NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 34 Octobre 2017

POURSUIVONS L’ANCRAGE !

A ce stade, les ordonnances ne sont pas encore force de loi tant qu’elles ne sont pas ratifiées par le parlement. L’heure est donc à l’ancrage des mobilisations dans les entreprises. La CGT a fait des propositions pour un Code du Travail simplifié, mais plus protecteur pour l’ensemble des salariés dans cet environnement socio-économique où les libéraux voudraient passer en force leur projet de régression sociale. Au sein du GPF, la CGT Cheminots fait, depuis le début du processus revendicatif entamé le 12 septembre dernier, le lien entre les sujets professionnels et interprofessionnels : contre les ordonnances du gouvernement et pour de nouveaux droits pour tous les salariés, pour des embauches au statut à la SNCF, pour des augmentations générales des salaires et la réévaluation des pensions, pour l’arrêt des restructurations qui démantèlent notre entreprise et séparent les cheminots des différents services, pour l’amélioration des conditions de travail de tous et pour un dialogue social de qualité.

Il faut donc continuer à travailler l’ancrage de l’action dans l’ensemble de nos chantiers SNCF. Pour l’heure, la Fédération CGT invite les cheminots à s’associer aux manifestations de la fonction publique organisées en territoire le 10 octobre prochain, bien que celles-ci ne constituent pas une suite directe au processus interprofessionnel engagé concernant les ordonnances. En effet, il convient de réaffirmer, par notre solidarité, l’attachement de toutes et de tous à des services publics (hôpitaux, écoles, administrations…) de qualité avec des agents correctement formés, rémunérés et dont les conditions de travail doivent être améliorées.


Pour la direction SNCF : « FRET SNCF doit devenir une entité juridique en dehors de l’EPIC pour favoriser sa recapitalisation. FRET SNCF doit connaître des ruptures organisationnelles pour sortir du financement public … ». Pour la CGT, le développement du Fret SNCF est essentiel à bien des égards. En effet, l’entretien de nombreuses lignes et donc le maintien du trafic voyageurs est intimement lié à celui du Fret. Alors que le réseau capillaire subit un défaut de financement de sa maintenance, le retrait du Fret SNCF condamnerait encore plus vite de nombreuses lignes. Supprimer 3 000 nouveaux emplois et considérer que la filialisation, voire la privatisation du Fret SNCF serait la solution, est une stratégie vouée à l’échec, comme celle de l’ouverture à la concurrence du transport de marchandises par voie ferrée lancée en 2006. (pour en savoir plus voir tract du 18 octobre 2017)

 


Quand il faudra pointer tous les jours à Pole Emploi…

SUPPRESSIONS ET EXTERNALISATIONS DES CAISSES PRINCIPALES !

Suppressions d’emplois et externalisations des caisses principales ; les conséquences du désengagement de l’Etat et de la mauvaise réforme du système ferroviaire n’en finissent plus de résonner dans tous les chantiers.  Lors de la réunion du 11 octobre 2017 (bilatérale CGT/Direction Voyages), la Direction a pour le moins été très claire. Les caisses de Bordeaux, Caen, Nantes, Orléans, Rennes, Toulouse, Nord Ile De France, Paris Austerlitz, Paris Est, Paris Lyon, Paris Montparnasse, Paris Nord, Amiens, Douai, Metz, Strasbourg, Annecy, Dijon, Lyon Perrache, Marseille, Montpellier et Nice, devront selon ses schémas, disparaitre d’ici 2021. Pourtant, depuis 2010, les cheminots des caisses ont subi de nombreuses réorganisations et les effectifs ont déjà fondu de 25%. A court terme, les 174 emplois ETP (Equivalents Temps Plein) des caisses principales sont menacés. D’ailleurs, les suppressions des caisses de Toulouse, Caen et Nice sont, d’ores et déjà, programmées pour le début de l’année 2018 ! La Direction s’est acharnée depuis de nombreuses années à supprimer les guichets des gares et des boutiques. Les files d’attente trop longues et l’absence de guichets en gare ont contraint peu à peu les usagers à se tourner vers le digital (internet et distributeurs automatiques). A présent, la Direction met en avant que les perspectives de baisse des transactions dans les guichets, conséquence directe de sa politique, entrainent une baisse de charge pour les caisses et condamnent leur avenir. Selon les estimations de la Direction, la baisse des transactions aux guichets correspond à la suppression de 70 emplois (ETP). Cet enchainement, suppressions des guichets/suppressions des caisses principales, est orchestré de longue date. D’ailleurs, elle encourage la poursuite de la destruction de la vente physique aussi bien au niveau de l’activité Voyageurs que dans le cadre des négociations autour des conventions TER, et se garde bien de ne pas prendre en compte une évolution des recettes des contrôleurs pour ne pas avoir à revoir son objectif. Pour la CGT, les modes de distribution ne s’opposent pas mais sont complémentaires. Il est donc nécessaire de développer le réseau de distribution physique (guichets et boutiques) afin de répondre aux besoins de tous les usagers.


AGENCES PAIE ET FAMILLE CHEMINOTS : NOS DROITS MENACÉS !

La Direction déclare qu’il n’y a pas de fusion d’APF « en cours », ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de projet de fusion, voire de fermeture d’APF. Les orientations de la Direction nationale visant à alléger les frais en termes de patrimoine et de dépenses immobilières pèsent sur l’avenir des petites agences. Les cheminots sont de moins en moins souvent gérés par des collègues en proximité, l’accueil physique est limité, voire fermé, ce qui rend encore plus compliqué la gestion de tout problème éventuel, que ce soit concernant la fiche de paie ou tout autre sujet personnel majeur. La baisse des effectifs s’accentue, mais la charge de travail ne faiblit pas ! La Direction Nationale impose une extrême polyvalence et une poly-compétence aux gestionnaires comme aux dirigeants, qui détériorent gravement les conditions de vie et de travail des cheminots des APF tous collèges confondus, engendrant une explosion des RPS. Pour la CGT, le retour à la triple compétence du métier de gestionnaire du personnel doit s’accompagner du volume d’emploi nécessaire pour les collèges exécution, maîtrise et cadre, de manière à respecter les contours métiers et à permettre une organisation du travail efficace. Les nouveaux outils imposés par la Direction nationale aux APF sont souvent inadaptés et rendent le travail moins précis, plus long, plus compliqué. Ces nouveaux outils entrainent de nouvelles sources d’erreurs et donc un travail supplémentaire de contrôle. Le travail en APF évolue et exige de plus en plus de nouvelles compétences, mais la reconnaissance professionnelle n’y est pas, que ce soit pour les gestionnaires comme pour leurs Dirigeants. La CGT demande une étude de requalification des postes tous collèges, en cohérence avec les nouvelles exigences métier. La juste rémunération du travail est un élément d’amélioration des conditions de travail et de fait, d’une meilleure qualité de service. (pour en savoir plus voir tract du 17 octobre 2017)


SÉCURITÉ, UN DÉLITEMENT INACCEPTABLE !

Le premier accident a concerné un salarié de l’entreprise ETF qui s’est fait sectionner le pied par son collègue lors d’un chantier de débroussaillage. Le deuxième est survenu en soirée du 10 octobre sur la ligne de Moret à Lyon : le train commercial 5919 Paris Nevers a heurté un engin de travaux d’une entreprise sous-traitante qui se trouvait aux abords de la voie sans avoir reçu les autorisations réglementaires de sécurité. Le conducteur de la pelle s’en est sorti sans trop de dommages apparents et aucun blessé parmi les voyageurs n’est à déplorer. La veille, sur ce même train commercial, un accident a été évité de peu. En l’espace de deux semaines, nous recensons pas moins de 5 incidents ou accidents importants sur notre réseau ferré dont un « déshuntage » sur la « Virgule de Sablé » (le train invisible pour les installations de sécurité). Les évènements graves en termes de sécurité ferroviaire se multiplient depuis de nombreux mois sans que la direction du Groupe Public Ferroviaire ne prenne véritablement la mesure de la gravité de la situation. Après avoir banalisé les retards et les suppressions de trains, la direction de la SNCF banalise l’abaissement du niveau de sécurité au nom de la réduction des coûts avec son lot de suppressions d’emplois et d’externalisations de la production. La réforme du ferroviaire en 2014 qui devait tout réunifier, creuse finalement un peu plus le fossé entre tous les cheminots de la SNCF. Les dirigeants l’ont bien compris : le management, les moyens, les textes et même la philosophie de la sécurité, sont différents d’un EPIC à un autre, d’une activité à une autre et d’une entreprise à une autre.


Maintenant s’il faut être mathématicien pour être député alors…

D.C.I. sur les Accords Sureté/Agressions

Le 04 janvier dernier, nous vous interpellions sur une des conséquences néfastes de la loi du 04 août 2014. Le sujet portait sur les accords régionaux Sûreté ou accords Agressions qui reprenaient le processus de prise en charge des cheminots victimes d’agression, qu’elle soit psychologique, physique, financière. Comme nous vous l’écrivions, l’éclatement en trois entreprises (EPIC) a fait que ces accords, sans qu’ils aient été dénoncés par l’entreprise, n’ont plus cours dans certaines régions et font place à des accords Sûreté EPIC Mobilités au mieux, ou à une absence d’accord, ce qui est encore plus grave. Dans tous les cas, les cheminots des EPIC Réseau et SNCF sont lésés. Comme nous vous l’avons dit, la sûreté ne peut être abordée que de manière transverse. En effet, la prévention des atteintes porte de façon large sur l’environnement global du service du transport. Nous ne pouvons accepter que des cheminots travaillant côte à côte ne soient pas tous traités et considérés de la même façon. De plus, nous ne pouvons accepter de traiter de la sûreté en écartant les cheminots possédant les compétences pour assurer la sûreté des cheminots, des usagers, des infrastructures. Enfin, récemment, suite à l’interpellation unitaire des syndicats sur l’Occitanie, le RH TER écrivait qu’il avait interpellé vos services pour trouver une solution rapide et qui permette de répondre à nos demandes. Notre courrier étant resté sans réponse, ainsi que nos relances, la Fédération CGT des cheminots vous dépose une Demande de Concertation Immédiate, afin que vous mettiez en place au niveau du GPF les dispositions pour créer les conditions d’élaboration d’un accord avec les Fédérations qui le souhaitent, et ensuite le décliner en région afin que tous les cheminots soient traités de la même façon lors d’une agression.


 LE PROJET DE LOI TRAVAIL ET LES CHEMINOTS

Afin de faire supporter les aléas de production aux seuls salariés, les ordonnances engagent toute une série « d’innovations sociales » que ne manqueront pas d’utiliser les directions ferroviaires, notamment celle du GPF. La possibilité d’allongement des durées de CDD, des contrats intérim et des périodes d’essai, et de création de contrats de chantier, à partir d’accords de branche, entrent dans cette catégorie de dispositifs permettant ce report de risques. Lors de la négociation sur la convention collective ferroviaire, seule la fermeté de la CGT avait permis à l’époque de faire reculer l’UTP sur sa demande de création d’un contrat de chantier. Tous les cheminots, quelle que soit leur entreprise, qu’ils soient au Statut ou de droit privé, sont concernés par ces dispositions. En ce qui concerne la période d’essai, le GPF a déjà une période plus longue pour les jeunes cadres qui doivent effectuer un commissionnement de deux ans et demi, soit un an et demi de plus que les autres catégories de cheminots. Nous mesurons au quotidien les dérives arbitraires et injustes de cet allongement, notamment par l’augmentation des licenciements en fin de commissionnement des jeunes cadres (au bout parfois de plusieurs années dans l’entreprise car de nombreux jeunes cumulent stages, CDD, intérim, alternance avant leur stage d’essai). L’UFCM-CGT dénonce depuis de nombreuses années cette injustice mais la direction refuse de nous entendre. Pour la CGT, cette période d’essai, imposée aux jeunes cadres, est anormalement longue et ne respecte pas la convention n°158 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Si tous les salariés sont directement concernés par ces ordonnances, les premières victimes en sont les jeunes et les femmes. Pour les jeunes, les nouvelles dispositions vont amplifier et prolonger leurs conditions précaires d’entrée dans le monde du travail. Par ailleurs, ces ordonnances risquent de générer des conflits intergénérationnels avec des salariés « âgés », jugés « trop chers », dont la séparation sera financièrement revue à la baisse, et « budgétisable » par la prévisibilité des montants d’indemnités de licenciement à allouer. Aujourd’hui, une entreprise qui licencie dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi ou d’un plan de départ volontaire ne peut recourir à l’embauche. Demain avec la rupture conventionnelle collective, cette obligation disparaît ouvrant la possibilité d’organiser la rupture conventionnelle collective pour 50 séniors et dans le même temps recruter des salariés moins expérimentés pour ainsi faire baisser sa masse salariale. Pour les femmes, la limitation des négociations sur l’égalité et la mixité va figer une situation largement défavorable à nos collègues femmes. L’opacité créée autour des indicateurs mis en place ces dernières années contribuera largement à cette politique rétrograde. Avec ce projet d’ordonnances, c’est toute une architecture économique et sociale qui est mise en place, qui pèsera sur leurs conditions de vie et obèrera la construction des projets de chacun d’entre nous. En l’espèce, le nouveau Président de la République et sa majorité mettent en œuvre un projet de transformation sociale à l’opposé de celui construit par les luttes des salariés soutenues par la CGT. D’où la nécessité pour nos catégories de débattre et construire des réponses et propositions revendicatives à la hauteur des enjeux. (pour en savoir plus voir Perspectives Syndicales n° 98)

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NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 33 septembre 2017

Le Fond d’Action Sanitaire et Social appartient aux cheminots

Nous avons dû faire face à un dialogue de sourds où le Président Directeur ne prend pas en compte les propositions unanimes des membres de cette com-mission et revenant à chaque fois sur la ligne politique dictée par les diri-geants de l’entreprise. Pour rappel, le FASS était financé par une cotisation de 1,275% jusqu’en 2015 où, unilatéralement, la Direction l’a réduite à 1,1%. Cette cotisation est le salaire socialisé des cheminots qui finance la solidarité. Avec un report à nouveau (fonds de réserve FASS) de plus de 26 millions d’€ à fin d’exercice 2016, pour la première fois en régression de 3 millions d’€, il y a de quoi augmenter le budget prestations, développer les services en proxi-mité et investir dans les structures d’accueil pour nos enfants et pour nos aïeux. C’est justement pour eux que la CGT, rejointe par les autres membres, a réagi et obtenu 700000 € de plus sur le budget 2017, le portant à près de 78 millions d’€. Les lignes comptables concernant les dépenses pour la dépen-dance confirment l’avenir incertain de nos EHPAD et la volonté de vendre des outils d’accueil de l’action sociale. La Direction du FASS annonce l’exter-nalisation de la gestion de l’Indemnité de Garde à Assistante Maternelle (IGAM). Elle prétend démontrer l’incapacité de l’action sociale et du person-nel à effectuer cette tâche! FAUX. La CGT exige le maintien de la maîtrise en interne.
Pour la CGT il suffirait d’une volonté politique de recruter suffisamment, de former le personnel, de revoir l’organisation des procédures et du travail. Cir-culez, y’a rien à voir, le projet d’externaliser la gestion vers une société cotée en bourse est déjà clos! La Direction nous refait sa réponse classique «ce n’est pas notre coeur de métier»! Devant un tel affront, les membres CGT, suivis par tous, ont quitté la séance!
Arrêtons le détournement de notre salaire socialisé au profit des actionnaires!


Dans un contexte où l’unité syndicale est encore à gagner, notre UFR peut se féliciter des échanges que nous avons eu avec les représentants des retraités UNSA – SUD-Rail – CFDT lors de l’inter-UFR du 09 octobre 2017. A l’ordre du jour de cette rencontre : 1) Une proposition de délibération unitaire, sur l’augmentation des pensions, au CA CPRP du 17 octobre ; 2) Les suites à donner à l’audience CPRP du 10 juillet ; 3) La tenue des élections des représentants des retraités au CA de la CPRP en octobre 2018. Ainsi qu’un tour de table sur la situation sociale et politique avec la nécessaire unité syndicale à construire pour renforcer les luttes en cours.


Suivre le bon traitement…

FAIRE DE LA SANTÉ DES CHEMINOTS LA PRIORITÉ !

Un petit calcul s’impose : la Masse Salariale Imposable (MSI) 2016 est de plus de 9 milliards. Sur cette base, cela représente 70 millions de cotisations pour la médecine de soins. La Direction n’utilise que la moitié, soit 35 millions d’euros. L’argument économique de la Direc-tion pour encore fermer des cabinets médicaux, les laboratoires (Marseille, Toulouse) et centres d’imagerie, restreindre les vacations et supprimer du personnel médical SNCF, ne tient donc pas. Notre démonstration suffit à comprendre que l’argent existe, il manque la volonté politique pour mieux répartir les richesses créées par le tra-vail. Et si nos retraités et nos ayants droit pouvaient bénéficier du ré-seau de soins SNCF pris en charge à 100% ?
Il en est de même pour son argument de baisse de charge de travail. En effet, la plupart des logiciels ne peuvent être renseignés sur les actes réellement effectués, les médecins spécialistes peinent à se con-necter avec leur carte. Les chiffres du rapport annuel 2016 sont donc erronés. La Direction en fait un dogme de rentabilité pour libéraliser ou sous-traiter tout ce qui peut l’être dans les services SNCF. Mais que fait-elle alors du reste de notre force de travail ? Sans aucun doute, elle s’en sert pour faire payer aux cheminots la dette et la ré-forme ferroviaire en faisant fi de leur santé et de la médecine intégrée SNCF.
Faute de connaissance de leurs droits, sciemment organisée par la Direction, les cheminots se tournent de plus en plus vers la médecine libérale. Par la non reconnaissance de la juste valeur de leurs di-plômes et un déroulement de carrière qui ne peut satisfaire, les méde-cins généralistes ne sont pas attirés par l’entreprise publique, certains même démissionnent pour créer leur cabinet en secteur libéral avec l’agrément SNCF. Notre santé n’est pas une marchandise. Elle est un droit que chacune et chacun doivent connaître !
Dans ces conditions, la CGT revendique très légitimement de déve-lopper les structures médicales avec du matériel à la pointe du pro-grès, de recruter à statut au cadre permanent le personnel médical afin de couvrir les charges de travail et les rémunérer à leur juste va-leur, de rendre accessibles les consultations aux cheminots retraités et aux ayants droit dans le réseau de soins SNCF avec une prise en charge totale sans avance de frais.


