NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 43 Novembre 2018

STOP AUX VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES

La CGT n’a pas attendu le lancement de l’initiative de communication de la direction de l’entreprise pour porter ses revendications et ce depuis de nombreux mois. La CGT a fait des propositions de lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail, y intégrant également la lutte contre les violences conjugales et intra familiales et cela sans attendre les négociations d’un nouvel accord en faveur de l’égalité professionnelle et de la mixité. Nouvel accord qui, pour la CGT, devra décliner ces mesures dans un chapitre spécifique consacré aux violences sexistes et sexuelles. La CGT cheminots, régulièrement saisie par des salarié-e-s (victimes ou témoins), a toujours dit que les violences sexistes et sexuelles sont une réalité dans l’entreprise et sous-évaluées par la direction. C’est également le cas dans les entreprises sous traitantes. Ainsi, il pourrait être intégré dans les appels d’offres une clause sur l’égalité professionnelle et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail pour les entreprises sous-traitantes. Par ailleurs, il faut protéger l’emploi et la carrière des victimes (que les violences aient un lien ou non avec le travail) en mettant en place, sur présentation d’un certificat médical, le droit à l’aménagement d’horaires, de poste, de congés supplémentaires pour effectuer des démarches comme viennent de le faire la Nouvelle-Zélande avec 10 jours de congés et le Canada avec 5 jours, une mobilité fonctionnelle ou géographique à leur demande, l’accès à un logement ou relogement d’urgence,… L’égalité réelle à la SNCF comme dans la société ne sera pas possible tant que les violences persisteront.


SUPPRESSION MASSIVE DE POSTES CIRCULATION – ÉQUIPEMENT

Les agents de l’Équipement et de la Circulation concourent à l’entretien, le renouvellement du réseau et la sécurité des circulations. Les suppressions de postes envisagées affaibliraient la fiabilité du réseau, favoriseraient la progression de la sous-traitance et fragiliseraient la chaîne de la sécurité ferroviaire. Cette perspective n’est pas envisageable. C’est avec les cheminots et les usagers que la Fédération CGT mettra tout en œuvre pour contrecarrer les projets destructeurs de la direction. La CGT exige l’embauche immédiate de 1 500 cheminots à l’Equipement, le maintien de collectifs de travail efficaces techniquement et dignes socialement, des équipes d’astreinte adaptées en nombre, le comblement immédiat des postes vacants au cadre d’organisation, le renforcement du système de formation, le maintien des missions de sécurité au sol, un recrutement massif pour une réhumanisation des gares, afin d’assurer la sécurité des voyageurs et des circulations, l’arrêt des transferts incessants des tâches des agents de la filière Commerciale sur ceux de la filière Transport Mouvement et inversement, le maintien du réseau capillaire et des postes d’aiguillage, la création de postes en pré-opérationnel dans le processus « organisation des travaux ».


SALAIRES/POUVOIR D’ACHAT, DES SOLUTIONS EXISTENT TOUT DE SUITE !

Le ras-le-bol des citoyens est le résultat de 3 séries de mesures qui se sont conjuguées dans les derniers mois : la décision de ne plus indexer les minima sociaux (SMIC, pensions…) sur l’inflation ; un transfert de fiscalité par la baisse des impôts des plus riches et des grands groupes vers des hausses de taxes qui pèsent sur les plus pauvres ; le détournement des moyens de l’Etat qui alimentent des politiques publiques en faveurs des capitalistes et dégradent la réponse aux besoins des citoyens. Moins de salaire, plus de prélèvements pour moins de services publics. En matière de transports, les hausses de la TICPE ne financeront aucune transition écologique. Le Gouvernement poursuit son désengagement financier et promeut l’automobilité (marche à pied, vélo, trottinette, co-voiturage) pour masquer ce choix politique. Cette situation accentue le sentiment d’abandon des territoires qui sont les premiers ciblés par les économies à réaliser. De ce fait, il y a donc de plus en plus de français sans alternative à la voiture individuelle et donc prisonniers du prix des carburants. La CGT Cheminots rappelle que son projet « Ensemble pour le fer »* prévoyait de flécher la TICPE sur le financement des infrastructures de transport afin de donner de la lisibilité à cette taxe et d’en faire un outil puissant de report modal en faveur de l’environnement. La CGT cheminots ne demandait pas la hausse de la TICPE. Si le Gouvernement veut aujourd’hui répondre à la colère des citoyens et être vraiment à la hauteur des enjeux environnementaux, il doit abandonner la hausse de cette taxe, revenir sur la hausse de la TVA de 5 à 10% sur les modes de transport les moins polluants, augmenter les minima sociaux, assurer l’équilibre de son budget en supprimant les cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises qui ne créent pas d’emplois, et donner les moyens aux services publics d’être présents en territoire pour limiter les déplacements et offrir des alternatives de transport collectif aux citoyens. En ce sens, une annonce immédiate doit être faite sur l’abandon des fermetures de lignes ferroviaires, l’arrêt des fermetures de gares et de suppressions de dessertes.


Elections au CA de la CPRP la CGT Cheminots progresse de 2 points et renforce sa 1ère place !

Malgré un scrutin uniquement réalisé par correspondance, ce qui ne facilite pas la participation, 97 303 cheminot-e-s ont participé à ce scrutin. Ils ont largement placé en tête la CGT avec 39,71 % des voix, en progression de près de 2 points par rapport au scrutin de 2013. C’est le meilleur score de la CGT depuis la création de ces élections en 2008, reléguant la deuxième organisation à près de 20%. Avec le vote CGT, les cheminots retraités ont affirmé un vote de lutte exprimant une profonde colère et de fortes attentes comme l’ont exprimé dans la rue et dans l’unité des dizaines de milliers de retraités partout sur le territoire le 18 Octobre 2018. Les cheminots retraités, lucides mesurent la nocivité de la réforme du système ferroviaire imposée par le Gouvernement Macron et leurs zélés serviteurs G.Pepy et P.Jeantet. Aux côtés des cheminots actifs, ils vont continuer leur mobilisation pour regagner un grand service public ferroviaire, au service et accessible à tous, de qualité, répondant aux défis environnementaux. Dans la continuité des mobilisations des 9 et 18 octobre 2018 et fort de ce résultat, la CGT appelle tou-te-s les retraité-e-s à amplifier la mobilisation pour stopper la politique de régression sociale de ce Gouvernement qui a choisi de faire des retraités ses boucs émissaires, et à exiger une véritable revalorisation des pensions. Ce vote exprime la confiance dans la CGT, qui doit s’amplifier au niveau des actifs lors des élections au CSE à la SNCF qui auront lieu du 16 au 22 novembre 2018.


AUTOROUTE FERROVIAIRE CALAIS – ORBASSANO

Le Gouvernement par la voix de la ministre des transports a inauguré une nouvelle autoroute ferroviaire entre Calais et Orbassano (Italie) permettant de transporter 36 000 semi-remorques par an. Si cette nouvelle « route ferroviaire » permet de transférer une partie des camions sur le rail, elle ne répond que très partiellement aux besoins de report modal. Ce mode de transport ferroviaire ne concerne qu’une infime partie des marchandises à transporter. Pour répondre à une « ambition forte d’un transport de marchandises performant et propre », tel qu’écrit dans l’invitation presse du ministère, il y a urgence à prendre d’autres mesures que celles inscrites dans la loi « pacte ferroviaire ». Du plan Véron de 2003 jusqu’à aujourd’hui, les plans de restructurations, avec l’aval des différents gouvernements, se sont succédé avec comme conséquence une contraction des moyens de production. Il ne peut y avoir de véritable rééquilibrage rail-route, sans efforts publics conséquents, sans moyens humains et matériels et sans infrastructures modernisées et supplémentaires. C’est tout le sens des propositions contenues dans le rapport de la CGT « Ensemble pour le Fer » remis au Premier ministre.


LA SANTÉ ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL NE SE MONNAIENT PAS !

En 2017, plus de 50 cheminots ont mis fin à leurs jours ou sont décédés en service. En 2018, la liste est déjà trop longue. En parallèle de ces drames, différents « challenges » mettant en péril la qualité de vie au travail et la sécurité des cheminots, ont vu le jour au sein des Technicentres de Maintenance et Industriels, promettant « des récompenses pour ceux ayant eu le moins d’arrêts de travail ». Ces pressions exercées sur les cheminots ont pour but de dissimuler des accidents de travail ou inciter les agents à ne pas s’arrêter en cas de maladie, voire de ne pas le déclarer pour ne pas être montré du doigt et marqué au feutre rouge sur le tableau blanc. Dans les Technicentres , il s’agit de métiers très techniques et à hauts risques et la direction se doit de gérer la sécurité, tout comme la formation de façon plus rationnelle et objective. La CGT a récemment porté ce dossier en Comité Central d’Entreprise et devant le Comité National d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail du domaine. La CGT a sommé la présidence de ce dernier de faire cesser ces agissements sans attendre. Des militants nous ont fait part que des cheminots en arrêt maladie sont régulièrement sollicités par leur hiérarchie quant à leur reprise au prétexte de s’inquiéter de l’état de santé de ces derniers – en réalité, pour la prévision PHP (Planning Hebdomadaire de Production) et remplir les objectifs de productivité – alors que légalement parlant, cela est formellement interdit. En effet, un arrêt maladie est considéré comme une suspension (temporaire) du contrat de travail et l’entreprise ne peut, durant cette période, solliciter le salarié. En termes de ferroviaire, le risque zéro n’existe pas mais les règles strictes de sécurité, la formation et les bonnes conditions de travail doivent tendre à l’approcher. Les orientations prises aujourd’hui par le gouvernement et le président PEPY ne vont pas dans ce sens et la politique du risque calculé démontre là ses limites.


LA CGT VALIDE LE NOUVEL ACCORD SUR L’AIDE AU LOGEMENT DES CHEMINOT-E-S

Le texte préserve les dispositions du précédent accord de 2015, telles que : son application à l’ensemble des salariés au Cadre Permanent et des contractuels du Groupe Public Ferroviaire ; la participation aux frais de logement des nouveaux embauchés en Ile de France et dans certaines communes de province (annexe 3) dont le montant est revalorisé de 167€ à 175€ nets par mois, soit 2100€ par an ; l’aide sur quittance pour les cheminots en situation financière difficile avec le soutien de l’Action Sociale SNCF ; la proposition d’un hébergement temporaire dans un foyer PARME avec l’engagement de trouver un logement dans les 3 ans ; l’offre de logement intermédiaire afin de satisfaire la demande des cheminots qui ne peuvent pas accéder au social et qui n’ont pas les moyens de faire face au niveau élevé des loyers du parc privé ; les produits du 1% logement qui prennent, en autres, la forme d’un prêt à taux préférentiel pour financer la réalisation de travaux, l’achat d’un logement ou encore celle d’une subvention accordée pour un déménagement (mutation professionnelle…) ou aux jeunes en formation sous contrat d’apprentissage/professionnalisation; la promotion de l’accession sociale à la propriété sur la région IDF ; la réaffirmation du dispositif de cautionnement des prêts immobiliers ; la commission nationale du GPF qui a pour mission le suivi de la bonne application de l’accord. L’expérimentation de la colocation est abandonnée faute de candidats. La CGT n’y était pas favorable : la colocation ne peut être qu’un choix de vie et non une solution contrainte par le déficit chronique de petits logements de qualité et à loyer abordable. Concernant l’offre logement, la direction prétend orienter prioritairement la Participation de l’Employeur à l’Effort de Construction (PEEC) de manière à « trouver la solution logement au plus près de l’expression du besoin, lié à un recrutement ou une mobilité géographique » et « satisfaire la demande de logement à court terme à proximité du lieu de travail ». Pourtant, les propositions de livraison de logements neufs ne répondent pas à son objectif. Pour maintenir « une politique ambitieuse de développement d’un parc adapté aux besoins des salariés du GPF » (article 6), les prévisions d’acquisitions/constructions doivent être dépassées. La Fédération CGT a accompagné sa signature de l’accord (applicable du 1er/10/2018 au 31/12/2019) d’une lettre de réserve. La question du logement devient de plus en plus prégnante. Les cheminot-e-s qui rencontrent de nombreux obstacles dans leur parcours logement sollicitent très régulièrement les militant-e-s CGT. La CGT appelle les cheminots actifs et retraités sur l’ensemble du territoire à construire les mobilisations pour faire aboutir leurs revendications.

 

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14, rue Campra
93210 La Plaine St Denis
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Externe 09 51 82 53 98
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Notre site internet : http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

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