NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n°3 MARS 2022

LE 31 MARS 2022 :
LA MANIFESTATION D’INTÉRÊT GÉNÉRAL

La casse de l’entreprise publique SNCF à travers l’ouverture à la concurrence vise, dans les faits, à détruire un bien inestimable de la Nation et à saccager les droits des cheminots pour servir des intérêts particuliers. Direction SNCF et Gouvernement marchent main dans la main. Nous ne plierons pas ! Pour le développement du service public ferroviaire et pour le progrès social, nous transporterons le débat dans les rues de Paris le 31 mars prochain !

Une participation massive des actifs et retraités à cet événement est donc indispensable ! Cela viendra ajouter une nouvelle pierre à l’édifice que nous bâtissons
ensemble afin de poursuivre le combat contre l’effacement du train public en France et le sabotage de nos conditions sociales.

Ouverture à la concurrence, stratégie d’auto concurrence en interne avec la création de filiales, concurrence entre salariés, casse des repères collectifs, dépeçage du Statut et du régime spécial, précarisation de l’emploi, siphonage des effectifs, gel des salaires, non augmentation des pensions, attaques sur nos facilités de circulation, menaces sur nos droits : la liste est longue des raisons de la colère !

La direction SNCF actuelle veut multiplier le trafic ferroviaire par 2 ? En vérité, sa calculatrice est bloquée sur les divisions et les soustractions sauf quand il s’agit d’engager l’argent du GPU dans des achats inconsidérés afin d’étendre sa visibilité à l’étranger, à l’image de la direction précédente.
Montreuil, le 22 février 2022

(pour en savoir plus voir tracts du 22/02/2022)


FERMETURE DE NOS LAE :
C’EST NON !

Après la cession, en 2016, de nos Ehpad, la Direction envisage aujourd’hui la fermeture de nos LAE et tente ainsi de remettre en cause la totalité de l’action sociale. La CGT s’oppose à la casse des droits des cheminots, à la transformation de l’action sociale au service des cheminots en une action sociale d’entreprise au service du patronat.

NOUS NE SOMMES PAS DUPES !

Déjà, pour justifi er la cession de nos Ehpad au privé, la Direction avait insidieusement organisé leur abandon en refusant de mettre les moyens humains et matériels nécessaires à leur bon fonctionnement, impliquant une détérioration de l’organisation
du travail, donc de la qualité et de la capacité d’accueil de nos Ehpad. La CGT avait alors dénoncé et combattu ce processus tout en alertant sur une situation équivalente pouvant percuter nos cinq lieux d’accueil éducatif (LAE).
Tout en niant l’existence d’un projet nocif concernant les LAE, la Direction refusait d’injecter les moyens nécessaires à leur bon fonctionnement, qu’il s’agisse de
travaux sur ces installations ou encore du nombre de travailleurs sociaux nécessaire…

(pour en savoir plus voir tracts du 01/03/2022)


UN RECUL SOCIAL ET SOCIÉTAL !

La direction du GPU SNCF veut réduire les droits des cheminots en situation de handicap. Elle valide, avec les organisations syndicales signataires, un accord
d’entreprise qui lui permet de ne pas verser la moindre contribution et de ne plus prendre d’engagement fort en matière de recrutements et de droits.
La direction poursuit la déconstruction du cadre social de l’entreprise en s’attaquant aux garanties des cheminots en situation de handicap.

DES NIVEAUX DE RECRUTEMENT HISTORIQUEMENT FAIBLES

Jamais un accord n’aura été aussi peu engageant et contraignant pour la direction.
Alors qu’il manque plus de 1 500 cheminots dans le GPU SNCF pour satisfaire l’obligation légale d’emploi dans l’entreprise, l’accord ne prévoit le recrutement que de 240 cheminots en situation de handicap.
Ce faible niveau de recrutement ne compensera même pas les départs (retraites, licenciements, réformes, démissions, etc.). Il est d’ailleurs très inférieur aux engagements pris lors des derniers accords qui pourtant étaient déjà insuffisants.
Dans le même temps, la direction du GPU SNCF, adhérente à l’UTP (patronat de la branche ferroviaire) vise à augmenter la liste des métiers où elle serait dispensée de recruter des cheminots en situation de handicap sous couvert d’aptitude sécurité ou de difficultés techniques d’aménagement des postes de travail.
Ainsi, bien loin de l’affichage et des discours policés, elle travaille à exclure les personnes en situation de handicap.

LA FIN PROGRAMMÉE DU DISPOSITIF « HANTRAIN »

L’accord acte à court terme la fi n du dispositif de formation par alternance spécifique aux travailleurs en situation de handicap.
« HANTRAIN » permet d’adapter la formation et il garantit le recrutement à l’issue de celle-ci. C’est donc un élément central de la formation qui entraîne des garanties pour les travailleurs en situation de handicap.
Les signataires de l’accord ont décidé de le réduire à 24 recrutements alors que dans le précédent accord l’engagement était de 120 recrutements.

(pour en savoir plus voir tract du 02/02/2022


AGIR POUR UNE
AUGMENTATION
GÉNÉRALE DES SALAIRES
ET DES PENSIONS !
AGIR POUR L’EMPLOI !

Le 27 janvier dernier, plus de 170 manifestations portaient la revendication d’une augmentation des salaires et des pensions, à l’appel des organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse FIDL, MNL, UNEF et VL. Elles appellent à une nouvelle journée interprofessionnelle le 17 mars.

En décembre 2021, l’inflation en France a atteint 2,8 % sur un an. Près de la moitié provient directement de l’augmentation du prix de l’énergie (carburant, électricité, gaz). En effet, l’énergie a vu son prix augmenter de 18,6 %. Il y a également une augmentation importante des prix des produits alimentaires de première nécessité. Force est de constater que c’est l’évolution des revenus par rapport à l’inflation qui est
déterminante. C’est un levier essentiel pour maintenir le pouvoir d’achat des ménages
et agir sur la répartition entre les revenus du capital et du travail ; les entreprises
cherchant, en effet, même dans le contexte de la pandémie, à augmenter leurs profits. Il faut une revalorisation immédiate de l’ensemble des salaires dans le secteur privé et des traitements dans la fonction publique, en commençant par les plus bas salaires. Ainsi, il est urgent d’agir sur le SMIC et le point d’indice…


LES VOEUX HOSTILES
DU GOUVERNEMENT

La loi rétrograde du 27 juin 2018 a mis fin au recrutement au Statut, fermant
l’entrée dans le Régime Spécial de Retraite et de Prévoyance des cheminots, pourtant
conçu dans la finalité d’une protection sociale adaptée aux spécificités du secteur ferroviaire.
L’article 17 de la loi prévoyait la portabilité du Régime Spécial de Retraite pour les
cheminots transférés, renvoyant les modalités d’application à un décret. Malgré l’affirmation du maintien des droits inscrit dans la loi, le Gouvernement a publié, en date du 31 décembre 2021, un décret remettant en cause les droits spécifiques à retraite des cheminots transférés !

Sous l’effet de la mobilisation des cheminots, le Gouvernement et ses soutiens parlementaires avaient concédé, en 2018, le maintien du Régime Spécial dans
sa partie retraite pour les cheminots affiliés qui subiraient un transfert consécutif au
processus d’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs.


QUI VEUT FAIRE PAYER
LES CHEMINOTS ?

Le patronat, dont la direction SNCF, avec l’aide de la CFDT cheminots, a engagé une négociation de branche en vue d’imposer aux cheminots du cadre permanent et à leur famille l’adhésion contrainte à une complémentaire-santé obligatoire.

Les complémentaires-santé peuvent être de plusieurs types : les mutuelles, les institutions de prévoyance et les assurances à but lucratif.
La CGT n’est pas opposée aux complémentaires-santé, à l’exception des assurances qui n’ambitionnent que le profit et non la santé.
La CGT a d’ailleurs participé à la création de plusieurs mutuelles, dont des mutuelles cheminotes.
Cependant, la CGT est opposée à tout transfert de la Sécurité Sociale vers les complémentaires-santé et à la remise en cause de la liberté d’adhésion mutualiste et au libre-choix de l’organisme par l’affilié.

COMPLEMENTAIRE SANTE OBLIGATOIRE : UN PROGRES PATRONAL PAS SOCIAL

Les complémentaires-santé obligatoires imposées aux salariés suite à
l’accord MEDEF, CFDT, CFTC et CFE-CGC en 2013 :
▪ Constituent un repli organisé de la Sécurité Sociale : on passe d’un
système basé sur la réponse aux besoins, à un système minimaliste
auquel s’ajoutent des étages plus ou moins individuels et tous privés ;
▪ Ouvrent droit pour le patronat, à une exonération de cotisation sociale
pour l’ensemble des sommes versées ;
▪ Occasionnent un surcoût global, car les organismes de Sécurité
Sociale ont des coûts de gestion nettement moindres, sans tenir compte
du but lucratif des assurances ;
▪ Retirent au salarié le choix d’adhérer ou non à une mutuelle et de la
choisir, le tout au profit des grands groupes assurantiels qui tendent à
imposer leur monopole ;
▪ Accentuent mécaniquement les dépassements d’honoraires en les
faisant payer par les complémentaires-santé (et donc par les salariés),
soit un transfert du pouvoir d’achat des salariés vers celui des professions
libérales ;
▪ Excluent de la solidarité les privés d’emploi et les retraités ;
▪ Condamnent les salariés arrivant en retraite à une brutale hausse de
leurs cotisations car ils doivent prendre en charge la part employeur, à
laquelle s’ajoute souvent une majoration au prétexte de l’âge.
La législation prévoit uniquement un encadrement de la hausse globale
de la cotisation sur les 2 premières années (maxi 125 % la première
année, puis 150 % la seconde année puis sans limite à partir de la
troisième année).

(pour en savoir plus voir tract du 25/02/2022)


LE 31 MARS 2022, LES RETRAITÉ·E·S CHEMINOT·E·S ET LEURS
AYANTS-DROIT MANIFESTERONT À PARIS AVEC LES ACTIFS

Dans la continuité de la mobilisation unitaire des retraités du 24 mars 2022 à l’appel de 9 organisations de retraités pour exiger une véritable revalorisation des pensions, pour une sécurité sociale intégrale et des services publics de proximité, les cheminots retraités et leurs ayants-droit descendront en masse dans les rues de Paris avec les actifs pour combattre le sabotage de l’entreprise SNCF avec des impacts directs pour les retraités.

L’amplification du rapport de force va être déterminante pour avancer sur nos revendications et mettre en échec cette politique au service du Capital ; cette politique qui bénéficie à une ultime minorité qui s’accapare les richesses produites par le travail et qui voit une part de plus en plus importante de la population sombrer dans la pauvreté et la précarité, et les retraités n’y échappent pas !
Sous l’impulsion de la CGT, les luttes se multiplient à la SNCF, dans toutes les régions, avec des revendications satisfaites en matière d’emploi, de rémunération, de conditions d’exercice du métier…
Ces mobilisations contribuent également à s’opposer à l’ouverture à la « concurrence » qui, dans les faits, sert à détruire un bien inestimable de la Nation, la SNCF, et à saccager les droits des cheminots pour servir des intérêts particuliers. Les retraités sont totalement concernés par ces attaques et ce processus revendicatif, les différentes réformes régressives, et particulièrement celle de 2018, ont des impacts directs pour l’ensemble des retraités et leurs ayants-droit.
À de nombreuses reprises, les cheminots retraités et leurs ayants-droit se sont mobilisés sous différentes formes d’expressions pour interpeller la direction
SNCF.
C’est dans la poursuite de ces démarches revendicatives que notre UFR a lancé une carte pétition à l’intention de M. Farandou, président du GPU1 SNCF, lui rappelant nos revendications en matière de :
▪ Facilités de Circulation et leur dématérialisation :
Alors que le Président SNCF affirme qu’il n’est pas question de remettre en cause les FC, dans les faits, la situation est bien différente, notamment avec cette dématérialisation imposée à tous les ayants-droit de retraités, qui pourrait conduire à l’exclusion de dizaines de milliers d’entre eux !
D’autre part, nous réaffirmons notre refus de toute forme de fiscalisation. Exigeons l’association de la dématérialisation imposée des FC avec le maintien de titres en papier, tout comme nous demandons de maintenir et de faciliter l’accès aux réseaux de
distribution classiques (guichets) à tous les retraités et leurs ayants-droit.

(pour en savoir plus voir tract du 15/03/2022)

Nous contacter
Secteur Fédéral des Cheminots
des Services Centraux
14, rue Campra
93210 La Plaine Saint Denis
Tél. SNCF 38 64 14
Notre adresse mail :
cgtchem.centraux@gmail.com
Notre site internet :
https://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

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