#OUI AUX AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DES SALAIRES!

La politique salariale de la direction de la SNCF menée ces 15 dernières années ne cesse de faire reculer le salaire des cheminots. La direction se dirige vers une 3ème année de gel des salaires, entraînant la sous rémunération des qualifications. Ça suffit !

PAS DE PRIMES, MAIS DU SALAIRE

La part des primes dans la rémunération des cheminots a explosé. La direction utilise les EVS comme un levier managérial : augmentation du travail de nuit, heures supplémentaires, astreintes, primes au mérite …. sont autant d’arguments de la direction pour faire pression sur les cheminots désirant vivre de leur travail. Ces primes achètent la dégradation des conditions de vie et de travail. Elles précarisent la rémunération des cheminots. L’intéressement, présenté comme moderne (il date de 1959 à la demande du patronat), est en réalité inférieur aux besoins des cheminots pour maintenir le pouvoir d’achat. Toutes ces primes sont des leurres qui, au final, coûtent cher aux cheminots. Elles ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite du régime spécial. Elles ne financent pas la protection sociale. Elles entraînent la baisse des pensions, le déremboursement des frais de santé, l’allongement de la période d’activité…

LE SALAIRE EST UN TOUT

Le salaire net doit répondre aux besoins des cheminots et de leur famille pour vivre dignement : se loger, se nourrir, s’habiller, s’instruire, partager des loisirs… Si nous partons de ces besoins, alors il y a nécessité de porter le SMIC à 1 800€. Le salaire est le paiement de la qualification et de l’expérience. La grille SNCF, même imparfaite à son origine, est aujourd’hui écrasée. Un jeune embauché du collège exécution stagne en rémunération alors qu’il progresse en position, échelons et qualifications, au fur et à mesure qu’il apprend le métier. Le salaire brut, grâce aux cotisations salariales et patronales, finance le régime spécial des cheminots et la sécurité sociale. Ce système par répartition de solidarité (chacun cotise en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins), mis en place par Ambroise Croisat en 1945, a permis un progrès social extraordinaire pour tous. Malgré une situation économique en ruine, le patronat de l’époque a été contraint de renier sur sa rente. Aujourd’hui, il cherche égoïstement à récupérer notre dû.

CHEMINOTS CONTRACTUELS TOUS ENSEMBLE

La direction a fait croire à de nombreux cheminots contractuels (à l’annexe C du RH0254), que la négociation de gré à gré leur était profitable. C’est faux ! Non seulement ils ne bénéficient pas de grille transparente pour la reconnaissance des qualifications, mais leur rémunération devient incomparable avec les autres cheminots. Une augmentation générale des salaires, pour toutes et tous est indispensable !

LE PATRONAT NOURRIT LA FINANCE

Quand il répond à un besoin, le travail est créateur de richesses. Il n’est pas un coût! Le grand patronat dilapide notre argent dans les dividendes aux actionnaires : les 1200 plus grands groupes ont versé 1 150 000 000 000 dollars de dividendes en 2015 (source « Le Monde »). La SNCF paie par an 1,7 milliard d’euros d’intérêts aux banques pour une dette d’Etat. Pendant ce temps, la direction multiplie les achats de filiales coûteuses et a recours massivement à la sous-traitance. Tout cela se fait au détriment de la rémunération des salariés et des cheminots. En 2016, les 10 plus hautes rémunérations de « SNCF Mobilités » se sont accordées une augmentation annuelle de 40 000 euros (plus de 11%) portant leur rémunération à 400 000 Euros… Elles ne connaissent pas la crise !

CHEMINOTES, CHEMINOTS, VOTRE TRAVAIL N’EST PAS UN COÛT

Il apporte au contraire une réponse inestimable aux besoins de transport de la Nation.

Ainsi, la table ronde nationale du 22 juin doit être placée sous haute surveillance ! Nous devons débloquer la situation et poursuivre la mobilisation sur ces sujets comme sur d’autres ! Par conséquent, la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à s’inscrire dans les initiatives revendicatives organisées par ses syndicats locaux et notamment celles qui auront lieu du 23 au 30 juin 2017.

LA CGT EXIGE LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL !

Les cheminots de la SNCF font face à la recrudescence de drames humains (suicides, tentatives, surmenage, arrêts de travail et accidents de travail). Le lien avec le travail est avéré dans la quasi-totalité des situations. La Fédération CGT des cheminots a choisi d’interpeller la direction de la SNCF, par le biais d’une démarche unitaire. La direction choisit de tenir une posture entre déni et affichage. C’est irresponsable !

