NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 30 Mai 2017

Fiche de paie électronique: lettre de la CGT au DRH

Monsieur le Directeur, vos services ont reçu une délégation CGT pour lui annoncer votre décision unilatérale de procéder à la généralisation de la dématérialisation du bulletin de Paie. Vous souhaitez faire vite, le processus sera lancé dès le 24 avril pour que la fiche de paie du mois de juin soit numérique. C’est la loi Travail, dite El Khomri, qui a donné aux employeurs la possibilité de généraliser la fiche de paie numérique. Rappelons, que cette loi, combattue par la CGT, n’impose pas cette mise en place. C’est uniquement une possibilité (Art. L3243-2 du code du travail (…) Sauf opposition du salarié, l’employeur peut procéder à la remise du bulletin de paie sous forme électronique (…). Les dirigeants de la SNCF utilisent la période pour l’imposer unilatéralement, sans entendre les représentants du personnel… La fédération tient à vous rappeler que la procédure de refus telle que l’a imaginé le législateur n’est pas aussi complexe que vos services l’envisagent. Il suffit au salarié de notifier son opposition à son employeur. Le législateur n’impose pas de contrainte sur la forme au salarié. En aucun cas vous ne pouvez lui en imposer. Par contre, l’employeur lorsqu’il décide de mettre en place la généralisation du bulletin numérique a quelques obligations dont aujourd’hui nous n’avons pas de garantie, notamment la conservation d’un double jusqu’à 6 ans après l’âge de mise à la retraite ou pour une durée de 5 ans. C’est en ce sens que la fédération CGT des Cheminots vous demande de suspendre votre démarche de généralisation du bulletin de paie électronique. (pour en savoir plus voir lettre du 19 avril 2017)

Les cheminots qui souhaitent recevoir exclusivement leur fiche de paie sous forme électronique en ont la possibilité. Pourquoi imposer la généralisation, souhaitez-vous peut-être accélérer la suppression d’emplois de l’EPIC de Tête afin de filialiser sa charge et la supprimer.


LES SUPPRESSIONS DE POSTES, MOTEUR DE L’INNOVATION TECHNIQUE

Pour la CGT, l’innovation technologique ne représente une évolution que lorsqu’elle sert à améliorer la qualité du Service Public rendu, tant sur la prestation auprès des chargeurs que la sécurité des circulations et les conditions de travail des agents. L’attitude de la Direction, qui tente d’imposer des modifications qui vont impacter de manière très importante le métier de conducteur, illustre sa volonté de mettre fin au dictionnaire des filières aux seules fins de productivité. L’absence de prise en compte des impératifs de sécurité, l’attaque des conditions de vie et de travail des cheminots semblent augurer du chemin que souhaite prendre notre Direction dans les négociations.

(Pour en savoir plus voir tract du 16 mai 2017)


Ils sont gonflés…

NÉGOCIATION DU 24 AVRIL 2017 POUR UN ACCORD TÉLÉTRAVAIL

La direction affiche sa volonté d’obtenir un accord sur le télétravail. Les études démontrent que le télétravail mal encadré peut isoler et fragiliser le salarié, intensifier son travail et bousculer l’équilibre vie professionnelle et vie privée. La direction a présenté un premier projet. La CGT ne retrouve pas l’ensemble des impératifs : 1) Le lieu du télétravail. Le télétravail peut être réalisé au domicile ou dans des locaux partagés. Le texte projet n’indique pas qu’une contrepartie (être volontaire de l’info) ne doit pas être exigée, or, ceci existe déjà en région parisienne avec obligation pour les télétravailleurs d’être disponibles sur l’une des deux pointes d’affluence pour encadrer les usagers. 2) L’agent doit rester seul à l’initiative du télétravail. Il nous paraît risqué d’accepter que la direction soit à l’origine de la proposition du télétravail. C’est la porte ouverte à la résolution de problèmes locaux par ce moyen (manque de place, réorganisation, délocalisation, tensions entre collègues) … Accepter dans un accord que les dirigeants locaux soient des initiateurs risque de donner lieu à des dérives, et autres abus ! 3) La direction souhaite développer 3 formules de télétravail : le télétravail dit « fixe » : 2 ou 3 jours fixes toute la semaine, le télétravail dit « mensuel » : 2 ou 3 jours par semaine non fixés à l’avance et le télétravail dit « à la carte » (un certain nombre de jours ou demi-jours, non obligatoires avec différents seuils). La direction prétend rechercher des souplesses pour le cheminot mais aussi une recherche de flexibilité pour exiger la présence lors des réunions par exemple. La CGT demande de limiter le télétravail (sauf situation de handicap) à 2 jours par semaine. 4) La sécurité électrique : la direction veut s’en débarrasser ! Le Règlement prévoit une vérification au domicile de l’agent par un organisme indépendant et agréé. La direction propose de se contenter d’une déclaration de l’agent attestant que son installation est conforme. La CGT reste opposée à cette disposition, qui pourrait se retourner contre l’agent en cas de problème. 5) L’ergonomie du poste de travail : la direction veut aussi s’en débarrasser ! La direction veut se contenter d’un guide de bonne pratique. Il ne faut pas négliger les risques de maladies professionnelles que peuvent occasionner de longues heures de travail assis devant un écran avec utilisation d’un clavier. L’ergonomie, c’est aussi l’organisation de son poste, avec la gestion du travail et des temps. Pour la CGT, le télétravailleur doit disposer de conditions de vie et de travail conformes aux règles d’ergonomie. Pour la CGT, l’entreprise doit fournir du matériel adapté : siège, station, écran, clavier … (pour en savoir plus voir compte rendu du 2 mai 2017)


