NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 45 novembre 2019

LA SÉCURITÉ N’A PAS DE PRIX !

Mercredi 16 octobre 2019, les ADC et ASCT de la Région Champagne-Ardenne ont fait valoir leur droit de retrait après un accident sur leur Région entre un TER et un camion. Problème de fiabilité du matériel roulant, problèmes provoqués par l’absence d’un contrôleur à bord du train, l’accident met en lumière ce que nous dénoncions depuis longtemps : la fragilisation de la sécurité. Cette colère raisonne dès le lendemain dans tout le pays et la CGT coordonne les droits de retrait qui se posent très rapidement ! Jeudi matin, une alerte sociale est posée par la CGT qui demande à être reçue dès l’après-midi. Personne à la Direction ne prend réellement la mesure de la gravité de la situation. La coordination des différents dirigeants sur une position commune concernant un sujet transverse est particulière ardue. C’est la première leçon à tirer de la gestion de la situation : l’organisation actuelle de l’entreprise, calée sur les marchés, est inopérante sur la gestion commune de la production et des aléas ! Vendredi après-midi, la Direction RH groupe reprend les négociations nationales. Elles ne sont pas productives à cause de l’injonction gouvernementale à ne rien négocier. Néanmoins, des négociations régionales sont arrachées presque partout à force de détermination des cheminots. Il y aura plus de trains accompagnés par un ASCT après les droits de retrait qu’avant, même si c’est très loin de ce que les cheminots exigeaient. Quelques lignes ont bougé sur les effectifs avec des écoles ASCT déclenchées ou renforcées, des effectifs SUGE supplémentaires sont annoncés ou des renforts en gare, certaines restructurations sont également ajournées. Beaucoup de Directions ont annoncé des négociations ultérieures sur l’emploi ou des accords régionaux sûreté. (pour en savoir plus voir tract du 23/1019)
Un bilan plus précis de l’ensemble des acquis sera produit d’ici un mois.


UN FORUM AU « COEUR DU RÉACTEUR »
(LE SIÈGE DE LA SNCF) POUR UN
RETOUR À LA MAÎTRISE DE LA
PRODUCTION PAR LES CHEMINOTS !

Toute la CGT se mobilise pour mener un débat avec les cheminots sur l’organisation du travail : « pourquoi faire faire quand on peut faire ! »
Grâce à ce forum, organisé par l’UFCM-CGT, 300 cheminots ont pu témoigner et échanger sur leur vécu, leurs difficultés et leurs propositions de changements afin de rester maîtres de leur travail. Le constat est éloquent, lors des différentes tournées syndicales, le message est le même, une limite est atteinte ! Les maîtrises et cadres disent stop au gâchis de la sous-traitance, aux interventions exponentielles d’entreprises extérieures, à la production qui nous échappe… Ils veulent réaliser un travail de qualité en toute sécurité et être responsables de l’organisation et de la production que ce soit à l’Epic de tête, à Mobilités ou à Réseau. Afin de mieux répondre aux enjeux d’un tel rassemblement, l’UFCM -CGT a constitué un groupe de travail de camarades afin de préparer cet évènement et penser l‘avenir. Ce forum tant attendu a dépassé le constat et ouvert des perspectives. Dès la fin des débats et sur mandat du Bureau Exécutif National UFCM – CGT, ce groupe de travail oeuvre pour prendre en considération les volontés des cheminots. Totalement déterminée, l’UFCM – CGT portera les revendications avec les maîtrises et cadres, pour assurer le bien-être au travail des cheminots, redevenir maîtres de la production et contrôler les coûts. Il est toujours temps de faire d’autres choix politiques d’entreprise, pour garantir l’avenir de la SNCF en s’appuyant sur les savoir-faire des salariés.
(Voir perspective syndicale du mois de septembre)


 

 

 

 

 

 

 

GAGNONS LA RELANCE DU PERPIGNAN-RUNGIS !

Les mobilisations organisées par la Fédération CGT des cheminots ont eu de l’écho bien au-delà de l’entreprise et ont obligé le Gouvernement à prendre des engagements. Pourtant, aujourd’hui, ils ne sont toujours pas tenus. Ce Gouvernement, sous la contrainte, a mis en place un Comité de Pilotage associant le Ministère des Transports, la SNCF, les Conseils Régionaux et départementaux concernés, des représentants du MIN de Rungis et du marché de Perpignan ainsi que les chargeurs sur l’avenir de ce train. Alors que la ministre E. Borne s’est engagée à ce que la circulation reprenne le 1er novembre, FRET SNCF semble vouloir se désengager et a annoncé ne plus vouloir assurer ce train des primeurs ! Pourtant, les sillons sont disponibles, les wagons sont rénovés. Il manque le transporteur : la SNCF ! La direction de la SNCF se retranche derrière la vétusté du parc wagon, cependant c’est bien la politique mise en oeuvre depuis la libéralisation du transport ferroviaire de marchandises qui est en cause ! L’ouverture à la concurrence devait apporter plus de trafics, c’est le contraire qui s’est produit et la part modale du transport routier ne cesse d’augmenter. Si ce train est définitivement supprimé, il sera, une fois encore, remplacé par des camions. Dans sa recherche effrénée de réduction des coûts, la direction a détruit des milliers d’emplois, et n’a pas fait les investissements nécessaires pour l’avenir de l’activité. La Fédération CGT des cheminots est intervenue de nombreuses fois sur l’absence de politique de recherche et de développement à FRET SNCF. L’urgence n’est pas aux « wagons connectés », mais aux wagons réfrigérés ! La mise en oeuvre de la réforme ferroviaire prévoit de changer le statut de FRET SNCF en Société par Actions Simplifiée avec, par conséquent, une autonomie renforcée vis-à-vis des pouvoirs publics. Alors que les élus locaux prennent position pour le Perpignan-Rungis et que le Gouvernement dit vouloir une solution ferroviaire pérenne, la direction SNCF annonce qu’elle se désengage ! À l’évidence, la réforme ferroviaire rend l’État incapable de mettre en œuvre une politique des transports conforme aux enjeux sociaux et environnementaux. C’est le marché qui arbitre et non plus la puissance publique. Depuis plusieurs mois, le chiffre d’affaires de FRET SNCF est en baisse, avec des pertes de marchés importantes, comme celui de GEFCO, annoncée au coeur de l’été par la direction FRET. La délégation CGT du CSE est intervenue une nouvelle fois sur l’avenir de FRET SNCF et les élus du CSECGPF, à l’unanimité, ont lancé une procédure de droit d’alerte économique concernant l’ensemble de l’entreprise, avec de nombreuses interrogations sur l’avenir du transport ferroviaire de marchandises SNCF. Tous les cheminots sont impactés par ce nouveau recul du FRET SNCF. La CGT exige : la relance effective du train primeurs Perpignan-Rungis, et plus largement du FRET SNCF ; le report vers le rail public d’une partie des primeurs en circulation entre les ports et les marchés d’intérêt national.