Alors que la demande unitaire exigeait la tenue d’une table ronde pour la mise en place urgente de mesures concrètes et efficaces, la direction a préféré traiter le sujet dans l’ordre du jour du Comité National d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail du 1er juin 2017.

Cette stratégie démontre la volonté de la direction de ne pas afficher le problème : sa plus grosse crainte sera de ne pas écorner l’image de l’entreprise.

DERRIERE LES APPARENCES – L’ABSENCE DE REPONSE

La direction a fait 3 annonces pour mieux « anticiper les risques » :

1) Chaque dossier de restructuration portera une étude d’impact.

Rappelons qu’il ne s’agit que d’une disposition obligatoire pour les employeurs (analyse a priori des risques). Aujourd’hui, dans tous les CHSCT, la CGT fait des préconisations, parfois appuyées d’études par des cabinets d’expertise indépendants agréés par le ministère du travail. Elles ne sont que trop rarement suivies, sauf lorsque les cheminots se mobilisent.

2) Former l’encadrement à la détection des symptômes de souffrance au travail.

Encore une nouvelle responsabilité qui repose sur l’encadrement de proximité, qui doit déjà mettre en œuvre des décisions prises loin des sites de production. C’est aussi oublier, que les agents de maîtrise et les cadres sont aussi particulièrement victimes des risques psycho-sociaux.

3) Créer un espace de dialogue national pérenne pour discuter avec les organisations syndicales du sujet.

C’est oublier que cet espace existe déjà, et que les problèmes remontés ne sont pas pris en compte à la hauteur des enjeux. Les mesures actées ne sont jamais appliquées localement.

LES ORGANISATIONS SYNDICALES DEMANDENT DE VÉRITABLES RÉPONSES !

Face à l’insuffisance des réponses, les 4 organisations syndicales représentatives ont déposé une demande de concertation immédiate sur les exigences suivantes :

✓ L’arrêt des restructurations en cours pour en examiner la portée sur l’organisation du travail et les conditions de vie et de travail des cheminots.

La direction refuse, au prétexte qu’il faut avancer vite. Elle indique que les choix stratégiques de restructuration n’appartiennent pas aux cheminots ni à leurs représentants.

✓ Un bilan des dossiers disciplinaires des dernières années pour vérifier si les sanctions sont en lien avec les faits reprochés et voir le fonctionnement des conseils de discipline. Refus de la direction.

✓ Donner les moyens aux CHSCT de fonctionner en les remettant en proximité des cheminots et en donnant véritablement l’autorité, les moyens, les compétences et l’autonomie aux présidents de CHSCT. Pas de réponse de la direction. Ces instances, de plus en plus éloignées des cheminots en agrandissant leur périmètre et leur taille, ne peuvent plus aborder les problèmes sur le lieu de travail.

✓ Le rôle des Espaces Initiative Mobilité et la responsabilité des établissements en cas de restructuration. La direction donne une vision angélique des EIM et refuse de reconnaître que beaucoup de cheminots s’y retrouvent abandonnés par l’établissement restructuré, sans véritable perspective.

La fédération CGT des cheminots désapprouve l’inconsistance des annonces de la direction. Elles ne sont que poudre aux yeux.

La CGT prend acte que la création d’une commission nationale semble contenter les 3 autres organisations syndicales. Elle y portera les exigences des cheminots pour des réponses concrètes. La CGT ne se cantonnera pas à observer les souffrances, ni à débattre avec des « pseudos experts » de l’accompagnement du changement.

NE SOYONS PAS NAÏFS MAIS COMBATIFS !

La CGT ne demande pas l’immobilisme ! Au contraire, la SNCF doit évoluer vers le progrès et la réponse aux besoins de la Nation. Les choix politiques de la direction sont contestables car ils sont fondés sur les archaïsmes des dogmes patronaux et financiers. La direction cherche à casser notre entreprise en multipliant les filiales, la sous-traitance et l’emploi précaire. Pour nos premiers dirigeants, la casse sociale est un risque qui se gère.

La CGT préfère l’action à la réaction. Elle construit la mobilisation collective plutôt que le repli sur soi.

Ensemble, nous parviendrons à nous dégager un avenir meilleur ! C’est possible puisque indispensable…

NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 31 Juin 2017

« INOUI », PAS QU’UNE HISTOIRE DE NOM !

Sous couvert de faire la différence entre un voyage en Ouigo et en TGV, de se préparer à une éventuelle ouverture à la concurrence, nos dirigeants, en accord avec le Ministère, ont décidé de gommer toutes références à l’histoire du service public ferroviaire. Ils ont ainsi décidé de supprimer les termes SNCF et TGV, bien de la Nation. C’est un programme industriel et de services qui concernera l’ensemble des cheminot-e-s qui travaille au sein et pour la branche Voyages. Il est prévu être déployé jusqu’à la fin 2019, année au cours de laquelle l’ensemble des rames TGV sera à l’effigie et au standard de confort et de services digitaux d’« InOui ». La Direction a aussi annoncé vouloir transformer le nom du site Voyages-sncf.com en Oui.sncf et celui de la branche Voyages en branche Oui qui regrouperait l’ensemble des services voyageurs : OuiCar, OuiBus, Ouigo et « InOui ». La volonté de la Direction est, avant toute chose, de séparer encore un peu plus les cheminot-e-s les uns des autres pour mieux anticiper une éventuelle privatisation et vente à la découpe. Alors qu’au quotidien, les cheminot-e-s sont de plus en plus confrontés au mécontentement des usagers et des populations face aux nombreuses fermetures de guichets, suppressions de trains, modifications d’horaires et de dessertes etc., la Fédération CGT des Cheminots et ses militants auraient préféré que la Direction réfléchisse et investisse pour apporter des solutions pour améliorer les conditions de transports et les conditions de travail des agents.


LA CGT EXIGE LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL !

Les cheminots de la SNCF font face à la recrudescence de drames humains (suicides, tentatives, surmenage, arrêts de travail et accidents de travail). Le lien avec le travail est avéré dans la quasi-totalité des situations. La Fédération CGT des cheminots a choisi d’interpeller la direction de la SNCF, par le biais d’une démarche unitaire. La direction choisit de tenir une posture entre déni et affichage. C’est irresponsable ! (pour en savoir plus voir tract du 9 juin 2017)


Mais ça c’était avant …

ID TGV : QUEL AVENIR POUR LE PERSONNEL ?

Jeudi 18 mai 2017 s’est tenu un comité central d’entreprise Newrest Wagons-Lits avec, à l’ordre du jour, un point important sur le passage des trains IDTGV dans l’activité TGV et ses conséquences. D’après la direction Newrest : Les trains IDTGV au départ de Montparnasse deviennent TGV au 3 juillet 2017 ; Les trains IDTGV de gare de Lyon deviennent TGV le 11 décembre 2017, mais pour la direction certains trains pourraient passer Ouigo ; Il n’y aurait eu que de vagues contacts entre Newrest, SNCF (IDTGV) et LSG concernant les conditions de transfert du personnel ;  L’ensemble du personnel IDTGV serait transféré chez Newrest Wagons-Lits le 11 décembre prochain avec une répartition entre Montparnasse et gare de Lyon. La question se pose pour le personnel administratif qui travaillerait éventuellement en partie pour d’autres filiales LSG et sur le nombre d’agents non transférables si une partie de l’activité devenait Ouigo. Pour la CGT, il est inadmissible de laisser les agents dans l’expectative concernant leur avenir. La SNCF doit rapidement prendre les mesures nécessaires afin que l’ensemble des salariés de LSG Linearis puisse être affecté à Newrest Wagons-Lits France et que celui-ci en soit informé des conditions. Il en va de sa responsabilité sociale. Concernant la reprise du personnel, l’article L-1224-1 du code du travail et l’article 20 de la convention collective déterminent les modalités de manière précise. Les agents sont accueillis dans la nouvelle société avec le maintien des avantages acquis. Les agents de LSG Linearis ayant un statut largement inférieur à ceux de Newrest verront donc leurs conditions sociales s’améliorer. En application de l’accord d’harmonisation du 27 mai 2014 signé par la CGT et par FO, le personnel bénéficiera pour les mesures principales, des conditions suivantes : 6e semaine de congés payés ; lundi de Pentecôte férié ; 1530 h annuelles au lieu de 1607 h  ; 115 repos par an contre 113 ; 3,5 % et 7 % d’intéressement au lieu de 3,5 % et 6 % ; indemnités repas roulants à 14,16 €.


D.C.I.

Malgré un courrier unitaire des 4 fédérations représentatives de cheminots qui vous a été adressé en avril 2017, vous avez refusé de réunir une table ronde sur les risques psychosociaux dans le G.P.F.. Depuis cette alerte, de nouveaux drames se sont produits. La réunion ordinaire du CNHSCT, à laquelle vous avez renvoyé les discussions, n’a pas apporté de réponse satisfaisante. Pour la CGT, l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT, la Direction n’a pas pris la mesure du mal-être qui traverse l’entreprise. En l’absence de toute mesure consistante, cette attitude ne peut aboutir qu’à une poursuite des drames. La CGT, l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT vous déposent donc une Demande de Concertation Immédiate sur les risques psychosociaux. Elles souhaitent formuler des propositions concrètes dans les domaines suivants : l’arrêt des restructurations en cours pour en examiner la portée sur l’organisation du travail, les moyens disponibles et les conditions de travail des cheminots ; le rôle des EIM et la responsabilité des établissements en cas de restructuration ; la création d’une instance d’examen de tous les cas de souffrance au travail ; la demande d’un retour d’expérience concerté sur l’Éthique ; les moyens de fonctionner correctement pour les CHSCT ; un retour d’expérience sur l’application du Statut concernant les sanctions, notamment la révocation.


QUAND LES CARS « MACRON » LICENCIENT

En effet, les salariés de OUIBUS Lyon, en lutte depuis plusieurs jours contre l’externalisation de leur activité, ont été placés en mise à pied conservatoire en vue d’un licenciement. C’est donc le 1er acte significatif de la branche « OUI » lancée récemment en fanfare par le PDG du GPF SNCF : dire « non » au maintien de la production en interne et chercher à faire assumer les risques par d’autres compagnies pour ne plus être qu’un donneur d’ordre. Au passage, les compagnies prestataires souhaiteraient, en plus, dégrader les conditions sociales et la rémunération des salariés. La stratégie de la SNCF et de ses filiales ne peut être basée sur le dumping social et l’ubérisation généralisée. OUIBUS, filiale créée par la direction SNCF pour concurrencer les trains, est à elle seule, l’illustration des politiques mortifères reposant sur l’externalisation, la dérégulation, la mise en opposition des salariés. La Fédération CGT des Cheminots, ses structures locales et régionales exigent l’abandon des procédures de licenciement engagées et l’arrêt de l’externalisation de la conduite des cars de la filiale OUIBUS.

Travail égal: salaire inégal…

#OUI AUX AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DES SALAIRES!

La politique salariale de la direction de la SNCF menée ces 15 dernières années ne cesse de faire reculer le salaire des cheminots. La direction se dirige vers une 3ème année de gel des salaires, entraînant la sous rémunération des qualifications. La part des primes dans la rémunération des cheminots a explosé. La direction utilise les EVS comme un levier managérial : augmentation du travail de nuit, heures supplémentaires, astreintes, primes au mérite …. sont autant d’arguments de la direction pour faire pression sur les cheminots désirant vivre de leur travail. Ces primes achètent la dégradation des conditions de vie et de travail. L’intéressement, présenté comme moderne (il date de 1959), est en réalité inférieur aux besoins des cheminots pour maintenir le pouvoir d’achat. Ces primes ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite du régime spécial, ne financent pas la protection sociale, entraînent la baisse des pensions, le déremboursement des frais de santé, l’allongement de la période d’activité… La grille SNCF, même imparfaite à son origine, est aujourd’hui écrasée. Un jeune embauché du collège exécution stagne en rémunération alors qu’il progresse en position, échelons et qualifications, au fur et à mesure qu’il apprend le métier. La direction a fait croire à de nombreux cheminots contractuels (à l’annexe C du RH0254), que la négociation de gré à gré leur était profitable. C’est faux ! Non seulement ils ne bénéficient pas de grille transparente pour la reconnaissance des qualifications, mais leur rémunération devient incomparable avec les autres cheminots. Une augmentation générale des salaires, pour toutes et tous est indispensable ! En 2016, les 10 plus hautes rémunérations de « SNCF Mobilités » se sont accordées une augmentation annuelle de 40 000 euros (plus de 11%) portant leur rémunération à 400 000 Euros…  (pour en savoir plus voir tract du 6 juin 2017)


 RETRAITÉS, ACTIFS :

TOUS UNIS DANS L’ACTION !

LE POUVOIR D’ACHAT DES RETRAITÉS EST EN BERNE ! Une seule augmentation des pensions de 0,1% depuis avril 2013 ! (soit 1€ pour 1000 € perçus) ; une pression fiscale accrue (fiscalisation des majorations enfants, blocage des tranches, augmentation de la TVA…) ; une augmentation de la CSG, CRDS, création de la CASA… ; augmentation des dépenses de santé (franchises médicales, déremboursements, dépassements d’honoraires…) ; insuffisance de la prise en charge de la perte d’autonomie.

Faut-il rappeler qu’en 2016, alors que les retraités n’ont bénéficié d’aucune revalorisation des pensions, les prix ont augmenté de 0,6% selon l’INSEE !

Pour la CGT, c’est totalement inacceptable ! Il est urgent d’agir pour que les retraités cheminots puissent disposer de ressources suffisantes pour vivre décemment avec : une augmentation immédiate des pensions de 300 € ; le retour de l’augmentation des pensions indexée sur l’évolution des salaires ; l’annulation de toutes les mesures fiscales qui ont entraîné des pertes de pouvoir d’achat ; une revalorisation des pensions de réversion.

Quant à la réforme du ferroviaire de 2014, elle a profondément modifié la représentation du personnel en créant 31 CE dans le GPF dont certains refusent d’appliquer l’accord de gestion des activités sociales, occasionnant ainsi des disparités entre actifs et retraités. Avec la CGT, exigeons partout l’application de l’accord de gestion des activités sociales et culturelles.

NOTRE RÉGIME SPÉCIAL GRAVEMENT MENACÉ ! Si les réformes des retraites de 2007, 2010, 2014, ont profondément modifié les droits des cheminots, il n’en demeure pas moins que grâce aux luttes, le régime spécial de retraite a été maintenu avec des droits entièrement financés par le travail des cheminots. Des voix s’élèvent à nouveau pour exiger la suppression de notre régime spécial de retraite. La CGT exige le maintien des droits spécifiques avec les règles de financement actuelles.

La CGT exige le maintien et l’amélioration des prestations servies par le régime de prévoyance envers les actifs, les retraités. La direction de la CPRP SNCF s’est engagée, à marche forcée, dans une politique de réduction des coûts de fonctionnement de la caisse en s’appuyant sur la dématérialisation des relations entre les affiliés et la CPR. Cette dématérialisation s’est accompagnée d’une dégradation des relations téléphoniques entre les affiliés et les services de la caisse et d’une annonce de fermeture d’antennes dans certaines régions. L’UFR CGT a, dans une démarche unitaire avec l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT, initié une pétition actifs-retraités, pour exiger d’être reçus par la direction de la CPR afin d’ouvrir un véritable dialogue social sur l’ensemble de ces points.

Nous contacter

Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux

14, rue Campra

93210 La Plaine St Denis

Tél. SNCF 38 64 14

Notre adresse mail

cgtchem.centraux@laposte.net

 

 

 

LE MATÉRIEL RISQUE GROS

Il n’y a pas que les cheminot-e-s qui souffrent des décisions de réorganisations et de l’augmentation de la productivité, les matériels roulants aussi.


Le matériel roulant, composant essentiel du plan de transport, doit être maintenu en état d’utilisation avec toutes les conditions de confort et de sécurité dues aux usagers. C’est le rôle des cheminots de la maintenance qui dénoncent des matériels vieillissants et une organisation de la maintenance défaillante.

Les usagers réclament des transports fiables qui partent et arrivent à l’heure. On ne peut pas dire que la SNCF ait entendu les plaintes des associations d’usagers relayées par la CGT. Le lien établi entre les besoins de transports publics et les coûts de transport passe impérativement par les coûts de maintenance que la SNCF tente de réduire non seulement pour faire des économies mais aussi pour participer à la découpe de l’entreprise SNCF.

Pas étonnant, dans ce contexte, que la régularité des transports s’en ressente ! Les 4 premiers mois de l’année ont été difficiles pour le domaine M. Les transferts de charges sont toujours plus nombreux entre les Technicentres et rien n’augure un retour à des organisations du travail plus concertées avec les cheminots.

SUR LE MATÉRIEL ROULANT

Les dégradations et les aléas du matériel deviennent récurrents sur l’ensemble du réseau ferroviaire. Les pannes en lignes sont nombreuses, les retards et les annulations de trains quotidiens.

Mais comment s’en sortent les cheminots dans cette organisation sans cesse modifiée ?

AU TGV, les cheminots ont la responsabilité d’un parc qui se compose de 419 rames TGV, dont 268 ont entre 20 et 39 ans.

La motorisation vieillissante demande des pas de maintenance corrigés que l’entreprise n’arrive plus à mettre en œuvre par manque de cheminots dans les Technicentres.

Avec une ingénierie affaiblie par manque de recrutements, la réponse à une demande croissante de maintenance se trouve dans les choix de ne plus effectuer de maintenance mi-vie mais de proposer de nouveaux matériels dont l’achat doit être supporté par l’entreprise qui porte une dette d’état colossale et par des collectivités locales qui n’en peuvent plus.

Depuis 2010, seulement 55 rames TGV neuves sont venues renforcer le parc. Dans le même temps, la SNCF engage le démantèlement de 96 rames dont 38 sur les seules années 2016/2017.

Dans les parcs Voyages et Transilien, retards, dégradations, dangers sont devenus quotidiens pour les usagers. Quelles en sont les raisons ? La modernisation des parcs Transilien a tellement tardé qu’aujourd’hui le manque de fiabilité de ces engins, accouplé à la vétusté du parc encore en fonction, mobilise les cheminots de la maintenance curative et occupe une partie des cheminots de la maintenance préventive.

Montreuil, le 17 mai 2017 Il n’y a pas que les cheminot-e-s qui souffrent des décisions de réorganisations et de l’augmentation de la productivité, les matériels roulants aussi. 2 On est très loin de la maintenance prédictive qui vise à prévoir les pannes et des règles de maintenance liées à ce que la Direction appelle l’Excellence Opérationnelle. Les réunions chroniques et opérations de Lean management agressives n’engagent pas une plus-value en quantité et en qualité.

Pour la CGT :

• Le renouvellement du matériel doit se poursuivre pour remplacer des rames ne correspondant plus aux besoins des usagers (non-climatisées, difficiles d’accès pour les personnes à mobilité réduite, capacité).

• Pour une fiabilité optimale, il faut redonner du sens à la maintenance sur des sites de maintenance multi-activités où l’on est en capacité de recevoir les matériels roulants présents dans une région.

• L’ensemble du matériel Corail doit être mis en circulation et renouvelé pour redimensionner le parc. Les ateliers du MATERIEL doivent être aptes à recevoir l’ensemble des matériels ferroviaires.

• La mise en place d’un pool national financé par les trois partenaires : Etat, Régions, SNCF, le matériel étant propriété de la SNCF. La maintenance doit être assurée par la SNCF et des cheminots au statut pour assumer ses responsabilités en matière de sécurité et de disponibilité relatives aux missions de Service Public.

SUR L’EMPLOI

Pour les cheminots, le nombre d’heures supplémentaires avoisine l’équivalent temps plein de 241 cheminots. L’entreprise abuse de personnels précaires (intérimaires, alternants, CDD) pour maintenir un semblant d’équilibre en prétextant des accroissements temporaires de charges. En fait, des cheminots non qualifiés se retrouvent sur des postes dits du dictionnaire des filières, ce qui reste interdit et contraire aux règles de sécurité.

Les formations nécessaires à l’évolution des qualifications ne sont désormais plus la priorité des établissements qui négligent la qualité de la maintenance au profit de la quantité.

1200 postes de cheminots au sein du périmètre des TI sont prévus de disparaitre et les restructurations envisagées vont continuer à mettre la pression sur les cheminot-e-s et la qualité de la maintenance.

Autant de restructurations importantes qui voient les effectifs disponibles s’effriter mois après mois, année après année :

• En 2016, seulement 573 recrutements au Cadre Permanent ont été effectués ;

• A fin février 2017, l’effectif disponible du domaine Matériel s’élève à 21 418 cheminot-e-s. Il était de 21864 au 31/12/2016 et de 23096 au 31/12/2015.

Le Matériel a perdu 1678 cheminots en à peine plus de 2 ans.

Une fois de plus, les cheminots et les usagers paient la négligence de la Direction du Matériel et son refus d’organiser une production améliorant les conditions de travail et de vie des cheminots mais aussi la qualité du matériel roulant mis à disposition du transport.

La CGT appelle les cheminots à ne plus laisser les Directions décider seules de leur avenir, du devenir du Matériel et de la SNCF.

Le rapport de forces peut se construire avec les cheminots et les usagers. Celui-ci modifiera la donne, forçant ainsi la Direction de l’entreprise à mettre en place une autre organisation du travail permettant le retour à un service public de qualité.

Nous devons amplifier le rapport de forces qui nous permettra de faire reculer les décideurs !

SOYONS RÉSOLUMENT À L’OFFENSIVE

CAR TOUS ENSEMBLE NOUS GAGNERONS !!!

NÉGOCIATION DU 24 AVRIL 2017 : ACCORD TÉLÉTRAVAIL

La direction cache mal sa volonté de développer le télétravail pour accompagner ses restructurations. Pour cela, elle néglige les risques de cette forme de travail. Pour la CGT, la protection des salariés doit être garantie. Seuls les agents peuvent mesurer si elle est une opportunité.


La direction affiche sa volonté d’obtenir un accord sur le télétravail.

Les études démontrent que le télétravail mal encadré peut isoler et fragiliser le salarié, intensifier son travail et bousculer l’équilibre vie professionnelle et vie privée.

La direction a présenté un premier projet d’accord. La CGT ne retrouve pas l’ensemble des impératifs :

1) Le lieu du télétravail

Le télétravail peut être réalisé au domicile ou dans des locaux partagés (dans les gares notamment). La CGT privilégie les locaux d’entreprise pour prévenir de l’isolement et maintenir des relations collectives de travail. Si cette notion apparait, le texte projet ne confirme pas qu’une contrepartie (être volontaire de l’info) ne doit pas être exigée. Ceci existe déjà en région parisienne (Travail Bi-localisé) avec obligation pour les télétravailleurs d’être disponibles sur l’une des deux pointes d’affluence pour encadrer les usagers. Ceci est une charge supplémentaire, non prise en compte et gratuite.

2) L’agent doit rester seul à l’initiative du télétravail

Il nous paraît risqué d’accepter que la direction soit à l’origine de la proposition du télétravail. C’est la porte ouverte à la résolution de problèmes locaux par ce moyen. Par exemple, le manque de place, une réorganisation qui délocalise le lieu principal de travail, ou des tensions entre collègues …

Pour la CGT, la possibilité du télétravail doit être connue par les salariés, ils doivent pouvoir en maitriser les conditions. Charge ensuite au dirigeant de s’assurer de la faisabilité. Accepter dans un accord que les dirigeants locaux soient des initiateurs risque de donner lieu à des dérives, et autres abus !

3) La direction souhaite développer 3 formules de télétravail :

Le télétravail dit « fixe » : 2 ou 3 jours fixes toute la semaine (ex : MercrediJeudi).

Le télétravail dit « mensuel » : 2 ou 3 jours par semaine non fixés à l’avance.

Le télétravail dit « à la carte » : un certain nombre de jours ou demi-jours non fixés à l’avance, non obligatoires avec différents seuils.

La direction prétend rechercher des souplesses pour le cheminot ; elle reconnait aussi une recherche de flexibilité pour exiger la présence lors des réunions par exemple.

La CGT demande de limité le télétravail (sauf situation de handicap) à 2 jours par semaine.

4) La sécurité électrique : la direction veut s’en débarrasser !

Le Règlement actuel prévoit une vérification au domicile de l’agent par un organisme indépendant et agréé. La direction propose la possibilité de se contenter d’une déclaration de l’agent attestant que son installation est conforme.

La CGT reste opposée à cette disposition, qui pourrait se retourner contre l’agent en cas de problème. La direction considère que des salariés ne veulent pas faire procéder à ces vérifications, et donc sont privés de télétravail, alors qu’ils sont intéressés.

5) L’ergonomie du poste de travail : la direction veut aussi s’en débarrasser !

Le télétravail est exclusivement constitué d’agents qui travaillent sur ordinateurs. La direction veut se contenter d’un guide de bonne pratique.

Le risque est tout aussi important, même s’il peut paraître moindre par des agents. Il ne faut pas négliger les risques de maladies professionnelles que peuvent occasionner de longues heures de travail assis devant un écran avec utilisation d’un clavier.

L’ergonomie, c’est aussi l’organisation de son poste, avec la gestion du travail et des temps.

Pour la CGT, le principe est simple : le télétravailleur doit disposer de conditions de vie et de travail conformes aux règles d’ergonomie. Pour la CGT, l’entreprise doit fournir du matériel adapté : siège, station, écran, clavier …

La direction prétend que certains agents vont refuser : en clair, elle minimise les risques pour leur santé !

CONCLUSION :

La direction cherche de toute évidence à développer le télétravail. La CGT est parfaitement consciente que de nombreux salariés sont intéressés par cette possibilité devant les difficultés diverses que leurs conditions de travail leur font vivre auxquelles s‘ajoutent des temps et conditions de trajets. La direction mesure aussi la productivité qu’offre le télétravail (jusqu’à 22% selon une étude du ministère charge de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique en mai 2012) La CGT reste vigilante pour que cet accord, prétendu progressiste, ne dérive sur une disposition au contraire aux intérêts individuels et collectifs des cheminots.

LETTRE OUVERTE

Monsieur Jean-Marc AMBROSINI

Directeur des Ressources Humaines du GPF

2 Place aux Etoiles

CS 70001

93633 La Plaine Saint-Denis Cedex

 

Objet : Fiche de paie électronique

 

Monsieur le Directeur,

Vos services ont reçu une délégation de la Fédération CGT des cheminots pour lui annoncer votre décision unilatérale de procéder à la généralisation de la dématérialisation du bulletin de Paie. Un document de quelques pages a été remis pour expliquer la procédure. Vous souhaitez faire vite, le processus sera lancé dès le 24 avril pour que la fiche de paie du mois de juin soit numérique.

Votre démarche suscite une réaction de notre part, tant sur la forme que sur le fond.

C’est la loi Travail, dite El Khomri, qui a donné aux employeurs la possibilité de généraliser la fiche de paie numérique. Elle a pour principe d’inverser le droit d’option (la responsabilité) du salarié. Le salarié ne doit plus demander la dématérialisation de son bulletin de paie, il doit au contraire la refuser s’il souhaite recevoir la version papier. La simplification administrative bénéficie à l’employeur, la vie du salarié se complique.

