PLAN D’URGENCE AU SI

Les échéances sociales qui
vont jalonner cette
nouvelle année 2018 vont
être déterminantes. Les
cheminots vont encore
être la cible des attaques
de ceux qui ont décidé d’en
finir avec « LA SNCF ».

Le gouvernement attend, ces prochaines semaines, les conclusions du rapport Spinetta, ex PDG d’Air France, pour annoncer une énième réforme de la SNCF, avec au passage de nouvelles attaques sur le statut des cheminots.
Les réorganisations à venir risque, d’avoir un impact considérable sur notre système d’informations (SI) et ses métiers. Comme chacun le sait, le SI doit sans cesse se transformer pour accompagner ces changements. Le travail de sape commencé lors de la réforme de 2014 risque donc de se poursuivre cette année encore.
ECLATEMENT DE LA DSI VOYAGEURS :
En fin d’année certains managers ont déjà fait écho à leurs équipes du projet de suppression de la DSI Voyageurs. Celui-ci devrait passer devant les Instances Représentatives du Personnel (IRP) au premier trimestre. Ce projet vise à l’éclatement de la DSI par activité. Chaque direction déléguée qui compose l’actuelle DSI Voyageurs deviendrait une DSI indépendante rattachée à sa direction métier. La possibilité de filialiser certains services, comme la distribution, a même été évoquée, avec le rapprochement d’autres filiales comme VSCT et Avancial. Interpellée par les élus CGT, la direction semble malgré tout faire marche arrière sur ce dernier point.
L’éclatement du SI Voyageurs permettrait d’accompagner l’éclatement de l’entreprise en préparant l’ouverture à la concurrence et le transfert d’activités.
La CGT revendique une entreprise unique et intégrée ce qui passe par un SI unique et intégré.
Cette réorganisation ne serait pas sans conséquence sur les fonctions transverses de la DSI comme les services RH, comptabilité et achats, où des suppressions de postes sont annoncées et les agents invités à se trouver un nouveau poste.
La CGT exige l’arrêt des suppressions de postes et demande partout les moyens humains nécessaires afin d’assurer une production de qualité.

En 2017, le volume d’emploi a encore baissé. Cependant la charge de travail reste la même. Les dysfonctionnements des centres de services, les incidents à répétition et les
incessantes réorganisations ont même tendance à augmenter cette charge. Afin de masquer une surcharge évidente chez certains cadres la direction leur fait signer le forfait jours, pensant ainsi régler le problème.
La CGT exige un droit à la déconnexion et une réelle reconnaissance de la charge de travail.
FERMETURE DES DATACENTER ET EXTERNALISATION :
2017 aura vu une énième réorganisation des DSI de l’EPIC SNCF, réuni sous l’égide « d’ESNCF», ainsi que la présentation de la « Roadmap Technologique » ou le projet d’externalisation du Système d’informations du GPF.
Parmi les mesures phares de ce projet figure la fermeture de nos centres d’exploitation informatique (Datacenter) et donc l’externalisation de notre infrastructure informatique.
Les données de l’entreprise et des cheminots jusqu’ici hébergées en interne dans nos DATA CENTER pourraient se retrouver hébergées par une entreprise privée, voire même en ligne ! Ce qui pose en plus de la question de l’emploi, la problématique de la sécurité de nos données.
Après avoir externalisé de nombreuses missions des cheminots vers les centres de services, la SNCF externalise maintenant une partie de son infrastructure. Ce flot d’externalisation incessant est en train de détruire la ligne métier informatique. Et en l’absence de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) claire et
partagée avec l’ensemble du personnel, la question de l’avenir au sein du SI peut être source de RPS.

Cheminots informaticiens, vous devez vous mobiliser contre ces projets afin de défendre votre métier, votre outil de production et votre entreprise.

La CGT exige l’arrêt du projet d’externalisation de ces Datacenter.
La CGT appel à l’arrêt du recours massif à la sous-traitance et à l’externalisation.
La CGT exige l’arrêt de la multiplication de filiales SI et la réinternalisation de leurs missions.
La CGT exige une GPEC digne de ce nom et construite suffisamment en amont des projets.
La CGT exige une variété de métiers du numérique suffisamment vaste pour garantir un parcours professionnel et une progression de carrière dans le domaine SI à chacun.

LA FEDERATION CGT APPELLE LES INFORMATICIENS A
VENIR DEFENDRE LEUR METIER ET LEUR AVENIR

EN PARTICIPANT MASSIVEMENT A LA
MANIFESTATION NATIONALE DU 8 FEVRIER A PARIS

PARCE QUE D’AUTRES CHOIX SONT POSSIBLES !

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 37 Janvier/Février 2018

THÉÂTRE AU MINISTÈRE DES TRANSPORTS : LA MAUVAISE FARCE A ASSEZ DURÉ !

La ministre des Transports, ex-directrice de la stratégie à la SNCF, feint d’ignorer les véritables raisons de la situation liées aux mauvais choix opérés depuis des années, y compris lorsqu’elle était membre du Comité Exécutif de la SNCF. Les agitations médiatiques de la direction SNCF avec la complicité du gouvernement ne nous détourneront pas de l’urgence : maintenir le train public. La réforme ferroviaire a éclaté la SNCF en trois EPIC distincts, elle a rendu plus complexe les relations entre les différents services de l’entreprise séparés dans 3 entités et n’a pas réunifié le gestionnaire de l’infrastructure (ex RFF) et le transporteur (la SNCF). En définitif, elle a accentué les difficultés qui existaient déjà au préalable. En outre, elle n’a pas réglé la question du financement et de la dette. Pourtant, en juin 2014, lorsque les cheminots ont cessé le travail afin d’imposer une autre réforme, ils étaient qualifiés d’irresponsables par le gouvernement d’alors. Les investissements de ces dernières décennies, notamment dans les LGV au détriment du réseau classique, ont été imposés par l’Etat à la SNCF. Il est inconcevable de vouloir faire supporter cette dette aux usagers et aux cheminots. Il convient cependant de ne pas opposer le réseau à grande vitesse au réseau classique, ils doivent être complémentaires. Le poids de la dette est prétexte à la fermeture de gares, de lignes, de guichets, à la suppression massive d’emploi cheminot (+ de 2000 prévus ). En attendant, elle génère chaque année 1,7 milliards d’euros d’intérêts qui part directement dans la poche des banquiers. Les conclusions de la mission confiée à l’ex-PDG d’Air France seront sans surprise. Elles auront vocation à justifier une nouvelle réforme en stigmatisant au passage les cheminots, leur statut. C’est pourtant ce statut qui, malgré des contraintes fortes acceptées par les cheminots, garantit la continuité du service public, un haut niveau de formation et de technicité, une approche de la sécurité des circulations placée au-dessus de tout le reste. La CGT n’acceptera pas que les cheminotes et les cheminots soient les boucs émissaires de ceux qui ont décidé d’en finir avec la SNCF. (pour en savoir plus voir tract du 08/01)


