NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 33 septembre 2017

Le Fond d’Action Sanitaire et Social appartient aux cheminots

Nous avons dû faire face à un dialogue de sourds où le Président Directeur ne prend pas en compte les propositions unanimes des membres de cette com-mission et revenant à chaque fois sur la ligne politique dictée par les diri-geants de l’entreprise. Pour rappel, le FASS était financé par une cotisation de 1,275% jusqu’en 2015 où, unilatéralement, la Direction l’a réduite à 1,1%. Cette cotisation est le salaire socialisé des cheminots qui finance la solidarité. Avec un report à nouveau (fonds de réserve FASS) de plus de 26 millions d’€ à fin d’exercice 2016, pour la première fois en régression de 3 millions d’€, il y a de quoi augmenter le budget prestations, développer les services en proxi-mité et investir dans les structures d’accueil pour nos enfants et pour nos aïeux. C’est justement pour eux que la CGT, rejointe par les autres membres, a réagi et obtenu 700000 € de plus sur le budget 2017, le portant à près de 78 millions d’€. Les lignes comptables concernant les dépenses pour la dépen-dance confirment l’avenir incertain de nos EHPAD et la volonté de vendre des outils d’accueil de l’action sociale. La Direction du FASS annonce l’exter-nalisation de la gestion de l’Indemnité de Garde à Assistante Maternelle (IGAM). Elle prétend démontrer l’incapacité de l’action sociale et du person-nel à effectuer cette tâche! FAUX. La CGT exige le maintien de la maîtrise en interne.
Pour la CGT il suffirait d’une volonté politique de recruter suffisamment, de former le personnel, de revoir l’organisation des procédures et du travail. Cir-culez, y’a rien à voir, le projet d’externaliser la gestion vers une société cotée en bourse est déjà clos! La Direction nous refait sa réponse classique «ce n’est pas notre coeur de métier»! Devant un tel affront, les membres CGT, suivis par tous, ont quitté la séance!
Arrêtons le détournement de notre salaire socialisé au profit des actionnaires!


Dans un contexte où l’unité syndicale est encore à gagner, notre UFR peut se féliciter des échanges que nous avons eu avec les représentants des retraités UNSA – SUD-Rail – CFDT lors de l’inter-UFR du 09 octobre 2017. A l’ordre du jour de cette rencontre : 1) Une proposition de délibération unitaire, sur l’augmentation des pensions, au CA CPRP du 17 octobre ; 2) Les suites à donner à l’audience CPRP du 10 juillet ; 3) La tenue des élections des représentants des retraités au CA de la CPRP en octobre 2018. Ainsi qu’un tour de table sur la situation sociale et politique avec la nécessaire unité syndicale à construire pour renforcer les luttes en cours.


Suivre le bon traitement…

FAIRE DE LA SANTÉ DES CHEMINOTS LA PRIORITÉ !

Un petit calcul s’impose : la Masse Salariale Imposable (MSI) 2016 est de plus de 9 milliards. Sur cette base, cela représente 70 millions de cotisations pour la médecine de soins. La Direction n’utilise que la moitié, soit 35 millions d’euros. L’argument économique de la Direc-tion pour encore fermer des cabinets médicaux, les laboratoires (Marseille, Toulouse) et centres d’imagerie, restreindre les vacations et supprimer du personnel médical SNCF, ne tient donc pas. Notre démonstration suffit à comprendre que l’argent existe, il manque la volonté politique pour mieux répartir les richesses créées par le tra-vail. Et si nos retraités et nos ayants droit pouvaient bénéficier du ré-seau de soins SNCF pris en charge à 100% ?
Il en est de même pour son argument de baisse de charge de travail. En effet, la plupart des logiciels ne peuvent être renseignés sur les actes réellement effectués, les médecins spécialistes peinent à se con-necter avec leur carte. Les chiffres du rapport annuel 2016 sont donc erronés. La Direction en fait un dogme de rentabilité pour libéraliser ou sous-traiter tout ce qui peut l’être dans les services SNCF. Mais que fait-elle alors du reste de notre force de travail ? Sans aucun doute, elle s’en sert pour faire payer aux cheminots la dette et la ré-forme ferroviaire en faisant fi de leur santé et de la médecine intégrée SNCF.
Faute de connaissance de leurs droits, sciemment organisée par la Direction, les cheminots se tournent de plus en plus vers la médecine libérale. Par la non reconnaissance de la juste valeur de leurs di-plômes et un déroulement de carrière qui ne peut satisfaire, les méde-cins généralistes ne sont pas attirés par l’entreprise publique, certains même démissionnent pour créer leur cabinet en secteur libéral avec l’agrément SNCF. Notre santé n’est pas une marchandise. Elle est un droit que chacune et chacun doivent connaître !
Dans ces conditions, la CGT revendique très légitimement de déve-lopper les structures médicales avec du matériel à la pointe du pro-grès, de recruter à statut au cadre permanent le personnel médical afin de couvrir les charges de travail et les rémunérer à leur juste va-leur, de rendre accessibles les consultations aux cheminots retraités et aux ayants droit dans le réseau de soins SNCF avec une prise en charge totale sans avance de frais.


