NIOUZELAITEUR CGT CENTRAUX Bulletin hebdomadaire n° 29 Avril 2017

CAROLE REINTEGREE

En effet, la Direction Nationale des Ressources Humaines a décidé suite à la demande en appel effectuée de réexaminer le dossier. Le licenciement a donc été annulé et la sanction limitée à un dernier avertissement assorti d’une mise à pied de 12 jours. Carole se dit aujourd’hui soulagée car la période qu’elle vient de vivre a été traumatisante. Elle peut désormais envisager son avenir plus sereinement. La nouvelle structuration de l’entreprise a rendu compliqué le dialogue, nous n’avons pas pu interpeller normalement les dirigeants de l’Epic de tête sur la région, puisque ils sont tous centralisé sur Paris, conséquence d’une réforme néfaste à bien des niveaux. Mais malgré tout, grâce à la mobilisation des cheminots et la démarche unitaire sur la région, nous avons pu avancer certains arguments qui ont permis de trouver une issu favorable à une situation que nous trouvions tous démesurée. Comme quoi, quand nous pouvons dialoguer en proximité avec des dirigeants d’entreprises ayant une connaissance des cheminots qu’ils encadrent, tout le monde s’en trouve gagnant. Car il y a fort à parier que nos nombreuses discussions avec la Direction Régionale ont eu écho dans la capitale. Nous pouvons juste regretter qu’une simple altercation ait engendré une telle décision, lourde de sens pour n’importe quel salarié. Mais c’est avec une grande fierté que nous pouvons affirmer que les différentes mobilisations de solidarité face à une sanction aussi sévère ont grandement contribué à transformer cette sanction en mauvais souvenirs.

 


La bi-localisation à Transilien

En région parisienne, une expérimentation est menée. Certains collègues peuvent, en accord avec leur hiérarchie, effectuer leur travail sur un autre lieu que leur lieu habituel. Certaines gares du réseau Transilien sont équipées pour les recevoir. En contrepartie, ces collègues ont accepté d’être à disposition du service local. A ce titre, ils peuvent être réquisitionnés à tout moment et doivent alors obéir aux dirigeants locaux. Curieuse interprétation du contrat de travail, elle pose toute une série de questions : quelles responsabilités, formations, habilitations, en particulier ? Quelles conséquences aussi sur la qualité du travail « normal » ? Comment prendre des engagements auprès de sa hiérarchie en termes d’échéances si on peut être réquisitionné à tout moment ? (extrait de Perspectives Syndicales d’avril 2017)


Ils sont gonflés…

Représentativité syndicale

Le cycle électoral de quatre années destiné à mesurer la représentativité des organisations syndicales dans les entreprises de plus de 10 salariés, s’est achevé au 31 décembre 2016.  Ces résultats agrégés au scrutin concernant les salariés des TPE établissent la représentativité des Organisations Syndicales pour les salariés du privé sur la période de janvier 2013 à décembre 2016.  Le Haut Conseil du Dialogue Social vient d’en communiquer les résultats. Dans les entreprises dotées d’Institution Représentative du Personnel (IRP), 4 923 083 millions ont eu l’occasion de se prononcer au moins une fois sur une ou plusieurs listes présentées par des syndicats, soit près de 60% des salariés. Démonstration est faite que quand une élection est organisée dans des conditions normales, avec à la clé de véritables lieux de représentations des salariés, les salariés se mobilisent, ce qui ne fut pas le cas pour le scrutin TPE. En agrégeant les résultats des élections TPE et de l’ensemble des IRP, la CGT recueille 1 304 312 voix, soit 24,86 %. La CGT arrive en seconde position dans le secteur privé. Première organisation dans les TPE et première organisation auprès des cinq millions d’agents de la fonction publique, la CGT demeure première organisation sur l’ensemble du salariat du secteur privé et de la fonction publique avec une audience de 24,27%. Quand la CGT est présente à une élection elle enregistre le plus souvent de meilleurs résultats que ses homologues syndicaux. Cela ne suffit pas à compenser un écart de 500 000 électeurs avec la CFDT et les reculs électoraux dans quelques grandes entreprises. La CGT ne peut se satisfaire de ce résultat. C’est d’un déficit de présence auprès de l’ensemble du salariat auxquelles la CGT est confrontée pour prétendre demeurer être la première organisation syndicale du secteur privé. Tirant analyse de ces résultats, la CGT aura à coeur de mieux représenter les salariés dans leurs diversités. C’est une invitation pour toute la CGT à être encore plus présente, plus accessible, auprès de tout le salariat, toutes les catégories sociales du salariat.


DCI Agents De Conduite

En date du 16 mars dernier, notre Fédération a fait parvenir au Directeur de la Traction une demande de réunion d’une CS ADC spéciale au sujet des trains Intercités. Une fin de non-recevoir nous a été transmise dès le 17 mars. Or, le sujet des trains Intercités ne sera pas sans poser de gros problèmes de répartition de charge dans de très nombreux sites de production dans les semaines à venir. La direction motive son refus par le fait que des CS ADC se tiendront fin mai. Sans faire injure à cette instance, notre Fédération ne se remémore pas la dernière occurrence où l’une de nos délégations a pu travailler sur la répartition de charge, toutes les répartitions étant figées en amont par les activités. Votre réponse concernant les trains Intercités nous contraint à y renoncer. A ce jour, et ce malgré l’affichage d’une pseudo-concertation en régions, aucun projet de roulement n’a été présenté aux IRP. Or, il est grand temps qu’une concertation réelle s’ouvre.  (Pour en savoir plus voir DCI du 7 avril 2017)

Notre Fédération entend également vous interpeller sur le sujet de la création d’une résidence dédiée au produit OUIGO sur le site de Chatillon.

Là encore, le projet se construit sans lien avec les représentants du personnel à la CS ADC Atlantique et à n’en pas douter, le dossier sera finalisé pour sa prochaine réunion en mai, ne laissant aucune place au débat et à la concertation au sein de cette instance de représentation du personnel.

La CGT, vous le savez, est opposée à la dédicace d’un roulement à un produit, or, avec cette résidence, vous envisagez de dédier entre 15 à 20 ADC et 1 CTT à OUIGO.

Enfin, le devenir de la charge TA et les incidences des diverses réorganisations sur cette population suscitent de nombreuses interrogations et de légitimes inquiétudes chez les cheminots.

L’ensemble des éléments susvisés sont porteurs d’un haut niveau de conflictualité.

Aussi, au regard de votre refus de donner toute leur place aux instances représentatives du personnel, et conformément à l’article 4-2 du titre II du RH0826 modifié par l’avenant du 13 décembre 2007, la Fédération CGT des cheminots dépose une Demande de Concertation Immédiate pour évoquer l’ensemble de ces points.

Dans l’attente d’être reçus, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur des ressources humaines de la SNCF, Monsieur le Directeur délégué à la Traction, l’expression de nos sentiments distingués.

DCI Agents De Conduite

En date du 16 mars dernier, notre Fédération a fait parvenir au Directeur de la Traction une demande de réunion d’une CS ADC spéciale au sujet des trains Intercités. Une fin de non-recevoir nous a été transmise dès le 17 mars. Or, le sujet des trains Intercités ne sera pas sans poser de gros problèmes de répartition de charge dans de très nombreux sites de production dans les semaines à venir. La direction motive son refus par le fait que des CS ADC se tiendront fin mai. Sans faire injure à cette instance, notre Fédération ne se remémore pas la dernière occurrence où l’une de nos délégations a pu travailler sur la répartition de charge, toutes les répartitions étant figées en amont par les activités. Votre réponse concernant les trains Intercités nous contraint à y renoncer. A ce jour, et ce malgré l’affichage d’une pseudo-concertation en régions, aucun projet de roulement n’a été présenté aux IRP. Or, il est grand temps qu’une concertation réelle s’ouvre.  (Pour en savoir plus voir DCI du 7 avril 2017)

Notre Fédération entend également vous interpeller sur le sujet de la création d’une résidence dédiée au produit OUIGO sur le site de Chatillon.

Là encore, le projet se construit sans lien avec les représentants du personnel à la CS ADC Atlantique et à n’en pas douter, le dossier sera finalisé pour sa prochaine réunion en mai, ne laissant aucune place au débat et à la concertation au sein de cette instance de représentation du personnel.

La CGT, vous le savez, est opposée à la dédicace d’un roulement à un produit, or, avec cette résidence, vous envisagez de dédier entre 15 à 20 ADC et 1 CTT à OUIGO.

Enfin, le devenir de la charge TA et les incidences des diverses réorganisations sur cette population suscitent de nombreuses interrogations et de légitimes inquiétudes chez les cheminots.

L’ensemble des éléments susvisés sont porteurs d’un haut niveau de conflictualité.

Aussi, au regard de votre refus de donner toute leur place aux instances représentatives du personnel, et conformément à l’article 4-2 du titre II du RH0826 modifié par l’avenant du 13 décembre 2007, la Fédération CGT des cheminots dépose une Demande de Concertation Immédiate pour évoquer l’ensemble de ces points.

Dans l’attente d’être reçus, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur des ressources humaines de la SNCF, Monsieur le Directeur délégué à la Traction, l’expression de nos sentiments distingués.


LA VOIE DU SERVICE PUBLIC POUR LES CHEMINOTS DU MATÉRIEL

 

Cheminot-e-s du Matériel, mais aussi celles et ceux des autres fonctions, c’est ensemble que nous rejetterons l’éclatement programmé de notre entreprise publique, la dégradation de nos conditions de travail et la casse de notre Statut !

