NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 45 novembre 2019

LA SÉCURITÉ N’A PAS DE PRIX !

Mercredi 16 octobre 2019, les ADC et ASCT de la Région Champagne-Ardenne ont fait valoir leur droit de retrait après un accident sur leur Région entre un TER et un camion. Problème de fiabilité du matériel roulant, problèmes provoqués par l’absence d’un contrôleur à bord du train, l’accident met en lumière ce que nous dénoncions depuis longtemps : la fragilisation de la sécurité. Cette colère raisonne dès le lendemain dans tout le pays et la CGT coordonne les droits de retrait qui se posent très rapidement ! Jeudi matin, une alerte sociale est posée par la CGT qui demande à être reçue dès l’après-midi. Personne à la Direction ne prend réellement la mesure de la gravité de la situation. La coordination des différents dirigeants sur une position commune concernant un sujet transverse est particulière ardue. C’est la première leçon à tirer de la gestion de la situation : l’organisation actuelle de l’entreprise, calée sur les marchés, est inopérante sur la gestion commune de la production et des aléas ! Vendredi après-midi, la Direction RH groupe reprend les négociations nationales. Elles ne sont pas productives à cause de l’injonction gouvernementale à ne rien négocier. Néanmoins, des négociations régionales sont arrachées presque partout à force de détermination des cheminots. Il y aura plus de trains accompagnés par un ASCT après les droits de retrait qu’avant, même si c’est très loin de ce que les cheminots exigeaient. Quelques lignes ont bougé sur les effectifs avec des écoles ASCT déclenchées ou renforcées, des effectifs SUGE supplémentaires sont annoncés ou des renforts en gare, certaines restructurations sont également ajournées. Beaucoup de Directions ont annoncé des négociations ultérieures sur l’emploi ou des accords régionaux sûreté. (pour en savoir plus voir tract du 23/1019)
Un bilan plus précis de l’ensemble des acquis sera produit d’ici un mois.


UN FORUM AU « COEUR DU RÉACTEUR »
(LE SIÈGE DE LA SNCF) POUR UN
RETOUR À LA MAÎTRISE DE LA
PRODUCTION PAR LES CHEMINOTS !

Toute la CGT se mobilise pour mener un débat avec les cheminots sur l’organisation du travail : « pourquoi faire faire quand on peut faire ! »
Grâce à ce forum, organisé par l’UFCM-CGT, 300 cheminots ont pu témoigner et échanger sur leur vécu, leurs difficultés et leurs propositions de changements afin de rester maîtres de leur travail. Le constat est éloquent, lors des différentes tournées syndicales, le message est le même, une limite est atteinte ! Les maîtrises et cadres disent stop au gâchis de la sous-traitance, aux interventions exponentielles d’entreprises extérieures, à la production qui nous échappe… Ils veulent réaliser un travail de qualité en toute sécurité et être responsables de l’organisation et de la production que ce soit à l’Epic de tête, à Mobilités ou à Réseau. Afin de mieux répondre aux enjeux d’un tel rassemblement, l’UFCM -CGT a constitué un groupe de travail de camarades afin de préparer cet évènement et penser l‘avenir. Ce forum tant attendu a dépassé le constat et ouvert des perspectives. Dès la fin des débats et sur mandat du Bureau Exécutif National UFCM – CGT, ce groupe de travail oeuvre pour prendre en considération les volontés des cheminots. Totalement déterminée, l’UFCM – CGT portera les revendications avec les maîtrises et cadres, pour assurer le bien-être au travail des cheminots, redevenir maîtres de la production et contrôler les coûts. Il est toujours temps de faire d’autres choix politiques d’entreprise, pour garantir l’avenir de la SNCF en s’appuyant sur les savoir-faire des salariés.
(Voir perspective syndicale du mois de septembre)


 

 

 

 

 

 

 

GAGNONS LA RELANCE DU PERPIGNAN-RUNGIS !