LES RÈGLES QUI SAUVENT… L’EMPLOYEUR DE SES RESPONSABILTÉS !

Les cheminots sont contraints de réaliser leur travail dans de mauvaises conditions, ils ont fréquemment l’impression de faire un mauvais travail, la réglementation et la sécurité sont régulièrement bafouées par l’entreprise. Sous l’impulsion du directeur de la sécurité de la SNCF, la direction veut mettre en oeuvre ses « règles qui sauvent ». Ce concept repris dans de nombreuses entreprises a, dans les faits, peu d’égard pour la vie humaine. Ces règles seront présentées aux cheminots dans le train de la sécurité, qui va sillonner le pays pour diffuser la communication politique de la direction. Par contre, à aucun moment les CHSCT ne seront ni informés ni consultés !  Le respect de la trajectoire financière imposée par la réforme de 2014 se fait au prix de la vie humaine : la stratégie du risque calculé. La direction cherche à rejeter ses responsabilités vers ceux qui ne respecteraient pas ses règles, dans une période où les référentiels « chapeaux » ou « transverses » de la sécurité sont vidés un à un de tous sens préventifs originels. Cheminots, ne perdons pas notre vie à la gagner. Faisons respecter la sécurité dans nos chantiers. Exigeons les moyens pour bien travailler !


RISQUES PSYCHOSOCIAUX : LA DIRECTION DE LA SNCF DOIT RÉAGIR !

Ce nouveau drame vient s’ajouter à ceux, trop nombreux, qui ont eu lieu depuis le début de l’année. La CGT s’associe évidemment à la douleur des proches de notre collègue de 37 ans disparu dans des conditions tragiques. Au-delà de l’émotion, bien légitime, la CGT souhaite ici redire sa colère quant à la dégradation des conditions de vie et de travail des cheminots. Si le contexte professionnel ne peut expliquer à lui seul un tel passage à l’acte, force est de constater que la stratégie de casse du service public, avec son lot de suppressions de postes et de réorganisations tous azimuts, constitue un facteur aggravant. Il n’est jamais anodin de se donner la mort sur son lieu de travail. Les alertes syndicales ne sont toujours pas entendues par la direction ! En effet, les 4 fédérations syndicales représentatives nationalement à la SNCF ont interpellé la direction le 13 avril 2017 afin qu’une table ronde soit organisée dans les plus brefs délais sur les risques psychosociaux. A ce jour, la direction n’a pas donné de suites concrètes et à hauteur de la situation. Pendant ce temps, les drames s’accumulent. La CGT exige que la direction réponde favorablement et immédiatement à la demande des 4 fédérations concernant une table ronde nationale. Si cela n’était pas rapidement mis en oeuvre, la direction de la SNCF porterait l’entière responsabilité des drames futurs qui pourraient survenir dans les mêmes circonstances.


On gagne du temps…

ACTIVITES SOCIALES : LE SUCCÈS DE LA MUTUALISATION

C’est bien la mise en commun des moyens des CE Réseau IDF, FRET, Maintenance et Travaux, Circulation, Paris Est, Paris Nord, Paris Rive Gauche, Paris Sud Est et Paris St Lazare, qui a permis de proposer aux cheminots et à leur famille une journée exceptionnelle placée sous le signe de l’enfance. Rappelons que sans la mutualisation des moyens, cette journée n’aurait pas pu avoir lieu. La CGT redit que c’est bien ce dispositif qui permet de maintenir le lien social entre les cheminots à travers des initiatives qui les rassemblent. C’est tout le sens de l’accord de gestion des activités sociales signé le 28 décembre 2015 par la CGT, l’UNSA, SUD-Rail et la direction de l’entreprise. Pourtant, les CE nationaux gérés par l’UNSA refusent d’appliquer cet accord sous l’oeil bienveillant de la direction de l’entreprise. Cette attitude prive donc les cheminots rattachés à ces CE d’un accès aux activités sociales de proximité. La mutualisation des activités sociales, culturelles et sportives répond aux besoins des cheminots et de leur famille. Au contraire d’une démarche qui viserait à promouvoir l’individualisation, la CGT réaffirme que, malgré la réforme du système ferroviaire qui a séparé les cheminots dans 3 EPIC, une autre voie est possible : celle du service public ferroviaire, de la mutualisation et du rassemblement. Par ailleurs, chacun a pu mesurer l’investissement sans faille des bénévoles qui ont contribué à la réussite de cette journée, qu’ils soient cheminots actifs et retraités ou personnels des CE. C’est ainsi et sans difficulté que la Fédération CGT des Cheminots entend poursuivre le développement des activités sociales, sportives et culturelles en direction des cheminots et de leur famille.


 

 LE MATÉRIEL RISQUE GROS

Le matériel roulant, composant essentiel du plan de transport, doit être maintenu en état d’utilisation avec toutes les conditions de confort et de sécurité dues aux usagers. C’est le rôle des cheminots de la maintenance qui dénoncent des matériels vieillissants et une organisation de la maintenance défaillante. Les usagers réclament des transports fiables qui partent et arrivent à l’heure. On ne peut pas dire que la SNCF ait entendu les plaintes des associations d’usagers relayées par la CGT. Le lien établi entre les besoins de transports publics et les coûts de transport passe impérativement par les coûts de maintenance que la SNCF tente de réduire non seulement pour faire des économies mais aussi pour participer à la découpe de l’entreprise SNCF. Les dégradations et les aléas du matériel deviennent récurrents sur l’ensemble du réseau ferroviaire. Les pannes en lignes sont nombreuses, les retards et les annulations de trains quotidiens. Mais comment s’en sortent les cheminots dans cette organisation sans cesse modifiée ? AU TGV, les cheminots ont la responsabilité d’un parc qui se compose de 419 rames TGV, dont 268 ont entre 20 et 39 ans. La motorisation vieillissante demande des pas de maintenance corrigés que l’entreprise n’arrive plus à mettre en oeuvre par manque de cheminots dans les Technicentres. Depuis 2010, seulement 55 rames TGV neuves sont venues renforcer le parc. Dans le même temps, la SNCF engage le démantèlement de 96 rames dont 38 sur les seules années 2016/2017. Dans les parcs Voyages et Transilien, retards, dégradations, dangers sont devenus quotidiens pour les usagers. Quelles en sont les raisons ? La modernisation des parcs Transilien a tellement tardé qu’aujourd’hui le manque de fiabilité de ces engins, accouplé à la vétusté du parc encore en fonction, mobilise les cheminots de la maintenance curative et occupe une partie des cheminots de la maintenance préventive. On est très loin de la maintenance prédictive qui vise à prévoir les pannes et des règles de maintenance liées à ce que la Direction appelle l’Excellence Opérationnelle.

Pour la CGT, le renouvellement du matériel doit se poursuivre pour remplacer des rames ne correspondant plus aux besoins des usagers. Il faut redonner du sens à la maintenance sur des sites de maintenance multi-activités où l’on est en capacité de recevoir les matériels roulants présents dans une région.  Les ateliers du MATERIEL doivent être aptes à recevoir l’ensemble des matériels ferroviaires.  Pour les cheminots, le nombre d’heures supplémentaires avoisine l’équivalent temps plein de 241 cheminots. L’entreprise abuse de personnels précaires pour maintenir un semblant d’équilibre en prétextant des accroissements temporaires de charges. Les formations nécessaires à l’évolution des qualifications ne sont désormais plus la priorité des établissements qui négligent la qualité de la maintenance au profit de la quantité.  (Pour en savoir plus voir tract du 17 mai 2017)

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