Menace sur le réseau ferré secondaire

94182960_oLa division par deux des crédits alloués à la modernisation des lignes capillaires pourrait porter un coup fatal au report modal du Fret. Pourtant, ces 8 millions d’euros programmés en 2013 ne représentent finalement qu’une goutte d’eau comparés aux 2,5 milliards d’euros consacrés à la remise à niveau du réseau ferroviaire.

Conséquence du report de l’écotaxe

Comme l’explique Jean-Pierre Orus, chef du service développement de l’offre de Réseau ferré de France, « l’AFITF – Agence de financement des infrastructures de transport de France – a réduit fortement ses autorisations d’engagements fin 2012, celle-ci finançant à parité avec nous le programme de pérennisation à dix ans des lignes secondaires à vocation fret ».

Sans doute est-ce là l’une des premières conséquences du report à plusieurs reprises de la mise en place de l’écotaxe poids lourds. Celle-ci devait, en effet, financer, pour partie, la modernisation du réseau ferroviaire dont les lignes capillaires fret.

Les mêmes incertitudes prévalent quant au montant alloué pour 2014. Il n’a pas été déterminé à ce stade. Il devrait être, cependant, dépendant des arbitrages pris dans le cadre du grand plan de modernisation du réseau (GPMR).

Le programme en cours

Grâce aux 16 millions d’euros annuels qui leur ont été consacrés au cours des exercices 2010, 2011 et 2012, ce sont déjà 300 km de lignes à voie unique qui ont été modernisés.

Le programme en cours concerne quatre lignes pour un trafic estimé à 1/2 millions de tonnes annuelles. En revanche la rénovation d’une section de la ligne Collonges / Divonne-les-Bains a été mise à plus tard et des dizaines d’aitres lignes ou sections de lignes sont elles vouées à l’abandon.

Le plus inquiétant c’est que les lignes une fois modernisées pourraient faire l’objet d’un entretien par un « prestataire gestionnaire d’infrastructure » en clair la SNCF et RFF misent sur l’externalisation de l’entretien. La SNCF et RFF justifient cette externalisation par une réduction des dépenses de maintenance de l’ordre de 30% (toujours ces fameux 30%, prétextes au plan Véron, et dont ni RFF, ni la SNCF ne peuvent apporter un début de chiffrage).

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Le mauvais état du réseau ferroviaire secondaire français pourrait conduire à la fermeture progressive de 1 800 km de lignes dès 2014. La CGT mais aussi les chargeurs tirent la sonnette d’alarme.

 

 

 

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