CTN ÉQUIPEMENT

POUR UNE INGÉNIERIE UTILE AU CHEMIN DE FER !

Nos métiers sont une vraie
richesse, mais les agents
vivent de plus en plus mal les
choix de l’entreprise. Le goût
du travail bien fait s’estompe
devant la perte de sens du
travail.
C’est une certitude,
l’entreprise ne veut plus de
bureaux d’étude internes.
Elle veut transformer leurs
missions en assistance à
maitrise d’ouvrage. Ce n’est
pas ce que les cheminots
veulent.

Pour la CGT, l’Ingénierie intégrée est une composante essentielle de la sécurité, de nos savoir-faire au service du système ferroviaire.
L’ingénierie dans son histoire intervient dans quatre grands domaines.
L’ingénierie technique et de système, par l’optimisation des performances du système ferroviaire et de son coût de cycle de vie.
L’ingénierie de projet qui conçoit des solutions techniques et la réalisation d’ouvrages sur mesures par exemple.
L’ingénierie d’exploitation et de maintenance qui conçoit des principes d’exploitation, les règles techniques de maintenance et les missions de surveillance du réseau.
La recherche et le développement avec la création de solutions, d’outils de méthodes et de produits innovants.
L’ingénierie a la maitrise de tous les composants du système ferroviaire et une version système unique. Elle trouve des solutions qui conjuguent sécurité, qualité et performance économique. Elle a la maitrise d’œuvre de projets en réseau exploité et en zone complexe.
Mais, à force de restructurations et de choix dogmatiques, la réalité est toute autre !
Externalisation
L’externalisation des études inquiète majoritairement les agents. Celleci, source de souffrance, crée également du surtravail. Alors que les agents d’étude s’épanouissent dans leur travail, ils voient partir celui-ci.
Pire, il leur est demandé de « gérer » et d’« accompagner » cette externalisation.
Les cheminots savent faire des études beaucoup moins chères que le privé. L’externalisation est donc un choix dogmatique de la direction pour sortir la production de l’Ingénierie et la confier à des entreprises dont les règles sociales sont moins favorables aux salariés.
Dans de nombreux PRI, les chefs de groupe et chefs de pôle ont essayé de freiner l’externalisation, mais aujourd’hui ils y sont contraints. La surcharge générale de travail liée à une augmentation des investissements et à un déficit d’embauche, met la direction en position de force.

Evolution de carrière
De nombreux groupes sont en difficulté pour combler les postes vacants. Les passerelles de mobilité n’existent plus entre les établissements et les PRI à cause de la réduction généralisée des effectifs et le fonctionnement en tube de l’entreprise
Le manque d’effectif dans les groupes Programme (agents de la filière 27) a des impacts sur toute la production d’étude signalisation, les programmes sont retardés
alors que les dates de mise en service ne changent pas.
Les postes de chef de groupe sont soumis à une pression importante. Peu d’agents acceptent d’accéder à ce poste. On ne compte plus les démissions ou arrêts maladies.
Mais rien n’est écrit d’avance ! La connaissance du système ferroviaire et l’expertise technique des agents de l’Ingénierie sont un atout considérable pour la sécurité et l’efficacité du système ferroviaire.
Pour des conditions de travail optimales et un haut niveau de sécurité, la Fédération CGT
Cheminots exige :
▪ Des embauches suffisantes pour ré-internaliser la charge de travail et faire face
au défi d’investissement des années à venir ;
▪ La détente des plannings projet et la prise en compte du temps nécessaire aux
études et aux essais ;
▪ Le maintien d’une ingénierie SNCF intégrée à l’EPIC, l’arrêt du transfert des
compétences par filialisation ou externalisation ;
▪ Le maintien d’une ingénierie régionale repartie sur le territoire, garante d’une
proximité avec les acteurs terrain et la bonne connaissance des installations ;
▪ Le retour des CO par PRI et par département d’activité, au lieu d’un CO par plaque.
Ceci pour éviter la déqualification de postes et leur juste pesage ;
▪ Le maintien d’une politique de développement ambitieuse dont l’ingénierie SNCF
reste maitresse au niveau maitrise technique des systèmes mis en œuvre.
Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

La CGT appelle tous les cheminots de l’Ingénierie à se mobiliser et à participer massivement à la manifestation nationale du 22 mars à Paris et à faire grandir le rapport de force à venir !