Lettre de la CGT au Premier Mi-nistre sur les assises de la Mobilité

Face à la situation alarmante dans les secteurs des transports où tous les voyants sont au rouge, ces assises arrivent à point nommé. Sauf que vous nous avez informés que ces assises se limiteraient à la mobilité des personnes, ce que nous contestons. Depuis deux ans, il y a une augmentation des émissions de Gaz à Effet de Serre due aux trafics routiers en progression, au détriment du ferroviaire. Pour la CGT, il est inconcevable que le transport des marchandises ne soit pas abordé dans les assises ou alors les objectifs ne sont pas l’intérêt général, la réponse aux besoins et le report modal pour lutter contre le réchauffement climatique. Il y a urgence à sortir de cette concurrence mortifère dans les transports car, face aux enjeux auxquels nous sommes con-frontés et considérant que nous avons besoin de tous les modes de transports, il faut travailler la complémentarité dans un concept multimodal à partir des besoins au service de l’intérêt général posant la place du service public. Un des problèmes auquel ne s’attaque pas le Gouvernementest la diminution de la circulation routière alors que la saturation des réseaux est un phénomène qui prend de l’ampleur. D’où la nécessité, dans ces «Assises de la Mobilité », d’abor-der les sujets de fond permettant de répondre de façon durable au réchauffement climatique. En ce sens, il serait incompréhensible que les organisations syndicales ne soient pas parties prenantes de ces «Assises de la Mobilité » au même titre que les ONG, les entreprises, les élus. (pour en savoir plus voir lettre du 11/09)


Demande d’audience à Ma-dame Sylvie Charles

L’annonce d’un nouveau plan stratégique, de fermetures de triages et le rapport de la Cour des Comptes sur Fret SNCF, sont de nature à inquiéter les cheminots et notre organisation syndicale en termes notamment d’emplois, de développement industriel et de pérennité du transport de marchandises par rail. Alors qu’aucun re-tour d’expérience n’a été effectué après 10 ans d’ouverture à la concurrence du Fret Ferroviaire, la direc-tion du GPF poursuit sa stratégie de casse de l’outil de production, usant d’une intense communication en-vers les cheminots sur le fait que la concurrence dans l’ensemble du transport ferroviaire serait une chance. Les mêmes recettes qu’il y a 10 ans pour le Fret nous sont resservies con-cernant le « voyageurs ». Les résultats de cette stratégie au Fret ont été catastrophiques. A notre sens il est urgent en application du RH 0826 que vous nous receviez en audience afin que vous nous donniez tous les éléments sur la véracité de ces annonces qui, si elles étaient confirmées porte-raient un énième mauvais coup à l’activité de trans-ports ferroviaire de marchandises.


Tous nus et tous bronzés ?

RÉGIME SPÉCIAL ET FACILITÉS DE CIRCULATION

Le régime spécial des cheminots est-il endetté ? Non ! Le régime des cheminots est à l’équilibre. Depuis 1971, deux dispositifs ont été mis en place pour compenser la chute des effectifs de la SNCF. C’est un règlement européen qui imposa aux Etats de l’Union de compenser les charges provoquées par le différentiel démographique aux entreprises de chemins de fer. Le contribuable et le régime général financent-t-ils les droits spécifiques des cheminots ? Non, tous les droits spécifiques sont financés par les cheminots eux-mêmes. Les agents SNCF consacrent une part plus importante de leur salaire à la solidarité intergénérationnelle. Les cotisations sociales sont supérieures (part salariés + employeurs) à celles du régime général. La part des cotisations globales s’élève à hauteur de 79% pour les cheminots du régime spécial contre 68% pour les salariés du régime général. Pourquoi le nombre de cotisants diminue-t-il ? Cette question nous renvoie aux choix politiques des directions de la SNCF. Les premiers adversaires de notre régime spécial sont nos premiers dirigeants qui multiplient les réorganisations et cassent l’emploi à statut. A la SNCF, nous observons la montée de la précarité avec la recrudescence des contrats courts, le recours à l’intérim et à la sous-traitance, par exemple. Les Facilités de Circulation sont-elles un avantage ? Régulièrement, avant chaque élaboration du budget de l’Etat, la cour des comptes stigmatise les cheminots, notamment à travers les facilités de circulation. La direction de la SNCF, soucieuse de donner des gages au gouvernement, voudrait aujourd’hui imposer la suppression des facilités de circulation aux ascendants contre la généralisation des droits « enfants » pour les familles recomposées. Pour la CGT, le chantage qui consiste à opposer les générations est inacceptable. S’il convient de prendre en compte les évolutions de la société et la recomposition des familles, cela ne peut se réaliser au détriment de nos aînés.


FERMETURE DES DATACENTERS, LA DIRECTION N’ASSUME PAS !

Depuis des années, la CGT alerte la Direction sur l’inefficacité et les dysfonc-tionnements des Centres de Services et Tierces Intégrations Applicatives (TIA). Aujourd’hui, la qualité de service et les conditions de travail des chemi-nots ont nettement été dégradées par ce mode de fonctionnement. Malgré un retour d’expérience désastreux, la Direction persiste à dire que ce modèle est bon et va mettre en place de nouvelles TIA là où ça marchait encore bien avec un fonctionnement interne. Une nouvelle fois, cela se fera au détriment des conditions de travail des cheminots et de la qualité de service rendu. Le seul argument avancé pour justifier ces choix repose sur les économies réalisées. Economies que la Direction a bien du mal à justifier auprès des représentants des salariés. Vos élus ont interpellé la Présidente du CE de l’EPIC SNCF afin que leur soient enfin fournis des éléments chiffrés. La CGT exige de la Direc-tion qu’elle rende des comptes sur les choix opérés et notamment l’externalisa-tion comme unique horizon. La réorganisation de e-SNCF vise en fait à nous préparer à la mise en oeuvre de la feuille de route technologique. La SNCF ne peut bien évidemment pas se permettre l’immobilisme et passer à côté de la révolution digitale déjà enclenchée. Mais en l’état, il est difficile de vraiment savoir quel rôle les cheminots tiendront dans cet immense chantier et quels impacts cela aura sur leur emploi et leurs conditions de travail. Certaines fi-liales comme ITnovem prennent de plus en plus de place dans notre orga-nisation. Demain faudra-t-il postuler en filiales pour continuer à exercer son métier ? Depuis le regroupement des équipes de Lille et Lyon dans l’entité Production IT (PIT), la CGT a remonté à plusieurs reprises des écarts de qualification et de déroulement de carrière entre les agents Lillois et leurs homologues Lyonnais. Lors de la DCI, la CGT a souhaité revenir sur ce point pour qu’il soit enfin traité. Pour la Direction, en ce qui concerne les écarts de qualification, le problème se situe à Lyon, et propose ironiquement un nivelle-ment par le bas. Pour la CGT, c’est inacceptable ! La CGT a proposé à la Di-rection de profiter des notations annuelles complémentaires (NAC) d’octobre pour commencer à traiter les cas les plus flagrants. Solution qui ne sera pas retenue…Le Cadre d’Organisation (CO) correspond au nombre de postes nécessaires pour assurer le service. Il est actuellement de 906 postes. Ce CO n’est plus tenu depuis quelques années, notamment à cause des départs en retraite non remplacés. La Direction souhaite donc l’abaisser à 830, soit presque 80 postes de cheminots en moins. Pour la CGT, des missions stratégiques et de la connaissance fonctionnelle ont été transférées à tort vers les centres de services ; tâches qui n’étaient à la base pas prévues dans les contrats avec les CdS (ce qui explique peut-être une partie des dysfonctionnements). Ces 80 postes doivent être conservés afin de renforcer les équipes cheminotes et garder une meilleure maîtrise de notre SI, ainsi que toutes les connaissances fonction-nelles. La CGT réclame des recrutements externes maîtrises et cadres afin de renforcer les DSI et insiste sur la nécessité d’y inclure de jeunes diplômés. (pour en savoir plus voir tract du 30 aout 2017)

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NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 32 Aout 2017

ECR PERD AU TRIBUNAL !

Le Tribunal a confirmé nos dires sur la validité de l’accord de fin de conflit du 24 mai 2008 en tant qu’accord d’entreprise. Cet accord prévoit des dispositifs plus favorables que le Code du Travail, notamment sur le paiement des heures supplémentaires au-delà de 35 heures et les récupérations. Ainsi, le chantage à la dénonciation de l’accord de fin de conflit n’autoriserait pas la Direction de la société EURO CARGO RAIL, à l’issue du délai de survie de 15 mois, à repositionner des pauses sur les temps de trajet. Le Tribunal ordonne à la société EURO CARGO RAIL de cesser de planifier des temps de pause pendant les trajets voyageur de l’ensemble des agents, à compter de la signification du jugement, sous astreinte de 1.000 euros par infraction constatée. Par ailleurs, le Tribunal condamne la société EURO CARGO RAIL à verser à la Fédération Nationale CGT des Travailleurs, Cadres et Techniciens des Chemins de fer et à la Fédération CFDT (qui était également dans cette démarche), la somme globale de 5.000 euros à titre de dommages-intérêts et 3.000 euros au titre des frais de justice sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile. Dans le contexte actuel traversé par une volonté de remise en cause des acquis, de dénonciation de la quasi-totalité des accords d’entreprise en vigueur chez ECR, les camarades, avec la Fédération et ses syndicats, feront preuve de la même détermination pour défendre les intérêts des salariés ! Poursuivons l’action récemment engagée en continuant de n’accepter aucun décalage de service et le respect strict des commandes.


FORFAIT-JOURS : DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE

La direction du GPF s’est fixée comme objectif de mettre en place le forfait-jours en septembre. Surtout obsédée à limiter le nombre d’expertises pour sa mise en place, elle démontre son manque de préparation et même de compréhension du sujet, du contenu de son propre accord et du droit du travail. Entre autres décisions de la direction, celle de déclarer la très grande majorité des postes « cadres » éligibles, sans vérifier que les conditions de l’accord soient respectées, confirme nos craintes, notamment sur l’aspect de la réalité de l’autonomie du salarié. Cela risque rapidement d’entraîner de lourdes conséquences sur le plan sanitaire et juridique. Et ceci d’autant plus à l’heure où les cas signalés de burn-out sont en inflation.


