CTN ÉQUIPEMENT

POUR UNE INGÉNIERIE UTILE AU CHEMIN DE FER !

Nos métiers sont une vraie
richesse, mais les agents
vivent de plus en plus mal les
choix de l’entreprise. Le goût
du travail bien fait s’estompe
devant la perte de sens du
travail.
C’est une certitude,
l’entreprise ne veut plus de
bureaux d’étude internes.
Elle veut transformer leurs
missions en assistance à
maitrise d’ouvrage. Ce n’est
pas ce que les cheminots
veulent.

Pour la CGT, l’Ingénierie intégrée est une composante essentielle de la sécurité, de nos savoir-faire au service du système ferroviaire.
L’ingénierie dans son histoire intervient dans quatre grands domaines.
L’ingénierie technique et de système, par l’optimisation des performances du système ferroviaire et de son coût de cycle de vie.
L’ingénierie de projet qui conçoit des solutions techniques et la réalisation d’ouvrages sur mesures par exemple.
L’ingénierie d’exploitation et de maintenance qui conçoit des principes d’exploitation, les règles techniques de maintenance et les missions de surveillance du réseau.
La recherche et le développement avec la création de solutions, d’outils de méthodes et de produits innovants.
L’ingénierie a la maitrise de tous les composants du système ferroviaire et une version système unique. Elle trouve des solutions qui conjuguent sécurité, qualité et performance économique. Elle a la maitrise d’œuvre de projets en réseau exploité et en zone complexe.
Mais, à force de restructurations et de choix dogmatiques, la réalité est toute autre !
Externalisation
L’externalisation des études inquiète majoritairement les agents. Celleci, source de souffrance, crée également du surtravail. Alors que les agents d’étude s’épanouissent dans leur travail, ils voient partir celui-ci.
Pire, il leur est demandé de « gérer » et d’« accompagner » cette externalisation.
Les cheminots savent faire des études beaucoup moins chères que le privé. L’externalisation est donc un choix dogmatique de la direction pour sortir la production de l’Ingénierie et la confier à des entreprises dont les règles sociales sont moins favorables aux salariés.
Dans de nombreux PRI, les chefs de groupe et chefs de pôle ont essayé de freiner l’externalisation, mais aujourd’hui ils y sont contraints. La surcharge générale de travail liée à une augmentation des investissements et à un déficit d’embauche, met la direction en position de force.

Evolution de carrière
De nombreux groupes sont en difficulté pour combler les postes vacants. Les passerelles de mobilité n’existent plus entre les établissements et les PRI à cause de la réduction généralisée des effectifs et le fonctionnement en tube de l’entreprise
Le manque d’effectif dans les groupes Programme (agents de la filière 27) a des impacts sur toute la production d’étude signalisation, les programmes sont retardés
alors que les dates de mise en service ne changent pas.
Les postes de chef de groupe sont soumis à une pression importante. Peu d’agents acceptent d’accéder à ce poste. On ne compte plus les démissions ou arrêts maladies.
Mais rien n’est écrit d’avance ! La connaissance du système ferroviaire et l’expertise technique des agents de l’Ingénierie sont un atout considérable pour la sécurité et l’efficacité du système ferroviaire.
Pour des conditions de travail optimales et un haut niveau de sécurité, la Fédération CGT
Cheminots exige :
▪ Des embauches suffisantes pour ré-internaliser la charge de travail et faire face
au défi d’investissement des années à venir ;
▪ La détente des plannings projet et la prise en compte du temps nécessaire aux
études et aux essais ;
▪ Le maintien d’une ingénierie SNCF intégrée à l’EPIC, l’arrêt du transfert des
compétences par filialisation ou externalisation ;
▪ Le maintien d’une ingénierie régionale repartie sur le territoire, garante d’une
proximité avec les acteurs terrain et la bonne connaissance des installations ;
▪ Le retour des CO par PRI et par département d’activité, au lieu d’un CO par plaque.
Ceci pour éviter la déqualification de postes et leur juste pesage ;
▪ Le maintien d’une politique de développement ambitieuse dont l’ingénierie SNCF
reste maitresse au niveau maitrise technique des systèmes mis en œuvre.
Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

La CGT appelle tous les cheminots de l’Ingénierie à se mobiliser et à participer massivement à la manifestation nationale du 22 mars à Paris et à faire grandir le rapport de force à venir !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *