NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 31 Juin 2017

« INOUI », PAS QU’UNE HISTOIRE DE NOM !

Sous couvert de faire la différence entre un voyage en Ouigo et en TGV, de se préparer à une éventuelle ouverture à la concurrence, nos dirigeants, en accord avec le Ministère, ont décidé de gommer toutes références à l’histoire du service public ferroviaire. Ils ont ainsi décidé de supprimer les termes SNCF et TGV, bien de la Nation. C’est un programme industriel et de services qui concernera l’ensemble des cheminot-e-s qui travaille au sein et pour la branche Voyages. Il est prévu être déployé jusqu’à la fin 2019, année au cours de laquelle l’ensemble des rames TGV sera à l’effigie et au standard de confort et de services digitaux d’« InOui ». La Direction a aussi annoncé vouloir transformer le nom du site Voyages-sncf.com en Oui.sncf et celui de la branche Voyages en branche Oui qui regrouperait l’ensemble des services voyageurs : OuiCar, OuiBus, Ouigo et « InOui ». La volonté de la Direction est, avant toute chose, de séparer encore un peu plus les cheminot-e-s les uns des autres pour mieux anticiper une éventuelle privatisation et vente à la découpe. Alors qu’au quotidien, les cheminot-e-s sont de plus en plus confrontés au mécontentement des usagers et des populations face aux nombreuses fermetures de guichets, suppressions de trains, modifications d’horaires et de dessertes etc., la Fédération CGT des Cheminots et ses militants auraient préféré que la Direction réfléchisse et investisse pour apporter des solutions pour améliorer les conditions de transports et les conditions de travail des agents.


LA CGT EXIGE LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL !

Les cheminots de la SNCF font face à la recrudescence de drames humains (suicides, tentatives, surmenage, arrêts de travail et accidents de travail). Le lien avec le travail est avéré dans la quasi-totalité des situations. La Fédération CGT des cheminots a choisi d’interpeller la direction de la SNCF, par le biais d’une démarche unitaire. La direction choisit de tenir une posture entre déni et affichage. C’est irresponsable ! (pour en savoir plus voir tract du 9 juin 2017)


Mais ça c’était avant …

ID TGV : QUEL AVENIR POUR LE PERSONNEL ?

Jeudi 18 mai 2017 s’est tenu un comité central d’entreprise Newrest Wagons-Lits avec, à l’ordre du jour, un point important sur le passage des trains IDTGV dans l’activité TGV et ses conséquences. D’après la direction Newrest : Les trains IDTGV au départ de Montparnasse deviennent TGV au 3 juillet 2017 ; Les trains IDTGV de gare de Lyon deviennent TGV le 11 décembre 2017, mais pour la direction certains trains pourraient passer Ouigo ; Il n’y aurait eu que de vagues contacts entre Newrest, SNCF (IDTGV) et LSG concernant les conditions de transfert du personnel ;  L’ensemble du personnel IDTGV serait transféré chez Newrest Wagons-Lits le 11 décembre prochain avec une répartition entre Montparnasse et gare de Lyon. La question se pose pour le personnel administratif qui travaillerait éventuellement en partie pour d’autres filiales LSG et sur le nombre d’agents non transférables si une partie de l’activité devenait Ouigo. Pour la CGT, il est inadmissible de laisser les agents dans l’expectative concernant leur avenir. La SNCF doit rapidement prendre les mesures nécessaires afin que l’ensemble des salariés de LSG Linearis puisse être affecté à Newrest Wagons-Lits France et que celui-ci en soit informé des conditions. Il en va de sa responsabilité sociale. Concernant la reprise du personnel, l’article L-1224-1 du code du travail et l’article 20 de la convention collective déterminent les modalités de manière précise. Les agents sont accueillis dans la nouvelle société avec le maintien des avantages acquis. Les agents de LSG Linearis ayant un statut largement inférieur à ceux de Newrest verront donc leurs conditions sociales s’améliorer. En application de l’accord d’harmonisation du 27 mai 2014 signé par la CGT et par FO, le personnel bénéficiera pour les mesures principales, des conditions suivantes : 6e semaine de congés payés ; lundi de Pentecôte férié ; 1530 h annuelles au lieu de 1607 h  ; 115 repos par an contre 113 ; 3,5 % et 7 % d’intéressement au lieu de 3,5 % et 6 % ; indemnités repas roulants à 14,16 €.


D.C.I.

Malgré un courrier unitaire des 4 fédérations représentatives de cheminots qui vous a été adressé en avril 2017, vous avez refusé de réunir une table ronde sur les risques psychosociaux dans le G.P.F.. Depuis cette alerte, de nouveaux drames se sont produits. La réunion ordinaire du CNHSCT, à laquelle vous avez renvoyé les discussions, n’a pas apporté de réponse satisfaisante. Pour la CGT, l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT, la Direction n’a pas pris la mesure du mal-être qui traverse l’entreprise. En l’absence de toute mesure consistante, cette attitude ne peut aboutir qu’à une poursuite des drames. La CGT, l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT vous déposent donc une Demande de Concertation Immédiate sur les risques psychosociaux. Elles souhaitent formuler des propositions concrètes dans les domaines suivants : l’arrêt des restructurations en cours pour en examiner la portée sur l’organisation du travail, les moyens disponibles et les conditions de travail des cheminots ; le rôle des EIM et la responsabilité des établissements en cas de restructuration ; la création d’une instance d’examen de tous les cas de souffrance au travail ; la demande d’un retour d’expérience concerté sur l’Éthique ; les moyens de fonctionner correctement pour les CHSCT ; un retour d’expérience sur l’application du Statut concernant les sanctions, notamment la révocation.


QUAND LES CARS « MACRON » LICENCIENT

En effet, les salariés de OUIBUS Lyon, en lutte depuis plusieurs jours contre l’externalisation de leur activité, ont été placés en mise à pied conservatoire en vue d’un licenciement. C’est donc le 1er acte significatif de la branche « OUI » lancée récemment en fanfare par le PDG du GPF SNCF : dire « non » au maintien de la production en interne et chercher à faire assumer les risques par d’autres compagnies pour ne plus être qu’un donneur d’ordre. Au passage, les compagnies prestataires souhaiteraient, en plus, dégrader les conditions sociales et la rémunération des salariés. La stratégie de la SNCF et de ses filiales ne peut être basée sur le dumping social et l’ubérisation généralisée. OUIBUS, filiale créée par la direction SNCF pour concurrencer les trains, est à elle seule, l’illustration des politiques mortifères reposant sur l’externalisation, la dérégulation, la mise en opposition des salariés. La Fédération CGT des Cheminots, ses structures locales et régionales exigent l’abandon des procédures de licenciement engagées et l’arrêt de l’externalisation de la conduite des cars de la filiale OUIBUS.

Travail égal: salaire inégal…

#OUI AUX AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DES SALAIRES!

La politique salariale de la direction de la SNCF menée ces 15 dernières années ne cesse de faire reculer le salaire des cheminots. La direction se dirige vers une 3ème année de gel des salaires, entraînant la sous rémunération des qualifications. La part des primes dans la rémunération des cheminots a explosé. La direction utilise les EVS comme un levier managérial : augmentation du travail de nuit, heures supplémentaires, astreintes, primes au mérite …. sont autant d’arguments de la direction pour faire pression sur les cheminots désirant vivre de leur travail. Ces primes achètent la dégradation des conditions de vie et de travail. L’intéressement, présenté comme moderne (il date de 1959), est en réalité inférieur aux besoins des cheminots pour maintenir le pouvoir d’achat. Ces primes ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite du régime spécial, ne financent pas la protection sociale, entraînent la baisse des pensions, le déremboursement des frais de santé, l’allongement de la période d’activité… La grille SNCF, même imparfaite à son origine, est aujourd’hui écrasée. Un jeune embauché du collège exécution stagne en rémunération alors qu’il progresse en position, échelons et qualifications, au fur et à mesure qu’il apprend le métier. La direction a fait croire à de nombreux cheminots contractuels (à l’annexe C du RH0254), que la négociation de gré à gré leur était profitable. C’est faux ! Non seulement ils ne bénéficient pas de grille transparente pour la reconnaissance des qualifications, mais leur rémunération devient incomparable avec les autres cheminots. Une augmentation générale des salaires, pour toutes et tous est indispensable ! En 2016, les 10 plus hautes rémunérations de « SNCF Mobilités » se sont accordées une augmentation annuelle de 40 000 euros (plus de 11%) portant leur rémunération à 400 000 Euros…  (pour en savoir plus voir tract du 6 juin 2017)


 RETRAITÉS, ACTIFS :

TOUS UNIS DANS L’ACTION !

LE POUVOIR D’ACHAT DES RETRAITÉS EST EN BERNE ! Une seule augmentation des pensions de 0,1% depuis avril 2013 ! (soit 1€ pour 1000 € perçus) ; une pression fiscale accrue (fiscalisation des majorations enfants, blocage des tranches, augmentation de la TVA…) ; une augmentation de la CSG, CRDS, création de la CASA… ; augmentation des dépenses de santé (franchises médicales, déremboursements, dépassements d’honoraires…) ; insuffisance de la prise en charge de la perte d’autonomie.

Faut-il rappeler qu’en 2016, alors que les retraités n’ont bénéficié d’aucune revalorisation des pensions, les prix ont augmenté de 0,6% selon l’INSEE !

Pour la CGT, c’est totalement inacceptable ! Il est urgent d’agir pour que les retraités cheminots puissent disposer de ressources suffisantes pour vivre décemment avec : une augmentation immédiate des pensions de 300 € ; le retour de l’augmentation des pensions indexée sur l’évolution des salaires ; l’annulation de toutes les mesures fiscales qui ont entraîné des pertes de pouvoir d’achat ; une revalorisation des pensions de réversion.

Quant à la réforme du ferroviaire de 2014, elle a profondément modifié la représentation du personnel en créant 31 CE dans le GPF dont certains refusent d’appliquer l’accord de gestion des activités sociales, occasionnant ainsi des disparités entre actifs et retraités. Avec la CGT, exigeons partout l’application de l’accord de gestion des activités sociales et culturelles.

NOTRE RÉGIME SPÉCIAL GRAVEMENT MENACÉ ! Si les réformes des retraites de 2007, 2010, 2014, ont profondément modifié les droits des cheminots, il n’en demeure pas moins que grâce aux luttes, le régime spécial de retraite a été maintenu avec des droits entièrement financés par le travail des cheminots. Des voix s’élèvent à nouveau pour exiger la suppression de notre régime spécial de retraite. La CGT exige le maintien des droits spécifiques avec les règles de financement actuelles.

La CGT exige le maintien et l’amélioration des prestations servies par le régime de prévoyance envers les actifs, les retraités. La direction de la CPRP SNCF s’est engagée, à marche forcée, dans une politique de réduction des coûts de fonctionnement de la caisse en s’appuyant sur la dématérialisation des relations entre les affiliés et la CPR. Cette dématérialisation s’est accompagnée d’une dégradation des relations téléphoniques entre les affiliés et les services de la caisse et d’une annonce de fermeture d’antennes dans certaines régions. L’UFR CGT a, dans une démarche unitaire avec l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT, initié une pétition actifs-retraités, pour exiger d’être reçus par la direction de la CPR afin d’ouvrir un véritable dialogue social sur l’ensemble de ces points.

Nous contacter

Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux

14, rue Campra

93210 La Plaine St Denis

Tél. SNCF 38 64 14

Notre adresse mail

cgtchem.centraux@laposte.net

 

 

 

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