Lettre de la CGT au Premier Mi-nistre sur les assises de la Mobilité

Face à la situation alarmante dans les secteurs des transports où tous les voyants sont au rouge, ces assises arrivent à point nommé. Sauf que vous nous avez informés que ces assises se limiteraient à la mobilité des personnes, ce que nous contestons. Depuis deux ans, il y a une augmentation des émissions de Gaz à Effet de Serre due aux trafics routiers en progression, au détriment du ferroviaire. Pour la CGT, il est inconcevable que le transport des marchandises ne soit pas abordé dans les assises ou alors les objectifs ne sont pas l’intérêt général, la réponse aux besoins et le report modal pour lutter contre le réchauffement climatique. Il y a urgence à sortir de cette concurrence mortifère dans les transports car, face aux enjeux auxquels nous sommes con-frontés et considérant que nous avons besoin de tous les modes de transports, il faut travailler la complémentarité dans un concept multimodal à partir des besoins au service de l’intérêt général posant la place du service public. Un des problèmes auquel ne s’attaque pas le Gouvernementest la diminution de la circulation routière alors que la saturation des réseaux est un phénomène qui prend de l’ampleur. D’où la nécessité, dans ces «Assises de la Mobilité », d’abor-der les sujets de fond permettant de répondre de façon durable au réchauffement climatique. En ce sens, il serait incompréhensible que les organisations syndicales ne soient pas parties prenantes de ces «Assises de la Mobilité » au même titre que les ONG, les entreprises, les élus. (pour en savoir plus voir lettre du 11/09)


Demande d’audience à Ma-dame Sylvie Charles

L’annonce d’un nouveau plan stratégique, de fermetures de triages et le rapport de la Cour des Comptes sur Fret SNCF, sont de nature à inquiéter les cheminots et notre organisation syndicale en termes notamment d’emplois, de développement industriel et de pérennité du transport de marchandises par rail. Alors qu’aucun re-tour d’expérience n’a été effectué après 10 ans d’ouverture à la concurrence du Fret Ferroviaire, la direc-tion du GPF poursuit sa stratégie de casse de l’outil de production, usant d’une intense communication en-vers les cheminots sur le fait que la concurrence dans l’ensemble du transport ferroviaire serait une chance. Les mêmes recettes qu’il y a 10 ans pour le Fret nous sont resservies con-cernant le « voyageurs ». Les résultats de cette stratégie au Fret ont été catastrophiques. A notre sens il est urgent en application du RH 0826 que vous nous receviez en audience afin que vous nous donniez tous les éléments sur la véracité de ces annonces qui, si elles étaient confirmées porte-raient un énième mauvais coup à l’activité de trans-ports ferroviaire de marchandises.


Tous nus et tous bronzés ?

RÉGIME SPÉCIAL ET FACILITÉS DE CIRCULATION

Le régime spécial des cheminots est-il endetté ? Non ! Le régime des cheminots est à l’équilibre. Depuis 1971, deux dispositifs ont été mis en place pour compenser la chute des effectifs de la SNCF. C’est un règlement européen qui imposa aux Etats de l’Union de compenser les charges provoquées par le différentiel démographique aux entreprises de chemins de fer. Le contribuable et le régime général financent-t-ils les droits spécifiques des cheminots ? Non, tous les droits spécifiques sont financés par les cheminots eux-mêmes. Les agents SNCF consacrent une part plus importante de leur salaire à la solidarité intergénérationnelle. Les cotisations sociales sont supérieures (part salariés + employeurs) à celles du régime général. La part des cotisations globales s’élève à hauteur de 79% pour les cheminots du régime spécial contre 68% pour les salariés du régime général. Pourquoi le nombre de cotisants diminue-t-il ? Cette question nous renvoie aux choix politiques des directions de la SNCF. Les premiers adversaires de notre régime spécial sont nos premiers dirigeants qui multiplient les réorganisations et cassent l’emploi à statut. A la SNCF, nous observons la montée de la précarité avec la recrudescence des contrats courts, le recours à l’intérim et à la sous-traitance, par exemple. Les Facilités de Circulation sont-elles un avantage ? Régulièrement, avant chaque élaboration du budget de l’Etat, la cour des comptes stigmatise les cheminots, notamment à travers les facilités de circulation. La direction de la SNCF, soucieuse de donner des gages au gouvernement, voudrait aujourd’hui imposer la suppression des facilités de circulation aux ascendants contre la généralisation des droits « enfants » pour les familles recomposées. Pour la CGT, le chantage qui consiste à opposer les générations est inacceptable. S’il convient de prendre en compte les évolutions de la société et la recomposition des familles, cela ne peut se réaliser au détriment de nos aînés.


FERMETURE DES DATACENTERS, LA DIRECTION N’ASSUME PAS !

Depuis des années, la CGT alerte la Direction sur l’inefficacité et les dysfonc-tionnements des Centres de Services et Tierces Intégrations Applicatives (TIA). Aujourd’hui, la qualité de service et les conditions de travail des chemi-nots ont nettement été dégradées par ce mode de fonctionnement. Malgré un retour d’expérience désastreux, la Direction persiste à dire que ce modèle est bon et va mettre en place de nouvelles TIA là où ça marchait encore bien avec un fonctionnement interne. Une nouvelle fois, cela se fera au détriment des conditions de travail des cheminots et de la qualité de service rendu. Le seul argument avancé pour justifier ces choix repose sur les économies réalisées. Economies que la Direction a bien du mal à justifier auprès des représentants des salariés. Vos élus ont interpellé la Présidente du CE de l’EPIC SNCF afin que leur soient enfin fournis des éléments chiffrés. La CGT exige de la Direc-tion qu’elle rende des comptes sur les choix opérés et notamment l’externalisa-tion comme unique horizon. La réorganisation de e-SNCF vise en fait à nous préparer à la mise en oeuvre de la feuille de route technologique. La SNCF ne peut bien évidemment pas se permettre l’immobilisme et passer à côté de la révolution digitale déjà enclenchée. Mais en l’état, il est difficile de vraiment savoir quel rôle les cheminots tiendront dans cet immense chantier et quels impacts cela aura sur leur emploi et leurs conditions de travail. Certaines fi-liales comme ITnovem prennent de plus en plus de place dans notre orga-nisation. Demain faudra-t-il postuler en filiales pour continuer à exercer son métier ? Depuis le regroupement des équipes de Lille et Lyon dans l’entité Production IT (PIT), la CGT a remonté à plusieurs reprises des écarts de qualification et de déroulement de carrière entre les agents Lillois et leurs homologues Lyonnais. Lors de la DCI, la CGT a souhaité revenir sur ce point pour qu’il soit enfin traité. Pour la Direction, en ce qui concerne les écarts de qualification, le problème se situe à Lyon, et propose ironiquement un nivelle-ment par le bas. Pour la CGT, c’est inacceptable ! La CGT a proposé à la Di-rection de profiter des notations annuelles complémentaires (NAC) d’octobre pour commencer à traiter les cas les plus flagrants. Solution qui ne sera pas retenue…Le Cadre d’Organisation (CO) correspond au nombre de postes nécessaires pour assurer le service. Il est actuellement de 906 postes. Ce CO n’est plus tenu depuis quelques années, notamment à cause des départs en retraite non remplacés. La Direction souhaite donc l’abaisser à 830, soit presque 80 postes de cheminots en moins. Pour la CGT, des missions stratégiques et de la connaissance fonctionnelle ont été transférées à tort vers les centres de services ; tâches qui n’étaient à la base pas prévues dans les contrats avec les CdS (ce qui explique peut-être une partie des dysfonctionnements). Ces 80 postes doivent être conservés afin de renforcer les équipes cheminotes et garder une meilleure maîtrise de notre SI, ainsi que toutes les connaissances fonction-nelles. La CGT réclame des recrutements externes maîtrises et cadres afin de renforcer les DSI et insiste sur la nécessité d’y inclure de jeunes diplômés. (pour en savoir plus voir tract du 30 aout 2017)

Nous contacter
Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux
14, rue Campra
93210 La Plaine St Denis
Tél. SNCF 38 64 14
Notre adresse mail
cgtchem.centraux@laposte.net
Notre site internet : http://cgt-cheminots-centraux.reference-syndicale.fr/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *