

NON AUX ORDONNANCES ! Les ordonnances suppriment les CHSCT, outils essentiels, pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

(pour en savoir plus voir tract confédéral du 27 octobre 2017)

 

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