TEMPS DE TRAVAIL DE L’ENCADREMENT OPÉRATIONNEL, LA COUPE EST PLEINE

Le temps de travail des agents au forfait en jours est souvent nettement supérieur aux 1589 heures annuelles pour lesquelles les cheminots sont rémunérés. Une charge de travail qui ne diminue pas et s’intensifie avec des effectifs qui se réduisent.
Pour l’UFCM-CGT, nous estimons urgent d’ouvrir des négociations sur le décompte des heures travaillées, la création de postes pour soulager la charge de travail des dirigeants de proximité, les dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur, l’instauration de plages horaires de prise et fin de service variables et la reconnaissance des qualifications.
Le décompte en heures a été débattu lors de la négociation de l’accord collectif sur le forfait en jours, et ce principe n’a pas été retenu. Il s’agit bien d’un dispositif de forfait en jours, sans décompte horaire, même si les références du Code du travail doivent bien-sûr être respectées, notamment pour ce qui touche à la durée minimale des repos.
Pour elle, cet accord prévoit la tenue d’un entretien annuel sur la charge de travail entre le salarié et son manager. Il existe également un dispositif d’alerte mis à la disposition du salarié en cas d’inadéquation de cette charge. Ainsi, elle estime qu’il revient aux salariés et aux « managers » d’utiliser ces dispositifs et de trouver les solutions adaptées quand un problème est rencontré.
Donc seule une alerte sur la charge de travail notamment lors de son entretien annuel peut permettre aux encadrants de renégocier leurs conditions de vie au travail. Cette démarche, lorsqu’elle est menée de façon individuelle, est souvent ressentie comme un échec, et place le salarié dans une situation délicate.
Nous rappelons aussi que les postes sont « éligibles » et non-calibrés « Forfait-jours ». Le salarié a la possibilité de demander à sortir de ce régime de travail pour revenir à un décompte horaire afin d’encadrer son temps de travail, revendiquer les emplois nécessaires et exiger un véritable salaire horaire en rapport avec sa qualification.
La prétendue « autonomie » dans l’organisation de son travail n’implique pas une non-comptabilisation du temps de travail !
La mesure de la charge de travail, c’est aussi la mesure du temps passé par le salarié pour effectuer le travail !


RETRAITES : UN CHOIX DE SOCIETE

Le Gouvernement a nommé un Haut-commissaire à la Réforme des retraites afin de préparer un rapport basé sur le slogan de campagne « 1€ cotisé vaudra les mêmes droits pour tous ». Ce rapport est paru le 18 juillet 2019 après 18 mois de« pseudo » concertation. Il propose de mettre en place un « Régime Universel de Retraite » avec un mode de calcul par points, ce qui aurait pour conséquence de supprimer les 42 régimes de retraite existant, dont le « régime spécial des Cheminots ».La retraite serait calculée sur l’ensemble de la carrière. Aujourd’hui, elle est basée sur les vingt-cinq meilleures années pour les salariés du privé, et sur la dernière position occupée pendant six mois pour les cheminots. Le calcul proposé sur l’ensemble de la carrière réduirait le niveau de pension. Aujourd’hui, la retraite de base est accordée à taux plein à 57 ans et 52 ans pour les ADC, à condition d’avoir cotisé 166 trimestres. Si ce n’est pas le cas un système de décote de 1,25 % par trimestre manquant s’applique. Le rapport propose que la comptabilisation des trimestres ne soit plus la règle à partir de 2025. Chaque mois, le salarié engrangerait des « points », qui serviraient de base de calcul de sa pension de retraite : la transformation des points en euros au moment du départ à la retraite dépendrait de facteurs économiques et de l’espérance de vie ; ce système ne donne aucune visibilité sur le niveau de pension. A ce jour, nous ne connaissons pas encore la valeur du point mais selon Jean-Paul Delevoye :« 10 € cotisés égalent un point ». Autrement dit, si chaque mois, vous cotisiez à hauteur de 100 euros, vous engrangeriez dix points. Ces 10 points vous rapporteraient 5,50 euros de pension de retraite par an. De plus, ce taux serait évolutif car la formule de calcul adapterait automatiquement la pension pour garantir l’équilibre du régime en tenant compte de l’espérance de vie, sans agir sur les taux de cotisations.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUAND LA SOUS-TRAITANCE DEVIENT HORS LA LOI !