Mobilisons-nous pour revendiquer et obtenir de véritables augmentations de salaires et ainsi ne plus compter sur d’hypothétiques primes et autres modifications de roulements qui obligent à travailler de nuit, les week-ends ; voire même d’exercer une deuxième activité rémunératrice.

Nous devons amplifier le rapport de forces qui nous permettra de faire reculer les décideurs ! Soyons résolument à l’offensive car tous ensemble nous gagnerons !!!


On gagne du temps…

LOGEMENT : CONTINUER À PORTER HAUT ET FORT LES REVENDICATIONS

Dans le prolongement des initiatives menées ces derniers mois dans les territoires, le rassemblement du 28 mars devant la direction d’ICF Habitat, à l’appel de la CGT, a été l’occasion, en partant de la situation d’urgence sociale que connaissent trop de cheminots actifs et retraités, de rétablir leur niveau d’exigences. Une délégation de la CGT a été reçue. Directions SNCF et ICF ont constaté « une démonstration dans la rue ». Elles se sont dites disponibles pour parler, échanger et organiser un dialogue « sans attendre une montée de fièvre ». Pourtant, elles n’ont pas apporté de réponse à la hauteur des demandes légitimes des cheminots. La CGT, à l’appui de la mobilisation et de la détermination des 500 cheminots actifs et retraités présents à rappeler les obstacles rencontrés dans leur parcours Logement, à savoir : Réduction de l’offre, diminution du parc ; Expulsion des retraités dans le libre ; Impossibilité de changer de logement (tarif élevé à la relocation) ; Dégradation de la qualité de service (complexification des procédures administratives…) ; Augmentation des loyers ; Suppression de la décote sur le montant des loyers en fonction de l’état du logement et de son environnement ; Arrêt du prélèvement sur solde de la redevance locative et paiement de deux échéances rapprochées… La CGT a réclamé la reprise en main du pilotage stratégique par la direction de la SNCF pour orienter la politique Logement sur le social.

(pour en savoir plus voir tract du 31 mars 2017)


 

TEMPS DE TRAVAIL

 POUR UN ENCADREMENT RÉELLEMENT RECONNU !

Dans le cadre de la négociation sur le forfait-jours, deux études ont été réalisées durant l’automne 2016 ; la première par la Direction des Audits et des Risques (DAR) sous la responsabilité de la Direction de l’entreprise, la seconde par le cabinet SECAFI à la demande de l’unanimité des élu-e-s du CCGPF. Ces deux études font apparaître que le temps de travail légal des cadres et agents de maîtrise est dépassé systématiquement (sans être reconnu).

Le constat est sans appel: 75% des cheminots de l’encadrement dépassent les 39h hebdomadaires ; près de 20% sont au-delà de la limite hebdomadaire européenne fixée à 48h; 70% des agents travaillent pendant leur repos; près de 20% des agents au régime des sièges ont des difficultés à prendre les journées courtes; 57% des cheminots estiment leur charge de travail tendue; 13 % la jugent excessive; de nombreux agents de l’encadrement se retrouvent au 31 décembre avec plus de 20 congés annuels et plus de 10 RQ non pris; les comptes temps explosent; de nombreux agents reçoivent ou envoient des mails en pleine nuit. Cette situation de dépassement du temps de travail légal et conventionnel est dénoncée depuis longtemps par l’UFCM-CGT auprès d’une Direction qui s’obstine à ignorer ses responsabilités, la réalité et les conséquences sur la santé et la sécurité des cheminot-e-s et des circulations.

Loin d’en prendre la mesure et de prendre les décisions adéquates, les dirigeants des COMEX (maintenant appelés « Le Club ») ont préféré échapper à leurs responsabilités. Alors que la Direction a des obligations de résultats en termes de santé et sécurité des cheminots, toute sa stratégie de la dernière période a consisté à reporter l’exposition juridique, liée au manque de moyens, sur la relation N/N+1. Situation d’autant plus inacceptable que les DET, DUO, DPX, Chefs de service et de département, au coeur de cette relation, n’ont aucune marge de manoeuvre sur le sujet. Par conséquent, l’Union Fédérale des Cadres et agents de Maîtrise (UFCM-CGT) considère l’accord forfait-jours comme un forfait commis contre l’encadrement de la SNCF ! Tenir un poste d’encadrement ne doit pas entraîner une dégradation des conditions de vie et de travail des agents de maîtrise et des cadres. Pour ces raisons, l’UFCM-CGT vous invite à ne pas signer votre convention individuelle.

(pour en savoir plus voir pétition du 18 avril)

 

 

Nous contacter

Secteur Fédéral des Cheminots des Services Centraux

14, rue Campra

93210 La Plaine St Denis

Tél. SNCF 38 64 14

Notre adresse mail

cgtchem.centraux@laposte.net

 

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