ACCORD COLLECTIF « RECRUTEMENT DANS LE GROUPE PUBLIC FERROVIAIRE » ET MOBILITÉ INTER-EPIC

LA CGT DÉFEND L’EMPLOI AU CADRE PERMANENT ET LA SÉCURISATION DES PARCOURS PROFESSIONNELS !

La Fédération CGT, opposée à la loi du 04 août 2014 portant réforme du ferroviaire, est à l’offensive dans sa volonté de pérenniser et d’améliorer les droits de l’ensemble des cheminots en adéquation avec les exigences du monde ferroviaire.


Dans le cadre contraint de la loi, la direction a proposé, le 10 décembre dernier, un accord au niveau du GPF, soumis à signature au plus tard le 31 décembre 2015, qui fixe les modalités de mise en œuvre sur le recrutement et la mobilité inter-EPIC. La teneur initiale de ce texte laissait toute possibilité à chacune des Directions des 3 EPIC, d’embaucher aux conditions des « contractuels » (RH 0254) sans garde-fou. Il dictait la mobilité, appuyée par des directives issues des référentiels RH, recherchant l’employabilité dans une logique de flexibilité et de modifications des principes de valorisation salariale. L’ambition de la Fédération CGT des cheminots dans cette négociation était d’aboutir à un accord d’un autre contenu. A défaut, les décisions revenaient au Conseil de Surveillance du GPF de ratifier la version initiale (8 administrateurs salariés dont 3 CGT sur 24 membres). Lors de la Table Ronde qui s’est tenue le 16 décembre 2015, la CGT a proposé un autre projet pour :

Maintenir le Statut des cheminots qui repose sur le contrat de travail qui lie les cheminots au Service Public. L’emploi au Cadre Permanent doit donc demeurer la norme.

Permettre aux cheminots, un parcours professionnel ascendant de promotion sociale par un langage métier identique dans les 3 EPIC, qui reconnaisse la qualification résultant de la formation interne transverse ;

Mettre en place un Comité de Suivi afin de contrôler les dispositifs d’un accord.

Ces propositions présentées, préalablement aux autres fédérations syndicales représentatives, ont contraint la Direction à rédiger un nouveau document. Bien qu’il ne reprenne pas l’intégralité du projet CGT, le nouveau texte issu de la négociation y répond en partie :

Article 2 : « Les recrutements s’effectuent prioritairement au Cadre dit Permanent dont les règles d’embauches précisées au chapitre 5 du Statut du personnel (RH 0001) demeurent inchangées ». Pour la Fédération CGT des cheminots, le niveau actuel des recrutements de personnels contractuels (25 %) n’est pas acceptable. Seul le Statut des Cheminots garantit des conditions sociales de haut niveau comme la sécurité de l’emploi, déroulement de carrière, prévoyance, médecine de soins et de travail, retraite, …

Article 3 : « Les lignes RH et managériales du groupe public ferroviaire mettent en œuvre les conditions de sécurisation du parcours professionnel de chaque salarié, exécution, maîtrise ou cadre quel que soit son EPIC, ce qui nécessite un langage métier partagé au sein du groupe public ferroviaire ». La négociation sur la Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences, mise en avant dans ce même article, devra, pour la CGT, rétablir la finalité du travail avec le soutien d’un management technique, en fonction des réalités locales du terrain. Elle aura à se conjuguer en corrélation avec la charge de travail, assurer une gestion des emplois repères et des métiers en complément du Dictionnaire des Filières qui organise la cohérence des grades dans les différentes activités, reconnaître les qualifications professionnelles, faire progresser les compétences et développer une politique de formation à grande échelle.