A compter du 5 septembre 2019, SNCF Réseau se voit donc contraint d’arrêter toute sous-traitance (maintenance et travaux). Ce jugement en référé du 01 aout 2019 appuie et conforte ce que la CGT porte. SNCF Réseau doit stopper la sous-traitance, cette politique mettant en danger l’avenir des cheminots. L’expertise diligentée par le CE « Maintenance et Travaux » en 2018 démontrait que l’externalisation des charges de maintenance de l’infrastructure ne répondait avant tout qu’au dogme libéral qui vise à saccager la SNCF. Ce sont les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus serré et le transfert de l’activité vers des entreprises privées qui mettent à mal ce système et créent des risques sur la sécurité des circulations. Ces constats appellent bien à une réorientation stratégique, notamment par les mesures suivantes : La ré internalisation des charges de travail au sein de la SNCF et l’augmentation des effectifs afin de conserver la maîtrise de notre outil industriel ; le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer un suivi des travaux réalisés par des tiers à la hauteur des exigences de qualité et de sécurité qui sont les nôtres ; la responsabilisation de SNCF Réseau dans l’organisation de la formation à l’échelle de la filière et la mise en place de moyens importants pour assurer et maîtriser la montée en compétences de nos agents et des salariés des entreprises extérieures ; le rattachement obligatoire de toutes les entreprises intervenant sur le réseau ferré à la convention collective de la branche ferroviaire, pour mettre un coup d’arrêt au dumping social. Si la direction décidait de passer outre cette décision, SNCF Réseau devrait s’acquitter d’astreintes de 500 euros par jour de retard et de 2 000 par infraction constatée. Les malfaçons entraînent d’importants surcoûts. Des chantiers sont annulés ou bien encore stoppés. Des incidents graves surviennent. Pour la CGT, cette décision de justice doit permettre, avec les cheminots, de reprendre la charge de travail qui leur revient. La CGT appelle les cheminots à s’emparer de ce jugement. Si des moyens financiers existent pour contourner la justice, la CGT exige que ceux-ci soient plutôt consacrés.


L’APPRENTISSAGE ET L’ALTERNANCE, UN BESOIN VITAL POUR L’ENTREPRISE

L’entreprise use et abuse de plus en plus du recours aux contrats précaires, CDD, intérimaires, pour répondre à la production intensive qu’elle prône au Matériel et dans un souci permanent de baisse des coûts. Pour la CGT, il faut anticiper la transmission des savoirs et des compétences en fixant des objectifs ambitieux de formation d’apprentis et d’alternants au Matériel. En quelques semaines et deux sollicitations (bilatérale le 5 septembre/DCI le 9/09), la direction du MATERIEL a prétendu être à nouveau attractive et submergée de demandes d’embauches. Une rentrée automnale presque extraordinaire pour l’entreprise SNCF qui tranche avec la désorganisation chronique des ateliers de maintenance qu’elle organise et les différents problèmes qu’elle rencontre avec le Matériel Roulant. La Direction affiche un aplomb dédaigneux lorsqu’elle évoque l’accroissement temporaire des charges dans les ateliers de maintenance. C’est le seul motif qu’elle peut avancer pour avoir recours aux salariés intérimaires. Cela lui permet de réaliser une maintenance à bas coût, seul objectif recherché par nos dirigeants. Au même titre que les intérimaires ou les Contrats à durée déterminée, les apprentis et les alternants du Domaine MATERIEL souffrent d’une exploitation de leur statut de salariés précaires, poussés par l’obligation de résultats dans leur scolarité mais aussi par l’entreprise pour obtenir de leur part une forte productivité. L’apprenti, c’est avant tout une graine en germe, d’un futur cheminot consciencieux, réfléchi, technique et organisé. Il connaît bien son environnement, l’atelier et toutes les règles qui régissent sa sécurité. C’est parce qu’il en a appris les rouages depuis son arrivée dans l’entreprise. C’est aussi celui en qui tous les cheminots ont confiance car il a gagné le respect de ses pairs par sa bonne tenue et son écoute attentive. Pourtant, durant son apprentissage du métier ferroviaire, qu’il a mûrement choisi, il va connaître un véritable parcours du combattant du fait des dégradations commises par l’entreprise SNCF au nom de la rentabilité. Elle porte un nom, c’est la « productivité ». C’est le même parcours qui attend l’alternant. Et c’est un véritable gâchis car il y a un potentiel énorme chez ces jeunes qui ne peuvent plus se contenter d’une simple lettre de recommandation de leur établissement. La SNCF les met à contribution afin de résoudre les dysfonctionnements de ses réorganisations. Elle demande à ces jeunes cheminots malléables d’accepter les cadences élevées, les postes multiples et une production accrue. Les alternants de la SNCF formés, compétents, qualifiés et efficaces, ne peuvent servir plus longtemps de « bouche-trous » à nos établissements de maintenance. Ils ont eux aussi droit à l’emploi au Statut dès la fin de leur contrat d’alternance. Les propositions de la CGT sont sur la table : L’alternance répond à une demande de formation et de mise en place d’un jeune salarié dans l’emploi et apporte des compétences supplémentaires aux salariés. Elle doit offrir et respecter des règles de fonctionnement d’entreprise mettant en oeuvre la sécurité physique et mentale des salariés, ainsi qu’une qualité de vie et de travail améliorée ; L’alternance doit être ouverte à l’ensemble des métiers de la maintenance ferroviaire ; Elle doit préparer et former ces jeunes salariés aux métiers cheminots ; Elle ne doit pas être utilisée de façon à couvrir les emplois occupés par des cheminots ; L’alternance à la SNCF doit déboucher automatiquement sur une embauche au Statut après réussite des examens car la SNCF a le devoir de recruter les alternants qu’elle forme ; Afin éviter l’échec des apprentis et réussir une entrée positive dans le monde du travail, la CGT préconise une intégration dans une équipe équilibrée en nombre, avec un tuteur unique pour chaque apprenti ; L’interdiction absolue de travailler seul sur le matériel roulant sans le soutien d’au minimum un cheminot ou de son tuteur ; L’absence de notion de rentabilité dans son parcours professionnel d’équipe ; Un cadrage pour les tuteurs afin de mieux appréhender le partage nécessaire avec l’apprenti.