Les mobilisations organisées par la Fédération CGT des cheminots ont eu de l’écho bien au-delà de l’entreprise et ont obligé le Gouvernement à prendre des engagements. Pourtant, aujourd’hui, ils ne sont toujours pas tenus. Ce Gouvernement, sous la contrainte, a mis en place un Comité de Pilotage associant le Ministère des Transports, la SNCF, les Conseils Régionaux et départementaux concernés, des représentants du MIN de Rungis et du marché de Perpignan ainsi que les chargeurs sur l’avenir de ce train. Alors que la ministre E. Borne s’est engagée à ce que la circulation reprenne le 1er novembre, FRET SNCF semble vouloir se désengager et a annoncé ne plus vouloir assurer ce train des primeurs ! Pourtant, les sillons sont disponibles, les wagons sont rénovés. Il manque le transporteur : la SNCF ! La direction de la SNCF se retranche derrière la vétusté du parc wagon, cependant c’est bien la politique mise en oeuvre depuis la libéralisation du transport ferroviaire de marchandises qui est en cause ! L’ouverture à la concurrence devait apporter plus de trafics, c’est le contraire qui s’est produit et la part modale du transport routier ne cesse d’augmenter. Si ce train est définitivement supprimé, il sera, une fois encore, remplacé par des camions. Dans sa recherche effrénée de réduction des coûts, la direction a détruit des milliers d’emplois, et n’a pas fait les investissements nécessaires pour l’avenir de l’activité. La Fédération CGT des cheminots est intervenue de nombreuses fois sur l’absence de politique de recherche et de développement à FRET SNCF. L’urgence n’est pas aux « wagons connectés », mais aux wagons réfrigérés ! La mise en oeuvre de la réforme ferroviaire prévoit de changer le statut de FRET SNCF en Société par Actions Simplifiée avec, par conséquent, une autonomie renforcée vis-à-vis des pouvoirs publics. Alors que les élus locaux prennent position pour le Perpignan-Rungis et que le Gouvernement dit vouloir une solution ferroviaire pérenne, la direction SNCF annonce qu’elle se désengage ! À l’évidence, la réforme ferroviaire rend l’État incapable de mettre en œuvre une politique des transports conforme aux enjeux sociaux et environnementaux. C’est le marché qui arbitre et non plus la puissance publique. Depuis plusieurs mois, le chiffre d’affaires de FRET SNCF est en baisse, avec des pertes de marchés importantes, comme celui de GEFCO, annoncée au coeur de l’été par la direction FRET. La délégation CGT du CSE est intervenue une nouvelle fois sur l’avenir de FRET SNCF et les élus du CSECGPF, à l’unanimité, ont lancé une procédure de droit d’alerte économique concernant l’ensemble de l’entreprise, avec de nombreuses interrogations sur l’avenir du transport ferroviaire de marchandises SNCF. Tous les cheminots sont impactés par ce nouveau recul du FRET SNCF. La CGT exige : la relance effective du train primeurs Perpignan-Rungis, et plus largement du FRET SNCF ; le report vers le rail public d’une partie des primeurs en circulation entre les ports et les marchés d’intérêt national.


TEMPS DE TRAVAIL DE L’ENCADREMENT OPÉRATIONNEL, LA COUPE EST PLEINE

Le temps de travail des agents au forfait en jours est souvent nettement supérieur aux 1589 heures annuelles pour lesquelles les cheminots sont rémunérés. Une charge de travail qui ne diminue pas et s’intensifie avec des effectifs qui se réduisent.
Pour l’UFCM-CGT, nous estimons urgent d’ouvrir des négociations sur le décompte des heures travaillées, la création de postes pour soulager la charge de travail des dirigeants de proximité, les dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur, l’instauration de plages horaires de prise et fin de service variables et la reconnaissance des qualifications.
Le décompte en heures a été débattu lors de la négociation de l’accord collectif sur le forfait en jours, et ce principe n’a pas été retenu. Il s’agit bien d’un dispositif de forfait en jours, sans décompte horaire, même si les références du Code du travail doivent bien-sûr être respectées, notamment pour ce qui touche à la durée minimale des repos.
Pour elle, cet accord prévoit la tenue d’un entretien annuel sur la charge de travail entre le salarié et son manager. Il existe également un dispositif d’alerte mis à la disposition du salarié en cas d’inadéquation de cette charge. Ainsi, elle estime qu’il revient aux salariés et aux « managers » d’utiliser ces dispositifs et de trouver les solutions adaptées quand un problème est rencontré.
Donc seule une alerte sur la charge de travail notamment lors de son entretien annuel peut permettre aux encadrants de renégocier leurs conditions de vie au travail. Cette démarche, lorsqu’elle est menée de façon individuelle, est souvent ressentie comme un échec, et place le salarié dans une situation délicate.
Nous rappelons aussi que les postes sont « éligibles » et non-calibrés « Forfait-jours ». Le salarié a la possibilité de demander à sortir de ce régime de travail pour revenir à un décompte horaire afin d’encadrer son temps de travail, revendiquer les emplois nécessaires et exiger un véritable salaire horaire en rapport avec sa qualification.
La prétendue « autonomie » dans l’organisation de son travail n’implique pas une non-comptabilisation du temps de travail !
La mesure de la charge de travail, c’est aussi la mesure du temps passé par le salarié pour effectuer le travail !


RETRAITES : UN CHOIX DE SOCIETE

Le Gouvernement a nommé un Haut-commissaire à la Réforme des retraites afin de préparer un rapport basé sur le slogan de campagne « 1€ cotisé vaudra les mêmes droits pour tous ». Ce rapport est paru le 18 juillet 2019 après 18 mois de« pseudo » concertation. Il propose de mettre en place un « Régime Universel de Retraite » avec un mode de calcul par points, ce qui aurait pour conséquence de supprimer les 42 régimes de retraite existant, dont le « régime spécial des Cheminots ».La retraite serait calculée sur l’ensemble de la carrière. Aujourd’hui, elle est basée sur les vingt-cinq meilleures années pour les salariés du privé, et sur la dernière position occupée pendant six mois pour les cheminots. Le calcul proposé sur l’ensemble de la carrière réduirait le niveau de pension. Aujourd’hui, la retraite de base est accordée à taux plein à 57 ans et 52 ans pour les ADC, à condition d’avoir cotisé 166 trimestres. Si ce n’est pas le cas un système de décote de 1,25 % par trimestre manquant s’applique. Le rapport propose que la comptabilisation des trimestres ne soit plus la règle à partir de 2025. Chaque mois, le salarié engrangerait des « points », qui serviraient de base de calcul de sa pension de retraite : la transformation des points en euros au moment du départ à la retraite dépendrait de facteurs économiques et de l’espérance de vie ; ce système ne donne aucune visibilité sur le niveau de pension. A ce jour, nous ne connaissons pas encore la valeur du point mais selon Jean-Paul Delevoye :« 10 € cotisés égalent un point ». Autrement dit, si chaque mois, vous cotisiez à hauteur de 100 euros, vous engrangeriez dix points. Ces 10 points vous rapporteraient 5,50 euros de pension de retraite par an. De plus, ce taux serait évolutif car la formule de calcul adapterait automatiquement la pension pour garantir l’équilibre du régime en tenant compte de l’espérance de vie, sans agir sur les taux de cotisations.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUAND LA SOUS-TRAITANCE DEVIENT HORS LA LOI !

A compter du 5 septembre 2019, SNCF Réseau se voit donc contraint d’arrêter toute sous-traitance (maintenance et travaux). Ce jugement en référé du 01 aout 2019 appuie et conforte ce que la CGT porte. SNCF Réseau doit stopper la sous-traitance, cette politique mettant en danger l’avenir des cheminots. L’expertise diligentée par le CE « Maintenance et Travaux » en 2018 démontrait que l’externalisation des charges de maintenance de l’infrastructure ne répondait avant tout qu’au dogme libéral qui vise à saccager la SNCF. Ce sont les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus serré et le transfert de l’activité vers des entreprises privées qui mettent à mal ce système et créent des risques sur la sécurité des circulations. Ces constats appellent bien à une réorientation stratégique, notamment par les mesures suivantes : La ré internalisation des charges de travail au sein de la SNCF et l’augmentation des effectifs afin de conserver la maîtrise de notre outil industriel ; le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer un suivi des travaux réalisés par des tiers à la hauteur des exigences de qualité et de sécurité qui sont les nôtres ; la responsabilisation de SNCF Réseau dans l’organisation de la formation à l’échelle de la filière et la mise en place de moyens importants pour assurer et maîtriser la montée en compétences de nos agents et des salariés des entreprises extérieures ; le rattachement obligatoire de toutes les entreprises intervenant sur le réseau ferré à la convention collective de la branche ferroviaire, pour mettre un coup d’arrêt au dumping social. Si la direction décidait de passer outre cette décision, SNCF Réseau devrait s’acquitter d’astreintes de 500 euros par jour de retard et de 2 000 par infraction constatée. Les malfaçons entraînent d’importants surcoûts. Des chantiers sont annulés ou bien encore stoppés. Des incidents graves surviennent. Pour la CGT, cette décision de justice doit permettre, avec les cheminots, de reprendre la charge de travail qui leur revient. La CGT appelle les cheminots à s’emparer de ce jugement. Si des moyens financiers existent pour contourner la justice, la CGT exige que ceux-ci soient plutôt consacrés.


L’APPRENTISSAGE ET L’ALTERNANCE, UN BESOIN VITAL POUR L’ENTREPRISE

L’entreprise use et abuse de plus en plus du recours aux contrats précaires, CDD, intérimaires, pour répondre à la production intensive qu’elle prône au Matériel et dans un souci permanent de baisse des coûts. Pour la CGT, il faut anticiper la transmission des savoirs et des compétences en fixant des objectifs ambitieux de formation d’apprentis et d’alternants au Matériel. En quelques semaines et deux sollicitations (bilatérale le 5 septembre/DCI le 9/09), la direction du MATERIEL a prétendu être à nouveau attractive et submergée de demandes d’embauches. Une rentrée automnale presque extraordinaire pour l’entreprise SNCF qui tranche avec la désorganisation chronique des ateliers de maintenance qu’elle organise et les différents problèmes qu’elle rencontre avec le Matériel Roulant. La Direction affiche un aplomb dédaigneux lorsqu’elle évoque l’accroissement temporaire des charges dans les ateliers de maintenance. C’est le seul motif qu’elle peut avancer pour avoir recours aux salariés intérimaires. Cela lui permet de réaliser une maintenance à bas coût, seul objectif recherché par nos dirigeants. Au même titre que les intérimaires ou les Contrats à durée déterminée, les apprentis et les alternants du Domaine MATERIEL souffrent d’une exploitation de leur statut de salariés précaires, poussés par l’obligation de résultats dans leur scolarité mais aussi par l’entreprise pour obtenir de leur part une forte productivité. L’apprenti, c’est avant tout une graine en germe, d’un futur cheminot consciencieux, réfléchi, technique et organisé. Il connaît bien son environnement, l’atelier et toutes les règles qui régissent sa sécurité. C’est parce qu’il en a appris les rouages depuis son arrivée dans l’entreprise. C’est aussi celui en qui tous les cheminots ont confiance car il a gagné le respect de ses pairs par sa bonne tenue et son écoute attentive. Pourtant, durant son apprentissage du métier ferroviaire, qu’il a mûrement choisi, il va connaître un véritable parcours du combattant du fait des dégradations commises par l’entreprise SNCF au nom de la rentabilité. Elle porte un nom, c’est la « productivité ». C’est le même parcours qui attend l’alternant. Et c’est un véritable gâchis car il y a un potentiel énorme chez ces jeunes qui ne peuvent plus se contenter d’une simple lettre de recommandation de leur établissement. La SNCF les met à contribution afin de résoudre les dysfonctionnements de ses réorganisations. Elle demande à ces jeunes cheminots malléables d’accepter les cadences élevées, les postes multiples et une production accrue. Les alternants de la SNCF formés, compétents, qualifiés et efficaces, ne peuvent servir plus longtemps de « bouche-trous » à nos établissements de maintenance. Ils ont eux aussi droit à l’emploi au Statut dès la fin de leur contrat d’alternance. Les propositions de la CGT sont sur la table : L’alternance répond à une demande de formation et de mise en place d’un jeune salarié dans l’emploi et apporte des compétences supplémentaires aux salariés. Elle doit offrir et respecter des règles de fonctionnement d’entreprise mettant en oeuvre la sécurité physique et mentale des salariés, ainsi qu’une qualité de vie et de travail améliorée ; L’alternance doit être ouverte à l’ensemble des métiers de la maintenance ferroviaire ; Elle doit préparer et former ces jeunes salariés aux métiers cheminots ; Elle ne doit pas être utilisée de façon à couvrir les emplois occupés par des cheminots ; L’alternance à la SNCF doit déboucher automatiquement sur une embauche au Statut après réussite des examens car la SNCF a le devoir de recruter les alternants qu’elle forme ; Afin éviter l’échec des apprentis et réussir une entrée positive dans le monde du travail, la CGT préconise une intégration dans une équipe équilibrée en nombre, avec un tuteur unique pour chaque apprenti ; L’interdiction absolue de travailler seul sur le matériel roulant sans le soutien d’au minimum un cheminot ou de son tuteur ; L’absence de notion de rentabilité dans son parcours professionnel d’équipe ; Un cadrage pour les tuteurs afin de mieux appréhender le partage nécessaire avec l’apprenti.

La CGT soutient celles et ceux qui donnent tout pour obtenir un diplôme, un emploi et une nouvelle vie.

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ACCORD COLLECTIF « RECRUTEMENT DANS LE GROUPE PUBLIC FERROVIAIRE » ET MOBILITÉ INTER-EPIC

LA CGT DÉFEND L’EMPLOI AU CADRE PERMANENT ET LA SÉCURISATION DES PARCOURS PROFESSIONNELS !

La Fédération CGT, opposée à la loi du 04 août 2014 portant réforme du ferroviaire, est à l’offensive dans sa volonté de pérenniser et d’améliorer les droits de l’ensemble des cheminots en adéquation avec les exigences du monde ferroviaire.


Dans le cadre contraint de la loi, la direction a proposé, le 10 décembre dernier, un accord au niveau du GPF, soumis à signature au plus tard le 31 décembre 2015, qui fixe les modalités de mise en œuvre sur le recrutement et la mobilité inter-EPIC. La teneur initiale de ce texte laissait toute possibilité à chacune des Directions des 3 EPIC, d’embaucher aux conditions des « contractuels » (RH 0254) sans garde-fou. Il dictait la mobilité, appuyée par des directives issues des référentiels RH, recherchant l’employabilité dans une logique de flexibilité et de modifications des principes de valorisation salariale. L’ambition de la Fédération CGT des cheminots dans cette négociation était d’aboutir à un accord d’un autre contenu. A défaut, les décisions revenaient au Conseil de Surveillance du GPF de ratifier la version initiale (8 administrateurs salariés dont 3 CGT sur 24 membres). Lors de la Table Ronde qui s’est tenue le 16 décembre 2015, la CGT a proposé un autre projet pour :

Maintenir le Statut des cheminots qui repose sur le contrat de travail qui lie les cheminots au Service Public. L’emploi au Cadre Permanent doit donc demeurer la norme.

Permettre aux cheminots, un parcours professionnel ascendant de promotion sociale par un langage métier identique dans les 3 EPIC, qui reconnaisse la qualification résultant de la formation interne transverse ;

Mettre en place un Comité de Suivi afin de contrôler les dispositifs d’un accord.

Ces propositions présentées, préalablement aux autres fédérations syndicales représentatives, ont contraint la Direction à rédiger un nouveau document. Bien qu’il ne reprenne pas l’intégralité du projet CGT, le nouveau texte issu de la négociation y répond en partie :

Article 2 : « Les recrutements s’effectuent prioritairement au Cadre dit Permanent dont les règles d’embauches précisées au chapitre 5 du Statut du personnel (RH 0001) demeurent inchangées ». Pour la Fédération CGT des cheminots, le niveau actuel des recrutements de personnels contractuels (25 %) n’est pas acceptable. Seul le Statut des Cheminots garantit des conditions sociales de haut niveau comme la sécurité de l’emploi, déroulement de carrière, prévoyance, médecine de soins et de travail, retraite, …

Article 3 : « Les lignes RH et managériales du groupe public ferroviaire mettent en œuvre les conditions de sécurisation du parcours professionnel de chaque salarié, exécution, maîtrise ou cadre quel que soit son EPIC, ce qui nécessite un langage métier partagé au sein du groupe public ferroviaire ». La négociation sur la Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences, mise en avant dans ce même article, devra, pour la CGT, rétablir la finalité du travail avec le soutien d’un management technique, en fonction des réalités locales du terrain. Elle aura à se conjuguer en corrélation avec la charge de travail, assurer une gestion des emplois repères et des métiers en complément du Dictionnaire des Filières qui organise la cohérence des grades dans les différentes activités, reconnaître les qualifications professionnelles, faire progresser les compétences et développer une politique de formation à grande échelle.

Article 5 : « Un comité de suivi… a été mis en place ». La Fédération CGT des cheminots, compte tenu des avancées notoires obtenues, a décidé de valider ce dernier projet conforme au caractère indissociable et solidaire des 3 EPIC (repris dans le présent accord à la demande de la CGT). La Fédération CGT restera vigilante par le regard qu’elle portera dans le Comité de Suivi National. Elle saura informer les cheminots et les appeler à agir. Cet accord majoritaire (signé par les fédérations CGT et SUD-Rail) vivra à la condition d’exiger le respect de ces engagements par les Directions RH. Forte de l’expression démocratique des cheminots lors des élections professionnelles du 19 novembre 2015, confortée dans sa démarche – contestation, proposition, mobilisation, négociation – la Fédération CGT des cheminots entend, comme elle l’a toujours fait, porter la revendication de l’emploi, tant quantitativement que qualitativement, par des embauches au Cadre Permanent, de façon à consolider le socle social et à renforcer le régime spécial des cheminots.

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 5 septembre 2015

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RÉUNION DANS LE CADRE DU PRÉAVIS DE GRÈVE DU 08 OCTOBRE 2015

Au vu des réponses, la CGT a proposé à SUD-Rail le dépôt d’un préavis de grève couvrant la période du 07 octobre 2015 à 19h00 au vendredi 09 octobre 2015 à 08h00. Nous avons rencontré la Direction le mercredi 23 septembre et celle-ci s’est montrée inflexible sur tous les thèmes. Elle admet, cependant que les Cadres d’Organisation doivent être donnés aux IRP et être respectés, le courrier du 06 juillet 2011 de Monsieur NOGUÉ doit servir de base pour l’embauche des CDI, intérimaires, … Les alternants ayant obtenu leur diplôme et les personnes en CDD, qui sont dans l’entreprise depuis au moins 6 mois et qui ont donné entière satisfaction auprès de leur Directeur d’Etablissement doivent pouvoir être recrutés sans avoir à passer les tests de recrutement, à la demande seule de l’Etablissement. La Direction s’est également engagée à fournir le nombre de départs pour que nous puissions comparer le delta avec le nombre de recrutements


 

La Direction nous avait reçus, avec SUD-Rail, dans le cadre de la DCI, le 10 septembre dernier : politique salariale, emploi, conditions de travail, production et sécurité ferroviaire sont les thèmes que nous avons développés… nous constatons une recrudescence de CDD, intérimaires, retraités… sur tous les chantiers ; les réglementations ne sont pas respectées, les formations sont bâclées !

 


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Forcons la sérrure…

Demande de Concertation Immédiate sur les Directions Transverses

DDET : la CGT demande le maintien des emplois dans tous les métiers de la DDET, accompagné d’un plan de ré-internalisation des charges actuellement sous traitées. Emploi : la CGT estime au regard des chiffres communiqués par la Direction que la trajectoire budgétaire 2015 fait ressortir un différentiel de -241 postes en point de sortie 2015. La CGT estime pour sa part que l’on ne peut « faire mieux avec moins », La CGT demande la pérennisation et le développement des postes nécessaires à l’exécution de l’ensemble des missions de l’EPIC SNCF en recrutant prioritairement au Statut. Agence Paie Famille et pole GU : La CGT demande que des moyens humains soient mis en place pour remplir les missions de ces services correctement, dans des conditions de travail décentes, et que les « portefeuilles » soient proratisés en fonction du temps de travail des agents de ces services et de la complexité de chaque agent géré, ainsi que le respect des qualifications. STELSIA : La CGT a depuis longtemps questionné la légalité du montage STELSIA visant à contourner les règles des marchés publics. C’est aussi l’avis d’un service de la Commission Européenne. Pour la CGT, il est urgent pour l’entreprise de se conformer à la loi, c’est pourquoi La CGT revendique l’intégration du personnel STELSIA au STATUT ou au PS25 si les conditions ne sont pas remplies, au sein du Groupe Public Ferroviaire et la dissolution de cette structure. Surveillance Générale : La CGT s’inquiète des récentes annonces gouvernementales et de la Direction de l’entreprise suite à l’attentat du Thalys d’août dernier. En effet, les agents de la SUGE craignent que leurs missions ne « glissent » vers des missions régaliennes qui sont du ressort de l’Etat. C’est pourquoi la CGT demande que les intentions de la Direction et des pouvoirs publics soient rapidement clarifiées et concertées avec les organisations syndicales. Cheminots de l’Ex. RFF : La CGT demande la communication de la répartition des affectations des cheminots de l’ex RFF sur le périmètre des Directions Transverses avec une présentation exhaustive des missions, de la qualification des postes et du calendrier de leur arrivée au sein des services. La CGT demande quelles dispositions sont prises pour faciliter leur option au STATUT.