Et pan!!!

ACCORD RELATIF À LA FORMATION PROFESSIONNELLE :

LA CGT SIGNE AVEC DES RÉSERVES

Tout au long des négociations, la CGT a été force de propositions pour que l’ensemble des cheminots des entreprises ferroviaires de la branche puissent disposer d’un droit – la formation professionnelle – progressif qui, associé à d’autres, constitue la base de construction de tout statut ou convention collective. Ainsi, le texte initial présenté par l’organisation patronale UTP (Union des Transports Publics et Ferroviaires) a profondément évolué. D’un instrument de productivité au service de l’employeur, la CGT est parvenue à en faire un outil contribuant à la consolidation et au développement des connaissances et compétences.

Contenu de l’accord : Le cheminot est acteur de sa formation – droit individuel tout au long de sa vie professionnelle ; L’ascenseur social est favorisé par une progression professionnelle et l’épanouissement du cheminot – sécurisation du parcours professionnel ; L’embauche des alternants en fonction du souhait des stagiaires est encouragé. Le recours à un contrat en alternance ne se substitue pas à un Contrat à Durée Indéterminée (CDI) ; Le rôle de l’encadrement est spécifié déterminant dans le domaine de la formation professionnelle.

D’autres revendications CGT ont été entendues sur : L’égalité d’accès entre les femmes et les hommes ; La situation du handicap ; Les actions de formation ; La reconnaissance des maîtres d’apprentissage ; Le plan de formation ; Les frais de formation à la charge de l’entreprise ; La place des IRP (Instances Représentatives du Personnel) dans la qualité du processus de formation et l’expression des besoins. Cet accord comporte des dispositions plus favorables que celles du Code du Travail. Tout éventuel accord d’entreprise ne pourra être que plus bénéfique que celui de la branche ferroviaire. Dans un contexte où le pouvoir politique s’attaque à la hiérarchie des normes, son inscription dans le texte renvoie au mieux-disant social.


PLAN CLIMAT : OÙ SONT LES TRANSPORTS ?

Les transports, premier secteur d’émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) sont traités de façon marginale dans le plan climat du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire présenté par le Ministre M. Hulot. Pourtant, tous les signaux sont au rouge : Augmentation des émissions de GES depuis deux ans due aux trafics routiers en progression au détriment du ferroviaire (marchandises et voyageurs) en baisse, tout comme le fluvial. Nous sommes à contre-courant des objectifs du Grenelle de l’Environnement qui déclarait « le Fret ferroviaire, fluvial et le cabotage maritime d’intérêt général », mais aussi de l’accord de Paris, ce que n’a pas manqué de dire la CGT au Ministre lors de la tenue du Conseil National de la Transition Ecologique. Déjà dans la loi sur la transition énergétique, les transports étaient inexistants, tout comme le maritime et l’aérien dans l’Accord de Paris (COP 21). Il faut travailler la complémentarité dans un concept multimodal à partir des besoins au service de l’intérêt général posant la place du service public. La CGT va contribuer à ce que les « Assises de la Mobilité » que veut organiser le gouvernement  abordent les sujets de fond permettant de répondre de façon durable au réchauffement climatique et de santé publique en plaçant au centre des débats les questions sociales, environnementales et d’aménagement des territoires.


Lettre CGT SUD UNSA au DRH sur le statut

Nous vous interpellons suite au courrier que vous nous avez adressé le 28 juillet dernier.

En effet, contrairement à vos écrits, à aucun moment les fédérations CGT, UNSA ferroviaire et Sud-Rail ne vous ont sollicité pour « faire évoluer les modalités de mise en oeuvre du droit disciplinaire en application du statut ».

Notre courrier unitaire en date du 13 avril 2017 vous interpellait sur sept points, dont la demande d’un retour d’expérience sur l’application du Statut concernant les sanctions, notamment les révocations et radiations des cadres.

Points que nous souhaitions voir aborder lors d’une table ronde qui fasse l’objet de réelles négociations afin d’aboutir à des mesures concrètes en vue d’améliorer une situation que nous continuons de qualifier d’urgente.

Or, la seule réponse que vous êtes en mesure de nous livrer est une modification du RH00144 Garanties disciplinaires et sanctions, donc des mesures visant à faire évoluer des dispositions statutaires, à compter du 1er septembre 2017, sans aucune négociation préalable avec nos fédérations.

Nous vous demandons de sursoir à cette décision unilatérale et inacceptable et réitérons notre demande d’une table ronde afin d’ouvrir de réelles négociations.


Tous nus et tous bronzés ?

Lettre au Président des Régions de France

Vous nous sollicitez pour une audition afin de « préparer les appels d’offres » dans le cadre d’une ouverture des TER à la concurrence. La Fédération CGT des cheminots ne s’associera pas à votre démarche. Sur le fond, nous considérons que les dysfonctionnements qui dégradent la qualité du service public ferroviaire sont liés à la vétusté ou à la saturation des infrastructures, ainsi qu’au manque de moyens humains, notamment dans l’entretien du matériel roulant. Aucune de ces situations ne sera améliorée par la mise en place de la concurrence. Nous considérons que ce mode de fonctionnement serait un recul majeur pour le service public et les conditions sociales des cheminots. Aussi, nous le combattrons farouchement. Sur la forme, vous devancez le débat démocratique nécessaire à la transposition des nouvelles règles européennes en droit français. Or, si ces règles prévoient effectivement que l’appel d’offres devienne la norme, elles comportent également des exceptions dont il nous semble indispensable de débattre avant toute autre chose. Votre démarche est très clairement partisane, en faveur d’une privatisation progressive des activités ferroviaires, alors même que la multiplication des acteurs est inadaptée à un mode de transport guidé sur un réseau interconnecté. Dans le transport de marchandises, la concurrence a montré sa nocivité. A l’échelle internationale, c’est le surcoût qu’elle représente pour la collectivité qui est pointé, notamment en Grande-Bretagne, qui a pourtant été le fer de lance en la matière. La CGT est disponible pour participer à un grand débat public sur un bilan objectif de la concurrence là où elle a été mise en oeuvre, sur un examen des besoins de la Nation et des attentes des usagers ainsi que sur la meilleure manière d’y répondre. Nous avons des propositions dans ces domaines. Mais nous ne sommes pas disponibles pour accompagner une déconstruction volontaire et dogmatique de l’acquis que représentent pour la France le Service Public ferroviaire et l’entreprise publique SNCF qui le met en oeuvre.


 L’ACTION SOCIALE SNCF DEVOYEE

NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE !

En janvier 2015, la direction de la SNCF transfère les prestations familiales des cheminot(e)s vers la CNAF sous couvert d’une prétendue obligation légale. La direction en profite, dans la foulée, pour abaisser le taux de cotisation du Fonds d’action sanitaire et sociale (FASS) et porte ainsi un coup au salaire socialisé des cheminot(e)s et au financement de notre Action sociale SNCF.

Chaque année, la part financière non utilisée du FASS constitue ce qu’on appelle un « report à nouveau ». Au 31 décembre 2014, ce report à nouveau s’élevait à 24 millions d’euros, placés en banque par les bons soins de la direction. Au 31 décembre 2016, le report à nouveau atteint les 30 millions. Comment se fait-il qu’en plus du transfert des prestations familiales et de la baisse du FASS, le budget de l’Action sociale continue d’être sous-utilisé ? La CGT dénonce la stratégie de l’entreprise visant à transformer l’Action sociale SNCF au service des cheminot(e)s et de leurs familles en une action sociale tournée vers la politique financière de l’entreprise. Malgré le budget et les besoins, la direction nationale organise :

  • La privatisation de Prim’Enfance ;
  • La fermeture des EHPAD ;
  • La fermeture des Centres d’action sociale (CAS) ;
  • La suppression des postes de secrétaire ;
  • La privatisation de l’accueil téléphonique (plateforme téléphonique sous-traitée) ;
  • L’accroissement de la mobilité des travailleurs sociaux ;
  • La réduction exponentielle de l’autonomie des professionnels de l’action sociale quant à l’évaluation des besoins des cheminot(e)s.

Les salariés de l’Action sociale souffrent de plus en plus de leurs conditions de travail, mais aussi de l’empêchement de travailler qu’ils subissent.

La CGT exige un changement immédiat de politique sociale de la part de l’entreprise :

  • Le rétablissement du FASS à hauteur de 1,275 % ;
  • Une gestion du budget FASS en phase avec les besoins des bénéficiaires ;
  • Le maintien des EHPAD ;
  • Le maintien de l’accueil physique et téléphonique par les secrétaires de l’Action sociale ;
  • L’arrêt immédiat des fermetures de CAS ;
  • La mise en place des moyens matériels et humains permettant une couverture par l’Action sociale des bassins d’emploi cheminots ;
  • L’arrêt immédiat de l’externalisation de Prim’Enfance ;
  • Le respect du professionnalisme de nos TS compétents auprès des cheminot(e)s ;
  • L’anonymisation complète des dossiers des bénéficiaires en commissions de recours ;
  • Rendre les cheminot(e)s au RH0254 bénéficiaires de la totalité des prestations de l’action sociale SNCF.

Contre la disparition de nos métiers et la remise en cause des droits des cheminot(e)s : une DCI nationale CGT est déposée auprès de la direction du Groupe public ferroviaire (GPF) concernant nos métiers, nos emplois, notre rémunération et l’ensemble de nos droits sociaux de cheminot(e)s au CP et contractuels.

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NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 30 Mai 2017

Fiche de paie électronique: lettre de la CGT au DRH

Monsieur le Directeur, vos services ont reçu une délégation CGT pour lui annoncer votre décision unilatérale de procéder à la généralisation de la dématérialisation du bulletin de Paie. Vous souhaitez faire vite, le processus sera lancé dès le 24 avril pour que la fiche de paie du mois de juin soit numérique. C’est la loi Travail, dite El Khomri, qui a donné aux employeurs la possibilité de généraliser la fiche de paie numérique. Rappelons, que cette loi, combattue par la CGT, n’impose pas cette mise en place. C’est uniquement une possibilité (Art. L3243-2 du code du travail (…) Sauf opposition du salarié, l’employeur peut procéder à la remise du bulletin de paie sous forme électronique (…). Les dirigeants de la SNCF utilisent la période pour l’imposer unilatéralement, sans entendre les représentants du personnel… La fédération tient à vous rappeler que la procédure de refus telle que l’a imaginé le législateur n’est pas aussi complexe que vos services l’envisagent. Il suffit au salarié de notifier son opposition à son employeur. Le législateur n’impose pas de contrainte sur la forme au salarié. En aucun cas vous ne pouvez lui en imposer. Par contre, l’employeur lorsqu’il décide de mettre en place la généralisation du bulletin numérique a quelques obligations dont aujourd’hui nous n’avons pas de garantie, notamment la conservation d’un double jusqu’à 6 ans après l’âge de mise à la retraite ou pour une durée de 5 ans. C’est en ce sens que la fédération CGT des Cheminots vous demande de suspendre votre démarche de généralisation du bulletin de paie électronique. (pour en savoir plus voir lettre du 19 avril 2017)

Les cheminots qui souhaitent recevoir exclusivement leur fiche de paie sous forme électronique en ont la possibilité. Pourquoi imposer la généralisation, souhaitez-vous peut-être accélérer la suppression d’emplois de l’EPIC de Tête afin de filialiser sa charge et la supprimer.


LES SUPPRESSIONS DE POSTES, MOTEUR DE L’INNOVATION TECHNIQUE

Pour la CGT, l’innovation technologique ne représente une évolution que lorsqu’elle sert à améliorer la qualité du Service Public rendu, tant sur la prestation auprès des chargeurs que la sécurité des circulations et les conditions de travail des agents. L’attitude de la Direction, qui tente d’imposer des modifications qui vont impacter de manière très importante le métier de conducteur, illustre sa volonté de mettre fin au dictionnaire des filières aux seules fins de productivité. L’absence de prise en compte des impératifs de sécurité, l’attaque des conditions de vie et de travail des cheminots semblent augurer du chemin que souhaite prendre notre Direction dans les négociations.

(Pour en savoir plus voir tract du 16 mai 2017)


Ils sont gonflés…

NÉGOCIATION DU 24 AVRIL 2017 POUR UN ACCORD TÉLÉTRAVAIL

La direction affiche sa volonté d’obtenir un accord sur le télétravail. Les études démontrent que le télétravail mal encadré peut isoler et fragiliser le salarié, intensifier son travail et bousculer l’équilibre vie professionnelle et vie privée. La direction a présenté un premier projet. La CGT ne retrouve pas l’ensemble des impératifs : 1) Le lieu du télétravail. Le télétravail peut être réalisé au domicile ou dans des locaux partagés. Le texte projet n’indique pas qu’une contrepartie (être volontaire de l’info) ne doit pas être exigée, or, ceci existe déjà en région parisienne avec obligation pour les télétravailleurs d’être disponibles sur l’une des deux pointes d’affluence pour encadrer les usagers. 2) L’agent doit rester seul à l’initiative du télétravail. Il nous paraît risqué d’accepter que la direction soit à l’origine de la proposition du télétravail. C’est la porte ouverte à la résolution de problèmes locaux par ce moyen (manque de place, réorganisation, délocalisation, tensions entre collègues) … Accepter dans un accord que les dirigeants locaux soient des initiateurs risque de donner lieu à des dérives, et autres abus ! 3) La direction souhaite développer 3 formules de télétravail : le télétravail dit « fixe » : 2 ou 3 jours fixes toute la semaine, le télétravail dit « mensuel » : 2 ou 3 jours par semaine non fixés à l’avance et le télétravail dit « à la carte » (un certain nombre de jours ou demi-jours, non obligatoires avec différents seuils). La direction prétend rechercher des souplesses pour le cheminot mais aussi une recherche de flexibilité pour exiger la présence lors des réunions par exemple. La CGT demande de limiter le télétravail (sauf situation de handicap) à 2 jours par semaine. 4) La sécurité électrique : la direction veut s’en débarrasser ! Le Règlement prévoit une vérification au domicile de l’agent par un organisme indépendant et agréé. La direction propose de se contenter d’une déclaration de l’agent attestant que son installation est conforme. La CGT reste opposée à cette disposition, qui pourrait se retourner contre l’agent en cas de problème. 5) L’ergonomie du poste de travail : la direction veut aussi s’en débarrasser ! La direction veut se contenter d’un guide de bonne pratique. Il ne faut pas négliger les risques de maladies professionnelles que peuvent occasionner de longues heures de travail assis devant un écran avec utilisation d’un clavier. L’ergonomie, c’est aussi l’organisation de son poste, avec la gestion du travail et des temps. Pour la CGT, le télétravailleur doit disposer de conditions de vie et de travail conformes aux règles d’ergonomie. Pour la CGT, l’entreprise doit fournir du matériel adapté : siège, station, écran, clavier … (pour en savoir plus voir compte rendu du 2 mai 2017)


LES RÈGLES QUI SAUVENT… L’EMPLOYEUR DE SES RESPONSABILTÉS !

Les cheminots sont contraints de réaliser leur travail dans de mauvaises conditions, ils ont fréquemment l’impression de faire un mauvais travail, la réglementation et la sécurité sont régulièrement bafouées par l’entreprise. Sous l’impulsion du directeur de la sécurité de la SNCF, la direction veut mettre en oeuvre ses « règles qui sauvent ». Ce concept repris dans de nombreuses entreprises a, dans les faits, peu d’égard pour la vie humaine. Ces règles seront présentées aux cheminots dans le train de la sécurité, qui va sillonner le pays pour diffuser la communication politique de la direction. Par contre, à aucun moment les CHSCT ne seront ni informés ni consultés !  Le respect de la trajectoire financière imposée par la réforme de 2014 se fait au prix de la vie humaine : la stratégie du risque calculé. La direction cherche à rejeter ses responsabilités vers ceux qui ne respecteraient pas ses règles, dans une période où les référentiels « chapeaux » ou « transverses » de la sécurité sont vidés un à un de tous sens préventifs originels. Cheminots, ne perdons pas notre vie à la gagner. Faisons respecter la sécurité dans nos chantiers. Exigeons les moyens pour bien travailler !


RISQUES PSYCHOSOCIAUX : LA DIRECTION DE LA SNCF DOIT RÉAGIR !

Ce nouveau drame vient s’ajouter à ceux, trop nombreux, qui ont eu lieu depuis le début de l’année. La CGT s’associe évidemment à la douleur des proches de notre collègue de 37 ans disparu dans des conditions tragiques. Au-delà de l’émotion, bien légitime, la CGT souhaite ici redire sa colère quant à la dégradation des conditions de vie et de travail des cheminots. Si le contexte professionnel ne peut expliquer à lui seul un tel passage à l’acte, force est de constater que la stratégie de casse du service public, avec son lot de suppressions de postes et de réorganisations tous azimuts, constitue un facteur aggravant. Il n’est jamais anodin de se donner la mort sur son lieu de travail. Les alertes syndicales ne sont toujours pas entendues par la direction ! En effet, les 4 fédérations syndicales représentatives nationalement à la SNCF ont interpellé la direction le 13 avril 2017 afin qu’une table ronde soit organisée dans les plus brefs délais sur les risques psychosociaux. A ce jour, la direction n’a pas donné de suites concrètes et à hauteur de la situation. Pendant ce temps, les drames s’accumulent. La CGT exige que la direction réponde favorablement et immédiatement à la demande des 4 fédérations concernant une table ronde nationale. Si cela n’était pas rapidement mis en oeuvre, la direction de la SNCF porterait l’entière responsabilité des drames futurs qui pourraient survenir dans les mêmes circonstances.


On gagne du temps…

ACTIVITES SOCIALES : LE SUCCÈS DE LA MUTUALISATION

C’est bien la mise en commun des moyens des CE Réseau IDF, FRET, Maintenance et Travaux, Circulation, Paris Est, Paris Nord, Paris Rive Gauche, Paris Sud Est et Paris St Lazare, qui a permis de proposer aux cheminots et à leur famille une journée exceptionnelle placée sous le signe de l’enfance. Rappelons que sans la mutualisation des moyens, cette journée n’aurait pas pu avoir lieu. La CGT redit que c’est bien ce dispositif qui permet de maintenir le lien social entre les cheminots à travers des initiatives qui les rassemblent. C’est tout le sens de l’accord de gestion des activités sociales signé le 28 décembre 2015 par la CGT, l’UNSA, SUD-Rail et la direction de l’entreprise. Pourtant, les CE nationaux gérés par l’UNSA refusent d’appliquer cet accord sous l’oeil bienveillant de la direction de l’entreprise. Cette attitude prive donc les cheminots rattachés à ces CE d’un accès aux activités sociales de proximité. La mutualisation des activités sociales, culturelles et sportives répond aux besoins des cheminots et de leur famille. Au contraire d’une démarche qui viserait à promouvoir l’individualisation, la CGT réaffirme que, malgré la réforme du système ferroviaire qui a séparé les cheminots dans 3 EPIC, une autre voie est possible : celle du service public ferroviaire, de la mutualisation et du rassemblement. Par ailleurs, chacun a pu mesurer l’investissement sans faille des bénévoles qui ont contribué à la réussite de cette journée, qu’ils soient cheminots actifs et retraités ou personnels des CE. C’est ainsi et sans difficulté que la Fédération CGT des Cheminots entend poursuivre le développement des activités sociales, sportives et culturelles en direction des cheminots et de leur famille.