La CGT soutient celles et ceux qui donnent tout pour obtenir un diplôme, un emploi et une nouvelle vie.

Nous contacter
Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux
14, rue Campra
93210 La Plaine St Denis
Tél. SNCF 38 64 14
Externe 09 51 82 53 98
Notre adresse mail
cgtchem.centraux@laposte.net
Notre site internet : http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/


 

LA CGT SIGNE AVEC UNE LETTRE DE RÉSERVE

Les négociations relatives à la Convention Collective Nationale (CCN) de la branche ferroviaire se poursuivent. Celle concernant le volet « formation professionnelle » a débuté le 05 janvier 2017. Après 6 réunions (Commission Mixte Paritaire Nationale) l’accord a été mis à signature jusqu’au 07 juillet 2017.

Tout au long des négociations, la CGT a été force de propositions pour que l’ensemble des cheminots des entreprises ferroviaires de la branche puissent disposer d’un droit – la formation professionnelle – progressif qui, associé à d’autres, constitue la base de construction de tout statut ou convention collective.

Ainsi, le texte initial présenté par l’organisation patronale UTP (Union des Transports Publics et Ferroviaires) a profondément évolué.

D’un instrument de productivité au service de l’employeur, la CGT est parvenue à en faire un outil contribuant à la consolidation et au développement des connaissances et compétences.

Contenu de l’accord :

✓ Le cheminot est acteur de sa formation – droit individuel tout au long de sa vie professionnelle ;

✓ L’ascenseur social est favorisé par une progression professionnelle et l’épanouissement du cheminot – sécurisation du parcours professionnel ;

✓ L’embauche des alternants en fonction du souhait des stagiaires est encouragé. Le recours à un contrat en alternance ne se substitue pas à un Contrat à Durée Indéterminée (CDI) ;

✓ Le rôle de l’encadrement est spécifié déterminant dans le domaine de la formation professionnelle. D’autres revendications CGT ont été entendues sur :

✓ L’égalité d’accès entre les femmes et les hommes ;

✓ La situation du handicap ;

✓ Les actions de formation ;

✓ La reconnaissance des maîtres d’apprentissage ;

✓ Le plan de formation ;

✓ Les frais de formation à la charge de l’entreprise ;

✓ La place des IRP (Instances Représentatives du Personnel) dans la qualité du processus de formation et l’expression des besoins.

Cet accord comporte des dispositions plus favorables que celles du Code du Travail. Tout éventuel accord d’entreprise ne pourra être que plus bénéfique que celui de la branche ferroviaire.

Dans un contexte où le pouvoir politique s’attaque à la hiérarchie des normes, son inscription dans le texte renvoie au mieux-disant social.

La CGT a décidé de signer cet accord empreint des propositions CGT tout en l’accompagnant d’une lettre de réserve afin de préserver les futures négociations dans les entreprises ferroviaires.

Ses syndicats, avec les cheminots, s’appuieront sur ce texte pour gagner des actions de formation et faire de la formation professionnelle un domaine d’intervention décisif pour des perspectives d’évolutions professionnelles et personnelles.

ACCORD COLLECTIF « RECRUTEMENT DANS LE GROUPE PUBLIC FERROVIAIRE » ET MOBILITÉ INTER-EPIC

LA CGT DÉFEND L’EMPLOI AU CADRE PERMANENT ET LA SÉCURISATION DES PARCOURS PROFESSIONNELS !

La Fédération CGT, opposée à la loi du 04 août 2014 portant réforme du ferroviaire, est à l’offensive dans sa volonté de pérenniser et d’améliorer les droits de l’ensemble des cheminots en adéquation avec les exigences du monde ferroviaire.


Dans le cadre contraint de la loi, la direction a proposé, le 10 décembre dernier, un accord au niveau du GPF, soumis à signature au plus tard le 31 décembre 2015, qui fixe les modalités de mise en œuvre sur le recrutement et la mobilité inter-EPIC. La teneur initiale de ce texte laissait toute possibilité à chacune des Directions des 3 EPIC, d’embaucher aux conditions des « contractuels » (RH 0254) sans garde-fou. Il dictait la mobilité, appuyée par des directives issues des référentiels RH, recherchant l’employabilité dans une logique de flexibilité et de modifications des principes de valorisation salariale. L’ambition de la Fédération CGT des cheminots dans cette négociation était d’aboutir à un accord d’un autre contenu. A défaut, les décisions revenaient au Conseil de Surveillance du GPF de ratifier la version initiale (8 administrateurs salariés dont 3 CGT sur 24 membres). Lors de la Table Ronde qui s’est tenue le 16 décembre 2015, la CGT a proposé un autre projet pour :

Maintenir le Statut des cheminots qui repose sur le contrat de travail qui lie les cheminots au Service Public. L’emploi au Cadre Permanent doit donc demeurer la norme.

