NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n°4 Août 2022

TOILETTAGE À LA HÂCHE !

Une commission du Statut s’est tenue le 2 mai 2022. La direction réaffirme sa volonté de le modifier en profondeur suite à la réforme de 2018 et aux accords de branche signés par certaines OS. Les modifications statutaires seront ensuite présentées au Conseil d’administration de la SNCF le 9 juin prochain pour mise en application au 1er juillet.

Un projet patronal d’effacement des droits des cheminots Les modifications du Statut s’inscrivent dans un contexte où le patronat, qu’il soit de branche ou d’entreprise, s’efforce, avec le soutien du Gouvernement, de remettre en cause l’ensemble des droits des cheminots :

• Arrêt du recrutement au Statut suite à la loi de 2018 co-rédigée avec la direction ;

• Remise en cause des accords locaux ;

• Transposition dans l’entreprise SNCF des accords de branche abaissant le niveau des droits sociaux ;

• Transferts contraints de personnel, y compris dans des filiales que la SNCF crée sans que la loi le lui impose ;

• Suppression des droits des cheminots dans les filiales créées par la SNCF, notamment l’accord sur le temps de travail, renvoyant les cheminots à un accord de branche moins-disant signé par UNSA et CFDT ;

• Remise en cause des droits contenus dans le Statut ;

• Remise en cause pour les cheminots contractuels transférés de l’ensemble des droits contenus dans le Statut dont ils bénéficient également… Les protections des cheminots remises en cause Depuis la mauvaise loi de 2014 que la CGT a combattu avec les cheminots, l’entreprise peut unilatéralement modifier le Statut après réunion d’une Commission du Statut et le vote du Conseil d’administration de la SNCF, composé majoritairement de représentants du patronat et du Gouvernement.

Dans le cadre de la Commission du Statut qui s’est tenue la 2 mai, la direction a notamment oeuvré à supprimer un ensemble de protections dont bénéficient les cheminots. Ces protections concernent l’ensemble des personnels, y compris contractuels, par le jeu du renvoi du Statut vers des textes réglementaires généraux.
(pour en savoir plus voir tracts du 02/05/2022)


LA MASCARADE TOURNE COURT

Le pacte dévastateur conclu entre le patronat du ferroviaire et 3 organisations syndicales entraîne ses premières conséquences pour les cheminots du GPU SNCF. Déqualifications, ultrapolyvalence, déroulements de carrière et parcours pro contraints…, les effets de l’accord Classifications et Rémunération sont multiples. Organisée en syndicats de proximité, la CGT est aux côtés des cheminots pour porter les revendications individuelles et collectives afin de combattre cette casse sociale.

La notification aux cheminots, réalisée par la direction du GPU SNCF dans le cadre de la transposition dans l’entreprise de l’accord Classifications et rémunération, révèle au grand jour que « le rien ne change » est une funeste mascarade. Des commissions de recours sont mises en place. La CGT y portera les réclamations des cheminots et organisera la lutte.

(pour en savoir plus voir tracts du 14/06/2022)


LE RAIL EN SURCHAUFFE !

Depuis plusieurs semaines, cheminots, usagers et population constatent une forte dégradation de la qualité de l’offre et du service public ferroviaire SNCF. L’engagement et le professionnalisme des cheminots permettent, malgré un manque de moyens et de personnel, d’assurer la production. Alors que la direction de l’entreprise et le gouvernement multiplient les déclarations sur le potentiel de développement du ferroviaire, il devient urgent d’agir sur le réel !

Dans période de très forte inflation, notamment sur les produits pétroliers, le train est plébiscité par les usagers. Dans ce contexte de forte demande de transport, les dysfonctionnements des installations, défaillances de matériel, départs d’incendies aux abords des voies, retards et suppressions de trains s’accumulent. Le président de la SNCF veut multiplier par deux le nombre de trains, qu’il le multiplie déjà par un ! Attribuer ce délitement à l’exceptionnelle vague de chaleur de ces dernières semaines relèverait d’une profonde malhonnêteté. Le quotidien des cheminots, c’est :

▪ Des sous-effectifs chroniques dans tous les métiers ;

▪ Des ateliers du matériel sous tension par l’utilisation intensive du parc ;

▪ Des suppressions de trains faute d’effectifs d’agents de conduite ou de contrôleurs ;

▪ Des files d’attentes interminables aux guichets ;

▪ Des brigades équipement sur-sollicitées en période de forte chaleur. Cette liste non-exhaustive confirme ce que la CGT affirme et revendique depuis plusieurs mois, notamment sur l’emploi et les moyens pour le Service Public. Les nombreuses luttes et actions menées par la CGT doivent se poursuivre pour arracher les moyens de bien travailler ! Gouvernement et Direction doivent, dès à présent, prendre la mesure des enjeux sociaux et environnementaux posés. Il n’est plus possible d’éluder les difficultés rencontrées par les cheminots pour exercer leurs métiers et faire rouler les trains. Le contexte auquel notre société est actuellement confrontée impose et renforce la nécessité de disposer d’un service public ferroviaire SNCF efficace, sûr et accessible par tous, en tous points du territoire. La Fédération CGT des cheminots revendique :

▪ Le retour à une entreprise publique SNCF unique et intégrée, pour une organisation de la production plus efficace ;

▪ Des moyens financiers, humains et matériels pour améliorer la situation sans tarder ;

▪ La construction d’un Statut social de haut niveau pour les cheminots statutaires et contractuels, premiers garants du service public ferroviaire.

(pour en savoir plus voir communiqué du 22/07/2022)


STOP À LA DÉVALORISATION DE NOS MÉTIERS ! DÉFENDONS NOS QUALIFICATIONS !

Devant la non-reconnaissance de notre technicité par de véritables qualifications et parcours professionnels, la Direction peine à recruter des essayeurs.

Le dogme de l’externalisation et la perte de la proximité La Direction dans une logique de « plate-forme » pousse à l’externalisation de la charge de travail au détriment de la sécurité. Elle commence par externaliser « les essais simples » qui étaient historiquement réaliser par CCRN Travaux. La direction de Réseau a même embauché de nombreux juristes pour gérer les incidences sur la responsabilité juridique entre le sous-traitant qui réalise les essais et le donneur d’ordre. C’est aussi le parcours professionnel des essayeurs et l’acquisition d’un savoir-faire qui se retrouvent fragilisés. L’objectif de la Direction reste focalisé sur la réduction d’emplois. Les autres conséquences des plates-formes sont la perte de proximité avec une dégradation lourde pour les conditions de vie et de travail. Or, il y a toujours besoin des essayeurs en proximité. Contrairement aux dires de la Direction, il n’y a pas que des postes neufs, totalement informatisés. D’ailleurs, de nombreux reports de modernisation sont actés afin de conformer SNCF Réseau à une trajectoire économique décidée par le gouvernement.

(pour en savoir plus voir tracts du 09/06/2022)


Les actions locales payent !!!

À la suite du conflit local de l’EIC APC qui avait mobilisé très fortement les cheminots lors de 4 séquences de grève, d’autres conflits locaux se sont enclenchés dans les EIC. La Direction de SNCF Réseau, bousculée par les très forts taux de grévistes, y compris dans l’encadrement, avait alors décidé de convoquer une Table-Ronde de négociations sur les EIC le 13 mai 2022. 6h de négociation ont permis d’arracher des avancées…

La Direction de SNCF Réseau propose 8 mesures pour les EIC :

  • Des recrutements supplémentaires « autant que de besoin pour couvrir les postes vacants », l’organisation de la formation sera ajustée pour accueillir l’ensemble des stagiaires ;
  • Des formations modularisées pour les aiguilleurs, limité aux 12 prochains mois, avec engagement de formations complémentaires ;
  • Un suivi des recrutements dans chaque EIC ;
  • Une prime de 500 euros versée sur la paye de juin ;
  • Une majoration temporaire de la prime de travail de 20% pendant 4 mois (etune mesure équivalente pour les contractuels) à compter du mois de septembre ;
  • Le lancement d’une étude sur la remise de service entre opérateurs (échéance octobre, avec point d’étape en juillet) ;

(pour en savoir plus voir Flash info du 13/05/2022


PAS À LA HAUTEUR !

Les multiples mobilisations et actions locales engagées par la CGT dans la période ont contraint la Direction à convoquer une table ronde nationale sur les salaires. Elle envisageait de se contenter d’une mesure d’urgence de type « prime Macron », comme l’année dernière.

La démarche unitaire amorcée par la CGT et le niveau de mobilisation de ce jour, à hauteur de plus de 35 % tous collèges, avec des établissements fortement mobilisés, a contraint la Direction à annoncer des mesures pérennes et générales. Ces mesures restent très insuffisantes, mais c’est bien la mobilisation des cheminots qui permet ce dégel salarial et d’arracher ces premières mesures.

Les mesures annoncées :

• Augmentation générale des salaires de 1,4 % ;

• Majoration salariale uniforme de 400 € brut annuel ;

• Augmentation de la gratification de vacances +100 € et + 20 € au premier enfant + 20 € au second et +10 € au-delà ;

• Revalorisation des indemnités de 4 % et 7 % pour les sorties d’astreintes, nuits et dimanches et fêtes ;

• Revalorisation des classes les plus basses pour les mettre au niveau du SMIC : classe 2 + 4 %, classe 3 +2 %, classe 4 +1 % ;

• Lancement du chantier de la revalorisation des primes de travail ;

• Allocation de déplacement + 3 % ;

• NAO prévue en fin d’année.

L’ensemble de ces mesures sera applicable rétroactivement à compter du 1er avril et sera versé au plus tard sur la solde d’octobre 2022.

La CGT a exigé que ces mesures soient effectives par effet rétroactif au 1er janvier 2022.

Au regard de la situation de l’inflation de 5,8 % mesurée en juin et du niveau attendu en fin d’année à plus de 8 %, ces mesures sont clairement indécentes et n’effacent pas le contentieux salarial !

C’est d’autant plus scandaleux que le bénéfice net du groupe en 2021 avoisine les 900 millions d’euros, que les perspectives pour 2022 s’annoncent bien meilleures et pourraient frôler 1,5 milliard, avec des trains affichant des taux de remplissage records…

La Fédération CGT des Cheminots proposera donc aux organisations syndicales la poursuite du processus unitaire engagé pour exiger de la Direction qu’elle passe à la caisse au-delà de la compensation de la seule inflation pour gagner une juste rémunération du travail et des qualifications des cheminots


30 ANS DE LIBÉRALISATION, ÇA SUFFIT !

Les journées « réseau transeuropéen de transport » sont organisées tous les deux ans par la Direction générale de la mobilité et des transports de la Commission européenne, en lien avec le pays assurant la présidence du Conseil de l’Union européenne. Celles- ci se tiendront à Lyon du 28 au 30 juin 2022. A cette occasion, la Fédération CGT des Cheminots et la Fédération des Transports vous appellent à participer à la manifestation du 28 juin !

Une partie de la délégation des Centraux à Lyon

 

La dixième édition des journées RTE-T rassemblera en France, à Lyon, l’ensemble des parties prenantes du développement du réseau transeuropéen de transports : institutionnels, partenaires publics-privés, usagers.

Plusieurs temps forts rythmeront ces journées, avec notamment une session interinstitutionnelle réunissant ministres des Transports, commissaires et députés européens.

C’est dans ce cadre que nos fédérations respectives appellent les salariés des transports à manifester le 28 juin prochain.

En effet, les politiques libérales menées en Europe en matière de transports ont permis d’engager la privatisation des compagnies publiques nationales « historiques », d’organiser la mise en concurrence des salariés aux niveaux national et européen, de faciliter la marchandisation des services publics, d’ouvrir de plus en plus à la concurrence, de raboter les droits des salariés, d’avoir recours massivement à la sous-traitance, et de favoriser le dumping social.

L’Europe doit être un outil de coopération pour permettre de créer les conditions d’un véritable droit aux transports pour les citoyens, investir massivement dans les infrastructures et les réseaux de transports, créer les synergies et les coopérations européennes en s’appuyant sur des opérateurs des réseaux (aérien, ferroviaire, autoroutier, interurbain et urbain) à travers des entreprises publiques, mettre en place une tarification obligatoire sociale et écologique. Ainsi, la Fédération CGT des Cheminots et la Fédération CGT des Transports appellent tous les travailleurs et syndicats en Europe avec la Fédération Européenne des Transports (ETF) à combattre les politiques libérales, promouvoir la coopération et les services publics plutôt que la concurrence

 

Nous contacter

Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux

14, rue Campra 93210 La Plaine Saint Denis

Tél. SNCF 38 64 14

Notre adresse mail : cgtchem.centraux@gmail.com

Notre site internet : https://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

 

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