 

 LE MATÉRIEL RISQUE GROS

Le matériel roulant, composant essentiel du plan de transport, doit être maintenu en état d’utilisation avec toutes les conditions de confort et de sécurité dues aux usagers. C’est le rôle des cheminots de la maintenance qui dénoncent des matériels vieillissants et une organisation de la maintenance défaillante. Les usagers réclament des transports fiables qui partent et arrivent à l’heure. On ne peut pas dire que la SNCF ait entendu les plaintes des associations d’usagers relayées par la CGT. Le lien établi entre les besoins de transports publics et les coûts de transport passe impérativement par les coûts de maintenance que la SNCF tente de réduire non seulement pour faire des économies mais aussi pour participer à la découpe de l’entreprise SNCF. Les dégradations et les aléas du matériel deviennent récurrents sur l’ensemble du réseau ferroviaire. Les pannes en lignes sont nombreuses, les retards et les annulations de trains quotidiens. Mais comment s’en sortent les cheminots dans cette organisation sans cesse modifiée ? AU TGV, les cheminots ont la responsabilité d’un parc qui se compose de 419 rames TGV, dont 268 ont entre 20 et 39 ans. La motorisation vieillissante demande des pas de maintenance corrigés que l’entreprise n’arrive plus à mettre en oeuvre par manque de cheminots dans les Technicentres. Depuis 2010, seulement 55 rames TGV neuves sont venues renforcer le parc. Dans le même temps, la SNCF engage le démantèlement de 96 rames dont 38 sur les seules années 2016/2017. Dans les parcs Voyages et Transilien, retards, dégradations, dangers sont devenus quotidiens pour les usagers. Quelles en sont les raisons ? La modernisation des parcs Transilien a tellement tardé qu’aujourd’hui le manque de fiabilité de ces engins, accouplé à la vétusté du parc encore en fonction, mobilise les cheminots de la maintenance curative et occupe une partie des cheminots de la maintenance préventive. On est très loin de la maintenance prédictive qui vise à prévoir les pannes et des règles de maintenance liées à ce que la Direction appelle l’Excellence Opérationnelle.

Pour la CGT, le renouvellement du matériel doit se poursuivre pour remplacer des rames ne correspondant plus aux besoins des usagers. Il faut redonner du sens à la maintenance sur des sites de maintenance multi-activités où l’on est en capacité de recevoir les matériels roulants présents dans une région.  Les ateliers du MATERIEL doivent être aptes à recevoir l’ensemble des matériels ferroviaires.  Pour les cheminots, le nombre d’heures supplémentaires avoisine l’équivalent temps plein de 241 cheminots. L’entreprise abuse de personnels précaires pour maintenir un semblant d’équilibre en prétextant des accroissements temporaires de charges. Les formations nécessaires à l’évolution des qualifications ne sont désormais plus la priorité des établissements qui négligent la qualité de la maintenance au profit de la quantité.  (Pour en savoir plus voir tract du 17 mai 2017)

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NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 29 Avril 2017

CAROLE REINTEGREE

En effet, la Direction Nationale des Ressources Humaines a décidé suite à la demande en appel effectuée de réexaminer le dossier. Le licenciement a donc été annulé et la sanction limitée à un dernier avertissement assorti d’une mise à pied de 12 jours. Carole se dit aujourd’hui soulagée car la période qu’elle vient de vivre a été traumatisante. Elle peut désormais envisager son avenir plus sereinement. La nouvelle structuration de l’entreprise a rendu compliqué le dialogue, nous n’avons pas pu interpeller normalement les dirigeants de l’Epic de tête sur la région, puisque ils sont tous centralisé sur Paris, conséquence d’une réforme néfaste à bien des niveaux. Mais malgré tout, grâce à la mobilisation des cheminots et la démarche unitaire sur la région, nous avons pu avancer certains arguments qui ont permis de trouver une issu favorable à une situation que nous trouvions tous démesurée. Comme quoi, quand nous pouvons dialoguer en proximité avec des dirigeants d’entreprises ayant une connaissance des cheminots qu’ils encadrent, tout le monde s’en trouve gagnant. Car il y a fort à parier que nos nombreuses discussions avec la Direction Régionale ont eu écho dans la capitale. Nous pouvons juste regretter qu’une simple altercation ait engendré une telle décision, lourde de sens pour n’importe quel salarié. Mais c’est avec une grande fierté que nous pouvons affirmer que les différentes mobilisations de solidarité face à une sanction aussi sévère ont grandement contribué à transformer cette sanction en mauvais souvenirs.

 


La bi-localisation à Transilien

En région parisienne, une expérimentation est menée. Certains collègues peuvent, en accord avec leur hiérarchie, effectuer leur travail sur un autre lieu que leur lieu habituel. Certaines gares du réseau Transilien sont équipées pour les recevoir. En contrepartie, ces collègues ont accepté d’être à disposition du service local. A ce titre, ils peuvent être réquisitionnés à tout moment et doivent alors obéir aux dirigeants locaux. Curieuse interprétation du contrat de travail, elle pose toute une série de questions : quelles responsabilités, formations, habilitations, en particulier ? Quelles conséquences aussi sur la qualité du travail « normal » ? Comment prendre des engagements auprès de sa hiérarchie en termes d’échéances si on peut être réquisitionné à tout moment ? (extrait de Perspectives Syndicales d’avril 2017)


Ils sont gonflés…

Représentativité syndicale

Le cycle électoral de quatre années destiné à mesurer la représentativité des organisations syndicales dans les entreprises de plus de 10 salariés, s’est achevé au 31 décembre 2016.  Ces résultats agrégés au scrutin concernant les salariés des TPE établissent la représentativité des Organisations Syndicales pour les salariés du privé sur la période de janvier 2013 à décembre 2016.  Le Haut Conseil du Dialogue Social vient d’en communiquer les résultats. Dans les entreprises dotées d’Institution Représentative du Personnel (IRP), 4 923 083 millions ont eu l’occasion de se prononcer au moins une fois sur une ou plusieurs listes présentées par des syndicats, soit près de 60% des salariés. Démonstration est faite que quand une élection est organisée dans des conditions normales, avec à la clé de véritables lieux de représentations des salariés, les salariés se mobilisent, ce qui ne fut pas le cas pour le scrutin TPE. En agrégeant les résultats des élections TPE et de l’ensemble des IRP, la CGT recueille 1 304 312 voix, soit 24,86 %. La CGT arrive en seconde position dans le secteur privé. Première organisation dans les TPE et première organisation auprès des cinq millions d’agents de la fonction publique, la CGT demeure première organisation sur l’ensemble du salariat du secteur privé et de la fonction publique avec une audience de 24,27%. Quand la CGT est présente à une élection elle enregistre le plus souvent de meilleurs résultats que ses homologues syndicaux. Cela ne suffit pas à compenser un écart de 500 000 électeurs avec la CFDT et les reculs électoraux dans quelques grandes entreprises. La CGT ne peut se satisfaire de ce résultat. C’est d’un déficit de présence auprès de l’ensemble du salariat auxquelles la CGT est confrontée pour prétendre demeurer être la première organisation syndicale du secteur privé. Tirant analyse de ces résultats, la CGT aura à coeur de mieux représenter les salariés dans leurs diversités. C’est une invitation pour toute la CGT à être encore plus présente, plus accessible, auprès de tout le salariat, toutes les catégories sociales du salariat.


DCI Agents De Conduite

En date du 16 mars dernier, notre Fédération a fait parvenir au Directeur de la Traction une demande de réunion d’une CS ADC spéciale au sujet des trains Intercités. Une fin de non-recevoir nous a été transmise dès le 17 mars. Or, le sujet des trains Intercités ne sera pas sans poser de gros problèmes de répartition de charge dans de très nombreux sites de production dans les semaines à venir. La direction motive son refus par le fait que des CS ADC se tiendront fin mai. Sans faire injure à cette instance, notre Fédération ne se remémore pas la dernière occurrence où l’une de nos délégations a pu travailler sur la répartition de charge, toutes les répartitions étant figées en amont par les activités. Votre réponse concernant les trains Intercités nous contraint à y renoncer. A ce jour, et ce malgré l’affichage d’une pseudo-concertation en régions, aucun projet de roulement n’a été présenté aux IRP. Or, il est grand temps qu’une concertation réelle s’ouvre.  (Pour en savoir plus voir DCI du 7 avril 2017)

Notre Fédération entend également vous interpeller sur le sujet de la création d’une résidence dédiée au produit OUIGO sur le site de Chatillon.

Là encore, le projet se construit sans lien avec les représentants du personnel à la CS ADC Atlantique et à n’en pas douter, le dossier sera finalisé pour sa prochaine réunion en mai, ne laissant aucune place au débat et à la concertation au sein de cette instance de représentation du personnel.

La CGT, vous le savez, est opposée à la dédicace d’un roulement à un produit, or, avec cette résidence, vous envisagez de dédier entre 15 à 20 ADC et 1 CTT à OUIGO.

