NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire Novembre 2022 n°5

AGENCES PAIE ET AGENCES FAMILLE :
MÊME COMBAT !

Dématérialisation, numérisation, automatisation, déqualification, sous-effectif, destruction du métier et du sens du travail,… les mauvais choix de la direction ont de graves conséquences sur le quotidien des cheminots des Agences Paie et Famille.
La transposition de l’accord de branche « classifications et rémunération » pourrait encore détériorer une situation déjà fortement abîmée. La Fédération CGT des cheminots propose d’inverser la donne. La situation que les cheminots des APF rencontrent au quotidien doit être améliorée sans délai.

AGENCES FAMILLE

Au 30 juin 2022, elles ne comptaient plus que 39 postes (en équivalents temps plein) pour 115 au début du projet « Dématérialisation des FC ». Tout en s’opposant à la dématérialisation imposée de nos Facilités de Circulation (FC), la CGT avait alerté la direction sur le risque de reproduire l’erreur commise lors du transfert de nos Prestations Familiales vers la CNAF en 2014, à savoir supprimer des emplois « à la louche », sans considérer la charge de travail et l’effectif nécessaire pour continuer de rendre un service de qualité aux cheminots. Ne tenant pas compte de l’avertissement, la Direction d’Optim Services a supprimé des dizaines d’emplois. Depuis, elle fait appel à l’intérim pour pallier au manque d’effectifs au regard de la charge de travail à réaliser, mais sans que cela puisse compenser les savoir-faire perdus. Les gestionnaires restants et leurs encadrants se retrouvent donc désormais dans une situation de travail insupportable. Malgré les urgences à traiter, les retards s’accumulent, le travail se fait dans l’urgence, les heures supplémentaires ne suffisent pas à freiner le retard et in fine, le ras-le-bol s’enracine !
(pour en savoir plus voir tract du 23/09/2022)


JAMAIS SANS TOIT

La direction brade le patrimoine SNCF et rogne sur les garanties des cheminots en matière de logement. À rebours de cette casse sociale, la Fédération CGT des cheminots revendique de nouveaux droits pour tous les cheminots actifs et retraités. Alors que le logement est le premier poste de dépense des salariés et que leur pouvoir
d’achat ne cesse de se dégrader, la direction du GPU SNCF poursuit son entreprise
de démolition des droits des cheminots. Les entreprises des grandes filières industrielles ont développé une politique Logement afin de recruter et de fidéliser les salariés, de les loger à proximité des lieux de production, et de faciliter les mobilités géographiques. Dans le ferroviaire, les compagnies, puis la SNCF, se sont construit, au fil du temps, un patrimoine important. Le logement a, par exemple, été un moyen pour l’entreprise de faire venir de la main-d’oeuvre de province sur la région parisienne. Le logement est une donnée incontournable qui va de pair avec l’emploi.

(pour en savoir plus voir tract du 22/09/2022)


LE RAIL EN SURCHAUFFE !

Depuis plusieurs semaines, cheminots, usagers et population constatent une forte dégradation de la qualité de l’offre et du service public ferroviaire SNCF. L’engagement et le professionnalisme des cheminots permettent, malgré un manque de moyens et de personnel, d’assurer la production. Alors que la direction de l’entreprise et le gouvernement multiplient les déclarations sur le potentiel de développement du ferroviaire, il devient urgent d’agir sur le réel ! Dans période de très forte inflation, notamment sur les produits pétroliers, le train est plébiscité par les usagers.
Dans ce contexte de forte demande de transport, les dysfonctionnements des installations, défaillances de matériel, départs d’incendies aux abords des voies, retards et suppressions de trains s’accumulent. Le président de la SNCF veut multiplier par deux le nombre de trains, qu’il le multiplie déjà par un ! Attribuer ce délitement à l’exceptionnelle vague de chaleur de ces dernières semaines relèverait d’une profonde malhonnêteté.
Le quotidien des cheminots, c’est :
▪ Des sous-effectifs chroniques dans tous les métiers ;
▪ Des ateliers du matériel sous tension par l’utilisation intensive
du parc ;
▪ Des suppressions de trains faute d’effectifs d’agents de
conduite ou de contrôleurs ;
▪ Des files d’attentes interminables aux guichets ;
▪ Des brigades équipement sur-sollicitées en période de forte
chaleur.
Cette liste non-exhaustive confirme ce que la CGT affirme et revendique depuis plusieurs mois, notamment sur l’emploi et les moyens pour le Service Public. Les nombreuses luttes et actions menées par la CGT doivent se poursuivre pour arracher
les moyens de bien travailler ! Gouvernement et Direction doivent, dès à présent, prendre la mesure des enjeux sociaux et environnementaux posés. Il n’est plus possible d’éluder les difficultés rencontrées par les cheminots pour exercer leurs métiers et faire rouler les trains. Le contexte auquel notre société est actuellement confrontée impose et renforce la nécessité de disposer d’un service public ferroviaire SNCF efficace, sûr et accessible par tous, en tous points du territoire.
La Fédération CGT des cheminots revendique :
▪ Le retour à une entreprise publique SNCF unique et intégrée,
pour une organisation de la production plus efficace ;
▪ Des moyens financiers, humains et matériels pour améliorer la
situation sans tarder ;
▪ La construction d’un Statut social de haut niveau pour les
cheminots statutaires et contractuels, premiers garants du
service public ferroviaire.

(pour en savoir plus voir communiqué du 22/07/2022


STOP À LA DÉVALORISATION DE NOS MÉTIERS !
DÉFENDONS NOS QUALIFICATIONS !

Devant la non-reconnaissance de notre technicité par de véritables qualifications et
parcours professionnels, la Direction peine à recruter des essayeurs.Le dogme de l’externalisation et la perte de la proximité La Direction dans une logique de « plate-forme » pousse à l’externalisation de la charge de travail au détriment de la sécurité.
Elle commence par externaliser « les essais simples » qui étaient historiquement réaliser par CCRN Travaux. La direction de Réseau a même embauché de
nombreux juristes pour gérer les incidences sur la responsabilité juridique entre le sous-traitant qui réalise les essais et le donneur d’ordre. C’est aussi le parcours professionnel des essayeurs et l’acquisition d’un savoir-faire qui se retrouvent fragilisés. L’objectif de la Direction reste focalisé sur la réduction d’emplois. Les autres conséquences des plates-formes sont la perte de proximité avec une dégradation
lourde pour les conditions de vie et de travail. Or, il y a toujours besoin des essayeurs
en proximité. Contrairement aux dires de la Direction, il n’y a pas que des postes neufs, totalement informatisés. D’ailleurs, de nombreux reports de modernisation sont actés afin de conformer SNCF Réseau à une trajectoire économique décidée par le gouvernement.

(pour en savoir plus voir tract du 06/09/2022)


NOS DROITS CONFIÉS AU PATRONAT !

En décembre 2021, les organisations syndicales Unsa, Sud-Rail et CFDT signaient un accord de branche relatif à la classification et à la rémunération des cheminots.
Cet accord remet en cause les métiers des cheminots, la reconnaissance de la pénibilité, la rémunération, mais également les facilités de circulation des cheminots actifset retraités.

DES FACILITÉS DE CIRCULATION HISTORIQUES

Les facilités de circulation des cheminots préexistaient à la création de la SNCF au sein des chemins de fer privés. Mises en place à l’initiative des compagnies ferroviaires, elles ont pour objet de compenser et faciliter la mobilité géographique imposée
aux cheminots. Elles sont également accordées aux cheminots retraités et à leur
famille afin de faciliter leurs déplacements, permettant de briser l’isolement dont sont parfois victimes les personnes âgées. Suite à la création de la SNCF, le décret du 12 novembre 1938 a reconnu réglementairement l’octroi de facilités de circulation aux agents des chemins de fer en activité ou pensionnés et leur famille ainsi qu’à certains fonctionnaires et aux membres de leur famille.

DES OFFENSIVES GOUVERNEMENTALES RÉCURRENTES

Régulièrement, les facilités de circulation des cheminots sont pointées du doigt et qualifiées de « privilège ». En juillet 2021, un rapport interministériel évaluait le « coût » moyen pour l’entreprise de l’octroi de facilités de circulation à un cheminot actif et ses ayants droit à 404 € par an, soit moins de 34 € par mois. Ce montant, au-delà d’être très modeste, est par ailleurs très discutable car il résulte de calculs obscurs réalisés par la direction SNCF sans tenir compte des déplacements liés au service.
Les cheminots victimes d’un accord de branche Aux termes de l’accord de branche signé en décembre 2021, les organisations Unsa, Sud-Rail et CFDT acceptaient de requalifier les facilités de circulation en avantage en nature soumis à cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu. Pourtant il est possible au gouvernement d’ajouter une ligne au Code général des impôts pour exclure les facilités de circulation des cheminots des avantages en nature, au même titre que les logements mis à la disposition des personnels de la gendarmerie, qui eux aussi les utilisent probablement en dehors de leur service.

(pour en savoir plus voir tract du 12/10/2022)


DES LIEUX D’ACCUEIL POUR TOUS ET PARTOUT POUR RÉPONDRE AUX
BESOINS SOCIAUX !

Pendant que les autres OS se contentent d’accepter l’implantation géographique des CAS (Centres d’Action Sociale) imposée par la direction, la CGT exige un maillage
territorial complet et les emplois à même d’accueillir les cheminots et leurs familles pour
répondre à leurs attentes sociales. Trois ans que les travaux sur le maillage territorial ont commencé en groupe de travail de la CoFASS. Pendant ce temps, la direction a continué de détruire les lieux d’accueil à proximité du domicile des cheminots, ce qui faisait la force de notre action sociale d’entreprise. Elle a adapté son réseau par
rapport à l’effectif restant en place sans procéder aux recrutements nécessaires.
Alors même que le cumul des budgets non-utilisés ne cesse de grimper pour atteindre 33 millions d’€ au 31 décembre 2021, la direction prive 6 % de cheminots et d’ayants-droit, soit environ 30 000 bénéficiaires, de l’égalité d’accès à leurs droits : 19 départements sont dépourvus d’accueil physique de l’action sociale ;
▪ Plus de 100 emplois à l’action sociale ont été supprimés

(pour en savoir plus voir Flash info du 04/11/2022)


 

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES
DU 17 AU 24 NOVEMBRE 2022

L’Union fédérale des cadres et maîtrises (UFCM-CGT) est l’outil de la Fédération CGT des cheminots pour être la CGT de tout le salariat. Le syndicalisme spécifique a pour objectif de sortir les agents de maîtrise et les cadres d’un devoir de réserve dans lequel le patronat tente de les enfermer. Notre syndicalisme cherche au contraire à développer les revendications au plus près des conditions d’exercice d’une catégorie de salarié·e·s
sans l’opposer à une autre. Salarié·e·s non qualifié·e·s, ouvrier·ère·s, employé·e·s, technicien·ne·s, ingénieur·e·s, encadrant·e·s, fonctionnaires, salarié·e·s d’entreprises publiques et privées, nous faisons partie d’une même classe sociale.
La CGT n’est pas un syndicat d’accompagnement de la régression sociale et de la casse du service public. À l’opposé des caricatures, la CGT est un syndicat de propositions pour une société plus juste en réponse aux besoins des citoyens et des peuples. Par exemple, lors de la négociation du volet « Classifications et rémunérations » de la CCN, la CGTportait une proposition pour tous les cheminots de la branche, reconnaissant les qualifications et les diplômes dans une grille de salaires mensuels.
Or, le texte du patronat nous éloigne des revendications et dégrade l’existant. La direction de la SNCF l’applique désormais sans accord d’entreprise mieux-disant.
Pour avoir de meilleurs droits, pour mieux travailler et mieux encadrer en proximité, il faut rouvrir une négociation de branche en dénonçant celui-ci.
Voter CGT et UFCM-CGT, c’est voter pour redonner du sens à notre travail, améliorer nos conditions de vie professionnelles et personnelles et conquérir des droits ; c’est voter pour une SNCF utile à la nation.

DÉROULEMENT DE CARRIÈRE
TEMPS DE TRAVAIL SÉCURITÉ
DE L’EMPLOI AVEC L’UFCM CGT,
FAIRE DU SPÉCIFIQUE SANS ÊTRE
CATÉGORIEL… SOUS-TRAITANCE
SERVICE PUBLIC SENS ET QUALITÉ
DU TRAVAIL

DU 17 AU 24 NOVEMBRE
2022, VOTEZ CGT

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