Article 5 : « Un comité de suivi… a été mis en place ». La Fédération CGT des cheminots, compte tenu des avancées notoires obtenues, a décidé de valider ce dernier projet conforme au caractère indissociable et solidaire des 3 EPIC (repris dans le présent accord à la demande de la CGT). La Fédération CGT restera vigilante par le regard qu’elle portera dans le Comité de Suivi National. Elle saura informer les cheminots et les appeler à agir. Cet accord majoritaire (signé par les fédérations CGT et SUD-Rail) vivra à la condition d’exiger le respect de ces engagements par les Directions RH. Forte de l’expression démocratique des cheminots lors des élections professionnelles du 19 novembre 2015, confortée dans sa démarche – contestation, proposition, mobilisation, négociation – la Fédération CGT des cheminots entend, comme elle l’a toujours fait, porter la revendication de l’emploi, tant quantitativement que qualitativement, par des embauches au Cadre Permanent, de façon à consolider le socle social et à renforcer le régime spécial des cheminots.

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 5 septembre 2015

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RÉUNION DANS LE CADRE DU PRÉAVIS DE GRÈVE DU 08 OCTOBRE 2015

Au vu des réponses, la CGT a proposé à SUD-Rail le dépôt d’un préavis de grève couvrant la période du 07 octobre 2015 à 19h00 au vendredi 09 octobre 2015 à 08h00. Nous avons rencontré la Direction le mercredi 23 septembre et celle-ci s’est montrée inflexible sur tous les thèmes. Elle admet, cependant que les Cadres d’Organisation doivent être donnés aux IRP et être respectés, le courrier du 06 juillet 2011 de Monsieur NOGUÉ doit servir de base pour l’embauche des CDI, intérimaires, … Les alternants ayant obtenu leur diplôme et les personnes en CDD, qui sont dans l’entreprise depuis au moins 6 mois et qui ont donné entière satisfaction auprès de leur Directeur d’Etablissement doivent pouvoir être recrutés sans avoir à passer les tests de recrutement, à la demande seule de l’Etablissement. La Direction s’est également engagée à fournir le nombre de départs pour que nous puissions comparer le delta avec le nombre de recrutements


 

La Direction nous avait reçus, avec SUD-Rail, dans le cadre de la DCI, le 10 septembre dernier : politique salariale, emploi, conditions de travail, production et sécurité ferroviaire sont les thèmes que nous avons développés… nous constatons une recrudescence de CDD, intérimaires, retraités… sur tous les chantiers ; les réglementations ne sont pas respectées, les formations sont bâclées !

 


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Forcons la sérrure…

Demande de Concertation Immédiate sur les Directions Transverses

DDET : la CGT demande le maintien des emplois dans tous les métiers de la DDET, accompagné d’un plan de ré-internalisation des charges actuellement sous traitées. Emploi  : la CGT estime au regard des chiffres communiqués par la Direction que la trajectoire budgétaire 2015 fait ressortir un différentiel de -241 postes en point de sortie 2015. La CGT estime pour sa part que l’on ne peut « faire mieux avec moins », La CGT demande la pérennisation et le développement des postes nécessaires à l’exécution de l’ensemble des missions de l’EPIC SNCF en recrutant prioritairement au Statut. Agence Paie Famille et pole GU : La CGT demande que des moyens humains soient mis en place pour remplir les missions de ces services correctement, dans des conditions de travail décentes, et que les « portefeuilles » soient proratisés en fonction du temps de travail des agents de ces services et de la complexité de chaque agent géré, ainsi que le respect des qualifications. STELSIA : La CGT a depuis longtemps questionné la légalité du montage STELSIA visant à contourner les règles des marchés publics. C’est aussi l’avis d’un service de la Commission Européenne. Pour la CGT, il est urgent pour l’entreprise de se conformer à la loi, c’est pourquoi La CGT revendique l’intégration du personnel STELSIA au STATUT ou au PS25 si les conditions ne sont pas remplies, au sein du Groupe Public Ferroviaire et la dissolution de cette structure. Surveillance Générale : La CGT s’inquiète des récentes annonces gouvernementales et de la Direction de l’entreprise suite à l’attentat du Thalys d’août dernier. En effet, les agents de la SUGE craignent que leurs missions ne « glissent » vers des missions régaliennes qui sont du ressort de l’Etat. C’est pourquoi la CGT demande que les intentions de la Direction et des pouvoirs publics soient rapidement clarifiées et concertées avec les organisations syndicales. Cheminots de l’Ex. RFF : La CGT demande la communication de la répartition des affectations des cheminots de l’ex RFF sur le périmètre des Directions Transverses avec une présentation exhaustive des missions, de la qualification des postes et du calendrier de leur arrivée au sein des services. La CGT demande quelles dispositions sont prises pour faciliter leur option au STATUT.

Pour en savoir plus : http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/


 

RETRAITES : LE 29 OCTOBRE 2015, À PARIS, AMPLIFIONS LA MOBILISATION

Face à l’intransigeance du Gouvernement et au non-respect de ses engagements, nos Organisations ont décidé de lancer une pétition sur 5 revendications permettant de préserver et d’améliorer les droits du régime spécial de protection sociale des cheminots : § La non promulgation du décret fixant la mensualisation des pensions au 1er janvier 2016. § L’arrêt du gel des pensions et l’amélioration du pouvoir d’achat. § Le groupe de travail concernant les basses pensions de réversion doit être mis en place. Le Gouvernement doit tenir ses engagements et ses promesses sur le sujet. § La reconnaissance des trimestres d’apprentissage pour le calcul de la pension. Au-delà du Gouvernement, la Direction de la SNCF doit financer les trimestres manquants afin que l’ensemble des ex-apprentis ne soit pas injustement pénalisé. § Le maintien des prestations non pérennes de notre régime d’assurance maladie (exemple : le forfait optique à 100 €).

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Promouvoir un management socialement responsable

Les modes de gestion du privé (basés sur la seule financiarisation) nous ont été imposés (des objectifs déconnectés de nos missions et dénués de sens). Nous revendiquons une vraie gestion des personnels et nous refusons la gestion arbitraire qui ne prend pas en compte nos aspirations et nos attentes. Il est urgent de mettre en place un management approprié à la gestion du ferroviaire public au service de la Nation, qui donne du sens à ce que nous faisons et prenne en compte les aspirations de chacun en répondant à nos souhaits d’évolution professionnelle

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Changer de Direction…

AGIR AVEC L’UFCM CGT

L’Union Fédérale des Cadres et agents de Maîtrise agit : contre les formes de précarisation des emplois (intérim, CDD, stages, RH0254…), pour le développement des recrutements par la voie de l’alternance et de l’embauchage à l’issue des contrats, pour reconnaître les qualifications et les responsabilités sur la base : BAC+2 (régularisation à E-2-21), Bac+3 (régularisation à F-1-22), Bac+4 (régularisation à G-1-26), Bac+5 (régularisation à H-1-30), pour la réduction à un an maximum de la période d’essai précédant le commissionnement pour tous les jeunes cadres, pour un salaire brut de      2 880 € pour la 1ère position du collège Maîtrise et de 4 240 € pour la 1ère position du collège Cadre, pour garantir l’égalité femmes/hommes et combattre toutes les discriminations, pour le respect de l’équilibre vie privée et vie professionnelle (interdiction des réunions après 18h et droit à la déconnexion), pour le décompte de toutes les heures travaillées pour paiement ou récupération des dépassements (la réelle application du RH0077), pour le droit à la formation tout au long de la vie professionnelle.

Pour en savoir plus : http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

 


 

 

LOGICIEL DE PAIE, LA FACTURE S’ALOURDIT POUR LES CHEMINOTS CONTRACTUELS

Erreurs de prélèvements de la cotisation HUMANIS : pourquoi la Fédération CGT des Cheminots entend clarifier la situation ?

Dès le mois de novembre 2014, la Fédération CGT a alerté la Direction des Services Communs sur l’évidence des risques encourus par les cheminots (primes, EVS, salaires ! etc….) du fait de la mise en place d’un nouveau logiciel de paie clairement inadapté. De nombreux « bugs » ont effectivement eu lieu dès janvier 2015. La CGT avait pourtant tiré le signal d’alarme se basant sur l’expérience d’EDF ou encore de l’Armée qui avaient tenté de mettre en place ce progiciel avec une seule ambition : la productivité et l’externalisation. Devant un résultat d’adaptation catastrophique, l’Armée a décidé au bout de cinq ans d’abandonner le logiciel en avril ! Allons-nous attendre cinq années de dysfonctionnements avant de réagir ? Aujourd’hui, malgré l’entêtement de la Direction et les alertes de la CGT, les problèmes salariaux pour les cheminots contractuels, en autres, ont bien eu lieu et perdurent depuis plus de 8 mois ! Et pendant que la Direction se permet des largesses quant à ses obligations d’employeur, ainsi qu’une grande tolérance quant à sa marge d’erreurs, les salariés eux ne sont pas dûment rémunérés

Le mois d’août 2015 a été l’apothéose et sans soleil pour les cheminots contractuels. Dans tous les établissements, une large majorité de contractuels a, une nouvelle fois, été victime du nouveau logiciel de paie (HR ACCESS) mis en place unilatéralement par la Direction de l’entreprise depuis le 1er janvier 2015. Imposée aussi, la Complémentaire Santé obligatoire Humanis a également fait partie de cette confusion qui a touché les fiches de paie de nos collègues. En août encore, les délégués CGT locaux ont été interpellés par les cheminots dont la paie était une nouvelle fois tronquée. La Fédération CGT a donc contacté la Direction de l’entreprise SNCF et celle d’HUMANIS afin que les cheminots trop prélevés soient remboursés, et qu’au contraire les cheminots sous prélevés bénéficient d’un échelonnement en cohérence avec les possibilités de chacun. tractuels et CDD.

Depuis la mise en place de la mutuelle Humanis, en janvier 2014, il est très clairement apparu que le régime restait excédentaire. La CGT a, de ce fait, exigé la baisse des cotisations notamment pour les salaires les plus faibles. Les cheminots contractuels, comme tous les salariés de notre entreprise, ne doivent en aucun cas subir les choix hasardeux d’une Direction irresponsable ! La Fédération CGT se réserve le droit d’interpeller de nouveau la Direction ainsi qu’HUMANIS si nous n’obtenons pas rapidement de réponse à nos revendications et ce dans l’intérêt des cheminots.

Pour en savoir plus : http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

Nous contacter

Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux

14, rue Campra

93210 La Plaine St Denis

Tél. SNCF 38 64 14

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NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUXBulletin hebdomadaire n° 4 septembre 2015

Journée confédérale du 23 septembre

sur les libertés syndicales

 

Le 23 septembre : Défendons les libertés syndicales et le droit d’expression dans le pays et à la SNCF.  Nous devons ancrer cette journée au plus près en mettant en évidence les attitudes de la Direction sur ce sujet et ceci de manière concrète au cas par cas. Pressions managériales, blocage  du  déroulement  de  carrière,  sanctions  injustifiées  etc.  C’est  le  moment  de  peser  et d’élever le rapport de force sur les libertés syndicales et le droit d’expression. Les cheminots ne peuvent se désintéresser de cette attitude de la Direction car ceux qui sont visés le sont  parce qu’avec leur organisation,  la CGT, ils défendent quotidiennement l’intérêt de l’ensemble des cheminots et du Service Public. Le Gouvernement et la Direction ne supportent pas  ce  syndicalisme  de  propositions,  de  résistance  et  de  conquêtes  qu’incarne  la  CGT. La  liberté  d’expression,  les  droits  syndicaux,  ça  se  défend !  Alors,  le  23  septembre  2015, faisons  un  temps  fort  de  cette  bataille !


Le  27  août ,  notre  Fédération  appelait  à  un  rassemblement  à  Marseille  pour  défendre notre Camarade Gilles MANFORTI. Après la décision du Conseil de Discipline de la  radiation des cadres  de  Gilles,  le  Directeur  de  Région  a  convoqué  un  CER  exceptionnel  afin  de consulter les élus sur cette sanction scandaleuse. Suite  au  vote  défavorable  sur cette  décision,  malgré  une  abstention  des  élus  UNSA,  c’est  la DIRECCTE 13 qui va maintenant donner son avis sur ce dossier.


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Des informations confuses  et parfois érronées sur la tentative d’attentat…

Tentative d’attentat dans le Thalys :

sachons raison garder

La  Fédération  CGT  des  cheminots  a  pris  la  décision  de  refuser  toute  sollicitation médiatique  durant  les premiers jours suivants la tentative d’attentat.  Nous  étions  confrontés  à  un  sujet  très  grave  qui relève de la sécurité nationale et du Ministère de l’Intérieur. Tout  démontre  qu’en  de  telles  circonstances,  le  plus  raisonnable  est  d’éviter  de placer  des  représentants  syndicaux  face  aux  micros  et  caméras,  au  risque  d’en rajouter dans la confusion et les interprétations approximatives par des réactions trop  hâtives.  De  plus,  nous  prenions  le  risque  d’être  entraînés  dans  un  débat polémique  à  la  suite  des  propos  tenus  par  un  acteur  très  connu  sur  le comportement des agents d’accompagnement. Peu  à  peu,  la  réalité  des  faits  se  dévoile  et  chacun  peut  constater  qu’aucun reproche  ne  peut  être  fait  aux  collègues  belges  qui  assuraient  l’accompagnement de  ce  train qui  ont  contribué  au  dénouement relativement heureux de cet acte qualifié de terroriste. Il  en  va  de  même  des  voyageurs,  et  notamment  les militaires américains qui ont certainement, par leur intervention, permis d’éviter un drame  en  neutralisant  l’agresseur.  La direction de la SNCF informe qu’elle va élargir les prérogatives de la plateforme téléphonique (3117), la  CGT  prend  acte  de  cette décision  mais  demande,  bien  entendu,  que  la  Direction  prenne  en  considération l’augmentation  des  moyens  humains  et  matériels  et  garantisse  une  formation adaptée aux agents pour leur permettre de réaliser ce travail dans des meilleures conditions.

Il  est  une  évidence,  la  responsabilité  de  ces  cheminots  va  être totalement différente. Il  est  important  de  mesurer  qu’à  tout  moment,  à  bord  d’un  train  ou  dans  les gares,  la  présence  humaine  de  cheminots  qualifiés  sur  leur  emploi  est indispensable.

 

Réviser à la hausse le budget de l’emploi

La tentative d’attentImage1at déjouée dans un train « THALYS » de l’entreprise ferroviaire belge THIFactory, dont le groupe SNCF est actionnaire, a placé le transport ferré sous les feux de l’actualité durant cet avant dernier week-end du mois d’août 2015.

Les informations ont été confuses et parfois erronées sur le déroulement de ce tragique évènement comme sur les comportements des agents de bord.

La  CGT  demande  à  la  Direction  et  à  l’Etat  de  s’appuyer  sur  les différents  évènements  qui  se  sont  produits  durant  l’été,  quelles qu’ils soient, pour réviser à la hausse le budget de l’emploi et abandonner leur volonté de polyvalence professionnelle qui conduit à la  déqualification.

Et le site Fret de Miramas ?

Après  s’être  lourdement  restructuré, puisqu’en  quelques  années  c’est  la  moitié  des effectifs  de  Miramas  et  sa  zone  qui  ont  disparu (337  emplois),  après  s’être  réorganisé, après  avoir  concentré  les  opérations  de  tri  et manœuvre  des  zones  de  dessertes  sur Miramas et réduit de  30 %  ses  charges  et  augmenté  son activité  de  20 %  depuis  2012,  il  est  à  nouveau demandé des sacrifices aux agents de ce site. Il est  clair  ici  que  contrairement  à  ce  que  la Direction de FRET SNCF annonce, les économies réalisées  sur  les  charges  d’exploitation  ne résultent  pas  d’une  simple  adaptation  au  recul de l’activité. Depuis  des  mois,  nous  ne  cessons  d’avertir  la Direction sur  des  dérives managériales  inadmissibles,  sur  la  souffrance  des  agents  sur  les chantiers,  suite  aux  réorganisations successives et maintenant, il est annoncé aux  délégués  du  personnel  un nouveau  projet  de  réorganisation,  première étape d’une énième restructuration d’ampleur

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Oui, le train peut aussi disparaître…

 

Selon  la  Direction  FRET,  la cause  de  la  perte  de  gros  marchés n’est  pas  le  prix proposé aux chargeurs

Il  y  a  dix  ans,  nos  dirigeants  expliquaient  aux cheminots  que  la  concurrence  allait  être  une bonne  chose,  qu’elle  allait  dynamiser  l’activité FRET.  Voilà  le  résultat  à  ce  jour,  le  nombre  de tonnes  de  marchandises  a  été  divisé  par  deux, dans  le  transport  de  fret  la  part  du  ferroviaire est  passée  de  17 %  à   9 %plus  de  300  gares FRET  ont  été  fermées,  des  pans  entiers  du territoire  ne  sont  plus  desservis.  Sur  le  plan social,  ce  sont  6300  postes  de  cheminots  du FRET SNCF qui ont disparu depuis 2009. La  productivité,  réalisée  essentiellement  sur  le dos  des  cheminots  (+20 %/agent  en  3  ans),  a atteint ses limites ! En effet,  alors que le volume des  trafics  se  stabilise  à  son  plus  bas  niveau historique,  les  indicateurs  se  dégradent,  ce  qui  augure  mal  de  la  capacité de FRET SNCF à saisir de nouvelles opportunités en cas de rebond de l’activité.

 

 

SOUS UN VERNIS DE MODERNITÉ

L’ARCHAÏSME !

La Fédération CGT des Cheminots a décidé d’assigner la direction de la SNCF en justice pour gagner la tenue des élections CA/CS et CE/DP à deux dates différentes. Rappel

Le Groupe Public Ferroviaire (GPF) a été constitué le 1er juillet 2015 alors que la loi portant réforme du système ferroviaire prévoyait sa constitution le 1er janvier 2015. La loi du 04 août 2014 oblige la tenue des élections aux Conseils d’Administration (Mobilités et Réseau) ainsi qu’au Conseil de Surveillance (EPIC de tête) dans les six mois après la constitution du GPF.

Les élections CE/DP peuvent, elles, à la lecture de la loi, être organisées dans les 12 mois après la constitution du GPF soit jusqu’au 30 juin 2016. Le législateur a donc réfléchi pour permettre la bonne tenue des deux scrutins qui sont totalement différents dans deux périodes différentes, soit de façon dissociée.

La direction quant à elle, entend imposer des élections CA*/CS* et CE*/DP* le même jour, le 19 novembre 2015. La Fédération CGT des Cheminots, soucieuse de faire respecter la démocratie dans l’entreprise, est opposée à cette stratégie qui vise à favoriser l’abstention et étouffer les sujets qui touchent les cheminots dans le cadre de l’exercice de leur métier, notamment en lien avec les impacts réels de la réforme dans leur quotidien.

Le taux d’abstention exploserait car les électeurs n’auraient aucune lisibilité sur le contenu des programmes portés par les candidats, sur les périmètres d’intervention, sur la finalité du vote. De plus, les électeurs ne sont pas les mêmes entre les deux élections. Pour les élections CA/CS, ce sont les cheminots des 3 EPICS ainsi que les salariés de certaines filiales du groupe qui sont appelés à voter. Pour les élections CE/DP ce sont uniquement les cheminots des 3 EPICS.

Enfin, dans son obstination tacticienne, la Direction ne tient même pas compte des difficultés pour le personnel concerné de tenir 4 élections simultanément. Les dirigeants et acteurs RH de terrain mesurent, eux, le manque de sérieux de ceux qui envisagent de s’engager dans ce processus irréaliste. L’heure des choix

Nous allons entrer dans une phase de campagne électorale (au moins concernant les élections CA/CS) où chacune des organisations syndicales représentatives pourra présenter son bilan de mandat et faire connaître ses analyses et propositions revendicatives sur les sujets sociaux économiques tels l’avenir des métiers et celui des entreprises publiques qui constituent désormais le GPF.

La Fédération CGT des Cheminots porte l’ambition de débattre autour de thèmes qui préoccupent les cheminots, les salariés dans leur vie et au travail durant cette campagne.

*CA : Conseil d’Administration *CS : Conseil de Surveillance *CE : Comité d’Entreprise *DP : Délégué du Personnel

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Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux

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Pour aller voir les informations : http://www.cheminotcgt.fr/

 

 

 

Trains d’Equilibre du Territoire en danger !

A la fin mai 2015, la commission parlementaire sur l’avenir des Trains d’Equilibre du Territoire, conduite par le député P.Duron, doit rendre ses conclusions. La presse a divulgué le contenu de l’audition de M Le Vern, Directeur des activités TER et Intercités. Ce Dirigeant SNCF, issu de la sphère politique, porte la suppression des 2/3 de ces circulations. C’est inadmissible !

Déjà au début des années 2000, les dirigeants de la SNCF avaient programmé une coupe drastique dans les trains d’intérêt national. Un projet visant à transférer la majeure partie de ces circulations vers les Régions avait vu le jour en plein cœur de l’été 2005. La mobilisation des cheminots, à l’initiative de la CGT, la colère des usagers et l’opposition de certains élus régionaux avaient obligé la Direction SNCF à faire machine arrière.

C’est dans le contexte d’austérité piloté par le gouvernement et de mise en œuvre à la hussarde d’une réforme du ferroviaire non financée que les dirigeants de l’entreprise, avec la complicité de l’Etat, veulent faire ressurgir ces plans funestes, profitant des travaux de la commission parlementaire.

La convention TET actuelle avec l’Etat comme AOT est un leurre initié par le gouvernement Fillon en 2011 et prolongé de 2 ans par celui de Valls. Dans les faits, c’est la SNCF qui abonde à 96 % par une taxe sur les billets TGV. Les concessionnaires privés du réseau autoroutier n’apportent que 4 % de ce financement. La Direction SNCF, dans le cadre de son audition, aurait proposé, selon la presse ayant eu accès au dossier, de retirer 23 des 35 origines-destinations du plan transport actuel, une réduction des fréquences sur celles qui seraient maintenues et la suppression pure et simple des trains de nuits. carte-TET (1)C’est exactement la même politique que celle menée pour le fret qui serait conduite, avec forcément les mêmes effets. La connivence avec le gouvernement est outrageuse quand celui-ci propose au même moment de libéraliser le transport national par autocar dans le projet de loi du sinistre Macron. Les cartes (ci-dessus) permettent de visualiser la violence de ces propositions.

Ce sont des pans entiers du pays qui verraient disparaître les trains nationaux et les centaines d’emplois de cheminots associés dans tous les services. Cette logique est établie au nom d’un dogme économique qui ne prend en compte ni les besoins des populations ni l’aménagement du territoire, et encore moins les questions environnementales en cette année de la « COP 21 ».

La Fédération CGT des cheminots a fait des propositions à la commission Duron qui intègrent le financement de ces trains d’utilité publique, indispensables au maintien de l’égalité républicaine mais aussi les évolutions nécessaires (horaires et matériels) pour rendre ces circulations ferroviaires utiles, accessibles et attractives. La SNCF a une obligation de service public. Sa Direction et le gouvernement ne sont pas légitimes à sacrifier ces Trains d’Intérêt National sur l’autel de l’austérité dans une réflexion qui touche au fanatisme libéral.