Enfin, le devenir de la charge TA et les incidences des diverses réorganisations sur cette population suscitent de nombreuses interrogations et de légitimes inquiétudes chez les cheminots.

L’ensemble des éléments susvisés sont porteurs d’un haut niveau de conflictualité.

Aussi, au regard de votre refus de donner toute leur place aux instances représentatives du personnel, et conformément à l’article 4-2 du titre II du RH0826 modifié par l’avenant du 13 décembre 2007, la Fédération CGT des cheminots dépose une Demande de Concertation Immédiate pour évoquer l’ensemble de ces points.

Dans l’attente d’être reçus, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur des ressources humaines de la SNCF, Monsieur le Directeur délégué à la Traction, l’expression de nos sentiments distingués.

DCI Agents De Conduite

En date du 16 mars dernier, notre Fédération a fait parvenir au Directeur de la Traction une demande de réunion d’une CS ADC spéciale au sujet des trains Intercités. Une fin de non-recevoir nous a été transmise dès le 17 mars. Or, le sujet des trains Intercités ne sera pas sans poser de gros problèmes de répartition de charge dans de très nombreux sites de production dans les semaines à venir. La direction motive son refus par le fait que des CS ADC se tiendront fin mai. Sans faire injure à cette instance, notre Fédération ne se remémore pas la dernière occurrence où l’une de nos délégations a pu travailler sur la répartition de charge, toutes les répartitions étant figées en amont par les activités. Votre réponse concernant les trains Intercités nous contraint à y renoncer. A ce jour, et ce malgré l’affichage d’une pseudo-concertation en régions, aucun projet de roulement n’a été présenté aux IRP. Or, il est grand temps qu’une concertation réelle s’ouvre.  (Pour en savoir plus voir DCI du 7 avril 2017)

Notre Fédération entend également vous interpeller sur le sujet de la création d’une résidence dédiée au produit OUIGO sur le site de Chatillon.

Là encore, le projet se construit sans lien avec les représentants du personnel à la CS ADC Atlantique et à n’en pas douter, le dossier sera finalisé pour sa prochaine réunion en mai, ne laissant aucune place au débat et à la concertation au sein de cette instance de représentation du personnel.

La CGT, vous le savez, est opposée à la dédicace d’un roulement à un produit, or, avec cette résidence, vous envisagez de dédier entre 15 à 20 ADC et 1 CTT à OUIGO.

Enfin, le devenir de la charge TA et les incidences des diverses réorganisations sur cette population suscitent de nombreuses interrogations et de légitimes inquiétudes chez les cheminots.

L’ensemble des éléments susvisés sont porteurs d’un haut niveau de conflictualité.

Aussi, au regard de votre refus de donner toute leur place aux instances représentatives du personnel, et conformément à l’article 4-2 du titre II du RH0826 modifié par l’avenant du 13 décembre 2007, la Fédération CGT des cheminots dépose une Demande de Concertation Immédiate pour évoquer l’ensemble de ces points.

Dans l’attente d’être reçus, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur des ressources humaines de la SNCF, Monsieur le Directeur délégué à la Traction, l’expression de nos sentiments distingués.


LA VOIE DU SERVICE PUBLIC POUR LES CHEMINOTS DU MATÉRIEL

 

Cheminot-e-s du Matériel, mais aussi celles et ceux des autres fonctions, c’est ensemble que nous rejetterons l’éclatement programmé de notre entreprise publique, la dégradation de nos conditions de travail et la casse de notre Statut !

Mobilisons-nous pour revendiquer et obtenir de véritables augmentations de salaires et ainsi ne plus compter sur d’hypothétiques primes et autres modifications de roulements qui obligent à travailler de nuit, les week-ends ; voire même d’exercer une deuxième activité rémunératrice.

Nous devons amplifier le rapport de forces qui nous permettra de faire reculer les décideurs ! Soyons résolument à l’offensive car tous ensemble nous gagnerons !!!


On gagne du temps…

LOGEMENT : CONTINUER À PORTER HAUT ET FORT LES REVENDICATIONS

Dans le prolongement des initiatives menées ces derniers mois dans les territoires, le rassemblement du 28 mars devant la direction d’ICF Habitat, à l’appel de la CGT, a été l’occasion, en partant de la situation d’urgence sociale que connaissent trop de cheminots actifs et retraités, de rétablir leur niveau d’exigences. Une délégation de la CGT a été reçue. Directions SNCF et ICF ont constaté « une démonstration dans la rue ». Elles se sont dites disponibles pour parler, échanger et organiser un dialogue « sans attendre une montée de fièvre ». Pourtant, elles n’ont pas apporté de réponse à la hauteur des demandes légitimes des cheminots. La CGT, à l’appui de la mobilisation et de la détermination des 500 cheminots actifs et retraités présents à rappeler les obstacles rencontrés dans leur parcours Logement, à savoir : Réduction de l’offre, diminution du parc ; Expulsion des retraités dans le libre ; Impossibilité de changer de logement (tarif élevé à la relocation) ; Dégradation de la qualité de service (complexification des procédures administratives…) ; Augmentation des loyers ; Suppression de la décote sur le montant des loyers en fonction de l’état du logement et de son environnement ; Arrêt du prélèvement sur solde de la redevance locative et paiement de deux échéances rapprochées… La CGT a réclamé la reprise en main du pilotage stratégique par la direction de la SNCF pour orienter la politique Logement sur le social.

(pour en savoir plus voir tract du 31 mars 2017)


 

TEMPS DE TRAVAIL

 POUR UN ENCADREMENT RÉELLEMENT RECONNU !

Dans le cadre de la négociation sur le forfait-jours, deux études ont été réalisées durant l’automne 2016 ; la première par la Direction des Audits et des Risques (DAR) sous la responsabilité de la Direction de l’entreprise, la seconde par le cabinet SECAFI à la demande de l’unanimité des élu-e-s du CCGPF. Ces deux études font apparaître que le temps de travail légal des cadres et agents de maîtrise est dépassé systématiquement (sans être reconnu).

Le constat est sans appel: 75% des cheminots de l’encadrement dépassent les 39h hebdomadaires ; près de 20% sont au-delà de la limite hebdomadaire européenne fixée à 48h; 70% des agents travaillent pendant leur repos; près de 20% des agents au régime des sièges ont des difficultés à prendre les journées courtes; 57% des cheminots estiment leur charge de travail tendue; 13 % la jugent excessive; de nombreux agents de l’encadrement se retrouvent au 31 décembre avec plus de 20 congés annuels et plus de 10 RQ non pris; les comptes temps explosent; de nombreux agents reçoivent ou envoient des mails en pleine nuit. Cette situation de dépassement du temps de travail légal et conventionnel est dénoncée depuis longtemps par l’UFCM-CGT auprès d’une Direction qui s’obstine à ignorer ses responsabilités, la réalité et les conséquences sur la santé et la sécurité des cheminot-e-s et des circulations.

Loin d’en prendre la mesure et de prendre les décisions adéquates, les dirigeants des COMEX (maintenant appelés « Le Club ») ont préféré échapper à leurs responsabilités. Alors que la Direction a des obligations de résultats en termes de santé et sécurité des cheminots, toute sa stratégie de la dernière période a consisté à reporter l’exposition juridique, liée au manque de moyens, sur la relation N/N+1. Situation d’autant plus inacceptable que les DET, DUO, DPX, Chefs de service et de département, au coeur de cette relation, n’ont aucune marge de manoeuvre sur le sujet. Par conséquent, l’Union Fédérale des Cadres et agents de Maîtrise (UFCM-CGT) considère l’accord forfait-jours comme un forfait commis contre l’encadrement de la SNCF ! Tenir un poste d’encadrement ne doit pas entraîner une dégradation des conditions de vie et de travail des agents de maîtrise et des cadres. Pour ces raisons, l’UFCM-CGT vous invite à ne pas signer votre convention individuelle.

(pour en savoir plus voir pétition du 18 avril)

 

 

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NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 28 Mars 2017

POUR LA RECONQUETE DE L’INDUSTRIE ET DES SERVICES PUBLICS, PARTOUT EN FRANCE

Depuis plusieurs mois, la CGT, ses organisations sont engagées dans une grande campagne pour la «reconquête de l’industrie » en lien avec les services publics et l’aménagement du territoire. Le 22 février 2017, la CGT a tenu des Assises Nationales de l’Industrie avec 1200 participants, venus de toute la France et de tous les secteurs professionnels afin d’ancrer, dans le temps, cette campagne de reconquête avec une première grande mobilisation interprofessionnelle, le 21 mars 2017. Les enjeux industriels sont étroitement liés à ceux des transports et infrastructures. Les transports sont au coeur de la stratégie capitalistique des échanges mondiaux moteur du dumping social, des délocalisations. Le transport est tellement sous tarifé qu’il n’est même plus un frein aux délocalisations industrielles, multipliant les parcours « parasites » de marchandises et contribue à vider l’emploi des territoires. Nous venons de passer sous la barre des 3 millions de salariés dans l’industrie. Il y a un besoin de changement radical de politique en matière d’industrie en sortant du poids du tout financier. Le cas d’Airbus est démonstratif en la matière ; des carnets de commandes remplis pour 10 ans et plus de 1000 emplois sont menacés de suppressions. Situation similaire avec Alsthom qui engrange les commandes et supprime des emplois avec danger pour l’avenir de certains sites.  (pour en savoir plus voir tract UIT du 8 mars 2017)


 

LOGEMENT

Depuis la création du collecteur ICF Habitat et la perte de maîtrise de l’attribution des logements par le département logement, les cheminots constatent une qualité de service fortement dégradée dans leur parcours logement. La Fédération CGT des cheminots alertée par les attaques des droits des cheminots, accélérées par la réforme du ferroviaire – loi du 04 août 2014 -, a à plusieurs reprises interpellé la Direction SNCF, notamment à partir de 2 demandes d’audiences nationales en 18 mois. Devant le mépris des représentants RH, la CGT a déposé une Demande de Concertation Immédiate.


Ils sont gonflés…

DISCRIMINATIONS, RÉPRESSIONS : L’IMPOSSIBLE BANALISATION

En préambule, la Fédération CGT des Cheminots souhaite adresser ses plus sincères condoléances et apporte son soutien à la famille, aux proches de notre collègue cheminot décédé dans la nuit de vendredi à samedi. Portés par le climat « décomplexé » ambiant, des acteurs politiques et patronaux, rejoints par certains dirigeants SNCF, pratiquent l’anti-syndicalisme débridé, le management par la terreur et se croient libres d’avoir des comportements dénués de toute humanité et de tout respect. Depuis de nombreux mois, la direction SNCF a fait le choix de réprimer celles et ceux qui ne se résignent pas. Ainsi, de nombreux cheminots font régulièrement l’objet de procédures disciplinaires parce qu’ils expriment un désaccord avec la stratégie en cours. Les sanctions deviennent la colonne vertébrale d’un management décidé au plus haut niveau. Cette vision rétrograde du « dialogue social » au service de la casse du service public ferroviaire entraîne inévitablement une dégradation des conditions de vie et de travail des cheminots. Soit elle provoque réactions, colères, tensions dans le collectif de travail, soit elle déshumanise, avilit et isole celles et ceux qui en sont victimes. La Direction de la SNCF porte bien entendu une lourde part de responsabilité concernant la situation globale qui règne dans notre entreprise. Elle démontre chaque jour, à travers ses restructurations incessantes, la casse des collectifs de travail, la suppression d’emplois, l’abaissement des conditions sociales des cheminots, sa volonté d’avancer tous azimuts, quel qu’en soit le prix. Les pressions, d’où qu’elles viennent et quelles qu’en soient les motivations, ne sauraient justifier la banalisation du mal être au travail comme un effet collatéral d’une stratégie ultra libérale, dénuée de règles et sans scrupules. La Fédération CGT des cheminots combattra sans relâche ces déviances comportementales. Nous appelons toutes les cheminotes et tous les cheminots, quel que soit leur grade, à combattre de tels agissements. Notre droit est de travailler dans la sérénité et la sécurité, notre devoir est de faire respecter nos droits.


TÉLÉTRAVAIL: COMPTE-RENDU DE LA TABLE RONDE DU 13 MARS 2017

La direction voit dans le télétravail un enjeu pour accompagner les nombreuses restructurations de l’entreprise. Le piège autour de cette approche est la sous-évaluation des effets concrets en termes de dégradation des conditions de vie et de travail. Le télétravail ne règle pas les tensions, ni les souffrances générées notamment par une pression de la charge de travail sur les collectifs de travail. Le télétravail, lorsqu’il est réalisé au domicile, efface plus encore la frontière vie privée/vie professionnelle. Les gains de productivité en télétravail peut atteindre 22% selon certaines études. La direction poursuit le flou autour du travail dit bi-localisé. En échange, il est demandé au cheminot qui réalise son télétravail dans une gare en région parisienne d’être disponible lors d’une des pointes pour renforcer les métiers de l’accueil dans les gares, sous couvert d’une appellation « volontaire de l’info ». Cette demande est du travail gratuit réalisé pour compenser la suppression d’effectif dans les gares. Inacceptable pour la CGT.  (pour en savoir plus voir compte rendu du 14 mars 2017)


 LOI RELATIVE À LA SÉCURITÉ PUBLIQUE

Au nom du renforcement de la lutte contre le terrorisme, les droits des cheminots à l’instar de leurs collègues de la RATP et de certaines autres entreprises de transport public sont menacés. La loi du 28 février 2017 autorise désormais le licenciement d’un salarié dont le comportement est incompatible avec ses fonctions. Cette mesure vise les salariés affectés à des postes de sécurité dans le transport public de personnes ou le transport de marchandises dangereuses. La possibilité donnée aux entreprises de procéder à des enquêtes administratives ne prévoyait pas les conséquences de celles-ci sur les relations de travail. C’est désormaischose faite: lorsque le résultat de l’enquête montrera que le comportement du salarié concerné est incompatible avec l’exercice de ses missions, l’employeur devra lui proposer un « autre » emploi  non repris dans la liste des fonctions qui seront fixées par décret en Conseil d’Etat. L’étude d’impact de décembre 2016 sur le projet de loi, estime à environ 189 000 le nombre de postes concernés. Pour la SNCF, cela concerne particulièrement les agents de la SUGE, les ADC, les personnels en charge du contrôle et de la commande des installations sécurité…). Si le reclassement s’avère impossible ou si le salarié refuse, l’employeur devra engager à son encontre une procédure de licenciement. La Confédération CGT est saisie du sujet et nous sommes évidemment dans l’attente du projet de décret pour agir.

(pour en savoir plus voir tract du 20 mars 2017)


On gagne du temps…

LA CGT NE SIGNERA PAS L’ACCORD FORFAIT-JOURS !

L’étude de la Direction des Audits et des Risques et celle commandée par le CCGPF font état de situations anormales pour beaucoup de cheminots de l’encadrement. Durant 12 tables rondes, la DRH a pourtant refusé d’examiner les volets emploi et organisation collective du travail. Dès le début de la négociation, la direction a bien cadré les limites de l’exercice. En effet, la signature du volet temps de travail par la CFDT et l’UNSA de la toute nouvelle convention collective lui permet de mettre en place le forfait-jours dans l’entreprise même sans accord. C’est d’ailleurs ce qu’elle a menacé de faire en décembre après 11 tables rondes infructueuses. Ce faisant, elle exerce un véritable chantage en proposant quelques avancées accordées sous condition de signature. Plusieurs mois de négociation et deux études aux résultats convergents n’auront pas conduit la direction de la SNCF à sortir de son obstination. Son refus de prendre en compte la réalité quotidienne de son encadrement, ne serait-ce que la prise en compte des difficultés de l’encadrement à prendre ses repos, fait la démonstration que l’objectif recherché n’était pas l’amélioration de la qualité de vie et de travail des agents de maîtrise et des cadres, mais de garantir la sécurité juridique du top management. Si des avancées ont été apportées aux projets d’origine par l’activité syndicale CGT, des éléments fondamentaux présentent des risques incontestables sur la santé et la sécurité des cheminots des 2e et 3e collèges. (pour en savoir plus voir tract du 13 mars 2017)


 

PETITS COLLECTIFS ou REDIMENSIONNEMENT DE LA MAÎTRISE ?

L’entreprise mène une réflexion dans toutes ses activités et domaines afin de résoudre une problématique qui a vu de multiples solutions au fil des années : l’adéquation entre la taille acceptable d’une entité de travail (humaine et géographique) et la charge de travail. La direction justifie le projet « Petits collectifs » afin de pallier les difficultés liées aux conditions de travail des agents qui se traduisent par une perte d’efficacité productive et de qualité du service rendu. Mais plus largement c’est toute la Maîtrise que la direction veut redimensionner. Depuis le début des années 90, les Directions d’Etablissement ont été forcées de réorganiser l’encadrement des équipes sous un double diktat. En premier celui de la productivité. Mais il leur a fallu aussi décliner localement la grande décision celle de la transformation du pilotage par activité en découpage par activité : la création des EIC l’illustre parfaitement. Parallèlement, le mouvement de 1995 avait conduit M. Gallois lui-même à décider de la création du DPX. Cette fonction, rattachée à aucun grade du dictionnaire des filières et donc de la grille de rémunération a permis à chaque activité ou domaines de réaliser sa propre cuisine interne pour assurer le «management» des agents. Ces nouveaux maillons de la chaîne hiérarchique à trois niveaux (DPx, DUO et DET) remplaçaient les cinq niveaux qui les précédaient. Ce dispositif rencontre maintenant des problématiques diverses mais réelles: l’élargissement des périmètres géographiques des équipes pour lesquelles le dirigeant n’a plus de proximité que le nom, le fort renouvellement d’une population maîtrise qui possède le savoir-faire et le contenu technique de la production ferroviaire, le déroulement de carrière qui se heurte au faible taux de réussite à l’examen de la qualification E. Pour traiter ces problémes, la direction fait une proposition de «formations qualifiantes», pour atteindre la qualification E (sans pouvoir prétendre à un déroulement sur la qualification F, sauf obtention plus tard du Pré Requis Cadre). La grande innovation, c’est que la direction choisit, les agents qui peuvent accéder à cet accélérateur de carrière. Cette initiative converge avec la mise en place de petits collectifs qui vise à renforcer les collectifs de travail de manière à « responsabiliser » les agents en développant cohésion et solidarité au sein de l’équipe, à adapter les tâches des futurs encadrants de proximité (les Chefs d’équipe) qui interviendront à la tête d’un groupe de taille plus réduite et de manière  « synchrone » (c’est-à-dire suivant les mêmes horaires de travail) avec leurs agents, afin qu’ils puissent mieux se consacrer à l’animation et au soutien de leur équipe. Pour la CGT, ce ne sont pas les quelques saupoudrages en notation qui vont satisfaire les cheminots, c’est bien toute l’organisation de la production, quel que soit le service, qui doit être remise en cause. (pour en savoir plus voir Perspectives Syndicales de Février 2017)

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