Rappelons, que cette loi, combattue par la CGT, n’impose pas cette mise en place. C’est uniquement une possibilité (Art. L3243-2 du code du travail (…) Sauf opposition du salarié, l’employeur peut procéder à la remise du bulletin de paie sous forme électronique (…)) Les dirigeants de la SNCF utilisent la période pour l’imposer unilatéralement, sans entendre les représentants du personnel … Nous reconnaissons ici votre perception du dialogue social : avoir des partenaires syndicaux qui accompagnent vos choix sans les discuter. C’est le sens d’une promotion de l’entreprise vis-à-vis de certaines organisations syndicales se réclamant du réformisme.

La fédération tient à vous rappeler, M. le directeur, que la procédure de refus telle que l’a imaginé le législateur n’est pas aussi complexe que vos services l’envisagent. En effet, il suffit au salarié de notifier son opposition à son employeur. Le législateur n’impose pas de contrainte sur la forme au salarié. En aucun cas vous ne pouvez lui en imposer.

Par contre, l’employeur lorsqu’il décide de mettre en place la généralisation du bulletin numérique a quelques obligations dont aujourd’hui nous n’avons pas de garantie, notamment la conservation d’un double jusqu’à 6 ans après l’âge de mise à la retraite ou pour une durée de 5 ans.

C’est en ce sens que la fédération CGT des Cheminots vous demande de suspendre votre démarche de généralisation du bulletin de paie électronique.

Les cheminots qui souhaitent recevoir exclusivement leur fiche de paie sous forme électronique en ont la possibilité. Pourquoi imposer la généralisation, souhaitez-vous peut-être accélérer la suppression d’emplois de l’EPIC de Tête afin de filialiser sa charge et la supprimer.

Montreuil, le 19 Avril 2017 Vous connaissez M. le Directeur le sens politique de la fiche de paie, des informations qu’elle contient. A l’heure où des candidats de droite, de droite extrême et d’extrême droite veulent supprimer ou alléger les cotisations sociales, il est indispensable que les cheminots, comme l’ensemble des salariés connaissent les éléments de leur fiche de paie. C’est leur salaire, rémunération de leur travail, qui finance la prévoyance, la retraite, l’action sociale…

Notre courrier du 13 février 2017 revenait sur la volonté politique cachée derrière la simplification du bulletin de paie avec des cotisations dont nous ne connaissons pas ce qu’elles financent, ni leur taux et leur assiette. La disparition de la référence au statut (RH0001) pour les cheminots du cadre permanant n’a pas trouvé de justification.

A ce jour, la fédération n’a reçu aucune précision écrite permettant de faire correspondre les cotisations légales avec celles mentionnées sur le bulletin. Seul un contact téléphonique a été pris en vue d’établir une réponse écrite, sans suite à ce jour.

Au-delà du bulletin de paie, et de son mode de distribution, la fédération CGT des Cheminots interpelle une nouvelle fois les principaux dirigeants du Groupe Public Ferroviaire. Il est en effet intenable que nous nous dirigions vers une nouvelle année de gel des salaires. Le salaire d’embauche d’un bachelier pourrait être désormais sous le SMIC sans le versement d’une prime compensatoire.

En 2016, 1,7 milliard d’euros ont été consacrés au paiement des intérêts de la dette de la SNCF. Pour assurer cette rente, les financiers nous dictent leur politique. Cette rente s’acquitte au détriment de l’emploi, des salaires et de la réponse sociale à la Nation et aux cheminots.

Pendant ce temps, les premiers dirigeants de l’EPIC SNCF Mobilités se sont accordés une rémunération annuelle moyenne de 400 000€, soit 40 000€ de plus qu’en 2016. Les pratiques égoïstes des patrons du CAC40 semblent se répandre aux dirigeants d’entreprises publiques de service public.

Nous attendons, de votre part, une prise en compte responsable de la question salariale à la SNCF. Une augmentation générale des salaires est indispensable ; nous avons de nouveau pu mesurer toute la limite des artifices des dispositifs tels que l’intéressement, la prime ou la GIR.

La fédération exige en conséquence l’ouverture immédiate d’une négociation salariale qui bénéficie à tous les cheminots de la SNCF. A quelques mois des négociations, concernant la classification des métiers au niveau de la Branche, votre attitude en dira long sur les intentions de l’UTP.

Dans l’attente d’une réponse rapide, veillez recevoir, Monsieur le directeur, mes sincères salutations.

Jocelyn PORTALIER

Secrétaire Fédéral