Permettre aux cheminots, un parcours professionnel ascendant de promotion sociale par un langage métier identique dans les 3 EPIC, qui reconnaisse la qualification résultant de la formation interne transverse ;

Mettre en place un Comité de Suivi afin de contrôler les dispositifs d’un accord.

Ces propositions présentées, préalablement aux autres fédérations syndicales représentatives, ont contraint la Direction à rédiger un nouveau document. Bien qu’il ne reprenne pas l’intégralité du projet CGT, le nouveau texte issu de la négociation y répond en partie :

Article 2 : « Les recrutements s’effectuent prioritairement au Cadre dit Permanent dont les règles d’embauches précisées au chapitre 5 du Statut du personnel (RH 0001) demeurent inchangées ». Pour la Fédération CGT des cheminots, le niveau actuel des recrutements de personnels contractuels (25 %) n’est pas acceptable. Seul le Statut des Cheminots garantit des conditions sociales de haut niveau comme la sécurité de l’emploi, déroulement de carrière, prévoyance, médecine de soins et de travail, retraite, …

Article 3 : « Les lignes RH et managériales du groupe public ferroviaire mettent en œuvre les conditions de sécurisation du parcours professionnel de chaque salarié, exécution, maîtrise ou cadre quel que soit son EPIC, ce qui nécessite un langage métier partagé au sein du groupe public ferroviaire ». La négociation sur la Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences, mise en avant dans ce même article, devra, pour la CGT, rétablir la finalité du travail avec le soutien d’un management technique, en fonction des réalités locales du terrain. Elle aura à se conjuguer en corrélation avec la charge de travail, assurer une gestion des emplois repères et des métiers en complément du Dictionnaire des Filières qui organise la cohérence des grades dans les différentes activités, reconnaître les qualifications professionnelles, faire progresser les compétences et développer une politique de formation à grande échelle.

Article 5 : « Un comité de suivi… a été mis en place ». La Fédération CGT des cheminots, compte tenu des avancées notoires obtenues, a décidé de valider ce dernier projet conforme au caractère indissociable et solidaire des 3 EPIC (repris dans le présent accord à la demande de la CGT). La Fédération CGT restera vigilante par le regard qu’elle portera dans le Comité de Suivi National. Elle saura informer les cheminots et les appeler à agir. Cet accord majoritaire (signé par les fédérations CGT et SUD-Rail) vivra à la condition d’exiger le respect de ces engagements par les Directions RH. Forte de l’expression démocratique des cheminots lors des élections professionnelles du 19 novembre 2015, confortée dans sa démarche – contestation, proposition, mobilisation, négociation – la Fédération CGT des cheminots entend, comme elle l’a toujours fait, porter la revendication de l’emploi, tant quantitativement que qualitativement, par des embauches au Cadre Permanent, de façon à consolider le socle social et à renforcer le régime spécial des cheminots.

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 5 septembre 2015

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RÉUNION DANS LE CADRE DU PRÉAVIS DE GRÈVE DU 08 OCTOBRE 2015

Au vu des réponses, la CGT a proposé à SUD-Rail le dépôt d’un préavis de grève couvrant la période du 07 octobre 2015 à 19h00 au vendredi 09 octobre 2015 à 08h00. Nous avons rencontré la Direction le mercredi 23 septembre et celle-ci s’est montrée inflexible sur tous les thèmes. Elle admet, cependant que les Cadres d’Organisation doivent être donnés aux IRP et être respectés, le courrier du 06 juillet 2011 de Monsieur NOGUÉ doit servir de base pour l’embauche des CDI, intérimaires, … Les alternants ayant obtenu leur diplôme et les personnes en CDD, qui sont dans l’entreprise depuis au moins 6 mois et qui ont donné entière satisfaction auprès de leur Directeur d’Etablissement doivent pouvoir être recrutés sans avoir à passer les tests de recrutement, à la demande seule de l’Etablissement. La Direction s’est également engagée à fournir le nombre de départs pour que nous puissions comparer le delta avec le nombre de recrutements


 

La Direction nous avait reçus, avec SUD-Rail, dans le cadre de la DCI, le 10 septembre dernier : politique salariale, emploi, conditions de travail, production et sécurité ferroviaire sont les thèmes que nous avons développés… nous constatons une recrudescence de CDD, intérimaires, retraités… sur tous les chantiers ; les réglementations ne sont pas respectées, les formations sont bâclées !

 


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Forcons la sérrure…

Demande de Concertation Immédiate sur les Directions Transverses

DDET : la CGT demande le maintien des emplois dans tous les métiers de la DDET, accompagné d’un plan de ré-internalisation des charges actuellement sous traitées. Emploi : la CGT estime au regard des chiffres communiqués par la Direction que la trajectoire budgétaire 2015 fait ressortir un différentiel de -241 postes en point de sortie 2015. La CGT estime pour sa part que l’on ne peut « faire mieux avec moins », La CGT demande la pérennisation et le développement des postes nécessaires à l’exécution de l’ensemble des missions de l’EPIC SNCF en recrutant prioritairement au Statut. Agence Paie Famille et pole GU : La CGT demande que des moyens humains soient mis en place pour remplir les missions de ces services correctement, dans des conditions de travail décentes, et que les « portefeuilles » soient proratisés en fonction du temps de travail des agents de ces services et de la complexité de chaque agent géré, ainsi que le respect des qualifications. STELSIA : La CGT a depuis longtemps questionné la légalité du montage STELSIA visant à contourner les règles des marchés publics. C’est aussi l’avis d’un service de la Commission Européenne. Pour la CGT, il est urgent pour l’entreprise de se conformer à la loi, c’est pourquoi La CGT revendique l’intégration du personnel STELSIA au STATUT ou au PS25 si les conditions ne sont pas remplies, au sein du Groupe Public Ferroviaire et la dissolution de cette structure. Surveillance Générale : La CGT s’inquiète des récentes annonces gouvernementales et de la Direction de l’entreprise suite à l’attentat du Thalys d’août dernier. En effet, les agents de la SUGE craignent que leurs missions ne « glissent » vers des missions régaliennes qui sont du ressort de l’Etat. C’est pourquoi la CGT demande que les intentions de la Direction et des pouvoirs publics soient rapidement clarifiées et concertées avec les organisations syndicales. Cheminots de l’Ex. RFF : La CGT demande la communication de la répartition des affectations des cheminots de l’ex RFF sur le périmètre des Directions Transverses avec une présentation exhaustive des missions, de la qualification des postes et du calendrier de leur arrivée au sein des services. La CGT demande quelles dispositions sont prises pour faciliter leur option au STATUT.

Pour en savoir plus : http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/


 

RETRAITES : LE 29 OCTOBRE 2015, À PARIS, AMPLIFIONS LA MOBILISATION

Face à l’intransigeance du Gouvernement et au non-respect de ses engagements, nos Organisations ont décidé de lancer une pétition sur 5 revendications permettant de préserver et d’améliorer les droits du régime spécial de protection sociale des cheminots : § La non promulgation du décret fixant la mensualisation des pensions au 1er janvier 2016. § L’arrêt du gel des pensions et l’amélioration du pouvoir d’achat. § Le groupe de travail concernant les basses pensions de réversion doit être mis en place. Le Gouvernement doit tenir ses engagements et ses promesses sur le sujet. § La reconnaissance des trimestres d’apprentissage pour le calcul de la pension. Au-delà du Gouvernement, la Direction de la SNCF doit financer les trimestres manquants afin que l’ensemble des ex-apprentis ne soit pas injustement pénalisé. § Le maintien des prestations non pérennes de notre régime d’assurance maladie (exemple : le forfait optique à 100 €).

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Promouvoir un management socialement responsable

Les modes de gestion du privé (basés sur la seule financiarisation) nous ont été imposés (des objectifs déconnectés de nos missions et dénués de sens). Nous revendiquons une vraie gestion des personnels et nous refusons la gestion arbitraire qui ne prend pas en compte nos aspirations et nos attentes. Il est urgent de mettre en place un management approprié à la gestion du ferroviaire public au service de la Nation, qui donne du sens à ce que nous faisons et prenne en compte les aspirations de chacun en répondant à nos souhaits d’évolution professionnelle

Cadres

Changer de Direction…

AGIR AVEC L’UFCM CGT

L’Union Fédérale des Cadres et agents de Maîtrise agit : contre les formes de précarisation des emplois (intérim, CDD, stages, RH0254…), pour le développement des recrutements par la voie de l’alternance et de l’embauchage à l’issue des contrats, pour reconnaître les qualifications et les responsabilités sur la base : BAC+2 (régularisation à E-2-21), Bac+3 (régularisation à F-1-22), Bac+4 (régularisation à G-1-26), Bac+5 (régularisation à H-1-30), pour la réduction à un an maximum de la période d’essai précédant le commissionnement pour tous les jeunes cadres, pour un salaire brut de      2 880 € pour la 1ère position du collège Maîtrise et de 4 240 € pour la 1ère position du collège Cadre, pour garantir l’égalité femmes/hommes et combattre toutes les discriminations, pour le respect de l’équilibre vie privée et vie professionnelle (interdiction des réunions après 18h et droit à la déconnexion), pour le décompte de toutes les heures travaillées pour paiement ou récupération des dépassements (la réelle application du RH0077), pour le droit à la formation tout au long de la vie professionnelle.

Pour en savoir plus : http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

 


 

 

LOGICIEL DE PAIE, LA FACTURE S’ALOURDIT POUR LES CHEMINOTS CONTRACTUELS

Erreurs de prélèvements de la cotisation HUMANIS : pourquoi la Fédération CGT des Cheminots entend clarifier la situation ?

Dès le mois de novembre 2014, la Fédération CGT a alerté la Direction des Services Communs sur l’évidence des risques encourus par les cheminots (primes, EVS, salaires ! etc….) du fait de la mise en place d’un nouveau logiciel de paie clairement inadapté. De nombreux « bugs » ont effectivement eu lieu dès janvier 2015. La CGT avait pourtant tiré le signal d’alarme se basant sur l’expérience d’EDF ou encore de l’Armée qui avaient tenté de mettre en place ce progiciel avec une seule ambition : la productivité et l’externalisation. Devant un résultat d’adaptation catastrophique, l’Armée a décidé au bout de cinq ans d’abandonner le logiciel en avril ! Allons-nous attendre cinq années de dysfonctionnements avant de réagir ? Aujourd’hui, malgré l’entêtement de la Direction et les alertes de la CGT, les problèmes salariaux pour les cheminots contractuels, en autres, ont bien eu lieu et perdurent depuis plus de 8 mois ! Et pendant que la Direction se permet des largesses quant à ses obligations d’employeur, ainsi qu’une grande tolérance quant à sa marge d’erreurs, les salariés eux ne sont pas dûment rémunérés

Le mois d’août 2015 a été l’apothéose et sans soleil pour les cheminots contractuels. Dans tous les établissements, une large majorité de contractuels a, une nouvelle fois, été victime du nouveau logiciel de paie (HR ACCESS) mis en place unilatéralement par la Direction de l’entreprise depuis le 1er janvier 2015. Imposée aussi, la Complémentaire Santé obligatoire Humanis a également fait partie de cette confusion qui a touché les fiches de paie de nos collègues. En août encore, les délégués CGT locaux ont été interpellés par les cheminots dont la paie était une nouvelle fois tronquée. La Fédération CGT a donc contacté la Direction de l’entreprise SNCF et celle d’HUMANIS afin que les cheminots trop prélevés soient remboursés, et qu’au contraire les cheminots sous prélevés bénéficient d’un échelonnement en cohérence avec les possibilités de chacun. tractuels et CDD.

Depuis la mise en place de la mutuelle Humanis, en janvier 2014, il est très clairement apparu que le régime restait excédentaire. La CGT a, de ce fait, exigé la baisse des cotisations notamment pour les salaires les plus faibles. Les cheminots contractuels, comme tous les salariés de notre entreprise, ne doivent en aucun cas subir les choix hasardeux d’une Direction irresponsable ! La Fédération CGT se réserve le droit d’interpeller de nouveau la Direction ainsi qu’HUMANIS si nous n’obtenons pas rapidement de réponse à nos revendications et ce dans l’intérêt des cheminots.

Pour en savoir plus : http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

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NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUXBulletin hebdomadaire n° 4 septembre 2015

Journée confédérale du 23 septembre

sur les libertés syndicales

 

Le 23 septembre : Défendons les libertés syndicales et le droit d’expression dans le pays et à la SNCF.  Nous devons ancrer cette journée au plus près en mettant en évidence les attitudes de la Direction sur ce sujet et ceci de manière concrète au cas par cas. Pressions managériales, blocage  du  déroulement  de  carrière,  sanctions  injustifiées  etc.  C’est  le  moment  de  peser  et d’élever le rapport de force sur les libertés syndicales et le droit d’expression. Les cheminots ne peuvent se désintéresser de cette attitude de la Direction car ceux qui sont visés le sont  parce qu’avec leur organisation,  la CGT, ils défendent quotidiennement l’intérêt de l’ensemble des cheminots et du Service Public. Le Gouvernement et la Direction ne supportent pas  ce  syndicalisme  de  propositions,  de  résistance  et  de  conquêtes  qu’incarne  la  CGT. La  liberté  d’expression,  les  droits  syndicaux,  ça  se  défend !  Alors,  le  23  septembre  2015, faisons  un  temps  fort  de  cette  bataille !


Le  27  août ,  notre  Fédération  appelait  à  un  rassemblement  à  Marseille  pour  défendre notre Camarade Gilles MANFORTI. Après la décision du Conseil de Discipline de la  radiation des cadres  de  Gilles,  le  Directeur  de  Région  a  convoqué  un  CER  exceptionnel  afin  de consulter les élus sur cette sanction scandaleuse. Suite  au  vote  défavorable  sur cette  décision,  malgré  une  abstention  des  élus  UNSA,  c’est  la DIRECCTE 13 qui va maintenant donner son avis sur ce dossier.


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Des informations confuses  et parfois érronées sur la tentative d’attentat…

Tentative d’attentat dans le Thalys :

sachons raison garder

La  Fédération  CGT  des  cheminots  a  pris  la  décision  de  refuser  toute  sollicitation médiatique  durant  les premiers jours suivants la tentative d’attentat.  Nous  étions  confrontés  à  un  sujet  très  grave  qui relève de la sécurité nationale et du Ministère de l’Intérieur. Tout  démontre  qu’en  de  telles  circonstances,  le  plus  raisonnable  est  d’éviter  de placer  des  représentants  syndicaux  face  aux  micros  et  caméras,  au  risque  d’en rajouter dans la confusion et les interprétations approximatives par des réactions trop  hâtives.  De  plus,  nous  prenions  le  risque  d’être  entraînés  dans  un  débat polémique  à  la  suite  des  propos  tenus  par  un  acteur  très  connu  sur  le comportement des agents d’accompagnement. Peu  à  peu,  la  réalité  des  faits  se  dévoile  et  chacun  peut  constater  qu’aucun reproche  ne  peut  être  fait  aux  collègues  belges  qui  assuraient  l’accompagnement de  ce  train qui  ont  contribué  au  dénouement relativement heureux de cet acte qualifié de terroriste. Il  en  va  de  même  des  voyageurs,  et  notamment  les militaires américains qui ont certainement, par leur intervention, permis d’éviter un drame  en  neutralisant  l’agresseur.  La direction de la SNCF informe qu’elle va élargir les prérogatives de la plateforme téléphonique (3117), la  CGT  prend  acte  de  cette décision  mais  demande,  bien  entendu,  que  la  Direction  prenne  en  considération l’augmentation  des  moyens  humains  et  matériels  et  garantisse  une  formation adaptée aux agents pour leur permettre de réaliser ce travail dans des meilleures conditions.

Il  est  une  évidence,  la  responsabilité  de  ces  cheminots  va  être totalement différente. Il  est  important  de  mesurer  qu’à  tout  moment,  à  bord  d’un  train  ou  dans  les gares,  la  présence  humaine  de  cheminots  qualifiés  sur  leur  emploi  est indispensable.

 

Réviser à la hausse le budget de l’emploi

La tentative d’attentImage1at déjouée dans un train « THALYS » de l’entreprise ferroviaire belge THIFactory, dont le groupe SNCF est actionnaire, a placé le transport ferré sous les feux de l’actualité durant cet avant dernier week-end du mois d’août 2015.

Les informations ont été confuses et parfois erronées sur le déroulement de ce tragique évènement comme sur les comportements des agents de bord.

La  CGT  demande  à  la  Direction  et  à  l’Etat  de  s’appuyer  sur  les différents  évènements  qui  se  sont  produits  durant  l’été,  quelles qu’ils soient, pour réviser à la hausse le budget de l’emploi et abandonner leur volonté de polyvalence professionnelle qui conduit à la  déqualification.

Et le site Fret de Miramas ?

Après  s’être  lourdement  restructuré, puisqu’en  quelques  années  c’est  la  moitié  des effectifs  de  Miramas  et  sa  zone  qui  ont  disparu (337  emplois),  après  s’être  réorganisé, après  avoir  concentré  les  opérations  de  tri  et manœuvre  des  zones  de  dessertes  sur Miramas et réduit de  30 %  ses  charges  et  augmenté  son activité  de  20 %  depuis  2012,  il  est  à  nouveau demandé des sacrifices aux agents de ce site. Il est  clair  ici  que  contrairement  à  ce  que  la Direction de FRET SNCF annonce, les économies réalisées  sur  les  charges  d’exploitation  ne résultent  pas  d’une  simple  adaptation  au  recul de l’activité. Depuis  des  mois,  nous  ne  cessons  d’avertir  la Direction sur  des  dérives managériales  inadmissibles,  sur  la  souffrance  des  agents  sur  les chantiers,  suite  aux  réorganisations successives et maintenant, il est annoncé aux  délégués  du  personnel  un nouveau  projet  de  réorganisation,  première étape d’une énième restructuration d’ampleur

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Oui, le train peut aussi disparaître…

 

Selon  la  Direction  FRET,  la cause  de  la  perte  de  gros  marchés n’est  pas  le  prix proposé aux chargeurs

Il  y  a  dix  ans,  nos  dirigeants  expliquaient  aux cheminots  que  la  concurrence  allait  être  une bonne  chose,  qu’elle  allait  dynamiser  l’activité FRET.  Voilà  le  résultat  à  ce  jour,  le  nombre  de tonnes  de  marchandises  a  été  divisé  par  deux, dans  le  transport  de  fret  la  part  du  ferroviaire est  passée  de  17 %  à   9 %plus  de  300  gares FRET  ont  été  fermées,  des  pans  entiers  du territoire  ne  sont  plus  desservis.  Sur  le  plan social,  ce  sont  6300  postes  de  cheminots  du FRET SNCF qui ont disparu depuis 2009. La  productivité,  réalisée  essentiellement  sur  le dos  des  cheminots  (+20 %/agent  en  3  ans),  a atteint ses limites ! En effet,  alors que le volume des  trafics  se  stabilise  à  son  plus  bas  niveau historique,  les  indicateurs  se  dégradent,  ce  qui  augure  mal  de  la  capacité de FRET SNCF à saisir de nouvelles opportunités en cas de rebond de l’activité.

 

 

SOUS UN VERNIS DE MODERNITÉ

L’ARCHAÏSME !

La Fédération CGT des Cheminots a décidé d’assigner la direction de la SNCF en justice pour gagner la tenue des élections CA/CS et CE/DP à deux dates différentes. Rappel

Le Groupe Public Ferroviaire (GPF) a été constitué le 1er juillet 2015 alors que la loi portant réforme du système ferroviaire prévoyait sa constitution le 1er janvier 2015. La loi du 04 août 2014 oblige la tenue des élections aux Conseils d’Administration (Mobilités et Réseau) ainsi qu’au Conseil de Surveillance (EPIC de tête) dans les six mois après la constitution du GPF.

Les élections CE/DP peuvent, elles, à la lecture de la loi, être organisées dans les 12 mois après la constitution du GPF soit jusqu’au 30 juin 2016. Le législateur a donc réfléchi pour permettre la bonne tenue des deux scrutins qui sont totalement différents dans deux périodes différentes, soit de façon dissociée.

La direction quant à elle, entend imposer des élections CA*/CS* et CE*/DP* le même jour, le 19 novembre 2015. La Fédération CGT des Cheminots, soucieuse de faire respecter la démocratie dans l’entreprise, est opposée à cette stratégie qui vise à favoriser l’abstention et étouffer les sujets qui touchent les cheminots dans le cadre de l’exercice de leur métier, notamment en lien avec les impacts réels de la réforme dans leur quotidien.

Le taux d’abstention exploserait car les électeurs n’auraient aucune lisibilité sur le contenu des programmes portés par les candidats, sur les périmètres d’intervention, sur la finalité du vote. De plus, les électeurs ne sont pas les mêmes entre les deux élections. Pour les élections CA/CS, ce sont les cheminots des 3 EPICS ainsi que les salariés de certaines filiales du groupe qui sont appelés à voter. Pour les élections CE/DP ce sont uniquement les cheminots des 3 EPICS.

Enfin, dans son obstination tacticienne, la Direction ne tient même pas compte des difficultés pour le personnel concerné de tenir 4 élections simultanément. Les dirigeants et acteurs RH de terrain mesurent, eux, le manque de sérieux de ceux qui envisagent de s’engager dans ce processus irréaliste. L’heure des choix

Nous allons entrer dans une phase de campagne électorale (au moins concernant les élections CA/CS) où chacune des organisations syndicales représentatives pourra présenter son bilan de mandat et faire connaître ses analyses et propositions revendicatives sur les sujets sociaux économiques tels l’avenir des métiers et celui des entreprises publiques qui constituent désormais le GPF.

La Fédération CGT des Cheminots porte l’ambition de débattre autour de thèmes qui préoccupent les cheminots, les salariés dans leur vie et au travail durant cette campagne.

*CA : Conseil d’Administration *CS : Conseil de Surveillance *CE : Comité d’Entreprise *DP : Délégué du Personnel

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