Alors que le rapport Spinetta a été remis au Premier Ministre et que celui-ci a reçu les représentants des collectivités, des usagers, et les Présidents des EPIC SNCF, Edouard Philippe n’a pas daigné recevoir les organisations syndicales. C’est un signe de mépris évident pour les cheminots. C’est donc la Ministre des Transports qui a reçu la délégation CGT le 19 février 2018. La Ministre a tenté de déminer le sujet des petites lignes sur lequel le Gouvernement est attaqué de toutes parts. Elle affirme que la proposition du rapport qui prévoit de ne plus financer les Contrats de Plan Etat Région (CPER) ne sera pas retenue. Pour autant, lorsque la CGT l’interroge sur les moyens qu’elle va attribuer à leur régénération, elle affirme que les subventions publiques seront concentrées uniquement sur les travaux des nœuds ferroviaires des métropoles. Les petites lignes sont donc bien toujours menacées de fermeture ou de chantage aux collectivités pour leur reprise. La délégation CGT a voulu débuter son intervention sur les manques du rapport Spinetta : à aucun moment il n’est fait référence à des mesures concrètes pour répondre aux attentes des usagers sur une meilleure accessibilité au train et sur une meilleure qualité ou régularité du service public. Sur l’ouverture à la concurrence, la CGT a prouvé qu’il s’agit uniquement d’un choix politique du Gouvernement et qu’il pourrait tout aussi bien décider de ne pas la mettre en œuvre, ce qui est confirmé implicitement par le rapport Spinetta qui propose de la repousser jusqu’à 2039 pour certaines lignes de région parisienne. Au final, il n’y a eu aucune nouvelle information et le Gouvernement confirme sa politique anti-ferroviaire. Le Premier Ministre fera des annonces lundi 26 février 2018 concernant le futur projet de loi. La CGT appelle les cheminot-e-s à se mobiliser massivement le 22 mars 2018 lors de la manifestation nationale. A cette occasion, les cahiers revendicatifs locaux des syndicats seront déposés pour exiger une politique d’amélioration du service public, ainsi que la pétition « touches pas à mes droits ! ». La CGT appelle également les cheminot-e-s à se préparer à se défendre si le Gouvernement choisissait le passage en force.


Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions

Communiqué des Administrateurs CGT des conseils de surveillance et d’administration de la SNCF

SNCF : DYSFONCTIONNEMENTS, INCIDENTS… QUI PEUT ENCORE ÊTRE SURPRIS ?

Le mois de décembre 2017 a été à nouveau marqué par plusieurs incidents impactant fortement la circulation des trains de Paris Montparnasse et Paris St Lazare. Tous les jours, pourtant, les cheminot-e-s, quel que soit leur collège et fonction, font leur maximum, dans des conditions bien souvent dégradées, pour assurer la production qui, au fil des ans et des politiques menées, s’est éloignée du niveau de qualité et de ponctualité qui faisait la réputation de la SNCF. Depuis 2002 et la mise en oeuvre du plan de productivité « STARTER », tous les budgets de la SNCF se sont ressemblés : contraction de la masse salariale, augmentation de la productivité, développement de la sous traitance, … La mise en oeuvre de la réforme du système ferroviaire de 2014 n’a rien changé dans le scénario qui continue à s’appliquer malgré les difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les cheminot-e-s et les usagers. Le budget 2018 en est malheureusement la preuve concrète ! Alors que la direction de SNCF Réseau prévoyait d’augmenter les effectifs de 131 unités, les ministères et l’APE ont exigé de la direction, pour respecter les sacro-saints ratios et indicateurs financiers, qu’elle revoit sa copie. Résultat : le niveau des effectifs sera, au mieux équivalent à 2017, alors que le volume de travaux est en constante augmentation. Pour le budget de l’EPIC de tête, les suppressions d’emploi s’alourdissent de 30 soit un total de 252 sur un effectif global de 8685. Quant à SNCF Mobilités, après 2065 suppressions en 2017, ce ne sont pas moins de 2056 qui sont inscrites au budget. Dans ces conditions, comment la ministre Elisabeth BORNE peut-elle s’étonner du niveau d’incidents et de leurs conséquences sur les conditions de transports des usagers, sauf à penser que les représentants des ministères et de l’APE agissent depuis des années en toute autonomie ! Si l’on veut retrouver un système ferroviaire sûr, ponctuel et fiable, l’Etat doit pleinement jouer son rôle ! En premier lieu, il doit solutionner le problème de la dette liée au financement des infrastructures qui pèse lourdement sur la SNCF. En second lieu, il doit fixer une feuille de route ambitieuse et claire à la direction, au travers de nouveaux moyens et de nouvelles orientations afin de construire, de manière durable, le service public ferroviaire du XXIème siècle dont notre pays a besoin ! (pour en savoir plus voir tract du 04/01)


PLAN D’URGENCE AU SI

Les réorganisations à venir risque, d’avoir un impact considérable sur notre système d’informations (SI) et ses métiers. Comme chacun le sait, le SI doit sans cesse se transformer pour accompagner ces changements. Le travail de sape commencé lors de la réforme de 2014 risque donc de se poursuivre cette année encore. En fin d’année certains managers ont déjà fait écho à leurs équipes du projet de suppression de la DSI Voyageurs. Celui-ci devrait passer devant les Instances Représentatives du Personnel au premier trimestre. Ce projet vise à l’éclatement de la DSI par activité. Chaque direction déléguée qui compose l’actuelle DSI Voyageurs deviendrait une DSI indépendante rattachée à sa direction métier.  La possibilité de filialiser certains services, comme la distribution, a même été évoquée, avec le rapprochement d’autres filiales comme VSCT et Avancial. Interpellée par les élus CGT, la direction semble malgré tout faire marche arrière sur ce dernier point. L’éclatement du SI Voyageurs permettrait d’accompagner l’éclatement de l’entreprise en préparant l’ouverture à la concurrence et le transfert d’activités.  La CGT revendique une entreprise unique et intégrée ce qui passe par un SI unique et intégré. Cette réorganisation ne serait pas sans conséquence sur les fonctions transverses de la DSI comme les services RH, comptabilité et achats, où des suppressions de postes sont annoncées et les agents invités à se trouver un nouveau poste. En 2017, le volume d’emploi a encore baissé. Cependant la charge de travail reste la même. Les dysfonctionnements des centres de services, les incidents à répétition et les incessantes réorganisations ont même tendance à augmenter cette charge. 2017 aura vu une énième réorganisation des DSI de l’EPIC SNCF, réuni sous l’égide « d’ESNCF », ainsi que la présentation de la « Roadmap Technologique » ou le projet d’externalisation du Système d’informations du GPF.  Parmi les mesures phares de ce projet figure la fermeture de nos centres d’exploitation informatique et donc l’externalisation de notre infrastructure informatique. Les données de l’entreprise et des cheminots jusqu’ici hébergées en interne dans nos DATA CENTER pourraient se retrouver hébergées par une entreprise privée, voire même en ligne ! Ce qui pose en plus de la question de l’emploi, la problématique de la sécurité de nos données. maintenant une partie de son infrastructure. (pour en savoir plus voir tract du 18 janvier 2018)


IMPENSABLE

Le 30 novembre 2017, un agent travaillant dans les postes d’aiguillages du bassin Thouarsais a tenté de mettre fin à ses jours en gare de Luché, en s’intoxiquant à l’aide de bouteilles de gaz. Une explosion accidentelle l’a empêché d’aller au bout de cet acte désespéré, lui causant toutefois de graves brûlures aux mains et au visage. Loin de mesurer ou de prendre en considération la détresse de cet agent, la direction a rapidement envisagé de porter plainte pour destruction de matériel !  Face à la pression des militants CGT et à l’incompréhension qu’une telle décision aurait suscitée chez les cheminots, elle s’est ensuite ravisée. Les conséquences induites par la récente restructuration des postes du bassin Thouarsais, source du malaise psychologique de l’agent, dont les états de service sont excellents, ne peuvent être ignorées.  La direction a refusé l’expertise contradictoire demandée par les mandatés du CHSCT ! Craignait-elle de voir sa responsabilité explicitement engagée ? Cet évènement grave intervient dans un contexte de répression lourde et arbitraire au sein de l’Établissement Infra-Circulation des Pays de la Loire. La politique managériale du soi-disant « juste et équitable » s’est traduite en quelques mois par de nombreuses journées de mise à pied, une mutation disciplinaire et un licenciement à l’encontre d’agents pourtant tous reconnus pour leur professionnalisme ! En revanche, l’ensemble des propositions pragmatiques de la CGT, visant à améliorer la formation continue et le management de la sécurité, ont été balayées d’un revers de main, par une direction enfermée dans ses certitudes comme dans ses contradictions. En ce sens, non satisfaite de ne pouvoir porter plainte contre l’agent, elle a décidé d’engager une procédure disciplinaire interne ! La CGT considère cette décision inacceptable ! Si elle devait être maintenue, elle favoriserait de toute évidence un accroissement des risques psychosociaux.  Le 9 février, la CGT cheminots des Pays de la Loire assistera donc cet agent lors de son entretien disciplinaire et s’emploiera à faire valoir la Raison face à l’arbitraire, l’impensable, l’inacceptable. La Fédération des Cheminots réaffirme qu’elle ne lâchera rien face à une direction qui semble avoir perdu la tête.


Communiqué de presse

Mise en place des Comités Sociaux et Economiques à la SNCF Négociations suspendues !

Après une première table ronde avec la direction de l’entreprise en décembre 2017 qui avait pour objectif une lecture commune du contenu des ordonnances MACRON, les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT se sont réunies afin d’analyser la mise en place des CSE au sein de la SNCF. Un projet d’accord unitaire a été élaboré et remis à la direction de l’entreprise le 17 janvier 2018. Il tient compte de la réalité de la production du GPF et des impératifs du service public. Proposition qui vise notamment à maintenir des représentants du personnel en proximité, respectant le droit statutaire et la prise en charge des revendications individuelles et collectives, afin d’assurer une bonne représentativité des cheminots sur les lieux de travail. Le 30 janvier 2018, la direction de la SNCF a fait parvenir son projet de texte à l’ensemble des organisations syndicales représentatives. Texte qui ne reprenait aucune des propositions émises par les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT, certains passages étant même en deçà du contenu des ordonnances gouvernementales, une véritable provocation. Lors de la table ronde du 02 février 2018, les organisations syndicales unanimement, ont considéré les propositions de la direction comme étant un réel affront au dialogue social dans une entreprise publique de 150 000 cheminots, avec plus de 500 métiers, implantée sur l’ensemble du territoire et où les sujets de sécurité des circulations, du personnel et des usagers sont importants et doivent demeurer la priorité. Face à cette situation, les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont demandé à la direction d’ouvrir de véritables négociations permettant de prendre en compte leurs propositions sur la base de leur projet unitaire. Confrontées au refus de la direction, les organisations syndicales ont décidé d’ajourner la table ronde de négociations. Elles restent disponibles pour entamer une véritable négociation sérieuse et sincère permettant d’aboutir à un accord favorisant un dialogue social de qualité et en proximité.


NATIONALISER LES PERTES  ET PRIVATISER LES PROFITS !

Le rapport Spinetta sur l’avenir du ferroviaire a été remis au Premier Ministre le 15 février 2018. Il contient 43 propositions qui confirment la politique anti-ferroviaire du Gouvernement. Les petites lignes devront être fermées, après une étude socioéconomique histoire de laisser l’espoir à chaque élu qu’il conservera sa ligne.  Le FRET sera filialisé. Les TER devront couvrir leur coût complet et pour cela il y aura une hausse de la redevance des Régions… Après modification de la tarification des péages du TGV qui sera partiellement indexée sur le chiffre d’affaires, les lignes qui seront toujours déficitaires devront faire l’objet de compensation de l’Etat ou des Régions puisque la péréquation ne peut plus s’appliquer dans un système concurrentiel. Il y aura suppression de la régulation tarifaire, c’est-à-dire du prix maximum qui peut être appliqué pour une place. Les fonctions transverses de l’EPIC de tête seront externalisées. Les fonctions système seront transférées à l’EPSF ou autre.  La gestion de crise sera transférée à SNCF Réseau. La SUGE deviendra indépendante. Bref : l’EPIC SNCF, dit « de tête », disparaît comme la CGT l’avait prédit en 2014 ! L’ARAFER définira le niveau de productivité à atteindre chaque année. Autrement dit, SNCF Réseau sera dirigé par l’ARAFER. L’investissement de régénération supporté par SNCF Réseau devra être accru progressivement de 500 millions par an et financé par la productivité. L’indexation des péages devra être revue à la baisse pour favoriser le modèle économique des nouveaux entrants. Ces mesures seront partiellement financées par une hausse du dividende versé à SNCF Réseau par SNCF Mobilités. Les autres entreprises ferroviaires qui gagneraient des marchés ne seront pas soumises à une taxation pour financer également la régénération… La dette ne serait que partiellement reprise. SNCF Mobilités et SNCF Réseau seront transformés en Sociétés Anonymes, première étape de la privatisation. ERMEWA, GEODIS et ICF HABITAT seront vendus. Les nouveaux embauchés seront en contrat de droit privé. Pour les cheminots qui bénéficient actuellement du Statut, il faudra engager une négociation sur son contenu pour s’aligner sur les concurrents : CPR, RH0077, dictionnaire des filières, notations et frais de structure. Mise en place d’un plan de départs volontaires pendant 2 ans. Les « engagements » de 2014, que l’UNSA et la CFDT avaient mis en avant pour accepter la réforme ferroviaire, sont définitivement enterrés (notamment le caractère indissociable et solidaire du GPF soi-disant garanti par la loi). La CGT avait raison. Espérons que cela serve de leçon pour les « promesses » actuelles… Le rapport confirme que la concurrence n’est pas obligatoire à partir de 2023 puisque pour la région parisienne elle s’étalera de 2023 à 2039 au motif de la complexité du réseau et du caractère sensible de sa gestion. Les petites lignes sont supprimées « si la route offre une alternative », donc priorité à la route !  Aucune analyse sur le fonctionnement interne de la SNCF et notamment la gestion par activité/produit/axe. Les besoins des usagers ne sont pas la priorité du Gouvernement. (pour en savoir plus voir tract du 20 février 2018)

Nous contacter

Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux

14, rue Campra

93210 La Plaine St Denis

Tél. SNCF 38 64 14 / externe : 09 51 82 53 98

Notre adresse mail

cgtchem.centraux@laposte.net

Notre site internet :  http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 36 Décembre 2017/ Janvier 2018

NON AUX PLANS SOCIAUX À LA SNCF !

Dans un courrier daté du 26 octobre 2017 adressé aux représentants du personnel, le RH du Technicentre industriel Charente-Périgord annonce qu’il a fait appel à la DIRECCTE (inspection du travail) afin de pouvoir licencier les cheminots contractuels qui refuseraient une modification de leur contrat de travail liée à un reclassement. Face à cette situation, la Fédération CGT des Cheminots a déposé une DCI nationale sur les points suivants : la politique de l’emploi au sein du GPF et particulièrement la création d’emplois au Statut ; le rythme effréné des réorganisations ; les attaques contre les droits des cheminots ; la préfiguration de l’application des ordonnances gouvernementales à la SNCF. La direction considère que cela n’a rien d’un plan social ou de licenciement. La CGT réaffirme que cela à tous les contours d’un plan social qui ne dit pas son nom. En conséquence, la Fédération CGT prendrait ses responsabilités en appelant les cheminots à agir si, d’aventure, la direction s’embourbait dans ce type de pratique.  Depuis plusieurs années, la direction SNCF se positionne comme véritable inspiratrice des choix gouvernementaux afin de déboulonner consciencieusement l’entreprise publique. Face à une direction SNCF décomplexée, la Fédération CGT est convaincue que seul le rassemblement majoritaire des cheminots dans le cadre d’une action de haut niveau sera de nature à inverser durablement la stratégie patronale. Nous n’accepterons aucun plan social à la SNCF pas plus que nous n’accepterons la casse de nos métiers, de nos Instances Représentatives du Personnel, de nos droits et la casse de l’entreprise publique SNCF ! (Pour en savoir plus voir tract du 23 novembre 2017)

Meilleurs vœux pour cette année 2018, santé et bonheur à vous et vos proches.

 

Victoires pour nos luttes en cours et à venir.

Très fraternellement,

 

Le Secrétariat de Secteur.

 

Vive la CGT.


Nous aussi on t’aime ou  p’tet pas finallement

SANTÉ ET SÉCURITÉ : RESPONSABILITÉ PÉNALE DU CHEMINOT ENGAGÉE ?

Vous n’êtes pas sans savoir que la SNCF, devant les tragiques Accidents du Travail graves et mortels enregistrés depuis le début de l’année 2017, a mis en place les règles qui sauvent. Au-delà, du fait que ces règles qui sauvent sont issues des grandes théories patronales, elles n’ont pour but que de tenter de déresponsabiliser pénalement nos dirigeants. L’entreprise tente de s’affranchir de ses obligations d’employeur en matière de Santé et Sécurité au Travail et qui plus est, totalement décomplexée, voudrait mettre en responsabilité juridique les victimes d’accident du travail. Dans ses rapports d’enquête, suite à AT graves ou mortels, l’entreprise utilise la méthode FOH consistant à investiguer uniquement sur les Facteurs Organisationnels et Humains. Force est de constater que les conclusions de ces enquêtes mettent presque toujours en exergue la faute ou l’erreur humaine. En ce sens, c’est la double peine pour la victime qui est appliquée. Pendant ce temps-là, l’entreprise, inscrite dans sa politique du risque calculé, continue inexorablement à prioriser ses gains de productivité au détriment de la santé et la sécurité des salariés de l’entreprise, mais également ceux mis à sa disposition. Soucieuse de soigner son image de marque, l’entreprise a déjà entamé une présentation dans les CHSCT des « règles qui sauvent ». Pour aller plus loin dans sa tentative de déresponsabilisation pénale, l’entreprise tente de faire signer aux cheminots une charte qui ne porte pas son nom : (Extrait) Respectons les règles qui sauvent. Pour ma santé et ma sécurité, je m’engage à respecter les règles qui sauvent.  En signant cette « charte », le signataire pourrait se voir attribuer des responsabilités pénales face à l’Accident du Travail dont il serait victime, mais aussi dans le cas où il serait impliqué sans être victime. C’est inacceptable ! Les cheminots doivent refuser de signer cette charte. C’est bel et bien l’employeur qui a des obligations légales en matière de Santé et Sécurité au Travail*. Il lui appartient donc de respecter les textes en vigueur, dont le code du travail, et de les mettre concrètement en oeuvre. (* Art. L 4121-1 et suivants du code du travail) 


 AUDITION SAVARY du 04 DÉCEMBRE 2017

Lors de cette audition, la CGT a eu l’occasion de souligner l’impasse que suppose le système de financement actuel de la SUGE, à savoir la contractualisation. Les différents EPIC du GPF soumis aux exigences de productivité à outrance réduisent leurs commandes sûreté, au profit notamment de services de sécurité privée. Gares et Connexions, en pointe en la matière, a réduit de manière significative sa « commande ». La présence SUGE n’est plus assurée de manière satisfaisante dans les grandes Gares et les agents de sécurité fleurissent notamment dans les dispositifs d’accueil-embarquement. De nouvelles dispositions législatives sont venues renforcer les prérogatives des agents SUGE, et notamment la loi du 22 mars 2016 sur la sécurité et la lutte contre la fraude dans les transports mais personne ne veut payer ! Pour autant, les agents de sécurité n’ont pas les mêmes pouvoirs et attributions, et surtout, ils n’ont pas le même niveau de formation et de professionnalisme que l’agent SUGE. La « régionalisation de la SUGE » avec la contractualisation de prestations sûreté avec certaines régions comme PACA, Hauts de France ou Auvergne-Rhône-Alpes menacent le caractère national du service. G. SAVARY, grand fossoyeur du Ferroviaire, annonce avoir demandé à la ministre de sortir la sûreté des appels d’offres des conventions TER  dans l’optique de ne pas compliquer la « transférabilité » vers la concurrence… Pour la CGT, il est urgent de revoir le mode de financement de la SUGE, car la sûreté n’est pas une « marchandise ». Les effectifs doivent être positionnés là où le besoin est identifié et pas là où la prestation est payée ! Si les échanges ont pu démontrer une certaine compréhension du sujet, la piste esquissée par G. SAVARY est pour le moins déconcertante : transférer la SUGE à SNCF RESEAU, en vidant d’un coup l’EPIC SNCF d’un tiers de ses effectifs ! (pour en savoir plus voir tract du 05/12/17)


GRÈVE CHEZ COLAS RAIL

La CGT a décidé de ne pas laisser faire ce carnage et appelle à la mobilisation afin d’exiger d’une part l’amélioration des conditions de négociation du nouvel accord d’entreprise par un accord de méthodologie encadrant celle-ci et qu’il y ait enfin une réelle prise en compte des aspirations des salariés. Nous réaffirmons notre volonté d’un véritable accord d’entreprise qui concilie vie personnelle /professionnelle. Concernant notre rémunération nous exigeons : le maintien de notre 13ème mois, le paiement des heures de nuit à 50% comme dans tout le groupe, la rémunération des dimanches et des samedis en heures majorées, la prime des 30% des congés payés ainsi que les jours d’ancienneté. Nous exigeons en outre l’ouverture de négociations concernant la revalorisation de nos salaires. Par rapport à la CCN de la Branche du Ferroviaire nous exigeons a minima : le respect des dispositions de la CCN, le début et la fin des pauses sur les lieux de rattachement, le respect du droit à la déconnexion, le respect des temps de travail définis par la CCN, le respect des temps de repos à domicile et en RHR, ainsi que les prises de service comme définies sur la CCN, le refus de la disponibilité à domicile. La Direction porte la lourde responsabilité de la dégradation du dialogue social dans l’entreprise puisqu’elle ne prend pas en compte nos propositions. En conséquence, la CGT avise ce jour qu’une grève des agents sera déclenchée à partir du dimanche 10 décembre 00h00 et ce reconductible par période de 24 heures.


Tout dépend de la taille de l’os…

QUAND LE BUSINESS DÉRAILLE !

Les problématiques sur les installations, la dégradation des infrastructures en général, s’amplifient sur le territoire national à l’instar de ce qui s’est passé au poste de circulation de Vanves au mois de juillet 2017. La CGT des cheminots et ses représentants locaux dénoncent et font régulièrement remonter les informations de terrain dans les Instances de Représentation du Personnel internes, sans qu’il n’y ait de réaction de la part de la direction. Nous le constatons, les organisations du travail craquent, les cheminots aussi (nous déplorons 9 suicides et 1 tentative de suicide depuis le mois d’août dernier). Le gouvernement fait le choix d’un désengagement financier et stratégique qui dégrade le service public ferroviaire. La Fédération CGT des cheminots estime que cette situation démontre à quel point il est urgent que les pouvoirs publics reprennent la main sur la SNCF qui est une entreprise publique. Nous dénonçons depuis de nombreuses années une gestion « par activité », voire par axe, qui n’a eu comme effet que de désorganiser la production ferroviaire, ne permettant pas de travailler ensemble dans une logique de production globale. Les choix de gestion de la direction de l’entreprise d’externaliser des charges de travail à des entreprises privées, de faire appel de plus en plus à la sous-traitance, ne permettent plus à l’entreprise de maîtriser l’ensemble de la chaîne de production. La seule réponse apportée pour l’heure est la tenue des Assises de la Mobilité, dans lesquelles le sujet des trains est exclu, le rapport confié à Jean-Cyril SPINETTA qui doit statuer sur les questions ferroviaires ainsi que le Conseil d’Orientation des infrastructures présidé par M. Philippe DURON. Cette stratégie n’a pour seul objectif que de créer l’illusion d’un débat national sur l’avenir du ferroviaire alors que le futur projet de loi gouvernemental dit « d’orientation des mobilités » dans lequel sera fait état des modalités d’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire est certainement déjà écrit. (Pour en savoir plus voir tract du 4/12/17)


FIN DES DP, CHSCT ET CE À LA SNCF

Malgré un discours rassurant en septembre 2017 envers les cheminots sur la non-application des ordonnances dites « Macron » à la SNCF, le Directeur des Ressources Humaines de la SNCF a convoqué, le 19 décembre 2017, l’ensemble des Organisations Syndicales représentatives pour une lecture partagée de l’ordonnance n°2 (2017-1386) relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise.

Le premier constat est sans appel : les ordonnances, par leur champ d’application, sont transposées à la SNCF, c’est la disparition des Comités d’Entreprise tels que nous les connaissons aujourd’hui. Le deuxième constat : à l’heure où la SNCF est confrontée à de tragiques accidents ferroviaires, où nous subissons un nombre de suicides inacceptables, où les accidents de travail et de trajets sont quotidiens, les CHSCT sont supprimés. Troisième constat : les cheminots sont confrontés quotidiennement à de multiples restructurations telles que les fusions d’établissements, le découpage de la production, les suppressions d’emplois, la dégradation des conditions de travail, la mise en place du forfait-jours…, la direction met fin aux DP. La création des Comités Sociaux et Economiques (CSE) n’est pas une fusion des 3 instances représentatives existantes, mais bien la casse des DP, CHSCT, CE et des moyens temps et humains au détriment de la création d’une seule instance n’ayant pas les mêmes prérogatives, où ses attributions, son rôle et sa composition sont différentes. C’est bien un véritable recul historique, avec une volonté du gouvernement de construire un autre modèle social. La CGT a raison de combattre ce recul social en revendiquant un véritable code du travail du 21ème siècle plus protecteur pour les cheminots subissant la violence du monde du travail. Pour exemple, il est précisé dans l’ordonnance n°2 qu’à défaut d’accord, l’employeur pourra définir unilatéralement le périmètre des futurs CSE. Cette disposition inverse une nouvelle fois le sens des négociations et confie aux Organisations Syndicale une responsabilité particulière lors des négociations. La direction a annoncé, lors de cette première réunion, son choix d’ouvrir de réelles négociations sur l’ensemble des sujets.

La CGT abordera ces négociations en étant force de propositions pour sauvegarder une représentation de proximité répondant à la particularité du GPF, en maintenant le droit statutaire et le droit syndical pour porter les revendications collectives et individuelles du personnel au quotidien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA FILIALISATION ?

Depuis plus d’une
décennie, la direction de la
SNCF n’a eu de cesse de
restructurer Fret SNCF
en présentant à chaque
fois ces restructurations
comme des plans de
développement.

10 ans après le constat est édifiant : un appareil de production fortement amoindri par la fermeture de triages et de gares, des effectifs divisés par 2 entre 2009 et 2016, l’abandon du wagon isolé en 2010 et une dette qui ne cesse de croître. De plus, la direction a privilégié dans le cadre de l’ouverture à la concurrence le développement des filiales de logistique, de messagerie et de transport routier avec Geodis sans oublier sa filiale ferroviaire VFLI.
Sans retenir les leçons du passé et sans qu’aucun retour d’expérience n’ait été réalisé, la direction veut poursuivre sa stratégie de casse comme elle l’a laissé entendre lors du séminaire de Rotterdam et lors d’une conférence téléphonée.
Afin de clarifier sur la déclinaison du plan stratégique annoncé, sur la fermeture du triage de Nîmes et sur l’avenir de Fret SNCF en général, la fédération CGT a fait une demande d’audience auprès de la direction de Fret SNCF. Nous avons été reçus le 23 octobre.
Concernant les 3000 suppressions d’emplois envisagées, le directeur de Fret dément !
Le nouveau plan stratégique est en préparation pour une mise en application courant 2018, pour une durée de 10 ans en insistant sur la nécessité d’une recapitalisation. Pour la réaliser, il nous a annoncé qu’il y aura des contreparties sans donner plus de précisions.
Il ne faut pas être un expert pour comprendre que par ce message subliminal c’est bien une filialisation qui se prépare avec tous les dangers que cela comporte tant au niveau économique que social et du devenir des cheminots.
Déjà les nombreuses restructurations imposées aux cheminots du Fret ont amené souffrance psychologique, mal être au travail, détresse sans que la direction ne s’en préoccupe.
Ce énième plan montre que la privatisation de FRET SNCF est la priorité de la direction de l’entreprise abandonnant de fait toute orientation de développement du transport ferroviaire de marchandises.
Pourtant les mêmes recettes appliquées depuis 10 ans au Fret sont resservies désormais pour le « Voyageurs » avec à terme le même désastre.

Pour la relance et le développement de FRET SNCF d’autres solutions existent et la CGT réitère ses propositions :
✓ Reconnaissance de l’activité fret au sein de la SNCF comme un véritable service public.
✓ L’arrêt des restructurations et la réouverture des gares Fret, des triages et pour certains un retour au tri par gravité du wagon isolé et de la messagerie.
✓ L’arrêt des suppressions d’emplois et le décloisonnement de la production en mutualisant les moyens humains et matériels dans une SNCF intégrée.
✓ Une politique technico-commerciale volontariste au plus près des chargeurs et des
organisations du travail en multi-activités et multi-produits.
✓ Des IRP ayant un pouvoir décisionnel dans la proximité.

Cheminots, déclenchons ensemble un plan d’urgence ferroviaire de grande ampleur sur : l’emploi, l’organisation de la production, le financement du système ferroviaire, le dialogue social, les droits des cheminots et l’impérieuse nécessité d’une entreprise publique, unique et intégrée :

la SNCF !
NE NOUS LAISSONS PAS FAIRE, AGISSONS
ENSEMBLE !
Plusieurs métiers, une seule profession :
CHEMINOT !

COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU 26 OCTOBRE 2017

La CMPN (Commission
Mixte Paritaire Nationale)
s’est tenue le 26 Octobre
2017.
Il s’agit de la 2ème réunion
de négociation dans le
cadre du volet de la
classification des métiers
et de la rémunération de
la CCN (Convention
Collective Nationale).
A l’ordre du jour,
figuraient la présentation
par l’UTP (Union des
Transports Publics),
patronat de la branche
ferroviaire, deux méthodes
de classifications, le
dictionnaire des filières
(RH 0263) pour les
cheminots au statut au
sein du GPF (Groupe
Public Ferroviaire) et
l’accord Fret de 2010.

En préambule, la CGT a rappelé l’importance des mobilisations qui ont eu lieu et celles
à venir contre la casse du code du travail, notamment dans le cadre des négociations
de branche. En effet, l’article 1er de l’ordonnance n°2017-1385 du 22 septembre 2017 stipule que les négociations sur la classification et les minimas de rémunération relèvent de la seule branche, sans possibilité d’y déroger.
Une position dogmatique et sans surprise de l’UTP :
Après une rapide présentation, sans même soigner la forme, du dictionnaire des
filières, l’UTP s’est étendue longuement sur l’accord Fret de 2010, vantant les
mérites d’une classification malléable et modelable selon les vélléités économiques.
Il est évident que le mandat de l’UTP est de tenter d’imposer dans les négociations
de branche un système dit « de critères classants » comme celui de l’accord Fret de
2010 afin d’ouvrir de nouveaux champs de polyvalence. D’ailleurs, l’accord autorise
même la création de nouveaux métiers, mettant en relief la polyvalence. Bref, il s’agit,
pour l’UTP de favoriser le dumping social. Ce système à points permet aux entreprises
du secteur d’avoir une classification à la carte. Au passage, à noter les déclarations
des représentants de la CFDT vantant les « vertus » de cet accord, alors que la CFDT
ne l’a pourtant pas signé en son temps.
La CGT exige un système protecteur et émancipateur !
La CGT a rappelé que l’insistance de l’UTP à vouloir décliner sur le périmètre de la branche ferroviaire, un accord Fret de 2010 signé par seulement 2 organisations syndicales qui ne sont, dans les faits, même plus représentatives, voue à l’échec toute négociation sur cette base.
Le dictionnaire des filières, couplé aux dispositions statutaires et complété par la nomenclature des métiers et des emplois est, par opposition à l’accord Fret, un système normatif.
Celui-ci doit servir de base documentaire dans le cadre des négociations tout en le complétant afin d’interdire les pratiques en matière de polyvalence comme par exemple, celles réalisées sur le Transilien ou sur le périmètre « voyage ».
La définition des métiers selon les activités ou les « produits » est inacceptable car
elle pèse sur la transversalité nécessaire des métiers dans un système ferroviaire
cohérent et homogène, intégrant les fonctions supports.
Pour la CGT, seul un système normatif fixant clairement le contenu des métiers est de nature à éviter le dumping social dans la branche.
Pour conclure, la CGT a réaffirmé qu’avant même de définir une méthode de classification, il fallait réaliser un état des lieux exhaustif des métiers au sein de la branche.
Lors de la prochaine réunion de la CMPN, le 19 Décembre 2017, la CGT présentera les travaux réalisés par ses collectifs métier sur le dictionnaire des filières tel que nous l’entendons.

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 35 Novembre 2017

LA CONDUITE D’UN AUTRE CHANGEMENT !

Aujourd’hui, les projets de réduction de personnel touchent les contrôleurs, les conducteurs de trains, la filialisation du Fret SNCF avec ses 6083 cheminots, la fermeture de postes d’aiguillage du réseau secondaire, le recours à des prestataires privés tant à l’équipement qu’au matériel, l’avenir incertain de plus de 2800 cheminots de la SUGE au sein du GPF,… Aussi, cette politique anachronique, si nous laissons faire, pourrait avoir raison des métiers des Services Communs présents dans l’ensemble du GPF. D’ores et déjà, l’orientation de transformer l’EPIC SNCF en une cellule de pilotage met en danger l’emploi dans tous collèges et les fondamentaux métiers qui vont avec. Chaque jour, les cheminots des Services Communs constatent les conséquences des choix de l’Entreprise et notamment la détérioration de leurs métiers et de leurs conditions de travail. La transformation digitale, imposée à la hâte, se traduit par une déferlante de nouveaux outils. L’absence de réelle formation et l’insuffisance de temps nécessaire pour s’y adapter, désorganisent et compliquent le travail de chacun. L’encadrement, également, se retrouve dans des situations de plus en plus complexes, sans véritable droit à la déconnexion. Ces derniers mois, la mobilisation des cheminots des Services Communs ne cesse de s’élever. Les cheminots de tous collèges se rassemblent. Ils n’acceptent plus d’absorber toujours plus de tâches, de missions. La CGT dénonce une extrême polyvalence et un rythme de travail qui épuisent physiquement et moralement les cheminots et exige la reconnaissance des compétences ainsi qu’une véritable politique de recrutement, se traduisant par des embauches au cadre permanent. et de la charge de travail. (pour en savoir plus voir tract du 14/11/17)


COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU 26 OCTOBRE 2017

La CMPN (Commission Mixte Paritaire Nationale) s’est tenue le 26 Octobre 2017. Il s’agit de la 2ème réunion de négociation dans le cadre du volet de la classification des métiers et de la rémunération de la CCN (Convention Collective Nationale). A l’ordre du jour, figuraient la présentation par l’UTP (Union des Transports Publics), patronat de la branche ferroviaire, deux méthodes de classifications, le dictionnaire des filières (RH 0263) pour les cheminots au statut au sein du GPF (Groupe Public Ferroviaire) et l’accord Fret de 2010. La définition des métiers selon les activités ou les « produits » est inacceptable car elle pèse sur la transversalité nécessaire des métiers dans un système ferroviaire cohérent et homogène, intégrant les fonctions supports. Pour la CGT, seul un système normatif fixant clairement le contenu des métiers est de nature à éviter le dumping social dans la branche. (pour en savoir plus voir compte rendu du 10/11/2017)


L’enterrement du système de retraite

MORTS SUR ORDONNANCES

Ces dernières semaines, tous les indicateurs sont passés au rouge écarlate ! Les suicides ou tentatives de suicide se sont multipliés (8 en deux mois !). Si les causes de ces drames sont parfois multiples, comment ne pas s’interroger sur le lien avec le quotidien des cheminots sur leur lieu de travail ? Déjà en avril dernier, un courrier unitaire avait été adressé à M. AMBROSINI (DRH du Groupe Public Ferroviaire) l’alertant de la situation, suivi d’une DCI en juin dernier. Quelles réponses a apporté la Direction ? Aucune ! Elle a refusé la Table Ronde pour ne pas reconnaître qu’il y avait un problème. Et elle s’est contentée d’annoncer la création d’une commission du CNHSCT sur les risques psycho-sociaux. Comme si ergoter sans fin sur les « causes multiples » ou les « situations personnelles complexes » des cheminots pouvait améliorer la situation. La CGT regrette que les trois autres organisations syndicales aient validé cette mascarade. Six mois plus tard, nous sommes revenus à la case départ et le bilan s’alourdit ! La vérité, c’est que la Direction organise partout un véritable plan social. Comme à France Télécom, elle compte sur la peur de voir son poste supprimé pour imposer aux cheminots un ensemble de régressions sociales. Et si cela ne suffit pas, elle réprime férocement. La CGT exige l’ouverture de véritables négociations par l’organisation de la Table Ronde demandée en avril et des mesures concrètes dans le quotidien des cheminots, ou encore de se doter d’indicateurs pour mesurer l’ampleur de la catastrophe. Les conditions de travail se détériorent et la sécurité se délite. Des accidents graves surviennent et des cheminots sont gravement blessés ou tués. C’est pourquoi, la CGT exige un véritable plan d’urgence : l’arrêt des restructurations en cours ; un retour d’expérience partagé sur les EIM et l’arrêt du détachement des cheminots dans ces structures et leur maintien dans leur établissement d’origine le temps que leur reclassement soit assuré ; le renforcement des prérogatives des CHSCT sur les cas de souffrance au travail et le retour à des périmètres géographiques de proximité pour ces instances de manière à ce que les cheminots en détresse puissent interpeller leurs représentants; un retour d’expérience partagé sur le rôle et le fonctionnement de l’éthique ; l’arrêt des sanctions disciplinaires comme outil de management, notamment les révocations et l’abrogation des modifications du fonctionnement des conseils de discipline, décidées unilatéralement par la Direction. Une DCI va être déposée par la CGT sur ces sujets.


LA DIRECTION SNCF NUIT GRAVEMENT AUX RETRAITE(E)S !

0,8 % seulement d’augmentation des pensions au 1er octobre ! C’est la proposition indécente du gouvernement aux retraités du Régime Spécial après 54 mois de gel des pensions. Il ne s’agit pas d’ailleurs d’un coup de pouce, mais de l’application de la règle de l’indexation des pensions sur l’inflation calculée sur les 12 derniers mois. La CGT conteste l’indexation sur les prix plutôt que sur l’évolution moyenne des salaires qui conduit à un décrochage de l’évolution moyenne des pensions par rapport à celle des salaires moyens (qui progressent en fonction des augmentations générales de salaire et de l’évolution des qualifications). Par ailleurs, l’indice INSEE, basé sur la consommation de l’ensemble de la population, ne correspond pas à la consommation réelle des retraités et ne tient pas compte de leurs dépenses contraintes (CSG, CRDS, CASA, suppression de la demi-part fiscale, fiscalisation de la majoration enfants, création des forfaits et franchises médicales…). Avec l’augmentation de la CSG, le président de « ceux qui ont réussi leur vie », perpétue la sinistre tradition de mise en opposition des catégories sociales de notre pays en épargnant généreusement les entreprises. Il s’agit d’une nouvelle étape de fiscalisation de la protection sociale pour satisfaire le patronat car la cotisation sociale, donc le salaire socialisé, est la seule part de richesses créées qui va directement du cotisant vers la réponse aux besoins de la collectivité des travailleurs sans passer par la poche des actionnaires. Après avoir gelé les salaires pour la 3ème année consécutive, tout en accordant des rémunérations dépassant les 50 000€ mensuels à certains dirigeants avant de les reclasser dans les ministères, la direction SNCF s’attaque aujourd’hui aux retraités en leur refusant le droit de vivre dignement leur retraite. A travers son vote contre délibération proposée par la CGT et votée par l’ensemble des Organisations Syndicales, le patronat à la tête de l’entreprise s’oppose à la demande d’audience des représentants des cheminots au Ministère au sujet de l’indispensable revalorisation des pensions. La CGT poursuivra la lutte pour de véritables augmentations des salaires et des pensions.


LE F.A.S.S. APPARTIENT AUX CHEMINOTS !

Le Fonds d’Action Sanitaire Sociale est financé par 1,1% du salaire socialisé des cheminots, en contrepartie de leur force de travail. Il est donc leur propriété, dont la Direction est chargée de la gestion. Le FASS doit servir tous les cheminots (actifs, retraités, ayants droit, contractuels) et les aider dans chaque moment difficile tout au long de leur vie. La Commission du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (COFASS), créée en 1986 par accord d’entreprise, donne un droit de regard aux cheminots au travers leurs organisations syndicales sur l’utilisation du FASS. Censé répondre aux besoins d’accompagnement sociaux de tous les cheminots actifs, pensionnés et ouvrants droits, pour les aider à passer les moments difficiles de la vie sous forme de prestation (accompagnement, financiers et logement), il devient aujourd’hui l’outil de caution sociale aux restructurations continuelles de l’entreprise. En noyant le financement du FASS dans celui du GPF, la direction nous vole cette partie de notre salaire socialisé pour l’utiliser à ses besoins d’auto-financement imposés par la loi portant réforme ferroviaire de 2014. Par un tour de passe-passe, le budget du FASS se retrouve entre les mains de la direction et de Bercy, et ainsi exposé à toutes coupes budgétaires. Pour la CGT, le FASS appartient aux cheminots et il doit correspondre à leurs besoins afin de passer les moments difficiles et non pas à accompagner la politique de casse l’entreprise publique ! (pour en savoir plus voir tract du 17/11/2017)


Changement de logiciel…

FRET : LA FILIALISATION ?

Dix ans après le constat est édifiant : un appareil de production fortement amoindri par la fermeture de triages et de gares, des effectifs divisés par 2 entre 2009 et 2016, l’abandon du wagon isolé en 2010 et une dette qui ne cesse de croître. De plus, la direction a privilégié dans le cadre de l’ouverture à la concurrence le développement des filiales de logistique, de messagerie et de transport routier avec Geodis sans oublier sa filiale ferroviaire VFLI. Sans retenir les leçons du passé et sans qu’aucun retour d’expérience n’ait été réalisé, la direction veut poursuivre sa stratégie de casse comme elle l’a laissé entendre lors du séminaire de Rotterdam. Afin de clarifier sur la déclinaison du plan stratégique annoncé, sur la fermeture du triage de Nîmes et sur l’avenir de Fret SNCF, la CGT a fait une demande d’audience auprès de la direction de Fret SNCF. Nous avons été reçus le 23 octobre. Concernant les 3000 suppressions d’emplois envisagées, le directeur de Fret dément ! Le nouveau plan stratégique est en préparation pour une mise en application courant 2018, pour une durée de 10 ans en insistant sur la nécessité d’une recapitalisation. Pour la réaliser, il nous a annoncé qu’il y aura des contreparties sans donner plus de précisions. Il ne faut pas être un expert pour comprendre que par ce message subliminal c’est bien une filialisation qui se prépare avec tous les dangers que cela comporte. Déjà les nombreuses restructurations imposées aux cheminots du Fret ont amené souffrance psychologique, mal être au travail, détresse sans que la direction ne s’en préoccupe. Ce énième plan montre que la privatisation de FRET SNCF est la priorité de la direction de l’entreprise. Pour la relance et le développement de FRET SNCF d’autres solutions existent et la CGT réitère ses propositions : reconnaissance de l’activité fret au sein de la SNCF comme un véritable service public; arrêt des restructurations et la réouverture des gares Fret, des triages et pour certains un retour au tri par gravité du wagon isolé et de la messagerie; arrêt des suppressions d’emplois et le décloisonnement de la production en mutualisant les moyens humains et matériels dans une SNCF intégrée. Une politique technico-commerciale volontariste au plus près des chargeurs et des organisations du travail en multi-activités et multi-produits; des IRP ayant un pouvoir décisionnel dans la proximité. (pour en savoir plus voir tract du 25 octobre 2017)


 Au travail comme dans la vie sexisme et violence : ça suffit !

Des milliers de femmes témoignent des violences sexuelles qu’elles ont subies. Ces témoignages ne doivent pas rester sans suite. Le projet de loi annoncé par le gouvernement doit contenir de vraies mesures pour lutter contre les violences, en particulier, celles qui se produisent au travail. Volontaires ou plus souvent issus de stéréotypes et préjugés véhiculés par les hommes comme par le femmes, les propos sexistes ont pour conséquence d’entretenir la différenciation et la hiérarchie des sexes. Ils conduisent à nier le professionnalisme des femmes en les considérant d’abord comme des femmes avant de les traiter comme des collègues. Les images dégradantes, calendriers, fond d’écran… qui font de la femme un objet sexuel n’ont rien à faire dans un cadre professionnel! De même, notamment dans les métiers qui comptent peu de femmes ou d’hommes, il est important de garantir à chacune et chacun des vestiaires et sanitaires qui assurent l’intimité. Chaque année, des milliers de femmes sont victimes de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle (comme une main aux fesses par exemple), ou encore de viol sur leur lieu de travail. L’employeur a l’obligation de garantir la santé et la sécurité des salarié-e-s, il est donc de sa responsabilité d’empêcher que des salarié-e-s en soient victimes sur leur lieu de travail. Les victimes ou témoins ne peuvent subir de représailles, les agresseurs doivent être sanctionnés. Commises sur le lieu de travail ou dans le cadre privé, les violences contre les femmes ont de graves conséquences physiques et psychiques et peuvent entraîner de l’absentéisme, des difficultés de concentration, des sautes d’humeur… Souvent, pour les femmes victimes, c’est la double peine : après les violences, la perte du boulot. Il est donc indispensable de les protéger pour garantir leur droit au travail.

LA CGT PROPOSE de protéger et d’accompagner les salariées victimes de violences conjugales ou de violences au travail, de garantir le maintien dans l’emploi et la mise hors danger (mutation, changement de poste, réduction ou réorganisation du travail, possibilité de démissionner sans préavis ou de suspendre leur contrat de travail en bénéficiant des allocations chômage), l’eviction du conjoint ou ex-conjoint violent s’il travaille sur le même lieu que la victime ;  de faciliter l’accès au logement et à l’emploi pour les femmes victimesde violences ; de renforcer les lieux d’accueil dans les commissariats et la formation des personnels, renforcer les moyens des associations.

LA CGT PROPOSE la mise en place d’un lieu d’accueil et d’une procédure de signalement garantissant la confidentialité et la rapidité de réponse ; pour les femmes victimes de violence de la part de personnes extérieures (clients, usagers, patients…), la prise en charge des frais de justice par l’employeur qui doit se porter partie intervenante, changement immédiat de poste pour ne plus être en contact avec l’agresseur ; la sanction des agresseurs ; la mise en place d’une éducation non sexiste et de campagnes contre les stéréotypes.

NON AUX ORDONNANCES ! Les ordonnances suppriment les CHSCT, outils essentiels, pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

(pour en savoir plus voir tract confédéral du 27 octobre 2017)

 

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