NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 35 Novembre 2017

LA CONDUITE D’UN AUTRE CHANGEMENT !

Aujourd’hui, les projets de réduction de personnel touchent les contrôleurs, les conducteurs de trains, la filialisation du Fret SNCF avec ses 6083 cheminots, la fermeture de postes d’aiguillage du réseau secondaire, le recours à des prestataires privés tant à l’équipement qu’au matériel, l’avenir incertain de plus de 2800 cheminots de la SUGE au sein du GPF,… Aussi, cette politique anachronique, si nous laissons faire, pourrait avoir raison des métiers des Services Communs présents dans l’ensemble du GPF. D’ores et déjà, l’orientation de transformer l’EPIC SNCF en une cellule de pilotage met en danger l’emploi dans tous collèges et les fondamentaux métiers qui vont avec. Chaque jour, les cheminots des Services Communs constatent les conséquences des choix de l’Entreprise et notamment la détérioration de leurs métiers et de leurs conditions de travail. La transformation digitale, imposée à la hâte, se traduit par une déferlante de nouveaux outils. L’absence de réelle formation et l’insuffisance de temps nécessaire pour s’y adapter, désorganisent et compliquent le travail de chacun. L’encadrement, également, se retrouve dans des situations de plus en plus complexes, sans véritable droit à la déconnexion. Ces derniers mois, la mobilisation des cheminots des Services Communs ne cesse de s’élever. Les cheminots de tous collèges se rassemblent. Ils n’acceptent plus d’absorber toujours plus de tâches, de missions. La CGT dénonce une extrême polyvalence et un rythme de travail qui épuisent physiquement et moralement les cheminots et exige la reconnaissance des compétences ainsi qu’une véritable politique de recrutement, se traduisant par des embauches au cadre permanent. et de la charge de travail. (pour en savoir plus voir tract du 14/11/17)


COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU 26 OCTOBRE 2017

La CMPN (Commission Mixte Paritaire Nationale) s’est tenue le 26 Octobre 2017. Il s’agit de la 2ème réunion de négociation dans le cadre du volet de la classification des métiers et de la rémunération de la CCN (Convention Collective Nationale). A l’ordre du jour, figuraient la présentation par l’UTP (Union des Transports Publics), patronat de la branche ferroviaire, deux méthodes de classifications, le dictionnaire des filières (RH 0263) pour les cheminots au statut au sein du GPF (Groupe Public Ferroviaire) et l’accord Fret de 2010. La définition des métiers selon les activités ou les « produits » est inacceptable car elle pèse sur la transversalité nécessaire des métiers dans un système ferroviaire cohérent et homogène, intégrant les fonctions supports. Pour la CGT, seul un système normatif fixant clairement le contenu des métiers est de nature à éviter le dumping social dans la branche. (pour en savoir plus voir compte rendu du 10/11/2017)


L’enterrement du système de retraite

MORTS SUR ORDONNANCES

Ces dernières semaines, tous les indicateurs sont passés au rouge écarlate ! Les suicides ou tentatives de suicide se sont multipliés (8 en deux mois !). Si les causes de ces drames sont parfois multiples, comment ne pas s’interroger sur le lien avec le quotidien des cheminots sur leur lieu de travail ? Déjà en avril dernier, un courrier unitaire avait été adressé à M. AMBROSINI (DRH du Groupe Public Ferroviaire) l’alertant de la situation, suivi d’une DCI en juin dernier. Quelles réponses a apporté la Direction ? Aucune ! Elle a refusé la Table Ronde pour ne pas reconnaître qu’il y avait un problème. Et elle s’est contentée d’annoncer la création d’une commission du CNHSCT sur les risques psycho-sociaux. Comme si ergoter sans fin sur les « causes multiples » ou les « situations personnelles complexes » des cheminots pouvait améliorer la situation. La CGT regrette que les trois autres organisations syndicales aient validé cette mascarade. Six mois plus tard, nous sommes revenus à la case départ et le bilan s’alourdit ! La vérité, c’est que la Direction organise partout un véritable plan social. Comme à France Télécom, elle compte sur la peur de voir son poste supprimé pour imposer aux cheminots un ensemble de régressions sociales. Et si cela ne suffit pas, elle réprime férocement. La CGT exige l’ouverture de véritables négociations par l’organisation de la Table Ronde demandée en avril et des mesures concrètes dans le quotidien des cheminots, ou encore de se doter d’indicateurs pour mesurer l’ampleur de la catastrophe. Les conditions de travail se détériorent et la sécurité se délite. Des accidents graves surviennent et des cheminots sont gravement blessés ou tués. C’est pourquoi, la CGT exige un véritable plan d’urgence : l’arrêt des restructurations en cours ; un retour d’expérience partagé sur les EIM et l’arrêt du détachement des cheminots dans ces structures et leur maintien dans leur établissement d’origine le temps que leur reclassement soit assuré ; le renforcement des prérogatives des CHSCT sur les cas de souffrance au travail et le retour à des périmètres géographiques de proximité pour ces instances de manière à ce que les cheminots en détresse puissent interpeller leurs représentants; un retour d’expérience partagé sur le rôle et le fonctionnement de l’éthique ; l’arrêt des sanctions disciplinaires comme outil de management, notamment les révocations et l’abrogation des modifications du fonctionnement des conseils de discipline, décidées unilatéralement par la Direction. Une DCI va être déposée par la CGT sur ces sujets.


LA DIRECTION SNCF NUIT GRAVEMENT AUX RETRAITE(E)S !

0,8 % seulement d’augmentation des pensions au 1er octobre ! C’est la proposition indécente du gouvernement aux retraités du Régime Spécial après 54 mois de gel des pensions. Il ne s’agit pas d’ailleurs d’un coup de pouce, mais de l’application de la règle de l’indexation des pensions sur l’inflation calculée sur les 12 derniers mois. La CGT conteste l’indexation sur les prix plutôt que sur l’évolution moyenne des salaires qui conduit à un décrochage de l’évolution moyenne des pensions par rapport à celle des salaires moyens (qui progressent en fonction des augmentations générales de salaire et de l’évolution des qualifications). Par ailleurs, l’indice INSEE, basé sur la consommation de l’ensemble de la population, ne correspond pas à la consommation réelle des retraités et ne tient pas compte de leurs dépenses contraintes (CSG, CRDS, CASA, suppression de la demi-part fiscale, fiscalisation de la majoration enfants, création des forfaits et franchises médicales…). Avec l’augmentation de la CSG, le président de « ceux qui ont réussi leur vie », perpétue la sinistre tradition de mise en opposition des catégories sociales de notre pays en épargnant généreusement les entreprises. Il s’agit d’une nouvelle étape de fiscalisation de la protection sociale pour satisfaire le patronat car la cotisation sociale, donc le salaire socialisé, est la seule part de richesses créées qui va directement du cotisant vers la réponse aux besoins de la collectivité des travailleurs sans passer par la poche des actionnaires. Après avoir gelé les salaires pour la 3ème année consécutive, tout en accordant des rémunérations dépassant les 50 000€ mensuels à certains dirigeants avant de les reclasser dans les ministères, la direction SNCF s’attaque aujourd’hui aux retraités en leur refusant le droit de vivre dignement leur retraite. A travers son vote contre délibération proposée par la CGT et votée par l’ensemble des Organisations Syndicales, le patronat à la tête de l’entreprise s’oppose à la demande d’audience des représentants des cheminots au Ministère au sujet de l’indispensable revalorisation des pensions. La CGT poursuivra la lutte pour de véritables augmentations des salaires et des pensions.


LE F.A.S.S. APPARTIENT AUX CHEMINOTS !

Le Fonds d’Action Sanitaire Sociale est financé par 1,1% du salaire socialisé des cheminots, en contrepartie de leur force de travail. Il est donc leur propriété, dont la Direction est chargée de la gestion. Le FASS doit servir tous les cheminots (actifs, retraités, ayants droit, contractuels) et les aider dans chaque moment difficile tout au long de leur vie. La Commission du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (COFASS), créée en 1986 par accord d’entreprise, donne un droit de regard aux cheminots au travers leurs organisations syndicales sur l’utilisation du FASS. Censé répondre aux besoins d’accompagnement sociaux de tous les cheminots actifs, pensionnés et ouvrants droits, pour les aider à passer les moments difficiles de la vie sous forme de prestation (accompagnement, financiers et logement), il devient aujourd’hui l’outil de caution sociale aux restructurations continuelles de l’entreprise. En noyant le financement du FASS dans celui du GPF, la direction nous vole cette partie de notre salaire socialisé pour l’utiliser à ses besoins d’auto-financement imposés par la loi portant réforme ferroviaire de 2014. Par un tour de passe-passe, le budget du FASS se retrouve entre les mains de la direction et de Bercy, et ainsi exposé à toutes coupes budgétaires. Pour la CGT, le FASS appartient aux cheminots et il doit correspondre à leurs besoins afin de passer les moments difficiles et non pas à accompagner la politique de casse l’entreprise publique ! (pour en savoir plus voir tract du 17/11/2017)


Changement de logiciel…

FRET : LA FILIALISATION ?

Dix ans après le constat est édifiant : un appareil de production fortement amoindri par la fermeture de triages et de gares, des effectifs divisés par 2 entre 2009 et 2016, l’abandon du wagon isolé en 2010 et une dette qui ne cesse de croître. De plus, la direction a privilégié dans le cadre de l’ouverture à la concurrence le développement des filiales de logistique, de messagerie et de transport routier avec Geodis sans oublier sa filiale ferroviaire VFLI. Sans retenir les leçons du passé et sans qu’aucun retour d’expérience n’ait été réalisé, la direction veut poursuivre sa stratégie de casse comme elle l’a laissé entendre lors du séminaire de Rotterdam. Afin de clarifier sur la déclinaison du plan stratégique annoncé, sur la fermeture du triage de Nîmes et sur l’avenir de Fret SNCF, la CGT a fait une demande d’audience auprès de la direction de Fret SNCF. Nous avons été reçus le 23 octobre. Concernant les 3000 suppressions d’emplois envisagées, le directeur de Fret dément ! Le nouveau plan stratégique est en préparation pour une mise en application courant 2018, pour une durée de 10 ans en insistant sur la nécessité d’une recapitalisation. Pour la réaliser, il nous a annoncé qu’il y aura des contreparties sans donner plus de précisions. Il ne faut pas être un expert pour comprendre que par ce message subliminal c’est bien une filialisation qui se prépare avec tous les dangers que cela comporte. Déjà les nombreuses restructurations imposées aux cheminots du Fret ont amené souffrance psychologique, mal être au travail, détresse sans que la direction ne s’en préoccupe. Ce énième plan montre que la privatisation de FRET SNCF est la priorité de la direction de l’entreprise. Pour la relance et le développement de FRET SNCF d’autres solutions existent et la CGT réitère ses propositions : reconnaissance de l’activité fret au sein de la SNCF comme un véritable service public; arrêt des restructurations et la réouverture des gares Fret, des triages et pour certains un retour au tri par gravité du wagon isolé et de la messagerie; arrêt des suppressions d’emplois et le décloisonnement de la production en mutualisant les moyens humains et matériels dans une SNCF intégrée. Une politique technico-commerciale volontariste au plus près des chargeurs et des organisations du travail en multi-activités et multi-produits; des IRP ayant un pouvoir décisionnel dans la proximité. (pour en savoir plus voir tract du 25 octobre 2017)


 Au travail comme dans la vie sexisme et violence : ça suffit !

Des milliers de femmes témoignent des violences sexuelles qu’elles ont subies. Ces témoignages ne doivent pas rester sans suite. Le projet de loi annoncé par le gouvernement doit contenir de vraies mesures pour lutter contre les violences, en particulier, celles qui se produisent au travail. Volontaires ou plus souvent issus de stéréotypes et préjugés véhiculés par les hommes comme par le femmes, les propos sexistes ont pour conséquence d’entretenir la différenciation et la hiérarchie des sexes. Ils conduisent à nier le professionnalisme des femmes en les considérant d’abord comme des femmes avant de les traiter comme des collègues. Les images dégradantes, calendriers, fond d’écran… qui font de la femme un objet sexuel n’ont rien à faire dans un cadre professionnel! De même, notamment dans les métiers qui comptent peu de femmes ou d’hommes, il est important de garantir à chacune et chacun des vestiaires et sanitaires qui assurent l’intimité. Chaque année, des milliers de femmes sont victimes de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle (comme une main aux fesses par exemple), ou encore de viol sur leur lieu de travail. L’employeur a l’obligation de garantir la santé et la sécurité des salarié-e-s, il est donc de sa responsabilité d’empêcher que des salarié-e-s en soient victimes sur leur lieu de travail. Les victimes ou témoins ne peuvent subir de représailles, les agresseurs doivent être sanctionnés. Commises sur le lieu de travail ou dans le cadre privé, les violences contre les femmes ont de graves conséquences physiques et psychiques et peuvent entraîner de l’absentéisme, des difficultés de concentration, des sautes d’humeur… Souvent, pour les femmes victimes, c’est la double peine : après les violences, la perte du boulot. Il est donc indispensable de les protéger pour garantir leur droit au travail.

LA CGT PROPOSE de protéger et d’accompagner les salariées victimes de violences conjugales ou de violences au travail, de garantir le maintien dans l’emploi et la mise hors danger (mutation, changement de poste, réduction ou réorganisation du travail, possibilité de démissionner sans préavis ou de suspendre leur contrat de travail en bénéficiant des allocations chômage), l’eviction du conjoint ou ex-conjoint violent s’il travaille sur le même lieu que la victime ;  de faciliter l’accès au logement et à l’emploi pour les femmes victimesde violences ; de renforcer les lieux d’accueil dans les commissariats et la formation des personnels, renforcer les moyens des associations.

LA CGT PROPOSE la mise en place d’un lieu d’accueil et d’une procédure de signalement garantissant la confidentialité et la rapidité de réponse ; pour les femmes victimes de violence de la part de personnes extérieures (clients, usagers, patients…), la prise en charge des frais de justice par l’employeur qui doit se porter partie intervenante, changement immédiat de poste pour ne plus être en contact avec l’agresseur ; la sanction des agresseurs ; la mise en place d’une éducation non sexiste et de campagnes contre les stéréotypes.

NON AUX ORDONNANCES ! Les ordonnances suppriment les CHSCT, outils essentiels, pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

(pour en savoir plus voir tract confédéral du 27 octobre 2017)

 

Nous contacter

Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux

14, rue Campra

93210 La Plaine St Denis

Tél. SNCF 38 64 14

Notre adresse mail

cgtchem.centraux@laposte.net

Notre site internet :  http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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