Pour en savoir plus : http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/


 

RETRAITES : LE 29 OCTOBRE 2015, À PARIS, AMPLIFIONS LA MOBILISATION

Face à l’intransigeance du Gouvernement et au non-respect de ses engagements, nos Organisations ont décidé de lancer une pétition sur 5 revendications permettant de préserver et d’améliorer les droits du régime spécial de protection sociale des cheminots : § La non promulgation du décret fixant la mensualisation des pensions au 1er janvier 2016. § L’arrêt du gel des pensions et l’amélioration du pouvoir d’achat. § Le groupe de travail concernant les basses pensions de réversion doit être mis en place. Le Gouvernement doit tenir ses engagements et ses promesses sur le sujet. § La reconnaissance des trimestres d’apprentissage pour le calcul de la pension. Au-delà du Gouvernement, la Direction de la SNCF doit financer les trimestres manquants afin que l’ensemble des ex-apprentis ne soit pas injustement pénalisé. § Le maintien des prestations non pérennes de notre régime d’assurance maladie (exemple : le forfait optique à 100 €).

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Promouvoir un management socialement responsable

Les modes de gestion du privé (basés sur la seule financiarisation) nous ont été imposés (des objectifs déconnectés de nos missions et dénués de sens). Nous revendiquons une vraie gestion des personnels et nous refusons la gestion arbitraire qui ne prend pas en compte nos aspirations et nos attentes. Il est urgent de mettre en place un management approprié à la gestion du ferroviaire public au service de la Nation, qui donne du sens à ce que nous faisons et prenne en compte les aspirations de chacun en répondant à nos souhaits d’évolution professionnelle

Cadres

Changer de Direction…

AGIR AVEC L’UFCM CGT

L’Union Fédérale des Cadres et agents de Maîtrise agit : contre les formes de précarisation des emplois (intérim, CDD, stages, RH0254…), pour le développement des recrutements par la voie de l’alternance et de l’embauchage à l’issue des contrats, pour reconnaître les qualifications et les responsabilités sur la base : BAC+2 (régularisation à E-2-21), Bac+3 (régularisation à F-1-22), Bac+4 (régularisation à G-1-26), Bac+5 (régularisation à H-1-30), pour la réduction à un an maximum de la période d’essai précédant le commissionnement pour tous les jeunes cadres, pour un salaire brut de      2 880 € pour la 1ère position du collège Maîtrise et de 4 240 € pour la 1ère position du collège Cadre, pour garantir l’égalité femmes/hommes et combattre toutes les discriminations, pour le respect de l’équilibre vie privée et vie professionnelle (interdiction des réunions après 18h et droit à la déconnexion), pour le décompte de toutes les heures travaillées pour paiement ou récupération des dépassements (la réelle application du RH0077), pour le droit à la formation tout au long de la vie professionnelle.

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LOGICIEL DE PAIE, LA FACTURE S’ALOURDIT POUR LES CHEMINOTS CONTRACTUELS

Erreurs de prélèvements de la cotisation HUMANIS : pourquoi la Fédération CGT des Cheminots entend clarifier la situation ?

Dès le mois de novembre 2014, la Fédération CGT a alerté la Direction des Services Communs sur l’évidence des risques encourus par les cheminots (primes, EVS, salaires ! etc….) du fait de la mise en place d’un nouveau logiciel de paie clairement inadapté. De nombreux « bugs » ont effectivement eu lieu dès janvier 2015. La CGT avait pourtant tiré le signal d’alarme se basant sur l’expérience d’EDF ou encore de l’Armée qui avaient tenté de mettre en place ce progiciel avec une seule ambition : la productivité et l’externalisation. Devant un résultat d’adaptation catastrophique, l’Armée a décidé au bout de cinq ans d’abandonner le logiciel en avril ! Allons-nous attendre cinq années de dysfonctionnements avant de réagir ? Aujourd’hui, malgré l’entêtement de la Direction et les alertes de la CGT, les problèmes salariaux pour les cheminots contractuels, en autres, ont bien eu lieu et perdurent depuis plus de 8 mois ! Et pendant que la Direction se permet des largesses quant à ses obligations d’employeur, ainsi qu’une grande tolérance quant à sa marge d’erreurs, les salariés eux ne sont pas dûment rémunérés

Le mois d’août 2015 a été l’apothéose et sans soleil pour les cheminots contractuels. Dans tous les établissements, une large majorité de contractuels a, une nouvelle fois, été victime du nouveau logiciel de paie (HR ACCESS) mis en place unilatéralement par la Direction de l’entreprise depuis le 1er janvier 2015. Imposée aussi, la Complémentaire Santé obligatoire Humanis a également fait partie de cette confusion qui a touché les fiches de paie de nos collègues. En août encore, les délégués CGT locaux ont été interpellés par les cheminots dont la paie était une nouvelle fois tronquée. La Fédération CGT a donc contacté la Direction de l’entreprise SNCF et celle d’HUMANIS afin que les cheminots trop prélevés soient remboursés, et qu’au contraire les cheminots sous prélevés bénéficient d’un échelonnement en cohérence avec les possibilités de chacun. tractuels et CDD.

Depuis la mise en place de la mutuelle Humanis, en janvier 2014, il est très clairement apparu que le régime restait excédentaire. La CGT a, de ce fait, exigé la baisse des cotisations notamment pour les salaires les plus faibles. Les cheminots contractuels, comme tous les salariés de notre entreprise, ne doivent en aucun cas subir les choix hasardeux d’une Direction irresponsable ! La Fédération CGT se réserve le droit d’interpeller de nouveau la Direction ainsi qu’HUMANIS si nous n’obtenons pas rapidement de réponse à nos revendications et ce dans l’intérêt des cheminots.

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Menace sur le réseau ferré secondaire

94182960_oLa division par deux des crédits alloués à la modernisation des lignes capillaires pourrait porter un coup fatal au report modal du Fret. Pourtant, ces 8 millions d’euros programmés en 2013 ne représentent finalement qu’une goutte d’eau comparés aux 2,5 milliards d’euros consacrés à la remise à niveau du réseau ferroviaire.

Conséquence du report de l’écotaxe

Comme l’explique Jean-Pierre Orus, chef du service développement de l’offre de Réseau ferré de France, « l’AFITF – Agence de financement des infrastructures de transport de France – a réduit fortement ses autorisations d’engagements fin 2012, celle-ci finançant à parité avec nous le programme de pérennisation à dix ans des lignes secondaires à vocation fret ».

Sans doute est-ce là l’une des premières conséquences du report à plusieurs reprises de la mise en place de l’écotaxe poids lourds. Celle-ci devait, en effet, financer, pour partie, la modernisation du réseau ferroviaire dont les lignes capillaires fret.

Les mêmes incertitudes prévalent quant au montant alloué pour 2014. Il n’a pas été déterminé à ce stade. Il devrait être, cependant, dépendant des arbitrages pris dans le cadre du grand plan de modernisation du réseau (GPMR).

Le programme en cours

Grâce aux 16 millions d’euros annuels qui leur ont été consacrés au cours des exercices 2010, 2011 et 2012, ce sont déjà 300 km de lignes à voie unique qui ont été modernisés.

Le programme en cours concerne quatre lignes pour un trafic estimé à 1/2 millions de tonnes annuelles. En revanche la rénovation d’une section de la ligne Collonges / Divonne-les-Bains a été mise à plus tard et des dizaines d’aitres lignes ou sections de lignes sont elles vouées à l’abandon.

Le plus inquiétant c’est que les lignes une fois modernisées pourraient faire l’objet d’un entretien par un « prestataire gestionnaire d’infrastructure » en clair la SNCF et RFF misent sur l’externalisation de l’entretien. La SNCF et RFF justifient cette externalisation par une réduction des dépenses de maintenance de l’ordre de 30% (toujours ces fameux 30%, prétextes au plan Véron, et dont ni RFF, ni la SNCF ne peuvent apporter un début de chiffrage).

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Le mauvais état du réseau ferroviaire secondaire français pourrait conduire à la fermeture progressive de 1 800 km de lignes dès 2014. La CGT mais aussi les chargeurs tirent la sonnette d’alarme.

 

 

 

Rassemblement Commercial Voyageurs Gares & Agents d’Escale le 22 mai

20140522_114935 20140522_103852UNE DEFERLANTE SUR St DENIS QUI DOIT CONDUIRE A DES REPONSES !

Le jeudi 22 mai 2014, une date qui compte pour les agents de la filière Commerciale Voyageurs Gares et les Agents d’Escale.
 Une déferlante s’est abattue au siège de la Direction SNCF à ST Denis.
Ce sont plus de 3 000 cheminots, dont 2 500 sous les couleurs de la CGT qui se sont rassemblés massivement devant la Direction de la SNCF, malgré une pluie battante.
La Direction a été sérieusement secouée par les manifestants venus exprimer leur ras-le-bol et leur colère.
 Ces agents ne supportent plus que la Direction, s’acharne à casser le service public voyageurs, détruise l’emploi, bafoue les contenus métiers, détériore les conditions de vie et de travail de son personnel, ferme les gares et les points de vente, etc…
 Vous êtes venus dire STOP à cette politique de casse et d’abandon du service public ferroviaire !
 Vous avez raison de vous mobiliser et ce rendez-vous n’est qu’une étape dans la mobilisation, qui s’engage, depuis plusieurs mois dans les établissements et régions.
 La Direction doit mesurer qu’elle est dans le mur et qu’il lui faut changer de politique, engager de véritables négociations et acter des avancées sur les revendications.
 Ce même jeudi 22 mai 2014, un préavis de grève CGT, UNSA, SUD-Rail permettait aux agents de la filière Commerciale Voyageurs Gares et aux Agents Transport Mouvement affectés dans les Escales de cesser le travail.
 Ils se sont inscrits en masse dans cette action de grève, sous diverses formes qu’ils soient du collège exécution, maîtrise ou cadre.
 Il suffisait de constater les guichets et boutiques fermés, les quais désertés par les Agents d’Escale dans les gares pour comprendre que la révolte gronde dans nos chantiers et que la mobilisation monte en puissance.
 D’ailleurs, la Direction, surprise par cette action, a tenté par divers artifices, notamment la veille, de supprimer au plan de transport, des trains stratégiques pour l’acheminement des manifestants.
 Ces coups bas sont révélateurs de l’état d’esprit de cette Direction qui veut réduire le dialogue social dans l’Entreprise à sa plus simple expression !
 En d’autres circonstances, elle met à disposition des Escales des dizaines de cadres « volontaires de l’Info » ou autres de divers services pour assurer la production : pour le 22 mai il n’était pas nécessaire de les contacter !
La volonté des manifestants a été plus forte que l’acharnement de la Direction, à vouloir casser le thermomètre social. Avec la CGT, bon nombre d’entre eux ont travaillé à des moyens de substitution, car ils ne voulaient pas manquer ce rendez-vous parisien et l’occasion d’étendre aux grilles du Siège à St Denis, des éléments de tenue professionnelle qui leur pèse tant à porter en la période !
 La direction doit se remettre de ses émotions rapidement et nous convoquer pour ouvrir des négociations prenant en compte nos revendications et apporter des réponses adaptées.

Si tel n’est pas le cas, d’autres initiatives seront rapidement initiées pour rappeler cette Direction à ses obligations !

 

Escale : dépôt d’une DCI unitaire (CGT, Sud, Unsa)

Une DCI unitaire a été déposée le 15 avril dont nous vous livrons un extrait :

Les Fédérations des Cheminots CGT / UNSA / SUD-Rail exigent :agent d'escale
  1.  La prise en compte de la pénibilité pour les agents des chantiers vente et télévente.
  2. Un moratoire sur les  réorganisations, avec l’arrêt des fermetures et réductions d’ouvertures de   points de vente, une mise en adéquation des points de vente avec les besoins des usagers, l’arrêt du développement de la distribution exclusive de  produits sur internet.
  3. L’arrêt des externalisations de tâches et la réintégration de celles externalisées, la distribution de l’ensemble des produits SNCF sur tout le territoire, avec des agents formés et en nombre suffisant pour assurer un service de qualité.
  4. Que les coûts d’appels dans les CLD ne soient plus surtaxés.
  5. Le maintien de la charge de tâches de sécurité au sol pour les agents Transport Mouvement affectés à l’escale (Autorisations de départ de trains, STEM, bulletins de freinage, …) et le respect des prérogatives métiers reprises dans le dictionnaire des filières.
  6. L’intégration des CDD avec application  systématique de la directive NOGUE pour ceux qui ont plus de 6 mois de  contrat et l’arrêt du recrutement à l’annexe C d’agents placés sur des postes relevant du dictionnaire des filières. Le RH 254 doit être respecté.
  7. L’arrêt des déclassements de postes de la  qualification E vers D et la réouverture d’examens de TC Voyageurs, la décharge de certaines procédures, tenues de tableaux de bord, etc. concernant les personnels maîtrises et cadres afin qu’ils regagnent en proximité et reconnaissance de la part de leurs agents.
  8. Que les postes de chefs d’escale ayant des  missions de sécurité relèvent de la filière Transport Mouvement.
  9. Le maintien des effectifs de formateurs et de  l’outil de formation.
Escale 2 De nombreux échanges avec les représentants des branches ont eu lieu notamment dans le cadre des réunions statutaires depuis plusieurs mois. Les débats lors des réunions de la CPC Voyageurs et Transport Mouvement ou de la CFHSCT Commerciale n’ont pas permis aux cheminots de la filière Commerciale, Voyageurs, Gare et Transport Mouvement affectés à des chantiers Escale de se faire entendre au travers de leurs représentants dans ces deux instances.
Le projet de réforme du système ferroviaire porté par le Gouvernement et la Direction d’entreprise ainsi que le budget 2014 sacrifient ces métiers. Vous mettez en œuvre un véritable plan social qui impacte de plein fouet ces personnels.
 Dans les régions, les agents n’acceptent plus d’assister à la casse de leur outil de travail, à la dégradation de l’offre et du service public offert aux usagers.

Depuis plusieurs mois, de nombreuses actions sont initiées sur la majorité des sites et auraient dû vous alerter et vous conduire à une certaine retenue.

Malheureusement, ce n’est pas le cas et vous poursuivez votre chantier de démolition en refusant d’entendre les salariés en souffrance, les « coups de gueule » des usagers et des IRP.

Cette situation d’échec du dialogue social, associée à une forte élévation de la conflictualité sur ces périmètres métiers nous conduisent à vous demander, Monsieur le Directeur, de nous recevoir dans le cadre de la procédure de DCI pour apporter de nouvelles réponses aux revendications de ces cheminots.

 

Pour la CGT                                       Pour     l’UNSA                                       Pour     SUD-Rail

Pascal POUPAT                                  Nathalie WETZEL                                Didier     FONTAINE

Dans l’attente d’être reçus, veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos sentiments respectueux.